La formation CIP à Bordeaux prépare aujourd’hui à un métier dont une partie du quotidien se joue devant un écran, entre systèmes d’information partagés, dossiers dématérialisés et outils d’aide à la rédaction. Vous envisagez de devenir conseiller en insertion professionnelle et vous vous demandez à quoi ressemble vraiment une journée de travail en 2026 ? Vous exercez déjà et vous voyez arriver des outils que personne ne vous a appris à utiliser ?
Le sujet mérite d’être traité sans exagération dans un sens ni dans l’autre. Non, l’intelligence artificielle ne remplace pas le conseiller. Non, la dématérialisation n’a pas transformé le métier en saisie administrative. Ce qui change réellement, c’est la répartition du temps : moins de recopie, plus de vérification, et une exigence nouvelle de savoir ce que valent les informations produites par une machine avant de les transmettre à une personne en recherche d’emploi.
Cet article se concentre sur ce seul volet numérique du métier : la dématérialisation des dossiers, les outils partagés avec France Travail et les prescripteurs, l’usage raisonné de l’IA pour les écrits professionnels et la veille sur le marché du travail. Les méthodes d’accompagnement elles-mêmes (entretien d’explicitation, technique de recherche d’emploi, construction de projet) ne sont pas abordées ici. L’objectif est de vous donner une vision concrète de ce que la formation CIP doit désormais couvrir, à Bordeaux comme ailleurs en Nouvelle-Aquitaine.
1. Le quotidien numérique du conseiller en insertion professionnelle en 2026
1.1 Du dossier papier au dossier dématérialisé
Le référentiel du titre professionnel décrit précisément cette dimension. La fiche RNCP37274 du titre professionnel Conseiller en insertion professionnelle indique que le conseiller « rend compte de son activité à sa structure et aux prescripteurs et en assure le traitement administratif à l’aide d’outils bureautiques et numériques ». Cette phrase, discrète dans le référentiel, décrit une part importante du travail réel.
Concrètement, chaque rendez-vous laisse une trace : compte rendu d’entretien, actualisation du parcours, saisie des actions engagées, dépôt de justificatifs, transmission au prescripteur. Il y a quinze ans, ces éléments cohabitaient dans un dossier cartonné et un tableur. Aujourd’hui, ils vivent dans un système d’information consulté par plusieurs professionnels et parfois par le bénéficiaire lui-même. La conséquence pratique est simple : ce que vous écrivez n’est plus un aide-mémoire personnel, c’est une pièce partagée qui engage votre structure.
Cette évolution modifie la façon d’écrire. Une note d’entretien lisible par un collègue, par un référent France Travail et potentiellement par la personne concernée ne se rédige pas comme une note privée. Elle demande des faits, des dates, des actions, et une neutralité de ton. La formation CIP doit donc travailler l’écrit professionnel autant que la posture d’entretien.
1.2 Ce que la dématérialisation change dans la conduite d’un entretien
Un conseiller qui saisit pendant l’entretien perd du contact visuel. Un conseiller qui saisit après l’entretien perd du temps et parfois des informations. Les structures d’insertion ont expérimenté les deux approches, et la pratique qui s’installe consiste à préparer le dossier avant, à ne noter que l’essentiel pendant, et à compléter juste après, dans un créneau réservé.
Ce séquencement paraît anodin. Il conditionne pourtant la qualité de l’accompagnement. Une mission locale de la rive droite bordelaise ou une structure d’insertion par l’activité économique de Bègles fonctionne avec des files actives importantes. Sans discipline de saisie, les dossiers se dégradent, les relances se perdent et les indicateurs remontés aux financeurs deviennent faux.
La dématérialisation impose aussi de gérer la présence physique de l’outil. Un écran orienté vers le bénéficiaire pendant qu’on remplit ensemble une inscription en ligne n’a pas le même effet qu’un écran tourné vers soi. Cette question d’agencement matériel fait partie des sujets abordés en formation, parce qu’elle traduit une posture : accompagner à l’usage plutôt que faire à la place.
1.3 Une compétence désormais attendue au recrutement
Les offres d’emploi de conseiller en insertion publiées en Gironde mentionnent régulièrement la maîtrise d’un système d’information métier. Les structures ne demandent pas une expertise technique, elles demandent la capacité à s’approprier rapidement un outil, à comprendre une logique de parcours informatisé et à ne pas être en difficulté devant une interface administrative.
