Le certibiocide aux Chartrons, à Bordeaux, concerne beaucoup plus de professionnels qu’on ne l’imagine en flânant dans les rues commerçantes de ce quartier historique. Entre les studios de tatouage, les salons de piercing et les instituts de beauté qui font vivre l’esprit village des Chartrons, une majorité d’activités reposent sur un geste quotidien : désinfecter un poste de travail, un accoudoir ou un instrument. Ce geste, si banal soit-il, mobilise des produits biocides encadrés par une réglementation précise. Savez-vous vraiment si votre activité est soumise à l’obligation de certification ? Et surtout, comment articuler le certibiocide avec la formation Hygiène et Salubrité que beaucoup connaissent déjà ?
Cet article s’adresse aux professionnels de la peau et du bien-être installés aux Chartrons comme dans le reste de Bordeaux Métropole. Il explique ce qu’est réellement le certibiocide, qui doit s’y conformer, comment il se distingue de l’hygiène et salubrité, et quelles démarches concrètes engager pour exercer sereinement. L’objectif : vous donner une lecture claire d’une obligation encore mal comprise, sans jargon inutile et sans zone d’ombre réglementaire.
1. Les Chartrons, un quartier de commerçants et de métiers de la peau
Le quartier des Chartrons occupe une place singulière dans le nord de Bordeaux. Ancien fief du négoce de vin, il a gardé son tissu de boutiques indépendantes, d’ateliers d’artisans et de commerces de proximité. Cette densité commerçante attire aujourd’hui de nombreux métiers de l’esthétique et de la modification corporelle, qui trouvent là une clientèle de quartier fidèle et une identité de village recherchée.
1.1 Un tissu dense de studios de tatouage et de piercing
Les rues commerçantes des Chartrons abritent plusieurs studios de tatouage et salons de piercing. Ces activités reposent sur des actes qui traversent la barrière cutanée, ce que la réglementation appelle une effraction cutanée. Chaque séance suppose un environnement maîtrisé : surfaces nettoyées, matériel décontaminé, poste de travail assaini entre deux clients. Le désinfectant utilisé pour ces opérations n’est pas un produit ménager anodin, c’est un produit biocide au sens réglementaire.
La proximité géographique de ces établissements renforce l’attention portée à la conformité. Dans un quartier où la réputation se construit au bouche-à-oreille, un professionnel rigoureux sur l’hygiène et la traçabilité de ses produits envoie un signal fort à sa clientèle. La certification n’est donc pas qu’une contrainte administrative, elle participe à la crédibilité de l’activité.
1.2 Instituts de beauté, esthétique et maquillage permanent
À côté des studios de tatouage, les Chartrons comptent des instituts de beauté, des cabinets d’esthétique et des praticiens de maquillage permanent ou de dermographie. Ces métiers manipulent eux aussi des désinfectants pour préparer la peau, nettoyer les plans de travail et décontaminer le petit matériel. Le maquillage permanent, en particulier, relève d’actes assimilés au tatouage sur le plan sanitaire, ce qui place ces professionnels dans le même cadre réglementaire que les tatoueurs.
Les gérantes et gérants d’instituts se retrouvent souvent en première ligne : ce sont eux qui choisissent, achètent et approvisionnent les produits d’hygiène de l’établissement. Or, comme nous le verrons, c’est précisément ce rôle de décideur et d’acheteur qui déclenche l’obligation de certibiocide.
1.3 Pourquoi la proximité change la donne pour la conformité
Exercer dans un quartier dense comme les Chartrons crée une dynamique particulière. Les professionnels se croisent, échangent sur leurs fournisseurs et sur leurs pratiques. Une information erronée sur l’obligation de formation peut donc se propager vite. Beaucoup pensent, à tort, que la formation Hygiène et Salubrité suffit à couvrir tous leurs besoins réglementaires. D’autres ignorent que l’achat de leur bidon de désinfectant professionnel peut, à lui seul, les soumettre à une nouvelle obligation.
Clarifier ces points au niveau local a du sens. Que votre salon se situe aux Chartrons, à Bordeaux centre, à Mérignac ou à Talence, les règles applicables sont les mêmes. Mais leur application concrète dépend de votre statut, de vos achats et de la nature exacte des produits que vous utilisez.
2. Le certibiocide, de quoi parle-t-on exactement ?
Avant d’entrer dans les cas particuliers, il faut poser une définition solide. Le mot certibiocide est souvent employé de travers, confondu tantôt avec une simple formation, tantôt avec une autorisation de vente. Il désigne en réalité un certificat individuel obligatoire pour certains professionnels qui manipulent des produits biocides.
