Vous venez de valider votre formation hygiène et salubrité à Bordeaux et vous vous apprêtez à recevoir vos premiers clients : quel matériel à usage unique commander en priorité, et comment agencer votre poste pour travailler proprement sans perdre de temps entre deux prestations ? La certification vous a donné les protocoles, mais la mise en place concrète, achats, fournisseurs, rangement des consommables stériles et gestion des déchets, se construit au quotidien, dans votre studio.
Cet article ne revient pas sur les règles théoriques ni sur la façon de réussir un contrôle de l’ARS. Il se concentre sur la logistique : choisir le bon matériel à usage unique, sélectionner des fournisseurs fiables, organiser le stockage de vos consommables, agencer un poste de travail fonctionnel et fluidifier l’élimination des déchets. Que vous exerciez à Bordeaux centre, à Mérignac ou à Pessac, ces décisions matérielles conditionnent autant votre conformité sanitaire que votre rentabilité. Voici une méthode concrète, poste par poste.
1. Pourquoi le matériel à usage unique structure votre activité après la formation
La formation hygiène et salubrité à Bordeaux insiste sur un principe simple : tout ce qui entre en contact avec la peau ou les muqueuses du client est neuf, stérile et jeté après la prestation. Une fois certifié, ce principe ne reste pas une consigne abstraite, il devient une ligne d’achat récurrente et un poste de coût à piloter.
1.1 Le cadre fixé par la réglementation
Les conditions d’hygiène applicables au tatouage et au perçage découlent du Code de la santé publique (articles R.1311-1 et suivants) et de la formation rendue obligatoire par l’arrêté du 5 mars 2024 relatif à la formation hygiène et salubrité. Le texte impose une formation de 21 heures, dont 7 heures de pratique, justement pour que les gestes liés au matériel stérile et à usage unique soient maîtrisés avant l’ouverture d’un studio.
L’usage unique répond à un objectif précis : couper toute chaîne de contamination croisée entre deux clients. Aiguilles, buses, manchons de protection, films de surface, gants, tout élément en contact avec le sang ou la lymphe ne sert qu’une seule fois. Ce n’est pas une recommandation commerciale, c’est une obligation sanitaire vérifiable.
1.2 Usage unique, stérile et réutilisable : trois statuts à ne pas confondre
Trois catégories cohabitent sur un poste de tatouage, et les mélanger expose à des erreurs coûteuses. Le matériel à usage unique (aiguilles, buses jetables, rasoirs, godets d’encre) se jette systématiquement. Le matériel stérile à usage unique arrive sous blister scellé, stérilisé en usine, avec une date de péremption. Le matériel réutilisable (certaines tubes inox, pinces de perçage) doit passer en autoclave après chaque utilisation, avec un cycle tracé.
Un professionnel récemment installé à Talence résumait bien la logique : ce qui touche le client une fois part à la poubelle DASRI, ce qui revient doit pouvoir prouver sa stérilisation. Cette distinction guide chaque achat.
1.3 Pourquoi cet enjeu se joue dès les premières semaines
Beaucoup de nouveaux certifiés sous-estiment le volume de consommables réel. Une journée de rendez-vous consomme des dizaines de gants, plusieurs films de protection, des cartouches d’aiguilles, des champs stériles et des produits de désinfection de surface. Anticiper ces volumes évite la rupture de stock en plein rendez-vous, situation qui pousse parfois à des compromis sur l’hygiène. Pour relier ces achats aux gestes appris, notre article sur la prévention des risques biologiques dans votre activité détaille la logique de protection que le matériel vient concrétiser.
1.4 Du certificat à la pratique : un changement de posture
Pendant la formation, le matériel est fourni et les protocoles sont encadrés par le formateur. Une fois installé, c’est vous qui décidez des références achetées, des quantités et de la filière de déchets. Ce passage de l’apprentissage à la responsabilité pleine surprend souvent. Un perceur formé récemment confiait qu’il avait appris à manipuler du matériel stérile en formation, mais qu’il avait dû tout réapprendre côté gestion : référencer ses produits, négocier avec un fournisseur, calculer le coût réel d’une prestation. Cette dimension logistique fait partie du métier au même titre que le geste technique, et la maîtriser dès le départ évite bien des tâtonnements.
2. Constituer votre liste de matériel à usage unique poste par poste
Avant de commander, dressez l’inventaire de ce que chaque prestation exige réellement. Une liste structurée évite les achats impulsifs et les oublis qui bloquent une séance.