Pour une personne en reconversion venant du commerce, de l’administration ou du secteur médico-social, c’est une bonne nouvelle : ces réflexes s’acquièrent. Ils supposent surtout de comprendre à quoi sert chaque outil et qui le lit. Si vous vous interrogez sur votre profil de départ, notre article détaillant à qui s’adresse la formation CIP apporte un éclairage complémentaire.
2. Les outils partagés avec France Travail et les prescripteurs
2.1 Kairos, l’interface entre organismes de formation et France Travail
Kairos est la plateforme par laquelle les organismes de formation échangent avec France Travail sur les formations financées ou cofinancées. Entrées en formation, assiduité, sorties, attestations : les informations transitent par cet outil plutôt que par courrier ou messagerie. Un conseiller en insertion qui oriente un bénéficiaire vers une formation doit savoir ce qui se passe une fois l’inscription validée, ne serait-ce que pour expliquer les délais à la personne accompagnée.
Un point mérite d’être clair : le CIP en structure d’insertion n’est pas nécessairement utilisateur direct de Kairos, qui concerne d’abord les organismes de formation et les conseillers France Travail. En revanche, il en subit les effets. Une déclaration d’entrée en formation faite en retard peut retarder le versement d’une rémunération. Comprendre la chaîne administrative évite d’annoncer au bénéficiaire des échéances qui ne tiendront pas.
2.2 Les systèmes d’information des missions locales
Les missions locales travaillent depuis des années avec i-Milo, système d’information national qui structure le suivi des jeunes de 16 à 25 ans. Ce système est engagé dans une transition vers un système d’information partagé à l’échéance 2026, dans une logique de convergence entre les acteurs du service public de l’emploi.
Pour un conseiller, cette bascule a une traduction très concrète : les habitudes de saisie changent, les nomenclatures évoluent, et une période d’adaptation s’ouvre. C’est précisément dans ces moments que la différence se voit entre un professionnel qui comprend la logique d’un parcours informatisé et un professionnel qui a seulement mémorisé une suite de clics. La formation CIP a donc intérêt à enseigner des principes (qu’est-ce qu’un parcours, une action, un événement, un indicateur) plutôt qu’un logiciel particulier.
2.3 Les plateformes publiques mobilisées avec les bénéficiaires
Au-delà des outils internes, le conseiller manipule quotidiennement des services publics en ligne avec les personnes qu’il accompagne. L’espace personnel France Travail, le service Mon Compte Formation pour mobiliser les droits CPF, les démarches administratives sur service-public.fr pour une attestation ou un renouvellement de titre de séjour : chacun de ces parcours a ses codes, ses délais et ses points de blocage.
Savoir où se situe le bouton qui débloque une situation fait gagner un temps considérable. Savoir expliquer pourquoi une démarche prend trois semaines évite une rupture de confiance. Ces connaissances pratiques se transmettent en formation par la manipulation réelle des interfaces, pas par une description théorique.
2.4 Habilitations, comptes professionnels et sécurité
Chaque outil suppose un compte nominatif, des droits d’accès définis et une traçabilité des consultations. Un conseiller ne partage pas ses identifiants, ne consulte pas un dossier sans motif professionnel et ne conserve pas de copies locales de documents sensibles. Ces règles paraissent évidentes formulées ainsi, elles sont pourtant la première source d’incidents dans les structures.
La question du poste de travail se pose aussi en itinérance. Les conseillers qui tiennent des permanences dans des quartiers ou des communes voisines, à Lormont, à Pessac ou à Villenave-d’Ornon, travaillent sur des ordinateurs portables et des connexions variables. Verrouiller sa session, éviter les réseaux ouverts et savoir travailler en mode dégradé font partie du métier.
3. Écrire vite et juste : l’IA générative dans les écrits professionnels
3.1 Les écrits que produit réellement un conseiller
Avant de parler d’outils, il faut nommer la matière. Un conseiller en insertion produit chaque semaine des comptes rendus d’entretien, des bilans de parcours, des courriers de liaison vers un prescripteur, des fiches de poste reformulées, des synthèses pour une commission, des supports d’atelier collectif et parfois des aides à la rédaction de CV ou de lettre de motivation avec la personne accompagnée.