2.1 Un certificat individuel encadré par le Code de l’environnement
Le certibiocide est un certificat individuel délivré à une personne après une formation dans un centre habilité. Il ne s’attache pas à l’entreprise mais à l’individu qui achète, utilise ou décide de l’emploi des produits. Son cadre juridique relève du Code de l’environnement et du règlement européen sur les produits biocides évalué par l’ANSES, le règlement (UE) n° 528/2012, qui organise la mise à disposition sur le marché et l’utilisation de ces substances dans toute l’Union européenne.
Ce point de rattachement est essentiel. Le certibiocide ne dépend pas du Code de la santé publique, contrairement à la formation Hygiène et Salubrité. Il obéit à une logique environnementale et de sécurité chimique : limiter les risques que ces produits font peser sur la santé humaine, sur les animaux et sur l’environnement. Le portail officiel du ministère de la Transition écologique sur les produits biocides détaille cette architecture réglementaire.
2.2 Les 22 types de produits biocides et les déclinaisons du certificat
La réglementation classe les produits biocides en 22 types de produits, regroupés en quatre grandes familles : les désinfectants, les produits de protection, les produits de lutte contre les nuisibles et les autres biocides. Cette classification, dite TP pour type de produit, va du TP1 au TP22.
Depuis 2024, le certibiocide se décline en trois versions selon les produits manipulés :
- Le certibiocide Désinfectants, pour les produits de types TP2, TP3 et TP4.
- Le certibiocide Nuisibles, pour les rodenticides et insecticides des types TP14, TP18 et TP20.
- Le certibiocide Autres produits, pour certains produits de protection des types TP8, TP15 et TP21.
Pour les tatoueurs, perceurs, dermographes et esthéticiennes des Chartrons, c’est la déclinaison Désinfectants qui entre en jeu. Comprendre les différences entre les produits biocides TP2, TP3 et TP4 permet de cibler précisément la certification utile à votre activité, sans suivre un module inadapté.
2.3 Le TP2, le désinfectant du quotidien des studios
Le TP2 désigne les désinfectants destinés aux surfaces, matériaux, équipements et mobilier qui ne sont pas en contact direct avec des denrées alimentaires. C’est le type de produit le plus courant dans un studio de tatouage ou un institut : il sert à décontaminer la table de travail, les accoudoirs, les poignées, les plans, le petit matériel non stérile et le mobilier de soin.
Le TP3 concerne l’hygiène vétérinaire et le TP4 les surfaces en contact avec l’alimentation, deux catégories qui sortent du cadre habituel des métiers de la peau. Retenez donc que, pour l’immense majorité des professionnels des Chartrons, la question du certibiocide se résume au TP2 : le désinfectant du quotidien, celui que vous pulvérisez et essuyez entre deux clients.
Mal classer un produit n’est pas anodin. Croire qu’un désinfectant relève du grand public alors qu’il porte une mention professionnelle, ou l’inverse, fausse votre analyse de conformité. La formation apprend justement à lire une étiquette, à repérer le type de produit et à identifier la présence de substances actives soumises à autorisation de mise sur le marché. Cette lecture réglementaire, acquise une fois pour toutes, sécurise chaque achat futur et vous évite de dépendre uniquement de la parole d’un fournisseur.
3. Qui est réellement concerné aux Chartrons ?
C’est la question qui suscite le plus de confusion, et sur laquelle circulent le plus d’idées reçues. Tous les professionnels qui manipulent un désinfectant ne sont pas automatiquement soumis au certibiocide. La logique du texte repose sur un critère précis : le rôle joué dans l’achat et le choix du produit.
3.1 Acquéreur, décideur, distributeur : les trois profils visés
L’obligation vise trois profils : la personne qui acquiert le produit, celle qui décide de son emploi et celle qui le distribue. Autrement dit, le certibiocide s’impose à celui qui achète et choisit les désinfectants professionnels de son établissement. Dans un studio de tatouage des Chartrons tenu par un artiste indépendant, c’est généralement lui qui remplit ce rôle : il commande ses produits, il sélectionne sa marque, il gère son stock. Il est donc concerné.