2.1 Le matériel en contact direct avec la peau
Cette catégorie est la plus sensible. On y trouve les aiguilles et cartouches stériles, les buses et tubes jetables, les rasoirs à usage unique pour la préparation de la zone, et les godets d’encre individuels. Chacun de ces éléments arrive emballé, stérile, et ne sort de son emballage qu’au moment de la prestation, devant le client quand c’est possible, geste qui rassure et qui prouve la traçabilité.
Les aiguilles de tatouage et de perçage relèvent de la catégorie des dispositifs concernés par des exigences de qualité strictes. Vérifiez systématiquement le marquage CE, la mention de stérilité et la date limite d’utilisation sur chaque blister.
2.2 Les protections de surface et la barrière entre vous et le poste
La deuxième catégorie protège l’environnement de travail. Films plastiques pour le dermographe et son cordon, housses jetables pour les flacons de produit, protections de la station et du fauteuil, essuie-tout à usage unique. Ces barrières se changent à chaque client. Elles transforment un poste difficile à nettoyer en surface protégée que l’on remplace en quelques secondes.
2.3 Les consommables d’hygiène pour l’opérateur
Troisième catégorie, ce qui protège le professionnel et limite la contamination : gants nitrile à usage unique (en plusieurs tailles), masques, savon doux pour la peau du client, solution hydroalcoolique, et antiseptiques pour la préparation cutanée. Les gants nitrile sont préférables au latex pour limiter les risques d’allergie, côté client comme côté opérateur.
2.4 Le matériel de désinfection des surfaces
Pour ce qui n’est pas jetable, prévoyez détergent-désinfectant de surface répondant aux normes en vigueur, lingettes désinfectantes, et un produit adapté au mobilier. Respecter le temps de contact indiqué par le fabricant conditionne l’efficacité réelle de la désinfection. Un produit performant mal utilisé ne protège personne. Vérifiez que vos désinfectants portent les références de normes attendues pour l’activité, notamment celles couvrant le spectre bactéricide, virucide et fongicide, et conservez les fiches techniques avec vos documents d’hygiène.
2.5 Construire une liste type réutilisable
Plutôt que de réfléchir à chaque commande, formalisez une liste type par prestation. Pour un tatouage, listez le nombre moyen de cartouches, de godets, de paires de gants, de films de protection et de champs stériles consommés. Pour un perçage, la liste diffère : bijou stérile, aiguille adaptée, antiseptique, compresses. Cette liste type, affichée près du poste, sert de référence pour préparer le matériel sans rien oublier et pour passer commande rapidement. Elle évolue avec votre pratique, mais elle pose un cadre dès les premières semaines et fiabilise la préparation de chaque rendez-vous, à Bordeaux comme dans les communes voisines.
3. Choisir des fournisseurs de consommables stériles fiables
Le matériel à usage unique ne vaut que par sa qualité d’origine. Un fournisseur sérieux est un partenaire de conformité autant qu’un vendeur, et le choix mérite réflexion dès l’installation.
3.1 Les critères pour évaluer un fournisseur
Privilégiez les distributeurs qui proposent des produits marqués CE, des dispositifs stériles avec traçabilité, et des fiches techniques claires. Un bon fournisseur fournit les certificats de stérilité, indique les lots, et conserve un historique de vos commandes utile en cas de question lors d’un contrôle. La capacité à livrer rapidement compte aussi : une rupture chez votre fournisseur ne doit pas se transformer en rupture chez vous.
La norme NF EN 17169, relative au tatouage hygiénique et sécurisé, sert de référence professionnelle pour cadrer les pratiques et l’équipement. Mentionner cette exigence auprès d’un distributeur permet de jauger son sérieux : un interlocuteur qui la connaît travaille avec des marques fiables.
3.2 Centraliser ou diversifier ses commandes
Deux approches existent. Centraliser ses commandes chez un fournisseur unique simplifie la gestion administrative, regroupe les frais de port et facilite le suivi des lots. Diversifier auprès de deux ou trois fournisseurs sécurise l’approvisionnement en cas de rupture sur une référence précise. Beaucoup de studios installés à Bègles ou Mérignac combinent les deux : un fournisseur principal pour le récurrent, un secondaire pour dépanner.
3.3 Vérifier la conformité documentaire à la livraison
À chaque réception, contrôlez l’intégrité des emballages, les dates de péremption et la cohérence avec votre bon de commande. Un blister abîmé compromet la stérilité : il se met de côté, jamais sur le poste. Conservez les bons de livraison et les fiches produits dans un classeur dédié, papier ou numérique. Ce réflexe documentaire prolonge naturellement les protocoles vus en formation, comme l’explique notre guide pour rester conforme après la formation hygiène et salubrité.
