Formation Hygiène et Salubrité Bordeaux : obligations avant prestation

formation hygiène et salubrité bordeaux à Bordeaux - TBC Formation

La formation hygiène et salubrité à Bordeaux ne se résume pas à un certificat obtenu une fois pour toutes : elle vous prépare à respecter, geste après geste, un ensemble d’obligations réglementaires que vous devez vérifier avant chaque prestation. Un client mineur se présente sans ses parents. Une personne diabétique demande un piercing au nombril. Un client ne lit pas la fiche de précautions que vous lui tendez. Que faites-vous, concrètement, dans chacun de ces cas ?

Ces situations arrivent tous les jours dans les studios de Bordeaux, de Mérignac ou de Pessac. Et à chaque fois, la loi attend de vous une réponse précise : recueillir un consentement, informer le client, écarter une contre-indication, tracer un document. Cet article passe en revue ces trois piliers (le cas des mineurs, le devoir d’information, le repérage des contre-indications) et vous propose une check-list opérationnelle à garder à portée de main. L’objectif est simple : sécuriser votre pratique, protéger vos clients et rester conforme aux exigences de l’ARS Nouvelle-Aquitaine.

1. Ce que la réglementation impose avant chaque geste

Avant de parler de mineurs ou de contre-indications, il faut situer le cadre. Les obligations que vous appliquez à chaque prestation ne sortent pas d’une charte interne : elles découlent du Code de la santé publique et d’un arrêté toujours en vigueur. La formation hygiène et salubrité à Bordeaux existe précisément pour vous rendre ces textes lisibles et applicables au quotidien.

1.1 Le socle réglementaire : arrêté du 11 mars 2009 et Code de la santé publique

Deux références structurent votre activité. D’un côté, les articles R1311-1 à R1311-13 du Code de la santé publique fixent les grands principes : matériel stérile, déclaration d’activité, information du client, règles applicables aux mineurs. De l’autre, l’arrêté du 11 mars 2009 relatif aux bonnes pratiques d’hygiène et de salubrité détaille les protocoles concrets : préparation de la peau, désinfection, gestion du poste de travail, traçabilité.

Ces textes ne visent pas seulement le tatouage. Ils couvrent le tatouage par effraction cutanée, le maquillage permanent (dermographie) et le perçage corporel, à l’exception du pistolet perce-oreille. Autrement dit, que vous exerciez comme tatoueur, perceur ou dermographe, vous êtes soumis aux mêmes obligations avant chaque prestation. Le chapitre du Code de la santé publique dédié au tatouage et au perçage reste la source à consulter en cas de doute sur un point précis.

1.2 Pourquoi la formation conditionne ces obligations

La déclaration de votre activité auprès de l’ARS, prévue par l’article R1311-2 du Code de la santé publique, suppose de justifier d’une attestation de formation à l’hygiène et à la salubrité. Sans ce certificat, vous ne pouvez pas exercer légalement. La formation n’est donc pas une formalité administrative : elle vous transmet les réflexes qui rendent applicables les obligations vues plus loin.

Concrètement, un professionnel formé sait distinguer une contre-indication temporaire d’une contre-indication définitive, rédiger une fiche de consentement conforme, ou expliquer à un client les signes d’une infection à surveiller. Pour approfondir ce que la loi attend de vous au-delà du certificat, notre article sur les obligations légales de la formation Hygiène et Salubrité à Bordeaux détaille l’ensemble du cadre.

1.3 Le rôle de contrôle de l’ARS Nouvelle-Aquitaine

En Nouvelle-Aquitaine, c’est l’Agence régionale de santé qui reçoit votre déclaration d’activité et qui peut contrôler votre studio. Un agent peut se présenter à Bordeaux, à Talence ou à Cenon pour vérifier la propreté des locaux, la traçabilité de la stérilisation, l’affichage des informations et, le cas échéant, les consentements recueillis pour des mineurs. Les informations destinées aux professionnels du tatouage et du perçage de l’ARS Nouvelle-Aquitaine rappellent l’ensemble de ces démarches déclaratives.

La déclaration elle-même n’a rien d’anecdotique. Elle mentionne votre identité, le ou les lieux d’exercice et les techniques que vous mettez en œuvre (tatouage, maquillage permanent, perçage), et elle s’accompagne de votre attestation de formation. Un déménagement du studio, par exemple d’un local bordelais vers Mérignac ou Talence, impose une nouvelle déclaration. Garder ce récépissé accessible fait partie des documents que l’ARS peut demander à consulter.