Dans un institut employant plusieurs esthéticiennes, c’est le plus souvent la gérante ou le gérant qui décide des achats. Une praticienne salariée qui se contente d’utiliser le produit fourni, sans intervenir dans son choix ni son achat, n’est pas visée à titre personnel par l’obligation. La certification suit la responsabilité de la décision d’achat, pas le simple geste d’utilisation.
3.2 La nuance produits professionnels / produits grand public
Un deuxième critère affine encore le périmètre : la nature du produit acheté. L’obligation ne porte que sur les désinfectants réservés à un usage exclusivement professionnel. Les produits destinés au grand public, ou à usage mixte professionnel et grand public, ne déclenchent pas l’exigence de certibiocide.
Ce point est loin d’être théorique. Un professionnel des Chartrons qui s’approvisionne chez un distributeur spécialisé n’achète pas forcément un produit strictement professionnel : de nombreux fournisseurs proposent des références à usage mixte. Vérifier le statut du produit sur sa fiche technique et son étiquetage est donc un réflexe à acquérir. La loi EGALIM a d’ailleurs restreint la publicité et la vente en libre-service de certaines catégories de biocides jugées les plus dangereuses, ce qui renforce l’attention à porter au moment de l’achat.
Comment lever le doute en pratique ? Trois vérifications suffisent le plus souvent. La fiche de données de sécurité du produit précise sa composition et ses usages. L’étiquetage mentionne le type de produit et, le cas échéant, la restriction aux professionnels. Enfin, le numéro d’autorisation permet de retrouver le produit dans les bases officielles. En cas de doute persistant, mieux vaut considérer que l’obligation s’applique et se former : la certification couvre alors l’ensemble de vos désinfectants, sans avoir à réévaluer chaque référence à chaque commande.
3.3 Gérants d’instituts, dermographes et salariés
Concrètement, dans le paysage des Chartrons, voici comment se répartissent les situations. Le tatoueur indépendant qui achète ses propres désinfectants professionnels : concerné. La gérante d’institut qui approvisionne son établissement : concernée. Le dermographe libéral qui commande son matériel d’hygiène : concerné. La perceuse salariée qui utilise sans acheter : non concernée à titre individuel, la responsabilité remontant à l’employeur qui décide des achats.
Cette grille de lecture vaut pour toute la métropole. Un professionnel installé à Pessac, à Bègles ou au Bouscat obéit exactement aux mêmes critères qu’aux Chartrons. Pour aller plus loin, notre analyse détaillée des métiers concernés par le Certibiocide recense l’ensemble des secteurs visés, au-delà des seuls métiers de la peau.
4. Certibiocide et hygiène & salubrité : deux obligations à ne pas confondre
C’est le cœur du malentendu pour beaucoup de professionnels. Certibiocide et Hygiène et Salubrité sont deux formations distinctes, portées par deux réglementations différentes, qui répondent à deux finalités séparées. Les confondre expose à une conformité incomplète.
4.1 Deux codes, deux finalités
La formation Hygiène et Salubrité relève du Code de la santé publique. Elle encadre les pratiques professionnelles du tatouage, du piercing et du maquillage permanent afin de protéger la santé du client comme celle du praticien. Elle porte sur les gestes, les protocoles, la stérilisation, la gestion du poste de travail et la prévention des risques infectieux.
Le certibiocide, lui, relève du Code de l’environnement et du règlement biocides. Il encadre l’achat et l’usage des produits désinfectants en tant que substances chimiques. La première formation vous apprend à travailler proprement ; la seconde vous autorise à acquérir et employer des désinfectants professionnels en connaissant leurs risques. Ce sont deux briques complémentaires, pas deux options entre lesquelles choisir.
4.2 L’arrêté du 5 mars 2024 et le rôle de l’ARS Nouvelle-Aquitaine
Côté hygiène, la référence est l’arrêté du 5 mars 2024, qui fixe le contenu et les modalités de la formation Hygiène et Salubrité pour les tatoueurs, perceurs et professionnels du maquillage permanent. Cette formation représente 21 heures de programme, avec un seuil de réussite fixé à 75 % pour la validation. L’Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine, l’ARS, est l’autorité de contrôle compétente sur le territoire bordelais : c’est elle qui veille au respect des obligations sanitaires dans les établissements réalisant des actes avec effraction cutanée.
Un professionnel des Chartrons qui reçoit un contrôle sera donc évalué sur deux plans distincts : ses pratiques d’hygiène au regard du Code de la santé publique, et la conformité de sa gestion des produits biocides au regard du Code de l’environnement. Pour approfondir le volet sanitaire, notre formation Hygiène et Salubrité pour tatoueurs et perceurs détaille l’ensemble du programme applicable à Bordeaux.