3.4 Anticiper les délais et les frais de livraison
La logistique d’approvisionnement a un impact direct sur votre organisation. Un fournisseur basé loin peut imposer des délais de plusieurs jours, à intégrer dans votre planning de commande. Les frais de port varient selon le montant de la commande : regrouper ses achats permet souvent d’atteindre le seuil de franco de port et de réduire le coût unitaire des consommables. Pensez aussi aux périodes de forte activité, comme l’été ou les fêtes, où la demande grimpe et où certaines références peuvent manquer. Passer commande en avance lisse ces tensions. Pour un studio à Mérignac ou Bègles, mieux vaut un fournisseur capable de livrer en 48 heures qu’un tarif légèrement plus bas assorti de délais incertains.
4. Gérer ses stocks de consommables sans rupture ni gaspillage
Un studio bien géré ne tombe jamais en rupture sur une référence essentielle et ne jette pas de produits périmés. La gestion des stocks est un savoir-faire à part entière qui se met en place dès les premiers mois.
4.1 Mettre en place un suivi simple des quantités
Pas besoin d’un logiciel complexe au démarrage. Un tableau, papier ou tableur, listant chaque référence, le stock minimum et le seuil de réapprovisionnement suffit. Quand une référence atteint son seuil, on recommande. Cette discipline évite la commande paniquée la veille d’une grosse journée et lisse la trésorerie sur l’achat de consommables.
4.2 Appliquer la rotation des dates de péremption
Le matériel stérile a une date limite. La règle du premier entré, premier sorti évite de laisser dormir un stock qui se périme. Concrètement, on range les nouvelles livraisons derrière les anciennes, et on pioche toujours devant. Un contrôle visuel mensuel des dates permet de repérer ce qui approche de la limite et d’écarter ce qui l’a dépassée.
4.3 Calibrer ses volumes selon son activité réelle
Le bon niveau de stock dépend de votre rythme. Un perceur installé à Pessac qui enchaîne les rendez-vous courts ne consomme pas comme un tatoueur réaliste qui fait des séances de plusieurs heures. Suivre sa consommation réelle sur deux ou trois mois donne une base fiable pour ajuster les commandes. Sur-stocker immobilise de la trésorerie et augmente le risque de péremption ; sous-stocker expose à la rupture.
4.4 Sécuriser un espace de stockage propre et dédié
Les consommables stériles se conservent dans un endroit sec, propre, à l’abri de la lumière directe et des sources de contamination. Une armoire ou des étagères dédiées, séparées de la zone de prestation et des produits de nettoyage, préservent l’intégrité des emballages. Cet espace fait partie des points qu’un agent de l’ARS Nouvelle-Aquitaine peut observer, comme le rappellent les informations destinées aux professionnels du tatouage et du perçage publiées par l’agence. Évitez de stocker les consommables au sol, près d’un point d’eau ou à proximité immédiate des déchets : ces voisinages compromettent la propreté des emballages et brouillent la séparation des flux.
4.5 Tenir un registre des lots pour la traçabilité
Au-delà du simple comptage, noter les numéros de lot des dispositifs stériles ajoute une couche de sécurité. En cas de rappel d’un produit par son fabricant, ou de question lors d’un contrôle, vous retrouvez immédiatement quels lots vous avez utilisés et sur quelle période. Cette traçabilité, attendue pour les dispositifs médicaux, se tient facilement dans un tableur ou un cahier dédié. Elle complète vos bons de livraison et démontre une gestion rigoureuse de l’approvisionnement, un atout autant pour votre sérénité que pour votre crédibilité auprès des clients soucieux de l’hygiène.
5. Agencer un poste de travail fonctionnel et conforme
L’organisation physique de votre poste détermine la fluidité de vos prestations et la solidité de votre hygiène. Un poste bien pensé limite les gestes inutiles et réduit le risque d’erreur entre deux clients.
5.1 Définir une zone propre et une zone souillée
Le principe fondateur d’un poste sain : séparer clairement ce qui est stérile et prêt à l’emploi de ce qui est utilisé ou en attente d’élimination. La zone propre accueille le matériel stérile non encore ouvert et les consommables prêts. La zone souillée reçoit ce qui a servi et le collecteur de déchets. Aucun croisement entre les deux flux. Cette séparation, vue en formation, prend tout son sens dans l’agencement réel du local.
5.2 Préparer son poste avant chaque client
Une routine de préparation efficace se déroule toujours dans le même ordre : désinfection des surfaces et du mobilier, pose des protections jetables, ouverture du matériel stérile au dernier moment, organisation des consommables à portée de main. Travailler dans un ordre constant fait gagner du temps et réduit les oublis. Le geste devient automatique, donc fiable.
