La formation hygiène et salubrité à Bacalan intéresse un nombre croissant de tatoueurs, parce que ce secteur du nord de Bordeaux est devenu l’un des endroits où l’on ouvre un studio. Vous avez repéré un plateau dans un ancien hangar près des Bassins à flot, le loyer au mètre carré vous semble tenable, le quartier correspond à votre univers. Reste une question que beaucoup découvrent trop tard : ce local peut-il accueillir une activité de tatouage, et à quelles conditions ?
Un ancien local industriel n’est pas un local de soin. Il a des volumes, une lumière et un caractère que les baux commerciaux classiques n’offrent pas, mais il arrive rarement avec ce que la réglementation sanitaire exige. Sol, revêtements, point d’eau, ventilation, séparation des zones : ces éléments se travaillent avant la signature du bail, pas après.
Cet article suit l’ordre réel d’un projet d’installation dans le secteur Bacalan et Bassins à flot. Pourquoi ce quartier attire, ce que la reconversion d’un local implique concrètement en matière d’hygiène, comment organiser les zones et les flux, ce que devient le circuit des déchets, quelles démarches engager auprès de l’agence régionale de santé, et pourquoi l’attestation de formation est le premier document que réclament aussi bien l’administration que les propriétaires de locaux.
1. Bacalan et les Bassins à flot : un quartier qui attire les studios
1.1 D’un quartier portuaire à un pôle créatif
Bacalan s’est développé à partir du dix-huitième siècle avec l’activité portuaire bordelaise, la construction et la réparation navales. La fin du vingtième siècle a vu cette activité décliner, laissant des hangars, des entrepôts et des ateliers vacants sur un territoire pourtant proche du centre. L’opération d’aménagement des Bassins à flot, engagée au début des années 2000, a réorganisé ce secteur autour du logement, des équipements culturels et des activités.
Le résultat est un quartier où la Cité du Vin, les Bassins des Lumières installés dans l’ancienne base sous-marine, le Musée Mer Marine et les Halles de Bacalan côtoient des immeubles récents et des bâtiments industriels conservés. Les Vivres de l’Art, sur un ancien site militaire du dix-huitième siècle, accueillent des ateliers d’artistes et une programmation culturelle qui donne le ton du secteur.
Cette trajectoire explique la présence d’ateliers d’artistes, de studios de création et, logiquement, de studios de tatouage. Le tatouage relève à la fois de la pratique artistique et de l’activité réglementée, et c’est précisément cette double nature qui rend l’installation plus complexe qu’il n’y paraît.
1.2 Ce qui attire concrètement les tatoueurs
Trois facteurs reviennent dans les projets d’installation sur ce secteur. Les volumes disponibles, d’abord : un ancien local d’activité offre souvent une hauteur sous plafond et une surface qu’on ne trouve pas dans un local commercial de centre-ville à surface équivalente. Le prix ensuite, encore inférieur à celui des Chartrons ou de Saint-Pierre, même si l’écart se réduit d’année en année.
L’environnement enfin. Un studio installé à proximité d’ateliers, de galeries et de lieux culturels bénéficie d’un flux de visiteurs et d’une visibilité que ne procure pas une rue résidentielle. La desserte par la ligne B du tramway, qui longe le secteur jusqu’à Claveau, facilite l’accès depuis le centre de Bordeaux comme depuis Bruges ou Le Bouscat.
1.3 Ce que cela change pour un projet d’ouverture
L’attrait du quartier a une contrepartie. Les locaux disponibles sont, pour beaucoup, des bâtiments anciens à usage d’activité, jamais conçus pour accueillir un acte réalisé par effraction cutanée. Un plateau brut de deux cents mètres carrés avec un seul point d’eau et une ventilation naturelle n’est pas prêt, quelle que soit sa qualité architecturale.
C’est la raison pour laquelle la formation hygiène et salubrité Bacalan est souvent recherchée par des porteurs de projet qui n’ont pas encore signé quoi que ce soit. La bonne méthode consiste à inverser l’ordre habituel. Avant de tomber amoureux d’un lieu, listez ce que la réglementation exige, puis évaluez le local à cette aune, puis chiffrez les travaux, puis négociez. Un porteur de projet qui arrive chez un propriétaire avec une liste de travaux précise et une attestation de formation en main est pris beaucoup plus au sérieux qu’un candidat qui découvre les contraintes après la signature.