Un contrôle ne se prépare pas la veille. Il se prépare en organisant, dès l’ouverture du studio, des documents propres et une pratique carrée. C’est là que la check-list « avant chaque prestation » prend tout son sens : elle transforme des obligations abstraites en gestes répétables.

2. Le cas des mineurs : consentement écrit et autorité parentale

C’est probablement la question la plus sensible du métier. Un mineur peut-il se faire tatouer ou percer ? La réponse n’est pas un « non » catégorique, mais une procédure stricte à respecter. La méconnaître expose à des sanctions et engage votre responsabilité.

2.1 Ce que dit l’article R1311-11

L’article R1311-11 du Code de la santé publique interdit de pratiquer le tatouage, le maquillage permanent ou le perçage sur une personne mineure sans le consentement écrit d’une personne titulaire de l’autorité parentale ou du tuteur. Le texte ne fixe pas d’âge minimum absolu au-dessous duquel toute prestation serait impossible : il conditionne l’acte à l’accord écrit du représentant légal. La fiche publique « Tatouage : quelles sont les règles ? » de Justice.fr résume clairement ce principe.

En pratique, beaucoup de studios de Bordeaux et de la métropole appliquent une règle interne plus prudente, en refusant certaines prestations sur des zones sensibles ou avant un certain âge, même avec accord parental. La loi vous autorise à fixer vos propres limites : elle pose un plancher, pas un plafond.

2.2 Recueillir et conserver le consentement (3 ans)

Le consentement doit être écrit, daté et signé par le titulaire de l’autorité parentale. Vous devez pouvoir le présenter en cas de contrôle : la preuve de ce consentement se conserve pendant trois ans. Une fiche type comporte au minimum l’identité du mineur, l’identité et la qualité du représentant légal (père, mère ou tuteur), la nature exacte de la prestation, la zone concernée, la date, et une signature.

Un conseil issu de l’expérience des studios bordelais : vérifiez l’identité du représentant légal et son lien avec le mineur. Une pièce d’identité et, en cas de doute, un document prouvant l’autorité parentale évitent bien des difficultés. Cette rigueur documentaire protège autant le professionnel de Mérignac que celui de Bègles.

Ne pas respecter cette obligation n’est pas un simple oubli administratif. Pratiquer une prestation sur un mineur sans consentement écrit valide constitue un manquement qui peut engager votre responsabilité pénale et civile, en plus des suites administratives possibles. La sanction s’apprécie au cas par cas, mais l’absence de document exploitable vous prive de tout moyen de preuve le jour où une famille conteste. Autant dire que la fiche de consentement n’est pas une formalité à minimiser.

2.3 Cas particuliers : présence du représentant légal et perçage du lobe

Au-delà de la signature, la présence physique du représentant légal au moment de la prestation est la pratique attendue : c’est à lui que l’information sur les risques doit aussi être communiquée avant qu’il ne donne son accord. Un consentement signé la veille et envoyé par le mineur seul ne suffit pas à sécuriser l’acte.

Le pistolet perce-oreille appliqué au lobe fait l’objet d’un régime distinct et sort du champ de l’arrêté du 11 mars 2009. En revanche, dès que vous utilisez une aiguille pour percer un cartilage, une narine ou toute autre zone, vous entrez de plein droit dans le cadre réglementaire du perçage corporel, avec les mêmes obligations de consentement pour les mineurs.

3. Le devoir d’information du client

Informer le client n’est pas une politesse commerciale : c’est une obligation réglementaire. Elle intervient à deux moments, avant et après la prestation, et elle prend deux formes, orale et écrite.

3.1 Information avant la prestation : les risques

Avant tout geste, vous devez informer le client des risques auxquels il s’expose. L’information porte notamment sur le caractère parfois irréversible du tatouage, la douleur possible, le risque d’infection, les réactions allergiques aux encres ou aux bijoux, la nécessité de dépister d’éventuelles contre-indications et les délais de cicatrisation. Le portail Tatouage et piercing du ministère chargé de la Santé rappelle ces obligations d’information.

Cette information doit être adaptée au client. Un premier tatouage sur un poignet ne mobilise pas les mêmes précautions qu’un piercing intime ou qu’un maquillage permanent des lèvres. Prenez le temps d’expliquer, de répondre aux questions et de vérifier que la personne a compris avant de commencer.

