Le certibiocide à Cenon concerne directement toutes les personnes qui interviennent contre les nuisibles dans l’habitat collectif de la rive droite de Bordeaux. Vous gérez l’entretien de copropriétés, vous travaillez pour un bailleur, vous êtes applicateur 3D ou vous envisagez une reconversion vers l’hygiène ? La question se pose vite : qui a le droit de manipuler un rodenticide dans un local à poubelles, un insecticide dans une cage d’escalier ou un désinfectant dans un logement remis en état ? Et comment prouver que l’intervention respecte la réglementation ?
Cenon, avec sa forte proportion de logements collectifs, de copropriétés et de résidences sociales en rénovation, offre un terrain concret pour comprendre ces obligations. Cet article détaille le cadre réglementaire du certibiocide, la place des trois volets de la lutte anti-nuisibles (dératisation, désinsectisation, désinfection) dans l’immeuble, les responsabilités des différents acteurs et la manière de se former sérieusement près de Bordeaux. L’objectif : vous aider à sécuriser votre activité sur la rive droite, sans approximation.
1. Cenon, l’habitat collectif de la rive droite et le besoin de professionnels certifiés
1.1 Un tissu dense de logements collectifs et de copropriétés
Cenon fait partie des communes de la rive droite de Bordeaux Métropole, aux côtés de Lormont, Floirac et Bassens. Son urbanisme se caractérise par une part importante de logements collectifs : résidences des années 1960-1970, copropriétés, ensembles gérés par des bailleurs sociaux, petites résidences privées plus récentes. Cette densité verticale change tout pour la gestion des nuisibles. Dans une maison individuelle, un problème de rongeurs reste circonscrit. Dans un immeuble, un foyer de blattes ou de punaises de lit peut se propager d’un logement à l’autre par les gaines techniques, les vide-ordures ou les cloisons.
Les parties communes concentrent les points sensibles : locaux à ordures, caves, halls, colonnes techniques, parkings en sous-sol. Ce sont autant d’espaces qui demandent une surveillance et, quand c’est nécessaire, un traitement conduit par une personne formée. C’est là que le certibiocide à Cenon prend tout son sens : il ne s’agit pas d’un simple papier administratif, mais de la garantie que l’intervenant maîtrise les produits qu’il applique dans un environnement habité.
La cohabitation entre logements privés et logements sociaux, fréquente sur la rive droite, ajoute une contrainte de gestion. Une même résidence peut relever d’un syndic pour une partie et d’un bailleur pour une autre, avec des circuits de décision différents. Un problème de nuisibles qui traverse ces frontières administratives demande une réponse coordonnée et rapide. Faire appel à un intervenant certifié, capable de dialoguer avec chaque gestionnaire et de documenter son action, évite que la situation ne s’installe et ne dégrade les conditions de vie des habitants.
1.2 Le Grand Projet des Villes Rive Droite et les chantiers de rénovation
La rive droite bordelaise est engagée depuis des années dans une dynamique de renouvellement urbain portée notamment par le Grand Projet des Villes (GPV) qui associe Cenon, Floirac, Lormont et Bassens. Des quartiers comme le secteur Palmer ou la Saraillère à Cenon connaissent des opérations de réhabilitation, de démolition-reconstruction et de résidentialisation. Ces chantiers créent des situations particulières pour la lutte anti-nuisibles : bâtiments partiellement vidés, réseaux d’assainissement remaniés, logements en transition entre deux locataires.
Un immeuble en travaux perturbe les circulations habituelles des rongeurs et peut les pousser vers les bâtiments voisins encore occupés. La remise en location d’un logement après réhabilitation suppose souvent un contrôle sanitaire et, le cas échéant, une désinfection. Ces réalités de terrain expliquent pourquoi les bailleurs et les syndics de la rive droite ont besoin d’intervenants certifiés, capables d’agir proprement sans mettre en danger les habitants ni les compagnons de chantier.
1.3 Pourquoi la lutte contre les nuisibles y est un enjeu quotidien
Rats, souris, cafards, punaises de lit, fourmis : les nuisibles ne relèvent pas d’un incident isolé dans un parc de logements dense. Ils posent des questions de salubrité, de santé publique et de vivre-ensemble. Un local à poubelles mal maîtrisé attire les rongeurs, qui dégradent les réseaux électriques et peuvent transmettre des agents pathogènes. Une infestation de punaises de lit non traitée génère des conflits de voisinage et un coût élevé pour la copropriété ou le bailleur.