Ces écrits n’ont pas le même statut. Un compte rendu engage la structure et doit être factuel. Un support d’atelier est un objet pédagogique modifiable. Une lettre de motivation appartient au bénéficiaire et doit lui ressembler. Cette distinction commande l’usage acceptable de l’IA : elle n’est pas la même selon le document.
3.2 Ce que ces outils font correctement
Sur des tâches de reformulation, de structuration et de mise en forme, les modèles de langage font gagner du temps. Transformer des notes brutes en un compte rendu structuré, produire trois formulations d’une même consigne d’atelier pour des niveaux de lecture différents, résumer une offre d’emploi longue en critères vérifiables, préparer une trame de questions pour un premier entretien : ces usages sont utiles et sans danger particulier, dès lors que le conseiller relit.
L’aide à la lisibilité mérite une mention à part. Une partie du public accompagné a des difficultés de lecture. Reformuler une consigne administrative en phrases courtes, avec un vocabulaire simple, est un vrai service rendu. C’est aussi un exercice que ces outils réalisent bien, à condition de vérifier qu’aucune information réglementaire n’a disparu au passage.
3.3 Ce que ces outils ne doivent pas faire
Un modèle de langage produit un texte plausible, pas un texte vrai. Il ne connaît pas votre bénéficiaire, il ne connaît pas le barème d’une aide régionale et il invente des références quand il n’en a pas. Trois interdits pratiques s’imposent donc.
Aucun élément identifiant d’une personne accompagnée ne doit être saisi dans un outil grand public : nom, adresse, numéro de sécurité sociale, situation de santé, situation familiale, statut administratif. Aucun chiffre réglementaire produit par l’IA ne doit être transmis sans vérification à la source officielle. Aucune décision concernant une personne, orientation, refus, signalement, ne doit s’appuyer sur une production automatique.
Le cadre juridique se durcit d’ailleurs sur ce terrain. Le règlement européen sur l’intelligence artificielle classe comme systèmes à haut risque certains usages liés à l’emploi et à l’accès aux services publics, avec des obligations de transparence et de supervision humaine. Un conseiller n’a pas à connaître le texte par cœur, il doit savoir qu’un outil utilisé dans son champ professionnel n’est pas un simple gadget de bureautique. Le cadre éthique et juridique du métier, du secret professionnel à la protection des données, est développé dans notre article consacré au secret professionnel, à la déontologie et au RGPD du conseiller en insertion.
3.4 Une méthode de relecture en quatre temps
La pratique qui donne les meilleurs résultats tient en quatre vérifications. Vérifier les faits : chaque date, montant, nom de dispositif est confronté à une source officielle. Vérifier l’attribution : ce qui est présenté comme une parole du bénéficiaire a bien été dit. Vérifier le ton : aucun jugement de valeur ne s’est glissé dans une formulation trop générale. Vérifier l’utilité : le document dit quelque chose de spécifique à cette personne et à cette situation.
Ce protocole prend deux minutes et transforme un brouillon automatique en écrit professionnel. Sans lui, l’outil produit des textes lisses, interchangeables, qui ne servent ni la personne ni la structure.
4. Veille sur le marché du travail et sourcing assisté
4.1 Repérer les tensions de recrutement autour de Bordeaux
Une part du travail du conseiller consiste à connaître le marché local : quels secteurs recrutent, sur quels contrats, avec quels prérequis réels. Cette veille s’appuie sur des sources publiques exploitables. L’enquête Besoins en main-d’œuvre publiée par France Travail recense chaque année les projets de recrutement par bassin d’emploi et signale les métiers jugés difficiles à pourvoir. Les données locales de l’Insee complètent le tableau sur la structure de l’emploi en Gironde.
L’IA intervient ici comme aide à la lecture, pas comme source. Résumer un rapport de quarante pages, extraire les métiers concernés par un territoire donné, comparer deux éditions successives : ce sont des tâches de synthèse sur des documents que vous fournissez. La différence est décisive. Demander à un modèle « quels métiers recrutent à Bordeaux » produit une réponse vraisemblable et invérifiable. Lui demander de synthétiser un document officiel que vous lui donnez produit une synthèse contrôlable.