3.2 Information après la prestation : précautions et cicatrisation

Une fois la prestation réalisée, vous devez informer le client des précautions à respecter pour une bonne cicatrisation : soins locaux, produits à appliquer, gestes à éviter (bains prolongés, exposition solaire, grattage), et surtout les signes qui doivent l’amener à consulter un médecin. Un rougeur qui s’étend, une chaleur locale, un écoulement inhabituel ou de la fièvre ne sont pas anodins.

Cette information de sortie fait partie intégrante de votre responsabilité. Un client mal informé qui développe une complication pourra reprocher un défaut de conseil. Bien informer, c’est aussi vous protéger, un point que nous développons dans notre article dédié aux responsabilités juridiques en cas de manquement.

3.3 Affichage dans le local et remise d’un écrit

L’information ne peut pas rester purement orale. Elle doit être affichée de manière visible dans le local où vous exercez, et remise par écrit au client. Concrètement, un studio à Bordeaux comme à Lormont dispose donc d’un affichage clair (risques et précautions) et d’une fiche remise à chaque client.

Pour un mineur, cette information écrite est également communiquée au parent ou au tuteur avant qu’il ne donne son accord. La double transmission, au client et à son représentant légal, se cumule avec le recueil du consentement décrit plus haut.

4. Les contre-indications à repérer avant de tatouer ou percer

Repérer une contre-indication ne fait pas de vous un soignant. Vous ne posez pas de diagnostic. Votre rôle est de poser les bonnes questions, d’écarter une situation à risque évidente et, en cas de doute, d’orienter le client vers un avis médical avant la prestation.

4.1 Contre-indications médicales à questionner

Certaines situations appellent une vigilance particulière. Un questionnaire de santé bien construit permet d’aborder, sans indiscrétion, les points suivants : troubles de la coagulation ou prise d’anticoagulants, diabète, allergies connues (métaux, latex, encres), maladies de peau évolutives, immunodépression, traitement en cours, grossesse ou allaitement pour certaines prestations. La formation hygiène et salubrité à Bordeaux vous apprend à construire ce questionnaire et à interpréter les réponses avec prudence.

L’objectif n’est pas de refuser systématiquement, mais d’identifier les cas où la prestation doit être différée ou soumise à l’avis d’un médecin. Un client diabétique équilibré n’est pas dans la même situation qu’un client dont le diabète est déséquilibré, avec un risque de cicatrisation compliquée.

Les points de vigilance varient aussi selon la prestation. Pour un maquillage permanent des lèvres, un antécédent d’herpès labial mérite une attention particulière, car le geste peut réactiver une poussée. Pour un piercing de langue ou de lèvre, l’état bucco-dentaire et les habitudes du client entrent en jeu. Pour un tatouage étendu, la prise d’anticoagulants influe sur le saignement. Chaque technique appelle donc son propre jeu de questions, ce que la formation vous apprend à structurer plutôt qu’à réciter mécaniquement.

4.2 État de la peau et zones à risque

L’examen de la zone à traiter est un réflexe de base. Une peau lésée, irritée, infectée, un grain de beauté, une cicatrice récente ou une zone déjà fragilisée doivent vous conduire à reporter ou à adapter la prestation. Tatouer sur un grain de beauté, par exemple, est déconseillé car cela gêne son suivi dermatologique.

Cette évaluation visuelle s’ajoute au questionnaire de santé. Elle relève du bon sens professionnel autant que de l’hygiène : intervenir sur une peau saine réduit le risque d’infection et améliore le rendu, que vous exerciez à Pessac, à Talence ou dans le centre de Bordeaux.

4.3 Que faire en cas de doute

Face à une situation ambiguë, la meilleure décision est souvent de ne pas décider seul. Vous pouvez reporter la prestation et inviter le client à consulter son médecin traitant, qui vous confirmera l’absence de contre-indication. Cette prudence n’est pas un aveu d’incompétence : c’est le signe d’un professionnel qui maîtrise les limites de son rôle.

Documenter ce report (date, motif, orientation vers un avis médical) complète votre traçabilité. En cas de contrôle ou de litige, cela démontre que vous avez agi avec sérieux et dans le respect de vos obligations.

5. La check-list « avant chaque prestation »

Voici la synthèse opérationnelle des sections précédentes. Cette liste peut être imprimée et gardée à votre poste de travail, à Bordeaux comme dans n’importe quelle commune de la métropole. Elle transforme la réglementation en gestes concrets, à cocher à chaque nouveau client.