Pour agir vite et bien, la commune, les gestionnaires et les prestataires ont intérêt à s’appuyer sur des professionnels qualifiés. Le certibiocide encadre précisément la manipulation des produits utilisés dans ces situations. Comprendre son fonctionnement, c’est comprendre qui peut légalement intervenir dans un immeuble de Cenon, de Lormont ou d’Ambarès-et-Lagrave.
2. Certibiocide : ce que dit la réglementation pour les intervenants
2.1 Le cadre européen : le règlement (UE) 528/2012
Les produits biocides sont encadrés au niveau européen par le règlement (UE) n° 528/2012 relatif aux produits biocides. Ce texte définit ce qu’est un produit biocide, organise l’évaluation des substances actives et fixe les conditions de mise sur le marché. Un produit biocide sert à détruire, repousser ou rendre inoffensifs des organismes nuisibles par une action chimique ou biologique. Rodenticides, insecticides et désinfectants entrent dans cette famille.
Ce cadre distingue plusieurs types de produits (TP). Pour la lutte contre les nuisibles dans l’habitat, trois catégories reviennent en permanence : les rodenticides (TP14), les insecticides et acaricides (TP18) et les désinfectants pour surfaces (TP2). Le ministère de la Transition écologique consacre une rubrique aux produits biocides qui rappelle ce classement et les obligations associées.
2.2 L’arrêté du 9 octobre 2013 modifié et les trois certibiocides depuis 2024
En France, le certibiocide découle de l’arrêté du 9 octobre 2013 relatif aux conditions d’exercice de l’activité d’utilisateur professionnel et de distributeur de certains types de produits biocides. Ce certificat atteste qu’une personne dispose des connaissances nécessaires pour acheter, utiliser ou vendre des produits biocides réservés à un usage professionnel, en réduisant les risques pour la santé et l’environnement.
Une évolution notable s’applique depuis le 1er janvier 2024. Le certibiocide unique a laissé place à trois certificats distincts selon les usages. Le certibiocide « nuisibles » couvre les produits de lutte contre les rongeurs et les arthropodes (TP14, TP18 et TP20). Un certibiocide « désinfectants » couvre les désinfectants (TP2, TP3 et TP4). Un troisième volet concerne d’autres usages professionnels. Le certibiocide « nuisibles » s’obtient après une formation de 21 heures, soit trois jours, et reste valable 5 ans, avec un renouvellement dans les mêmes conditions que l’obtention initiale.
2.3 Certibiocide nuisibles et certibiocide désinfectants : lesquels pour la 3D ?
Cette réforme a une conséquence directe pour qui intervient dans l’habitat collectif de Cenon. Une prestation complète de dératisation, désinsectisation et désinfection mobilise des produits qui relèvent de deux volets différents. Les appâts contre les rongeurs et les insecticides contre les blattes ou les punaises de lit dépendent du certibiocide « nuisibles ». Les désinfectants de surfaces employés lors d’une remise en état de logement relèvent du certibiocide « désinfectants ».
Un applicateur qui propose l’ensemble des trois D a donc intérêt à couvrir les deux périmètres pour rester conforme sur tout son champ d’intervention. Pour bien distinguer ces familles de produits, notre article sur les différences entre les produits biocides TP2, TP3 et TP4 détaille chaque type et ses usages. Le certibiocide à Cenon n’est donc pas un bloc unique : c’est un ensemble de certificats à choisir selon les prestations réellement proposées sur la rive droite.
3. Dératisation, désinsectisation, désinfection : les 3D dans l’habitat collectif
3.1 Dératisation : rongeurs, TP14 et parties communes
La dératisation vise les rats et les souris, très présents dès qu’un immeuble comporte des locaux à ordures, des caves ou des réseaux d’assainissement anciens. Les rodenticides, classés en TP14, sont des produits sensibles : ils agissent par ingestion et présentent des risques pour les animaux non ciblés et les enfants si les postes d’appâtage sont mal placés. Le certibiocide « nuisibles » forme précisément à la sécurisation de ces postes, au choix des points d’appâtage et à la gestion des risques dans un environnement habité.
Dans une copropriété de Cenon ou une résidence sociale de Floirac, l’applicateur ne se contente pas de poser des appâts. Il inspecte les points d’entrée, recommande des mesures de prévention (obturation des passages, gestion des déchets) et tient un plan d’appâtage. Cette approche raisonnée, encouragée par la réglementation, limite le recours aux produits chimiques et privilégie la prévention avant le traitement.