4.2 Traiter les offres d’emploi avec méthode
Un conseiller reçoit et consulte des dizaines d’offres par semaine. Les trier suppose de distinguer l’intitulé du poste, les compétences vraiment exigées et les mentions de façade. Un outil de synthèse aide à extraire rapidement les critères d’une annonce longue et à repérer les incohérences, par exemple un intitulé junior avec cinq ans d’expérience demandés.
Ce travail sert deux objectifs. Il permet d’orienter une personne vers des offres réellement accessibles plutôt que vers un volume d’annonces décourageant. Il permet aussi d’alimenter la relation avec les employeurs, qui constitue le troisième bloc de compétences du titre professionnel : mettre en œuvre une offre de services auprès des employeurs pour favoriser l’insertion professionnelle.
4.3 Restituer la veille sans la déverser
Une veille utile est une veille traduite. Une personne accompagnée n’a pas besoin d’une liste de vingt métiers en tension, elle a besoin de deux pistes cohérentes avec son parcours, ses contraintes de mobilité et son projet. Le passage de l’information brute au conseil individualisé reste entièrement humain.
Sur le territoire bordelais, cette traduction prend des formes précises. Une personne sans permis résidant à Cenon n’a pas les mêmes possibilités qu’une personne motorisée habitant Mérignac, même pour un métier identique. Les horaires de tramway, la desserte des zones d’activité et les temps de trajet réels font partie de l’analyse. Aucun outil ne fera ce travail à votre place.
5. Ce que le numérique ne remplace pas dans l’accompagnement
5.1 La fracture numérique touche d’abord les publics accompagnés
Il serait paradoxal de célébrer la dématérialisation sans regarder qui en pâtit. Selon les travaux de l’Insee sur l’illectronisme, une part significative de la population adulte reste en difficulté face aux usages numériques de base, et cette difficulté est nettement plus fréquente chez les personnes peu diplômées et les habitants des territoires éloignés des grandes villes.
Or ces profils recoupent largement les publics suivis en insertion. Le conseiller se retrouve donc à l’intersection : ses outils se dématérialisent pendant que ses bénéficiaires peinent avec un espace personnel en ligne. Cette tension est structurante pour le métier, et une formation CIP sérieuse doit la nommer.
5.2 Accompagner à l’usage plutôt que faire à la place
La tentation est forte de prendre la souris et de régler le problème en trois minutes. Le geste rend service une fois et crée une dépendance ensuite. La pratique professionnelle consiste à faire avec, à verbaliser chaque étape, à faire répéter, à laisser la personne cliquer.
Certaines situations imposent malgré tout de faire à la place, notamment quand un délai administratif ne peut pas attendre. La règle est alors de le dire explicitement, de tracer l’action dans le dossier et de prévoir un temps d’apprentissage ultérieur. Cette clarté protège le professionnel et respecte la personne.
5.3 Orienter vers les relais du territoire
Le conseiller n’est pas médiateur numérique. Il doit en revanche connaître les relais existants : espaces France Services, ateliers d’inclusion numérique portés par des associations, permanences en centre social. Sur Bordeaux Métropole, ces points d’appui existent dans plusieurs communes et permettent de traiter la difficulté numérique pour elle-même, sans consommer tout le temps d’accompagnement vers l’emploi.
Cette capacité à mobiliser un réseau local fait partie des compétences que valorise le titre professionnel. Elle s’acquiert par la pratique de terrain, ce qui explique la place du stage dans le parcours de formation.
6. Ce que la formation CIP à Bordeaux couvre concrètement
6.1 Un titre professionnel structuré en trois blocs de compétences
Le titre professionnel Conseiller en insertion professionnelle est un titre de niveau 5, équivalent à un Bac+2, enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles sous le code RNCP37274. Il se compose de trois blocs : accueillir pour analyser la demande des personnes et poser les bases d’un diagnostic partagé, accompagner les personnes dans leur parcours d’insertion sociale et professionnelle, mettre en œuvre une offre de services auprès des employeurs. Le code ROME associé est K1801, conseil en emploi et insertion socioprofessionnelle.
Les compétences numériques ne forment pas un bloc distinct. Elles irriguent les trois : traçabilité du diagnostic dans le premier, suivi du parcours dans le deuxième, prospection et relation employeur dans le troisième. C’est cohérent avec la réalité du poste, où l’outil est un moyen et non une fin. Le détail du contenu figure dans notre article consacré à la durée et le contenu d’une formation CIP.