  • Identité et âge du client : vérifiez si la personne est majeure ou mineure. En cas de mineur, exigez le consentement écrit du titulaire de l’autorité parentale et sa présence, conformément à l’article R1311-11 du Code de la santé publique.
  • Information préalable sur les risques : expliquez oralement les risques (douleur, infection, allergie, caractère durable) et remettez la fiche d’information écrite. Vérifiez que le client a compris.
  • Questionnaire de santé : passez en revue les contre-indications médicales possibles (coagulation, diabète, allergies, traitements, grossesse, maladies de peau). En cas de doute, différez et orientez vers un médecin.
  • Examen de la zone : contrôlez l’état de la peau, écartez les zones lésées, infectées ou à risque (grains de beauté, cicatrices récentes).
  • Préparation du poste : matériel à usage unique stérile ou stérilisé avant chaque utilisation, désinfection des surfaces, hygiène des mains, gants, conformément à l’arrêté du 11 mars 2009.
  • Consentement et traçabilité : faites signer la fiche de consentement (majeur ou représentant légal du mineur), datez-la et archivez-la. Conservez le consentement d’un mineur pendant trois ans.
  • Information post-prestation : remettez les consignes de cicatrisation et les signes d’alerte devant conduire à consulter.
  • Gestion des déchets : éliminez les déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI) dans le circuit dédié.

Cette check-list ne remplace pas la formation : elle en est le prolongement pratique. Elle suppose que vous ayez suivi la formation Hygiène et Salubrité pour tatoueurs et perceurs à Bordeaux et compris le raisonnement derrière chaque item.

6. Traçabilité, hygiène du matériel et gestion des déchets

Le consentement et l’information concernent le client. L’hygiène du matériel et la gestion des déchets concernent votre environnement de travail. Les deux volets sont indissociables : un consentement parfait sur un poste mal désinfecté ne vous met pas en conformité.

6.1 Matériel à usage unique stérile ou stérilisation

Le principe posé par le Code de la santé publique est clair : tout matériel qui pénètre la barrière cutanée ou entre en contact avec la peau ou la muqueuse du client doit être soit à usage unique et stérile, soit stérilisé avant chaque utilisation. Aiguilles, buses, bijoux de première pose : la traçabilité de leur stérilité fait partie des points contrôlés.

Si vous stérilisez du matériel réutilisable, vous devez maîtriser le cycle complet (nettoyage, conditionnement, autoclave, contrôle) et en conserver la trace. Ce sujet technique occupe une place importante dans la partie pratique de la formation, celle des sept heures minimum d’application détaillées dans notre article sur ce que prévoit l’arrêté du 5 mars 2024.

6.2 DASRI et élimination des déchets

Les aiguilles usagées, compresses souillées et autres consommables sont des déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI). Ils ne se jettent pas avec les ordures ménagères. Le Code de la santé publique impose de les collecter dans des contenants adaptés, de les identifier et de les faire éliminer par une filière autorisée (incinération ou désinfection).

Concrètement, cela suppose un contrat avec un prestataire d’élimination et la conservation des bordereaux de suivi. Un studio à Mérignac ou à Cenon doit pouvoir prouver que ses déchets à risque suivent le bon circuit, du poste de travail jusqu’au traitement final.

6.3 Traçabilité des documents

La traçabilité ne concerne pas que le matériel. Elle englobe vos documents : consentements des mineurs (conservés trois ans), fiches d’information remises, questionnaires de santé, bordereaux de déchets, attestation de formation, récépissé de déclaration à l’ARS. Un classement simple et à jour vous fait gagner un temps précieux le jour d’un contrôle.

Beaucoup de professionnels installés à Bordeaux tiennent un registre ou un dossier numérique par client. Ce n’est pas une obligation de forme imposée par un texte unique, mais une bonne pratique qui matérialise l’ensemble de vos obligations avant chaque prestation.

7. L’aménagement du local et du poste de travail

Les obligations avant chaque prestation ne concernent pas seulement le client et les documents : elles supposent un environnement de travail conforme. L’arrêté du 11 mars 2009 fixe des règles précises sur les locaux, car un geste parfait dans une pièce inadaptée ne protège personne.