3.2 Désinsectisation : punaises de lit, blattes et TP18
La désinsectisation traite les insectes rampants et volants : blattes, punaises de lit, fourmis, mouches. Les punaises de lit sont devenues un sujet majeur dans l’habitat collectif, car elles se déplacent d’un logement à l’autre et résistent à de nombreux traitements mal conduits. Les insecticides professionnels relèvent du TP18. Leur emploi demande une bonne connaissance des cycles biologiques, des modes d’application et des précautions pour les occupants.
Un traitement de punaises de lit dans un immeuble suppose souvent une coordination entre plusieurs logements, une préparation des lieux par les habitants et parfois un second passage. Un intervenant certifié sait poser un diagnostic, choisir la méthode adaptée (traitement chimique, vapeur, combinaison) et documenter son action. À Cenon comme à Lormont ou à Bassens, cette rigueur évite les échecs coûteux et les récidives qui minent la confiance des habitants.
3.3 Désinfection : TP2 et remise en état des logements
La désinfection intervient pour éliminer les micro-organismes après un sinistre, un logement insalubre ou une remise en état avant relocation. Les désinfectants de surfaces relèvent du TP2. Sur la rive droite, où les opérations de réhabilitation se succèdent, cette étape accompagne souvent la sortie d’un locataire et la préparation du logement suivant. Elle exige de connaître les produits, les temps de contact et les règles de ventilation.
Ces trois volets, dératisation, désinsectisation et désinfection, forment le socle de l’activité 3D. Ils reposent sur des produits différents, mais partagent une exigence commune : n’être manipulés que par des personnes formées. C’est ce que garantit le certibiocide, quel que soit le type d’intervention conduite dans un immeuble de Cenon, de Carbon-Blanc ou d’Artigues-près-Bordeaux.
4. Qui est concerné à Cenon et sur la rive droite ?
4.1 Applicateurs 3D et sociétés spécialisées
Les premières personnes concernées sont les applicateurs professionnels et les sociétés de lutte anti-nuisibles. Dès qu’une entreprise achète, stocke ou applique des produits biocides réservés aux professionnels, ses intervenants doivent détenir le certibiocide correspondant. Une société qui couvre la rive droite, avec des chantiers réguliers à Cenon, Floirac et Lormont, a tout intérêt à ce que chacun de ses techniciens soit certifié et à jour. Les enjeux propres aux établissements recevant du public, plutôt qu’à l’habitat, sont abordés dans notre article sur le certibiocide et la gestion des nuisibles dans les ERP de Floirac.
Cette exigence protège aussi l’entreprise. En cas de contrôle ou de litige, la certification atteste que l’intervention a été confiée à une personne compétente. Pour savoir précisément quels profils sont visés, notre page sur à qui s’adresse la formation Certibiocide et pourquoi elle est obligatoire fait le point sur les publics concernés.
4.2 Sociétés d’entretien de copropriétés et agents techniques de bailleurs
Les sociétés d’entretien qui gèrent des copropriétés et des résidences sont directement concernées dès qu’elles réalisent elles-mêmes des traitements. Un agent qui pose des appâts dans un local à poubelles ou applique un insecticide dans une cage d’escalier manipule des produits biocides professionnels : il doit être certifié. Il en va de même pour les agents techniques des bailleurs sociaux qui interviennent en régie sur leur patrimoine de la rive droite.
Beaucoup de gestionnaires choisissent d’externaliser ces traitements auprès de prestataires spécialisés. Mais dès qu’une partie de la lutte anti-nuisibles est réalisée en interne, la question de la certification se pose pour les équipes concernées. C’est un point de conformité à vérifier commune par commune, de Cenon à Ambarès-et-Lagrave.
4.3 Syndics, gestionnaires et personnes en reconversion
Les syndics et gestionnaires d’immeubles ne manipulent en général pas les produits eux-mêmes, mais ils organisent les interventions et engagent leur responsabilité dans le choix des prestataires. Comprendre le certibiocide leur permet de sélectionner des intervenants réellement conformes et d’exiger les justificatifs adaptés. Un syndic averti demande la preuve de certification avant de confier un traitement.
Enfin, la lutte anti-nuisibles attire de plus en plus de personnes en reconversion vers les métiers de l’hygiène. Le secteur recrute et offre des débouchés concrets en Nouvelle-Aquitaine. Pour ces profils, obtenir le certibiocide constitue une porte d’entrée sérieuse. Notre article sur les métiers concernés par le Certibiocide en 2026 présente les activités qui recrutent et les parcours possibles.