2. Reconvertir un local industriel : ce que l’hygiène impose
2.1 Une pièce réservée exclusivement à l’activité
Le texte de référence sur ce point est l’arrêté du 11 mars 2009 relatif aux bonnes pratiques d’hygiène et de salubrité pour la mise en œuvre des techniques de tatouage par effraction cutanée, y compris de maquillage permanent et de perçage corporel. Pris en application des dispositions du Code de la santé publique, il fixe les règles applicables au local, au matériel et aux procédures de travail.
L’exigence la plus structurante concerne le local : l’activité doit disposer d’une pièce exclusivement réservée à la mise en œuvre de ces techniques. Ce mot, exclusivement, ferme plusieurs configurations séduisantes. Un plateau ouvert où l’on tatoue dans un coin, une pièce partagée avec un espace de vente ou une salle d’attente, un atelier polyvalent servant aussi à d’autres activités créatives : aucune de ces solutions ne convient.
Dans un ancien hangar, cette contrainte se règle par cloisonnement. C’est faisable, souvent pour un coût raisonnable, mais cela suppose de le prévoir dès l’étude du local et de vérifier ce que le bail autorise en matière de travaux.
2.2 Sols, murs et plans de travail
Les surfaces doivent pouvoir être nettoyées et désinfectées entre chaque client. Cela oriente le choix des matériaux vers des revêtements lisses, non poreux, sans joints creux, résistants aux produits de désinfection. Un béton brut ciré, un plancher bois d’origine, une brique apparente ou un mur de parpaing non traité posent problème dans la pièce d’activité, quelle que soit leur qualité esthétique.
Le charme industriel n’est pas incompatible avec la conformité, il se déplace. Gardez la structure apparente, la charpente métallique, la hauteur et la lumière dans les espaces d’accueil et d’exposition, et traitez la cabine avec des matériaux adaptés. Beaucoup de studios bordelais fonctionnent exactement sur ce partage, et le résultat est cohérent.
Le plan de travail obéit à la même logique. Il doit être désinfecté avant chaque prestation puis recouvert d’un champ à usage unique sur lequel sont disposés les godets, l’encre et l’eau de rinçage. Prévoyez une surface dédiée, dégagée, sans objets décoratifs ni matériel stocké.
2.3 Point d’eau, ventilation et éclairage
Un point d’eau accessible dans la zone d’activité est indispensable pour le lavage des mains, avec un dispositif de distribution de savon et d’essuyage à usage unique. Dans un local industriel, l’arrivée d’eau et l’évacuation sont souvent le poste de travaux le plus coûteux, parce qu’ils dépendent de la position des réseaux existants. Faites vérifier ce point par un professionnel avant de vous engager.
La ventilation et l’éclairage relèvent de la même anticipation. Un espace de travail correctement éclairé n’est pas seulement un confort pour l’artiste, c’est une condition de contrôle visuel de la propreté et du geste. La ventilation conditionne l’évacuation des aérosols et le confort de longues séances.
Un dernier point pratique : prévoyez le chauffage. Un volume industriel se chauffe difficilement, et une séance de trois heures en cabine à quinze degrés est pénible pour le client comme pour vous. Ce sujet, rarement anticipé, pèse lourd dans le budget d’exploitation.
2.4 Le mobilier, la décoration et les matières poreuses
La cabine impose une discipline que le reste du studio n’exige pas. Tout ce qui est poreux, textile ou difficile à essuyer y devient un problème : tapis, rideaux, fauteuils en tissu, bois brut, plantes en pot, cadres à moulures, objets décoratifs posés sur le plan de travail. Ces éléments retiennent la poussière et les projections, et ils rendent impossible une désinfection sérieuse entre deux clients.
Le mobilier de cabine se choisit donc sur un critère unique : peut-il être nettoyé et désinfecté en trente secondes ? Table de tatouage en revêtement lisse, tabouret à assise plastifiée, dessertes en inox ou en stratifié, éclairage sur bras articulé sans recoins. Ce choix n’a rien d’austère, il déplace simplement l’identité visuelle du studio vers l’accueil, la galerie et les espaces d’exposition.