6.2 Alternance entre centre et structure d’accueil
Le parcours CIP proposé par TBC Formation associe des séquences en centre et un stage en structure d’accueil d’environ 12 semaines. Cette immersion est le moment où les questions numériques deviennent tangibles : vous découvrez le système d’information réellement utilisé par la structure, ses habitudes de saisie, ses contraintes de reporting vers les financeurs.
Un stage en mission locale, en structure d’insertion par l’activité économique, en Cap emploi ou dans un organisme de formation ne donne pas la même expérience outillée. Cette diversité est un atout : elle vous permet de comparer des logiques et de comprendre ce qui relève du logiciel et ce qui relève de l’organisation. Les candidats qui préparent leur entrée en formation trouveront des repères utiles dans notre guide pour bien se préparer à la formation conseiller en insertion professionnelle.
6.3 Prérequis, public et modalités de financement
La formation s’adresse à des adultes en reconversion, à des personnes déjà engagées dans le champ social ou de l’emploi souhaitant certifier leur pratique, et à des demandeurs d’emploi porteurs d’un projet d’insertion. Il n’est pas exigé de diplôme du secteur social. Une aisance rédactionnelle et une capacité d’écoute comptent davantage qu’un parcours académique particulier.
Côté financement, plusieurs voies coexistent selon votre situation : le compte personnel de formation via Mon Compte Formation, une aide individuelle à la formation de France Travail pour les demandeurs d’emploi, le plan de développement des compétences si vous êtes salarié, un projet de transition professionnelle, ou une aide régionale de Nouvelle-Aquitaine. La certification Qualiopi de TBC Formation conditionne l’accès à ces financements publics et mutualisés.
7. Pourquoi préparer sa formation CIP chez TBC Formation à Bordeaux
TBC Formation est un organisme de formation implanté 6 Quai de Paludate, dans le secteur Saint-Jean à Bordeaux, à quelques minutes de la gare et accessible depuis l’ensemble de la métropole. Cette localisation compte pour un parcours qui alterne centre et stage : elle réduit les temps de trajet pour les stagiaires venant de Talence, de Bègles, du Bouscat ou de la rive droite.
L’organisme est certifié Qualiopi, condition d’accès aux financements publics et mutualisés. Son catalogue couvre l’insertion professionnelle mais aussi l’hygiène et la salubrité, le Certibiocide, les soft skills, le management et la création d’entreprise. Cette variété donne une lecture concrète du tissu économique local et des secteurs qui recrutent en Gironde, information directement utile à un futur conseiller en insertion.
Sur le volet numérique traité dans cet article, l’approche retenue consiste à travailler les principes et les usages plutôt qu’un logiciel unique qui aura changé dans deux ans. Comprendre ce qu’est un parcours informatisé, savoir ce qu’on a le droit de saisir et où, savoir vérifier une information avant de la transmettre : ces réflexes restent valables quel que soit l’outil déployé par votre futur employeur. Pour une vision d’ensemble du métier et de ses suites, notre article sur les bénéfices d’une formation CIP et ses perspectives professionnelles prolonge utilement la lecture, tout comme la présentation générale de la formation CIP à Bordeaux pour devenir conseiller en insertion professionnelle certifié.
Questions fréquentes sur la formation CIP et le numérique
Faut-il être à l’aise avec l’informatique pour suivre une formation CIP ?
Une aisance de base suffit : savoir utiliser un traitement de texte, une messagerie, un navigateur et remplir un formulaire en ligne. La formation ne suppose pas de compétences techniques avancées. Ce qui compte davantage, c’est la capacité à s’approprier une nouvelle interface sans blocage et à comprendre la logique d’un dossier partagé. Les personnes qui viennent de l’administration, du commerce ou de l’accueil possèdent généralement ces réflexes sans le savoir.
L’intelligence artificielle va-t-elle remplacer les conseillers en insertion ?
Non, et la raison tient à la nature du métier. Un accompagnement repose sur la relation, la lecture d’une situation singulière, la négociation avec un employeur et la capacité à ajuster un projet face à une contrainte de santé, de mobilité ou de logement. Aucun de ces actes ne se délègue à un outil de génération de texte. Ce qui change, c’est le temps consacré aux tâches de rédaction et de synthèse, qui se réduit au profit du temps d’entretien.