5. Obligations, responsabilités et traçabilité
5.1 Le rôle du syndic et le règlement sanitaire départemental
Dans une copropriété, l’entretien des parties communes relève du syndic. Les caves, halls, locaux à ordures et cours intérieures doivent être maintenus dans un état de salubrité qui n’attire pas les nuisibles. Le règlement sanitaire départemental impose des mesures de prévention et, si nécessaire, de lutte contre les rongeurs et les insectes dans ces espaces partagés. Chaque copropriétaire ou locataire reste par ailleurs responsable de la propreté de son propre logement.
Cette répartition explique pourquoi la coordination est essentielle dans l’habitat collectif. Un traitement efficace suppose que le syndic organise l’intervention dans les communs pendant que les occupants agissent dans leurs parties privatives. Le syndic conserve les rapports d’intervention et le plan d’appâtage, pièces utiles en cas de contrôle par la mairie ou par l’autorité sanitaire.
5.2 Produits autorisés : AMM, ANSES et catalogue BioCID
Un produit biocide ne peut être mis sur le marché que s’il dispose d’une autorisation de mise sur le marché (AMM). Depuis plusieurs années, c’est l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) qui évalue et délivre ces autorisations. L’ANSES décrit les démarches liées aux produits biocides et publie les décisions d’autorisation. L’agence tient aussi le catalogue BioCID, qui recense les produits biocides déclarés sur le marché français.
Pour un applicateur de la rive droite, cela signifie une double vigilance : détenir le certibiocide pour manipuler les produits, et vérifier que chaque produit employé bénéficie bien d’une AMM valide. Un professionnel formé sait consulter ces informations, lire une étiquette et respecter les conditions d’emploi fixées par l’autorisation. Cette traçabilité protège les habitants de Cenon comme l’intervenant lui-même.
5.3 Sanctions et responsabilité en cas de manquement
Manipuler des produits biocides professionnels sans certibiocide expose à des sanctions et engage la responsabilité de l’entreprise. En cas d’accident, d’intoxication ou de contamination liée à une mauvaise application, l’absence de certification aggrave la situation de l’intervenant et de son employeur. La conformité n’est donc pas une formalité : elle conditionne la sécurité juridique de l’activité.
Sur un marché où les gestionnaires demandent de plus en plus de garanties, la certification devient aussi un argument commercial. Un prestataire capable de prouver que ses équipes sont certifiées et que ses produits sont autorisés se distingue auprès des syndics et des bailleurs de la rive droite. La rigueur réglementaire se transforme alors en avantage concret pour décrocher des contrats à Cenon et dans les communes voisines.
6. La formation Certibiocide avec TBC Formation près de Cenon
6.1 Contenu, durée et validité du certificat
TBC Formation, organisme situé au 6 Quai de Paludate à Bordeaux, à quelques minutes de la rive droite, propose une formation Certibiocide adaptée aux professionnels de la lutte anti-nuisibles et de la désinfection. Le programme couvre la réglementation des produits biocides, les risques pour la santé et l’environnement, les bonnes pratiques d’utilisation et de stockage, et la réduction du recours aux produits chimiques. Le certibiocide « nuisibles » repose sur 21 heures de formation, soit trois jours, et le certificat reste valable 5 ans.
Pour connaître le détail des modules et l’organisation des journées, consultez notre page dédiée à la durée et le contenu de la formation Certibiocide. Elle précise le déroulé pédagogique et les compétences visées, utiles pour préparer votre inscription en toute connaissance de cause.
6.2 Prérequis, public et financement
La formation Certibiocide ne demande pas de diplôme préalable particulier : elle s’adresse à des professionnels ou futurs professionnels qui manipuleront des produits biocides. Applicateurs 3D, agents d’entretien de copropriétés, techniciens de bailleurs, gérants de petites structures et personnes en reconversion y trouvent une réponse concrète. Une bonne compréhension du français écrit et oral facilite le passage de l’évaluation.
Côté financement, TBC Formation est un organisme certifié Qualiopi, condition requise pour mobiliser des fonds publics ou mutualisés. Selon votre situation, plusieurs dispositifs peuvent contribuer au financement : plan de développement des compétences de l’entreprise, aides de France Travail pour les demandeurs d’emploi, prise en charge par un OPCO selon votre branche, ou aides régionales de Nouvelle-Aquitaine. Un point sur votre profil permet d’identifier la solution adaptée.