Cette répartition présente un avantage inattendu dans un ancien local des Bassins à flot. Elle vous autorise à conserver intacts les éléments qui font la valeur du lieu, charpente, verrières, murs de brique, dans les espaces où le public circule, tout en tenant une cabine irréprochable. Les studios qui échouent sur ce point sont ceux qui ont voulu tatouer directement au milieu du décor.
3. Organiser les zones et les flux dans un grand volume
3.1 Séparer le propre et le sale
La logique d’aménagement d’un studio repose sur une séparation nette entre ce qui est stérile ou propre et ce qui est souillé. Cette séparation vaut pour les surfaces, pour le matériel et pour les déplacements. Un grand volume offre ici un avantage : la place ne manque pas pour organiser des zones distinctes, là où un petit local oblige aux compromis.
Trois zones minimum se distinguent. La zone d’accueil et d’attente, hors de l’espace d’activité. La zone de travail proprement dite, avec le poste de tatouage, le point d’eau et le plan de préparation. La zone technique, où se traitent le matériel réutilisable, les déchets et le stockage.
3.2 Préparation du poste et gestion du matériel
Les procédures de travail décrites par l’arrêté suivent une séquence précise. Le plan de travail est désinfecté puis recouvert d’un champ à usage unique. Le matériel nécessaire est disposé dessus avant le début de la prestation, ce qui évite d’aller chercher quelque chose en cours de séance avec des gants souillés.
Immédiatement après l’acte, les supports d’aiguilles réutilisables sont immergés dans un bac de prédésinfection. Le matériel à usage unique part directement dans le circuit des déchets à risque. Cette discipline suppose que le bac de prédésinfection et le collecteur soient à portée de main depuis le poste, ce qui est une question d’aménagement autant que de procédure.
3.3 Stérilisation et stockage du matériel stérile
Si vous utilisez du matériel réutilisable, la chaîne de stérilisation doit être complète et tracée : prédésinfection, nettoyage, rinçage, conditionnement, stérilisation en autoclave, contrôle et stockage. L’arrêté de 2009 comporte en annexe des éléments relatifs au protocole de stérilisation.
Beaucoup de studios font aujourd’hui le choix du tout usage unique pour les aiguilles et les cartouches, ce qui simplifie considérablement l’organisation. Ce choix ne dispense pas d’une zone de stockage propre et sèche, à l’abri de la poussière, où les emballages stériles restent intègres jusqu’à l’ouverture devant le client.
4. Les déchets d’activités de soins à risques infectieux
Une activité de tatouage ou de perçage produit des déchets piquants, coupants et souillés qui relèvent de la catégorie des déchets d’activités de soins à risques infectieux. Ils ne rejoignent en aucun cas les ordures ménagères du quartier.
Le circuit est simple mais non négociable. Les objets piquants et coupants sont éliminés immédiatement après usage dans un collecteur normalisé, à portée de main du poste, jamais réintroduits dans un capuchon. Les déchets mous souillés partent dans un emballage adapté. Ces contenants sont ensuite remis à un prestataire agréé, qui délivre un bordereau de suivi.
Ces bordereaux constituent une pièce de votre dossier de conformité, au même titre que votre attestation de formation. Ils prouvent que les déchets ont bien été pris en charge par une filière autorisée. Conservez-les et rangez-les dans l’ordre chronologique.
Pour un studio installé dans un bâtiment partagé des Bassins à flot, un point d’attention supplémentaire s’impose : le stockage temporaire des contenants avant enlèvement. Il doit se faire dans un endroit fermé, identifié, hors de portée du public et des autres occupants. Vérifiez ce que votre bail et le règlement de l’immeuble autorisent sur ce point.
5. Les démarches administratives et leur calendrier
5.1 La déclaration d’activité auprès de l’ARS Nouvelle-Aquitaine
Toute personne qui met en œuvre des techniques de tatouage par effraction cutanée, de maquillage permanent ou de perçage corporel doit déclarer son activité auprès de l’agence régionale de santé. Cette déclaration porte sur la personne et sur le lieu d’exercice. Un changement de local ou l’ouverture d’un second lieu suppose une nouvelle déclaration.