5.3 Optimiser l’ergonomie pour enchaîner les prestations
Un poste fonctionnel place les éléments les plus utilisés à portée immédiate. Le collecteur DASRI doit être accessible sans déplacement, la station de désinfection à proximité, l’éclairage suffisant. Cette ergonomie n’est pas un luxe : elle limite les manipulations risquées et permet de remettre le poste en état rapidement entre deux rendez-vous, ce qui se traduit directement par plus de créneaux disponibles dans la journée.
5.4 Adapter l’agencement à la taille de votre local
Tous les studios n’ont pas la même surface. Un local compact à Bordeaux centre impose des rangements verticaux et un mobilier mobile, tandis qu’un espace plus grand à Eysines ou Cenon autorise des zones bien délimitées. Quelle que soit la surface, la logique reste identique : séparation des flux, surfaces facilement nettoyables, et circulation fluide entre préparation, prestation et élimination.
5.5 Choisir un mobilier et des revêtements adaptés à l’hygiène
L’agencement passe aussi par le choix des surfaces. Privilégiez des plans de travail lisses, non poreux, sans joints difficiles à nettoyer, et un sol résistant aux produits désinfectants. Le mobilier en inox ou en stratifié se désinfecte mieux que le bois brut, qui retient l’humidité et les salissures. Un fauteuil client revêtu d’une matière lessivable, recouvert d’une protection jetable à chaque séance, combine confort et hygiène. Ces choix d’équipement, faits à l’installation, conditionnent la facilité de votre entretien quotidien pendant des années. Investir dans des surfaces nettoyables coûte plus cher au départ mais simplifie chaque désinfection.
5.6 Prévoir un point d’eau et une station de lavage des mains
Le lavage des mains reste un geste central de l’hygiène. Un point d’eau accessible, équipé de savon doux, de solution hydroalcoolique et d’essuie-mains à usage unique, doit se situer à proximité du poste sans empiéter sur la zone propre. La possibilité de se laver et de se désinfecter les mains entre chaque étape, sans traverser tout le local, fait gagner du temps et renforce la rigueur. Dans un studio bien pensé à Pessac ou Talence, cette station fait partie intégrante du circuit de préparation, au même titre que le collecteur de déchets.
6. Éliminer les déchets : la filière DASRI au quotidien
Tout ce qui a touché la peau ou le sang devient un déchet d’activité de soins à risques infectieux. Sa gestion fait partie intégrante de votre poste et engage votre responsabilité de professionnel.
6.1 Identifier ce qui relève des DASRI
Aiguilles, cartouches usagées, buses, gants souillés, compresses, tout matériel en contact avec le sang ou la lymphe relève des DASRI. Les déchets perforants (aiguilles, lames) vont dans un collecteur rigide normé, hermétique, jamais dans la poubelle ordinaire. Les déchets mous souillés rejoignent un emballage adapté. L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) rappelle que ces déchets présentent un risque infectieux ou de blessure justifiant une filière dédiée.
6.2 Respecter le tri et le conditionnement réglementaires
Le Code de la santé publique encadre le tri et l’élimination des DASRI à travers ses articles R.1335-1 et suivants. Les collecteurs doivent être à usage unique, résistants, portant le marquage UN pour le transport, et fermés définitivement avant enlèvement. Ne jamais remplir un collecteur perforant au-delà de la limite indiquée : un collecteur trop plein devient dangereux à manipuler.
6.3 Organiser la collecte avec un prestataire agréé
En tant que producteur de DASRI, vous êtes responsable de leur élimination. La solution courante consiste à signer une convention avec un prestataire agréé qui collecte les contenants, fournit un bordereau de suivi et garantit le traitement par incinération ou désinfection. Les modalités d’élimination des DASRI détaillées par l’ARS Nouvelle-Aquitaine précisent la chaîne de traçabilité attendue, du tri jusqu’au traitement final. Conservez les bordereaux : ils prouvent que vous avez respecté la filière. Pour aller plus loin sur ce circuit et le matériel réutilisable, voyez notre article sur la gestion des DASRI et la stérilisation.
6.4 Intégrer la gestion des déchets dans le coût de chaque prestation
La collecte DASRI a un coût récurrent qu’il faut intégrer dans votre prix de prestation. Un professionnel installé à Lormont ou Floirac qui ignore ce poste se retrouve à rogner sa marge. Calculer le coût des consommables jetables et de leur élimination par prestation permet d’ajuster ses tarifs avec justesse, sans rogner sur l’hygiène pour préserver la rentabilité.