4.3 Pourquoi les deux sont souvent nécessaires ensemble
Pour un tatoueur ou une esthéticienne qui achète et utilise ses propres désinfectants professionnels, la réponse n’est pas « l’un ou l’autre » mais « les deux ». La formation Hygiène et Salubrité reste obligatoire pour l’exercice même de l’activité de tatouage, de piercing ou de maquillage permanent. Le certibiocide s’y ajoute dès lors que le professionnel décide et achète des désinfectants réservés aux pros.
Cette complémentarité surprend souvent, mais elle a une cohérence : deux risques différents, deux cadres différents, deux certifications différentes. Anticiper les deux évite les mauvaises surprises lors d’un contrôle et fluidifie la gestion de l’établissement, surtout dans un quartier dense où l’activité tourne à plein. Sur le versant sanitaire, les gestes à sécuriser avant chaque prestation, du consentement des mineurs au repérage des contre-indications, sont détaillés dans notre article sur les obligations à respecter avant chaque prestation de tatouage ou de perçage.
5. Le désinfectant TP2 au poste de travail : usages et bonnes pratiques
Comprendre la réglementation ne suffit pas : encore faut-il savoir manipuler correctement les produits au quotidien. C’est justement l’un des apports concrets de la formation certibiocide, qui va bien au-delà de la simple délivrance d’un certificat.
5.1 Surfaces, matériel et mobilier concernés
Dans un studio ou un institut, le désinfectant TP2 intervient sur un périmètre large : tables et plans de travail, accoudoirs, appuie-têtes, poignées de porte, surfaces de contact, mobilier de soin et petit matériel non stérile. Chaque surface touchée par le praticien ou par le client entre deux prestations doit être décontaminée selon un protocole défini.
L’enjeu, dans un espace commerçant réduit comme on en trouve aux Chartrons, est d’organiser ce nettoyage sans casser le rythme des rendez-vous. Une bonne connaissance des produits permet de choisir des formulations efficaces et rapides, adaptées au flux de clientèle, sans multiplier les manipulations inutiles.
5.2 Dilution, temps de contact et traçabilité
Un désinfectant n’agit correctement qu’à la bonne concentration et pendant un temps de contact suffisant. Diluer approximativement ou essuyer trop vite réduit l’efficacité et crée une fausse sécurité. La formation apprend à lire une fiche technique, à respecter les dilutions, à observer les temps de pose et à tenir une traçabilité minimale des produits employés.
Cette rigueur nourrit directement la qualité perçue par la clientèle. Un registre clair, des produits identifiés et des protocoles écrits rassurent lors d’un contrôle de l’ARS et valorisent le sérieux de l’établissement auprès des clients du quartier.
5.3 Stérilisation, désinfection et gestion des déchets
Il faut distinguer trois niveaux : le nettoyage, qui retire les salissures ; la désinfection, qui réduit les micro-organismes sur les surfaces ; et la stérilisation, qui élimine toute forme microbienne sur le matériel réutilisable, généralement par autoclave. Le TP2 relève de la désinfection des surfaces, pas de la stérilisation des instruments pénétrant la peau, qui obéit à des exigences propres.
À cela s’ajoute la gestion des déchets d’activités de soins à risques infectieux, les DASRI : aiguilles, matériel souillé, consommables à usage unique. Une chaîne d’hygiène complète articule ces trois niveaux et une élimination conforme des déchets, ce qui suppose de bien situer le rôle de chaque produit et de chaque geste dans la journée de travail.
Concrètement, un studio des Chartrons stocke ses DASRI dans des contenants normalisés, tient un bordereau de suivi et confie leur collecte à un prestataire agréé. Cette filière, distincte du tri des ordures ménagères, s’applique de la même manière à Bordeaux, à Bègles ou à Mérignac. Bien la maîtriser complète utilement la logique du certibiocide : gérer le produit désinfectant en amont, gérer le déchet à risque en aval, pour une hygiène cohérente du début à la fin de la prestation.
6. Se mettre en conformité quand on exerce aux Chartrons
Une fois le cadre posé, restent les démarches pratiques. Elles sont plus simples qu’il n’y paraît, à condition de les aborder dans l’ordre et de s’appuyer sur un organisme de formation fiable.