L’ARS Nouvelle-Aquitaine consacre une page aux professionnels du tatouage, du maquillage permanent et du perçage corporel qui précise les modalités et les formulaires. L’attestation de formation fait partie des pièces attendues.
5.2 L’attestation de formation, premier document demandé
C’est le point que beaucoup de porteurs de projet sous-estiment. L’attestation de formation hygiène et salubrité est le document que l’on vous demandera en premier, avant même de regarder vos plans, votre business plan ou votre portfolio. Elle conditionne la déclaration auprès de l’agence régionale de santé, et elle est la première pièce vérifiée lors d’un contrôle.
La formation est encadrée par l’arrêté du 5 mars 2024 pris en application de l’article R. 1311-3 du Code de la santé publique. Ce texte fixe une durée minimale de vingt et une heures réparties sur trois jours, dont sept heures de pratique, et impose que l’équipe pédagogique associe un professionnel du tatouage et du perçage à un formateur qualifié en hygiène hospitalière. Le détail figure dans notre article sur les obligations légales de la formation Hygiène et Salubrité à Bordeaux.
5.3 Un calendrier réaliste d’ouverture
L’erreur classique consiste à traiter la formation en dernier, une fois le bail signé et les travaux engagés. Ce séquencement produit des retards coûteux, parce que les sessions ne sont pas quotidiennes et que la déclaration à l’agence prend elle aussi du temps.
L’ordre efficace est le suivant. Suivre la formation en amont, pendant la phase de recherche de local, pour arriver devant les propriétaires avec l’attestation. Étudier les locaux à la lumière des exigences apprises en formation, ce qui écarte immédiatement plusieurs candidats. Négocier le bail en intégrant les travaux nécessaires. Réaliser les travaux. Déclarer l’activité auprès de l’agence régionale de santé. Ouvrir. Notre article sur les erreurs à éviter avant de se lancer dans la formation Hygiène et Salubrité revient sur ces enchaînements.
Les autres démarches d’installation, immatriculation de l’entreprise, assurance responsabilité civile professionnelle, éventuelle autorisation d’enseigne, se mènent en parallèle. La plateforme d’information de Bpifrance Création recense les obligations liées à l’activité réglementée de tatouage et de perçage.
5.4 Le budget d’ouverture, poste par poste
Une reconversion de local se chiffre avant de se négocier. Six postes reviennent systématiquement dans les projets menés sur le secteur Bacalan. Le cloisonnement de la cabine, qui dépend de la surface et du niveau de finition attendu. La plomberie, souvent le poste le plus variable, selon la distance entre le local et les réseaux existants. Les revêtements de sol et de murs de la cabine. L’électricité, généralement à reprendre entièrement dans un bâtiment ancien. La ventilation et le chauffage, sous-estimés dans les grands volumes. L’équipement enfin, mobilier, collecteurs, éventuel autoclave et stock de consommables.
À cela s’ajoutent des frais qui ne relèvent pas des travaux : dépôt de garantie, éventuels honoraires d’agence, assurance responsabilité civile professionnelle, immatriculation de l’entreprise, formation hygiène et salubrité. Bacalan reste un secteur où le prix au mètre carré demeure inférieur à celui des Chartrons ou du centre historique, mais l’écart se rattrape par les travaux si le local est brut.
Une règle pratique circule chez les professionnels installés : évaluez les travaux, puis ajoutez une marge pour l’imprévu technique, systématique dans le bâti ancien. Une canalisation qui n’est pas là où le plan l’indique ou un plancher qui demande un renfort peuvent décaler un calendrier de plusieurs semaines. Prévoir cette marge dès la négociation du bail évite d’ouvrir avec une trésorerie exsangue.
6. Le bail et le propriétaire : pourquoi la conformité se joue aussi côté immobilier
6.1 Destination des locaux et règlement de copropriété
Un bail commercial précise une destination, c’est-à-dire les activités autorisées dans les lieux. Un local dont la destination se limite à un usage d’entrepôt, de bureau ou d’atelier ne permet pas nécessairement l’accueil du public ni une activité de soin esthétique. Faites vérifier ce point avant de signer, et demandez le cas échéant une clause tous commerces ou une déspécialisation.