Quels outils numériques utilise concrètement un conseiller en insertion ?
Cela dépend de la structure. Une mission locale travaille avec le système d’information national du réseau. Une structure d’insertion par l’activité économique utilise un logiciel de suivi de parcours et des outils de gestion. Tous mobilisent en plus les services publics en ligne avec les bénéficiaires : espace France Travail, Mon Compte Formation, démarches sur service-public.fr. La formation vise à rendre autonome sur ces logiques, pas à certifier sur un logiciel précis.
Peut-on utiliser un outil d’IA pour rédiger un compte rendu d’entretien ?
Oui pour structurer et reformuler vos propres notes, non pour produire un contenu que vous n’avez pas constaté. La règle absolue concerne les données personnelles : aucun nom, aucune adresse, aucune information de santé ou de situation familiale ne doit être saisi dans un outil grand public. Beaucoup de structures définissent une politique interne sur ce point, et un professionnel prudent la demande avant d’utiliser un outil.
La dématérialisation ne risque-t-elle pas d’exclure les publics fragiles ?
Le risque est réel et documenté. Les travaux de l’Insee montrent que les difficultés numériques touchent davantage les personnes peu diplômées et les habitants éloignés des grands centres urbains, soit une part importante des publics accompagnés. Le rôle du conseiller consiste à accompagner l’usage, à orienter vers les relais d’inclusion numérique du territoire et à signaler les situations de blocage aux financeurs. La formation CIP intègre cette dimension.
Le titre professionnel CIP est-il reconnu et à quel niveau ?
Le titre professionnel Conseiller en insertion professionnelle est enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles sous le code RNCP37274, au niveau 5, équivalent à un Bac+2. Il est délivré par le ministère chargé de l’emploi et se compose de trois blocs de compétences pouvant être validés séparément. Le code ROME correspondant est K1801.
Combien de temps dure le stage en structure d’accueil ?
Le parcours CIP de TBC Formation prévoit un stage en structure d’accueil d’environ 12 semaines. Cette durée correspond à l’organisation pédagogique retenue et non à une durée réglementaire imposée par le référentiel. Elle permet de couvrir un cycle complet d’accompagnement, de la prise en charge d’un premier bénéficiaire jusqu’à un point d’étape, et de se confronter réellement aux outils de la structure.
Comment financer une formation CIP quand on est salarié ?
Plusieurs dispositifs existent selon votre situation : le compte personnel de formation, le plan de développement des compétences de votre employeur, un projet de transition professionnelle si vous visez un changement de métier avec maintien de rémunération, ou une prise en charge par votre OPCO de branche. La certification Qualiopi de l’organisme est une condition d’éligibilité à ces financements. Un point avec un conseiller en évolution professionnelle permet d’identifier la voie la plus adaptée.
Pour conclure
Le métier de conseiller en insertion professionnelle n’a pas été bouleversé par le numérique, il a été redistribué. Les dossiers partagés imposent une rigueur d’écriture nouvelle, les outils du service public de l’emploi structurent les échanges avec les prescripteurs, et les assistants de rédaction font gagner du temps sur les tâches répétitives à condition d’être relus. Pendant ce temps, la partie irremplaçable du métier, l’écoute, le diagnostic, la négociation avec un employeur, garde toute sa place.
Ce qui se joue dans une formation CIP sérieuse, c’est donc moins l’apprentissage d’un logiciel que l’acquisition de repères durables : savoir ce qu’on écrit et pour qui, savoir ce qu’on a le droit de saisir, savoir vérifier une information avant de la transmettre, savoir accompagner une personne en difficulté avec un formulaire en ligne sans faire à sa place. Ces repères tiendront quand les outils auront changé.
Vous préparez une reconversion vers l’insertion professionnelle à Bordeaux, à Pessac, à Mérignac ou ailleurs en Gironde ? Faites le point sur votre projet, vos prérequis et vos possibilités de financement avec un organisme de proximité. Contactez-nous pour échanger sur la formation CIP de TBC Formation. Vous pouvez également consulter notre fiche Google Business Profile et les avis de nos stagiaires pour vous faire une idée de notre façon de travailler.
TBC Formation
6 Quai de Paludate, 33800 Bordeaux
+33 05 56 08 52 55
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