6.1 Formation, validité 5 ans et renouvellement
Le certibiocide s’obtient à l’issue d’une formation en centre habilité, sanctionnée par la délivrance du certificat. Pour la déclinaison Désinfectants qui intéresse les métiers de la peau, il s’agit d’un format court, orienté vers l’usage concret des produits. Pour connaître le déroulé exact, la durée et le contenu de la formation Certibiocide sont détaillés sur notre page dédiée.
Le certificat est valable 5 ans. À l’approche de cette échéance, un renouvellement est nécessaire pour continuer à acquérir et utiliser légalement les produits concernés. Anticiper cette date évite toute rupture de conformité, en particulier dans une activité de proximité où l’approvisionnement en désinfectants ne doit jamais s’interrompre.
6.2 Déclaration, BioCID et obligations administratives
Le dispositif biocides s’accompagne d’obligations administratives qui dépassent la seule détention du certificat. La mise sur le marché des produits biocides fait l’objet d’une télédéclaration via le téléservice public BioCID, dédié à la déclaration des produits biocides, qui permet aussi de consulter le catalogue des produits déclarés. Ces démarches concernent principalement les responsables de mise sur le marché, mais elles éclairent l’ensemble de la chaîne : savoir qu’un produit est bien déclaré est un gage de fiabilité pour l’acheteur.
Pour le professionnel utilisateur, l’essentiel consiste à conserver son certificat, à vérifier le statut réglementaire des produits qu’il achète et à tenir à jour sa documentation. Cette hygiène administrative, sans lourdeur excessive, sécurise l’activité en cas de contrôle.
Un classeur simple suffit dans la plupart des studios : une copie du certibiocide, une copie de l’attestation de formation Hygiène et Salubrité, les fiches de données de sécurité des désinfectants employés, les protocoles de nettoyage affichés et les bordereaux de collecte des déchets. Réunir ces pièces au même endroit fait gagner un temps précieux le jour d’une visite de l’ARS et montre, sans discours, le sérieux de l’établissement. C’est aussi un outil de transmission utile si vous formez un collaborateur ou accueillez un artiste invité.
6.3 Financement et certification Qualiopi
Comme toute formation professionnelle, le certibiocide peut, selon les situations, mobiliser des dispositifs de financement : plan de développement des compétences pour les salariés, aides de France Travail pour les demandeurs d’emploi, dispositifs des OPCO selon la branche, ou aides régionales de la Nouvelle-Aquitaine. L’accès à ces financements publics suppose que l’organisme soit certifié Qualiopi.
TBC Formation est certifié Qualiopi, ce qui ouvre la voie à ces prises en charge lorsque votre situation le permet. Un point préalable avec le centre vous permet d’identifier le dispositif adapté à votre statut d’indépendant, de gérant ou de salarié, avant même de vous inscrire.
7. Pourquoi se former avec TBC Formation à Bordeaux
Choisir un organisme de proximité, qui connaît le tissu professionnel local et maîtrise à la fois le certibiocide et l’hygiène et salubrité, change la qualité de l’accompagnement.
7.1 Un organisme local certifié Qualiopi
Installé au 6 Quai de Paludate à Bordeaux, TBC Formation intervient pour l’ensemble de la métropole, des Chartrons à Mérignac, de Pessac à Cenon. Cette implantation locale facilite les échanges, l’organisation des sessions et la compréhension des réalités de terrain propres aux studios et instituts bordelais. La certification Qualiopi atteste du respect des exigences de qualité attendues d’un organisme de formation professionnelle.
7.2 Une articulation certibiocide + hygiène et salubrité
L’un des atouts d’un organisme couvrant les deux champs, c’est la cohérence pédagogique. Plutôt que de suivre deux formations sans lien dans deux structures différentes, vous bénéficiez d’un parcours qui articule la protection sanitaire du Code de la santé publique et la gestion des produits biocides du Code de l’environnement. Vous repartez avec une vision d’ensemble de votre conformité, pas avec deux certificats déconnectés.
7.3 Un accompagnement de proximité
Au-delà du certificat, l’accompagnement porte sur les cas concrets : quels produits choisir, comment organiser la désinfection dans un petit espace commerçant, comment tenir une traçabilité simple, comment anticiper un renouvellement. Ce niveau de conseil, ancré dans la réalité d’un quartier comme les Chartrons, fait la différence entre une formation vécue comme une formalité et une formation réellement utile au quotidien.
Questions fréquentes sur le certibiocide aux Chartrons
Le certibiocide est-il obligatoire pour un tatoueur des Chartrons ?