Dans un immeuble reconverti des Bassins à flot, où logements et activités cohabitent souvent, le règlement de copropriété ajoute une couche de contraintes. Horaires d’ouverture, accès, enseigne, évacuation des déchets, nuisances sonores : ces éléments se vérifient sur le document, pas sur la parole du propriétaire.
6.2 Ce que demande un bailleur avant de signer
Un propriétaire qui loue à une activité réglementée cherche à limiter son risque. Il demande généralement à voir votre statut juridique, votre attestation d’assurance responsabilité civile professionnelle, et de plus en plus fréquemment la preuve que vous êtes autorisé à exercer, c’est-à-dire votre attestation de formation et votre récépissé de déclaration.
Arriver avec ces pièces change la nature de la négociation. Vous n’êtes plus un projet, vous êtes une activité qui existe et qui cherche un local. Dans un secteur tendu où plusieurs candidats se présentent sur le même plateau, cet écart est souvent décisif.
6.3 Répartir les travaux entre bailleur et preneur
Les travaux de mise en conformité représentent le poste le plus lourd d’une reconversion. Cloisonnement de la cabine, création ou déplacement du point d’eau, revêtements, ventilation, électricité, chauffage : l’addition monte vite dans un local brut.
La négociation porte sur trois leviers. Une franchise de loyer couvrant tout ou partie des travaux, fréquente sur les baux longs. Une prise en charge par le bailleur des travaux qui améliorent durablement le bien, notamment les réseaux. Et une clause précisant le sort des aménagements en fin de bail, afin d’éviter une demande de remise en état qui annulerait votre investissement.
Faites établir des devis avant la signature. Un chiffrage précis vous donne un argument de négociation, et il vous évite de découvrir après coup qu’une contrainte technique rend le local inexploitable au budget prévu.
7. Suivre sa formation hygiène et salubrité à Bordeaux avec TBC Formation
TBC Formation est un organisme certifié Qualiopi implanté 6 Quai de Paludate, dans le secteur Saint-Jean à Bordeaux. Depuis Bacalan, l’accès se fait directement par le tramway ou par les quais, ce qui permet de suivre les trois jours de formation sans immobiliser de temps de trajet supplémentaire. Les professionnels venant de Bruges, du Bouscat, d’Eysines ou de la rive droite, de Lormont notamment, bénéficient de la même accessibilité.
Le programme suit les exigences de l’arrêté du 5 mars 2024 : règles générales d’hygiène, risques infectieux et allergiques, stérilisation et matériel, gestion des déchets d’activités de soins à risques infectieux, réglementation applicable et obligations déclaratives, avec une part pratique. Pour un porteur de projet qui cherche une formation hygiène et salubrité Bacalan ou plus largement dans le nord de Bordeaux, la partie consacrée au local et à l’organisation du poste de travail est directement exploitable dans la recherche immobilière.
La formation s’adresse aux tatoueurs, aux perceurs et aux professionnels du maquillage permanent, en installation comme en activité. Le périmètre exact des personnes concernées est détaillé dans notre article sur les métiers qui doivent obligatoirement suivre la formation Hygiène et Salubrité, et les modalités d’inscription figurent sur la page indiquant où passer la formation Hygiène et Salubrité à Bordeaux et comment s’inscrire. La présentation complète du parcours est disponible sur la page de la formation Hygiène et Salubrité pour les tatoueurs et perceurs à Bordeaux.
Questions fréquentes sur l’ouverture d’un studio à Bacalan
Peut-on tatouer dans un espace ouvert de type loft ?
Non. La réglementation impose une pièce exclusivement réservée à la mise en œuvre des techniques de tatouage et de perçage. Un plateau ouvert où l’on travaille dans un coin, même délimité par du mobilier, ne répond pas à cette exigence. La solution consiste à cloisonner une cabine fermée, ce qui reste compatible avec un aménagement industriel dans les autres espaces du studio.
Faut-il la formation avant ou après avoir trouvé son local ?
Avant, sans hésitation. La formation vous donne les critères pour évaluer un local et éviter de vous engager sur un bien inexploitable. Elle vous fournit l’attestation demandée par l’agence régionale de santé et de plus en plus souvent par les propriétaires. Et elle évite un délai supplémentaire au moment où vous voudrez ouvrir, puisque les sessions ne sont pas organisées en continu.