7.1 Une salle réservée à l’activité

Le local doit comporter une salle exclusivement destinée à la réalisation des tatouages, du maquillage permanent ou des perçages. Cette pièce ne peut pas servir simultanément à d’autres usages (vente, accueil, vie personnelle). La séparation des espaces limite les risques de contamination et facilite le nettoyage entre deux clients.

Cette exigence concerne aussi bien un studio installé en centre-ville de Bordeaux qu’un local partagé à Bègles ou un espace aménagé à Eysines. La configuration compte moins que le principe : la zone où vous percez la barrière cutanée doit être dédiée, propre et maîtrisée.

7.2 Point d’eau, surfaces lavables et propreté du poste

La salle de pratique doit disposer d’un point d’eau pour l’hygiène des mains, de surfaces lisses, lavables et faciles à désinfecter, et d’un mobilier qui se nettoie sans difficulté. Les revêtements poreux, difficiles à décontaminer, sont à proscrire dans la zone de soin. Ces détails, souvent négligés à l’installation, sont pourtant vérifiés lors d’un contrôle de l’ARS Nouvelle-Aquitaine.

Le poste de travail lui-même se prépare avant chaque client : désinfection des plans, protection à usage unique, disposition du matériel stérile à portée de main sans contact avec des surfaces non désinfectées. Un professionnel de Pessac comme de Lormont applique la même exigence, quel que soit le volume de sa clientèle. Ces désinfectants professionnels relèvent par ailleurs d’un cadre propre, le certibiocide, que nous détaillons pour les métiers de la peau dans notre article sur le certibiocide pour les tatoueurs, perceurs et instituts des Chartrons.

7.3 Préparation avant l’arrivée du client

La conformité du local se joue en amont, pas au moment où le client s’assied. Avant chaque rendez-vous, vous vérifiez la propreté de la salle, la disponibilité de consommables stériles, le bon fonctionnement du matériel de stérilisation et la présence des documents (fiches d’information, questionnaire de santé, formulaire de consentement). Cette routine de préparation évite l’improvisation, principale source d’erreurs.

Intégrer ces vérifications à votre organisation quotidienne demande de la méthode. C’est précisément ce type de réflexe que structure une formation en présentiel, où l’on apprend à penser le poste de travail comme un système et non comme une addition de gestes isolés.

8. Se former et rester conforme à Bordeaux avec TBC Formation

Toutes ces obligations ont un point commun : elles supposent une formation initiale solide et une mise à jour régulière de vos connaissances. C’est le rôle de la formation hygiène et salubrité à Bordeaux proposée par TBC Formation.

8.1 Ce que couvre la formation

La formation répond aux exigences de l’arrêté du 5 mars 2024, qui encadre le contenu et la durée du parcours pour les professionnels du tatouage, du perçage et du maquillage permanent. Le programme couvre 21 heures réparties sur trois jours, dont une part pratique, et aborde précisément les points vus dans cet article : consentement, information du client, contre-indications, stérilisation, gestion des déchets, réglementation applicable.

L’intérêt d’une formation en présentiel à Bordeaux tient à sa dimension concrète. Vous manipulez, vous questionnez, vous confrontez vos cas réels de studio à un cadre réglementaire précis. Cette pratique est difficile à acquérir seul à partir des seuls textes de loi.

8.2 Validité de cinq ans et renouvellement

L’attestation de formation à l’hygiène et à la salubrité n’est pas acquise à vie. Sa validité est de cinq ans, au terme desquels une mise à niveau est nécessaire pour rester conforme. Ce renouvellement, plus court que la formation initiale, permet d’actualiser vos connaissances au regard des évolutions réglementaires.

Anticiper ce renouvellement évite toute rupture de conformité. Un professionnel de Talence ou de Villenave-d’Ornon qui laisse expirer son attestation s’expose à un rappel de l’ARS Nouvelle-Aquitaine et fragilise sa déclaration d’activité.

8.3 Pourquoi choisir TBC Formation

TBC Formation est un organisme de formation certifié Qualiopi, installé au 6 Quai de Paludate à Bordeaux. Cette certification qualité conditionne l’accès à certains financements publics (CPF, OPCO, France Travail) et atteste du sérieux du parcours. L’ancrage local, au centre de Bordeaux et facilement accessible depuis Bègles, Mérignac ou la rive droite, facilite le suivi de la formation sans multiplier les déplacements.