6.3 Pourquoi choisir TBC Formation à Bordeaux
Choisir un organisme de proximité présente un avantage pratique pour les professionnels de Cenon et de la rive droite : la formation se déroule à Bordeaux, facilement accessible depuis Lormont, Floirac ou Bassens. TBC Formation connaît les réalités du terrain local, du parc de logements collectifs aux contraintes des chantiers de rénovation urbaine. Cet ancrage bordelais aide à relier la théorie réglementaire aux situations réelles que vous rencontrez sur vos interventions.
Au-delà du certibiocide, TBC Formation accompagne les professionnels de l’hygiène et de la sécurité sur d’autres besoins de formation. Cette approche globale permet de construire un parcours cohérent, de la certification obligatoire à la montée en compétences continue, pour sécuriser durablement votre activité en Nouvelle-Aquitaine.
Le marché de la lutte anti-nuisibles et de la désinfection reste dynamique dans la métropole bordelaise, porté par la densité du parc de logements et par les exigences croissantes des gestionnaires. Les sociétés spécialisées recherchent des techniciens qualifiés, et les entreprises d’entretien élargissent leurs prestations vers la 3D. Se former au certibiocide, c’est se positionner sur un secteur qui recrute, tout en répondant à une obligation réglementaire. Pour un professionnel de Cenon ou d’une commune voisine de la rive droite, c’est un investissement à la fois défensif, pour rester conforme, et offensif, pour développer son activité.
7. Prévention et lutte intégrée : agir avant de traiter dans l’habitat collectif
7.1 La prévention, premier réflexe avant les produits biocides
La réglementation encourage une approche raisonnée, souvent appelée lutte intégrée. L’idée est simple : réduire les causes d’infestation avant de recourir aux produits chimiques. Dans un immeuble de Cenon, cela passe par une bonne gestion des déchets, l’obturation des points de passage des rongeurs, l’entretien des locaux à ordures et la réparation des fuites qui attirent les insectes. Un intervenant certifié ne se limite pas à appliquer un produit : il diagnostique l’origine du problème et recommande des mesures durables aux gestionnaires.
Cette logique de prévention protège la santé des habitants et limite l’exposition aux substances actives. Elle répond aussi à une attente forte des bailleurs et des copropriétés, soucieux de traiter efficacement sans multiplier les passages. La formation Certibiocide insiste sur cet équilibre entre action curative et prévention, pour que l’usage des produits biocides reste proportionné au besoin réel constaté sur le terrain.
7.2 Coordination entre parties communes et parties privatives
Dans l’habitat collectif, l’efficacité d’un traitement dépend de la coordination entre tous les acteurs. Un foyer de blattes traité dans un seul logement se reconstitue si les logements voisins et les gaines techniques ne sont pas pris en compte. Le syndic ou le bailleur organise l’intervention dans les parties communes, tandis que les occupants préparent leurs logements et suivent les consignes. Cette coordination, souvent négligée, fait la différence entre un traitement durable et une récidive rapide.
Un professionnel formé sait expliquer ces enjeux aux gestionnaires et aux habitants. Il fournit des consignes claires de préparation, planifie les passages nécessaires et documente chaque étape. Sur la rive droite, où les résidences comptent parfois plusieurs dizaines de logements, cette pédagogie de terrain est aussi importante que la maîtrise technique des produits.
7.3 Traçabilité, rapports d’intervention et suivi
La traçabilité est devenue un pilier de la lutte anti-nuisibles professionnelle. Chaque intervention donne lieu à un rapport qui précise les produits employés, leur numéro d’autorisation, les zones traitées et les recommandations formulées. Ces documents servent de preuve en cas de contrôle et permettent un suivi dans le temps, essentiel pour les copropriétés et les bailleurs qui gèrent un parc important à Cenon, Lormont ou Bassens.
Un plan d’appâtage tenu à jour, des passages datés et des observations consignées aident à mesurer l’efficacité des actions et à ajuster la stratégie. Cette rigueur documentaire s’apprend et fait partie des compétences valorisées par la certification. Elle transforme une prestation ponctuelle en véritable service de suivi, apprécié des gestionnaires d’immeubles de la métropole bordelaise.
Questions fréquentes sur le certibiocide à Cenon
Le certibiocide est-il obligatoire pour intervenir dans une copropriété à Cenon ?