Il l’est dès lors que le professionnel achète et choisit lui-même ses désinfectants réservés à un usage strictement professionnel, généralement des produits de type TP2. Un tatoueur indépendant qui gère ses propres approvisionnements est donc concerné. En revanche, un artiste invité ou un salarié qui se contente d’utiliser un produit fourni, sans participer à son achat, n’est pas visé à titre personnel.
Faut-il le certibiocide en plus de la formation Hygiène et Salubrité ?
Oui, dans la plupart des cas. La formation Hygiène et Salubrité reste obligatoire pour exercer le tatouage, le piercing ou le maquillage permanent, car elle relève du Code de la santé publique. Le certibiocide s’y ajoute au titre du Code de l’environnement dès que vous achetez et utilisez vos propres désinfectants professionnels. Les deux sont complémentaires, pas interchangeables.
Quel type de produit biocide concerne les studios et instituts ?
Essentiellement le TP2, c’est-à-dire les désinfectants pour les surfaces, les matériaux, les équipements et le mobilier sans contact avec des denrées alimentaires. Il sert à décontaminer les tables de travail, les accoudoirs, les poignées et le petit matériel non stérile. Le TP3, hygiène vétérinaire, et le TP4, surfaces alimentaires, sortent du cadre habituel des métiers de la peau.
Combien de temps le certibiocide reste-t-il valable ?
Le certificat est valable 5 ans. Passé ce délai, un renouvellement par une nouvelle formation est nécessaire pour continuer à acquérir et employer légalement les produits concernés. Il est prudent d’anticiper cette échéance afin de ne jamais interrompre son approvisionnement en désinfectants professionnels.
Un institut de beauté à Bordeaux est-il concerné au même titre qu’un studio de tatouage ?
Le critère est le même : dès qu’une personne de l’institut, le plus souvent la gérante ou le gérant, achète et choisit des désinfectants professionnels, elle doit détenir le certibiocide. Le maquillage permanent, assimilé au tatouage sur le plan sanitaire, place les praticiennes concernées dans le même cadre que les tatoueurs. La règle vaut identiquement aux Chartrons, à Talence ou au Bouscat.
Peut-on financer la formation certibiocide ?
Selon votre statut, plusieurs dispositifs peuvent être mobilisés : plan de développement des compétences pour les salariés, aides de France Travail pour les demandeurs d’emploi, financements des OPCO selon la branche, ou aides régionales de la Nouvelle-Aquitaine. L’accès à ces financements suppose un organisme certifié Qualiopi, ce qui est le cas de TBC Formation. Un point préalable permet d’identifier la solution adaptée à votre situation.
Que risque un professionnel non certifié qui achète des désinfectants professionnels ?
Acquérir ou utiliser des désinfectants réservés aux professionnels sans détenir le certibiocide expose à des restrictions d’accès à ces produits et à des sanctions administratives. Au-delà de l’aspect financier, l’absence de conformité fragilise votre position lors d’un contrôle de l’ARS et peut peser sur votre responsabilité en cas d’incident sanitaire. Se former en amont reste la voie la plus simple : la certification lève le doute et vous permet de vous approvisionner sereinement, sans dépendre du bon vouloir d’un fournisseur ni risquer une rupture d’activité.
Pour conclure
Le certibiocide n’est pas une formalité de plus à cocher au hasard : c’est une certification ciblée, qui répond à un risque précis, l’emploi de produits désinfectants professionnels. Pour les tatoueurs, perceurs, dermographes et gérants d’instituts des Chartrons, la question se résume le plus souvent au TP2, ce désinfectant de surface manipulé chaque jour au poste de travail. Dès lors que vous achetez et choisissez ces produits, l’obligation vous concerne, en complément de la formation Hygiène et Salubrité qui encadre votre pratique sanitaire.
Bien comprise, cette double conformité protège votre clientèle, sécurise votre activité face aux contrôles de l’ARS Nouvelle-Aquitaine et renforce votre crédibilité dans un quartier où la réputation compte. Que vous exerciez aux Chartrons, à Bordeaux centre ou ailleurs dans la métropole, TBC Formation vous accompagne pour articuler certibiocide et hygiène et salubrité sans zone d’ombre. Une question sur votre situation précise ? Contactez-nous pour faire le point et choisir le parcours adapté à votre métier.
TBC Formation
6 Quai de Paludate, 33800 Bordeaux
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