Se former localement, c’est aussi bénéficier d’un interlocuteur qui connaît le tissu professionnel de la métropole et les attentes de l’ARS Nouvelle-Aquitaine. Vous repartez avec une méthode applicable dès le lundi suivant dans votre studio.

Questions fréquentes sur les obligations avant chaque prestation

Peut-on tatouer un mineur avec l’accord de ses parents ?

Oui, sous conditions. L’article R1311-11 du Code de la santé publique interdit de tatouer ou de percer un mineur sans le consentement écrit d’une personne titulaire de l’autorité parentale ou du tuteur. Ce consentement doit être recueilli par écrit, daté et signé, et la preuve conservée trois ans. La présence du représentant légal lors de la prestation est la pratique attendue. Chaque studio reste libre de fixer des limites internes plus strictes.

Faut-il un document écrit pour informer le client ?

Oui. L’information sur les risques doit être affichée de manière visible dans le local et remise par écrit au client avant la prestation. Après le geste, vous remettez également les consignes de cicatrisation et les signes d’alerte. Pour un mineur, cette information écrite est aussi communiquée au parent ou au tuteur avant qu’il ne donne son accord.

Quelles contre-indications doit vérifier un tatoueur ou un perceur ?

Un professionnel n’établit pas de diagnostic médical, mais il doit repérer les situations à risque au moyen d’un questionnaire de santé : troubles de la coagulation, diabète, allergies, immunodépression, traitements en cours, grossesse pour certaines prestations, maladies de peau évolutives. Il examine aussi l’état de la zone à traiter. En cas de doute, il diffère la prestation et oriente le client vers un avis médical.

Le perçage du lobe de l’oreille au pistolet est-il concerné ?

Non, la technique du pistolet perce-oreille appliquée au lobe est exclue du champ de l’arrêté du 11 mars 2009. En revanche, dès qu’une aiguille est utilisée, ou dès que le perçage concerne un cartilage, une narine ou une autre zone, vous appliquez le cadre réglementaire complet du perçage corporel, y compris les règles sur les mineurs.

Combien de temps faut-il conserver les documents de consentement ?

Le consentement écrit recueilli pour un mineur doit être conservé pendant trois ans afin d’être présenté en cas de contrôle. Plus largement, il est recommandé de tenir un classement à jour de l’ensemble de vos documents (fiches d’information, questionnaires de santé, bordereaux de déchets DASRI, attestation de formation, récépissé de déclaration ARS) pour démontrer votre conformité.

La formation hygiène et salubrité est-elle obligatoire pour exercer à Bordeaux ?

Oui. La déclaration d’activité auprès de l’ARS, prévue par le Code de la santé publique, exige de justifier d’une attestation de formation à l’hygiène et à la salubrité. Sans ce certificat, l’exercice du tatouage, du perçage ou du maquillage permanent n’est pas conforme, à Bordeaux comme dans le reste de la Nouvelle-Aquitaine.

Le maquillage permanent est-il soumis aux mêmes obligations que le tatouage ?

Oui. Le maquillage permanent, aussi appelé dermographie, procède par effraction cutanée et relève du même cadre que le tatouage. Les obligations de consentement pour les mineurs, d’information du client, de repérage des contre-indications, de stérilisation du matériel et de gestion des déchets s’appliquent de la même façon. La formation à l’hygiène et à la salubrité couvre donc explicitement cette activité, au même titre que le tatouage et le perçage corporel.

Pour conclure

Les obligations avant chaque prestation se résument à trois réflexes complémentaires : vérifier l’âge et recueillir le consentement quand le client est mineur, informer clairement sur les risques et les précautions, repérer les contre-indications avant de commencer. À cela s’ajoute la rigueur invisible mais décisive de l’hygiène du matériel, de la gestion des déchets et de la traçabilité des documents. Rien d’insurmontable : ce sont des gestes qui deviennent automatiques une fois la logique comprise.

C’est exactement ce que vous transmet la formation hygiène et salubrité à Bordeaux de TBC Formation : non pas une liste de règles à mémoriser, mais une méthode de travail sûre, conforme aux attentes de l’ARS Nouvelle-Aquitaine et applicable dès votre retour au studio, que vous exerciez à Bordeaux, Mérignac, Pessac ou sur la rive droite. Vous préparez une installation ou vous devez renouveler votre attestation ? Contactez-nous pour construire un parcours adapté à votre activité.

TBC Formation
6 Quai de Paludate, 33800 Bordeaux
+33 05 56 08 52 55
tbcformation.com

 

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