Oui, dès qu’une personne achète, stocke ou applique des produits biocides réservés à un usage professionnel (rodenticides, insecticides, désinfectants) dans un immeuble de Cenon, elle doit détenir le certibiocide correspondant. Cela vaut pour les applicateurs 3D, les sociétés d’entretien qui traitent elles-mêmes les parties communes et les agents techniques de bailleurs qui interviennent en régie. Le syndic, lui, doit s’assurer que le prestataire choisi est bien certifié.
Quelle différence entre certibiocide « nuisibles » et certibiocide « désinfectants » ?
Depuis le 1er janvier 2024, le certibiocide unique a été remplacé par des certificats distincts. Le certibiocide « nuisibles » couvre les produits de lutte contre les rongeurs et les arthropodes (TP14, TP18, TP20), donc la dératisation et la désinsectisation. Le certibiocide « désinfectants » couvre les désinfectants de surfaces (TP2, TP3, TP4), utiles lors d’une désinfection de logement. Une activité 3D complète sur la rive droite mobilise souvent les deux volets.
Combien de temps dure la formation et le certificat ?
Le certibiocide « nuisibles » s’obtient après une formation de 21 heures, soit trois jours. Le certificat est ensuite valable 5 ans. Son renouvellement s’effectue dans les mêmes conditions que l’obtention initiale, en suivant une nouvelle session avant l’échéance pour ne pas interrompre votre activité. Anticiper ce renouvellement est particulièrement utile pour les équipes qui interviennent en continu à Cenon, Lormont ou Floirac.
Comment savoir si un produit biocide est autorisé ?
Un produit biocide doit disposer d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée par l’ANSES. L’agence publie les décisions d’autorisation et tient le catalogue BioCID, qui recense les produits déclarés sur le marché français. Un professionnel certifié sait vérifier qu’un produit bénéficie d’une AMM valide et respecter les conditions d’emploi indiquées sur l’étiquette. Cette vérification fait partie des réflexes acquis en formation.
Une personne en reconversion peut-elle passer le certibiocide ?
Oui. La formation ne demande pas de diplôme préalable spécifique et s’adresse aussi aux personnes qui souhaitent se reconvertir vers les métiers de l’hygiène et de la lutte anti-nuisibles. Le secteur recrute en Nouvelle-Aquitaine et offre des débouchés concrets. Selon votre situation, des dispositifs comme France Travail ou les aides régionales peuvent contribuer au financement, TBC Formation étant certifié Qualiopi.
Comment traiter efficacement les punaises de lit dans un immeuble ?
Les punaises de lit se propagent d’un logement à l’autre par les cloisons, les plinthes et les gaines techniques. Un traitement limité à un seul appartement échoue souvent, car l’infestation se reconstitue depuis les logements voisins. La bonne pratique consiste à diagnostiquer l’étendue réelle du foyer, à coordonner l’intervention sur plusieurs logements et les parties communes, à préparer les lieux avec les occupants et à prévoir un second passage de contrôle. Les insecticides utilisés relèvent du TP18 et demandent la certification adaptée pour être manipulés en toute sécurité.
Le syndic ou le bailleur doit-il être certifié ?
Le syndic et le bailleur ne sont pas tenus d’être certifiés s’ils ne manipulent pas eux-mêmes les produits biocides. En revanche, ils engagent leur responsabilité dans le choix des prestataires et l’organisation des traitements dans les parties communes. Ils doivent donc exiger la preuve de certification de l’intervenant. Dès qu’un agent d’un bailleur applique lui-même un produit professionnel, il doit en revanche détenir le certibiocide adapté.
Pour conclure
Dans un territoire comme Cenon, où l’habitat collectif domine et où les chantiers de rénovation urbaine se succèdent, la lutte contre les nuisibles ne s’improvise pas. Le certibiocide garantit que les personnes qui manipulent rodenticides, insecticides et désinfectants savent le faire sans danger pour les habitants ni pour l’environnement. Applicateurs 3D, sociétés d’entretien, agents de bailleurs et personnes en reconversion ont tout à gagner à se mettre en conformité, sur la rive droite comme dans l’ensemble de Bordeaux Métropole.
Vous intervenez ou souhaitez intervenir dans l’habitat collectif de Cenon, Lormont, Floirac ou Bassens ? Faites le point sur votre projet de certification avec un organisme de proximité. Contactez-nous pour préparer votre formation Certibiocide et sécuriser votre activité en Nouvelle-Aquitaine. Vous pouvez aussi consulter notre fiche Google Business Profile et les avis de nos stagiaires pour vous faire une idée du sérieux de TBC Formation.
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