Un local classé en entrepôt peut-il accueillir un studio de tatouage ?
Cela dépend de la destination inscrite au bail et des règles d’urbanisme applicables. Un local à usage d’entrepôt n’autorise pas nécessairement l’accueil du public. Ce point se vérifie auprès du propriétaire, dans le bail et, en cas de doute, auprès du service urbanisme de la ville. Il vaut mieux poser la question avant de signer que découvrir la difficulté au moment de la déclaration d’activité.
Comment sont éliminés les déchets d’un studio de tatouage ?
Les aiguilles, cartouches et objets coupants relèvent des déchets d’activités de soins à risques infectieux. Ils sont éliminés dans un collecteur normalisé placé à proximité immédiate du poste de travail, puis remis à un prestataire agréé qui délivre un bordereau de suivi. Ces déchets ne rejoignent jamais les ordures ménagères. Les bordereaux se conservent comme pièces justificatives. Le versant protection du praticien, avec la conduite à tenir en cas de piqûre accidentelle, est traité dans notre article sur la vaccination et les accidents d’exposition au sang.
Combien de temps dure la formation hygiène et salubrité et est-elle à renouveler ?
La durée minimale fixée par l’arrêté du 5 mars 2024 est de vingt et une heures réparties sur trois jours, dont sept heures consacrées à la pratique. L’attestation délivrée n’est pas soumise à un renouvellement périodique de la même nature que certains certificats professionnels, mais l’évolution de la réglementation et des pratiques justifie une actualisation régulière des connaissances. Un point auprès de l’organisme permet de faire le tour de votre situation.
Les perceurs et les dermographes sont-ils soumis aux mêmes règles ?
Oui pour l’essentiel. L’arrêté du 5 mars 2024 vise les personnes qui mettent en œuvre les techniques de tatouage par effraction cutanée et de perçage corporel, et l’arrêté du 11 mars 2009 couvre également le maquillage permanent. Les exigences de local, de matériel et de procédures sont communes. Le perçage du pavillon de l’oreille et de l’aile du nez au pistolet perce-oreille relève d’un texte distinct.
Un studio peut-il partager ses locaux avec un salon de coiffure ou un institut ?
Le partage d’un même bâtiment ou d’un même espace d’accueil est possible, à condition que la pièce dédiée au tatouage et au perçage reste exclusivement réservée à cette activité. La cohabitation se gère par le cloisonnement et par l’organisation des circulations. Chaque activité conserve par ailleurs ses propres obligations, ses propres déchets et ses propres déclarations.
Que se passe-t-il en cas de contrôle sans attestation de formation ?
L’absence d’attestation de formation place le professionnel en situation d’exercice non conforme et expose à des suites administratives et pénales, indépendamment de la qualité réelle de ses pratiques. C’est la première pièce vérifiée. Se former avant l’ouverture, plutôt qu’après un contrôle, reste la façon la plus simple et la moins coûteuse de traiter ce risque.
Pour conclure
Ouvrir un studio de tatouage dans les Bassins à flot combine deux projets qui n’avancent pas au même rythme : un projet artistique, qui se nourrit du caractère du quartier et de ses volumes industriels, et un projet réglementé, qui impose une cabine dédiée, des surfaces désinfectables, un point d’eau, une organisation des zones et un circuit de déchets tracé. Les porteurs de projet qui réussissent leur installation sont ceux qui traitent les deux en parallèle, pas ceux qui découvrent le second après avoir signé pour le premier.
L’attestation de formation hygiène et salubrité tient une place particulière dans cet enchaînement. Elle conditionne la déclaration auprès de l’agence régionale de santé, elle est le premier document demandé lors d’un contrôle, et elle pèse désormais dans la décision d’un propriétaire qui hésite entre plusieurs candidats. La passer tôt coûte trois jours et fait gagner des mois.
Vous préparez l’ouverture d’un studio à Bacalan, dans les Bassins à flot ou ailleurs dans la métropole bordelaise ? Contactez-nous pour connaître les prochaines sessions de formation hygiène et salubrité de TBC Formation en Nouvelle-Aquitaine. Notre fiche Google Business Profile rassemble aussi les retours des professionnels que nous avons accompagnés dans leur installation.
TBC Formation
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