6.5 Stocker les contenants de déchets en attente d’enlèvement
Entre deux collectes, les contenants pleins doivent patienter dans un endroit sûr. Le Code de la santé publique encadre les durées maximales d’entreposage selon les volumes produits : un studio à faible production peut conserver ses DASRI plus longtemps qu’une structure générant de gros volumes, mais jamais indéfiniment. Le lieu d’entreposage doit être identifié, à l’écart de la zone de prestation et des consommables propres, fermé et hors de portée du public. Anticiper cet espace dès l’aménagement du local évite de se retrouver avec des contenants qui s’accumulent dans un coin inadapté. Cette rigueur fait partie de la chaîne de responsabilité qui pèse sur le producteur de déchets, du tri jusqu’à l’enlèvement par le prestataire.
7. Pourquoi se former chez TBC Formation à Bordeaux
L’organisation matérielle de votre poste s’enracine dans une formation solide, qui ne se limite pas à la théorie mais prépare aux gestes réels du métier.
7.1 Une formation conforme à l’arrêté du 5 mars 2024
TBC Formation, organisme certifié Qualiopi installé au 6 Quai de Paludate à Bordeaux, dispense la formation hygiène et salubrité de 21 heures conforme à la réglementation, avec sa part pratique consacrée aux gestes de manipulation du matériel stérile et à usage unique. La certification s’obtient avec un taux de réussite fixé à 75 %, et la formation s’adresse aux tatoueurs, perceurs et professionnels du maquillage permanent. Pour le détail du parcours, consultez notre page sur la formation Hygiène et Salubrité pour tatoueurs et perceurs à Bordeaux.
7.2 Un ancrage local au service des professionnels de la métropole
Suivre sa formation à Bordeaux, c’est se former près de chez soi, que l’on exerce à Bordeaux, Talence, Mérignac, Pessac ou sur la rive droite à Cenon. Cette proximité facilite les échanges, le suivi et l’accès aux interlocuteurs de l’ARS Nouvelle-Aquitaine, autorité de contrôle régionale. Le maillage local de TBC Formation répond aux mêmes exigences réglementaires partout dans la métropole bordelaise.
7.3 Un accompagnement qui prépare la réalité du studio
Au-delà du certificat, l’enjeu est d’ouvrir et de tenir un studio conforme dans la durée. La formation hygiène et salubrité à Bordeaux aborde les protocoles que vous appliquerez chaque jour sur votre poste, du choix du matériel à la gestion des déchets, pour que la conformité devienne un réflexe et non une contrainte subie. Les sept heures de pratique prévues par la réglementation sont l’occasion de manipuler concrètement le matériel stérile et à usage unique, de s’entraîner à préparer un poste et à éliminer les déchets, autant de gestes que vous reproduirez ensuite en autonomie.
7.4 Préparer son renouvellement et faire évoluer son organisation
La certification se renouvelle, et les pratiques évoluent avec la réglementation et les nouveaux matériels disponibles. Garder le réflexe de réinterroger son organisation, ses fournisseurs et son agencement permet de rester à jour sans tout repenser dans l’urgence. Suivre sa formation hygiène et salubrité à Bordeaux auprès d’un organisme local facilite ce suivi dans le temps, avec un interlocuteur de proximité pour les professionnels de Bordeaux, Mérignac, Pessac et de toute la métropole. Votre poste de travail n’est jamais figé : il s’ajuste à votre activité, à vos volumes et aux évolutions du métier.
Questions fréquentes sur le matériel à usage unique et l’organisation du poste
Quel matériel à usage unique faut-il prévoir en priorité après la formation hygiène et salubrité à Bordeaux ?
En priorité, prévoyez les aiguilles et cartouches stériles, les buses et tubes jetables, les gants nitrile en plusieurs tailles, les films de protection de surface, les godets d’encre individuels et les rasoirs à usage unique. Ajoutez les antiseptiques, le savon doux et un détergent-désinfectant de surface conforme aux normes. Ces consommables couvrent une prestation complète, du nettoyage de la zone à la protection de l’opérateur, et constituent la base de vos commandes récurrentes.
Comment reconnaître un fournisseur fiable de consommables stériles ?
Un fournisseur fiable propose des produits marqués CE, des dispositifs stériles avec date de péremption claire, et fournit les certificats de stérilité et la traçabilité des lots. Il connaît les références professionnelles comme la norme NF EN 17169, livre rapidement et conserve l’historique de vos commandes. Vérifiez les fiches techniques et la réputation du distributeur avant de centraliser vos achats. La capacité à dépanner en cas de rupture est aussi un bon indicateur de sérieux.
Que sont les DASRI et comment les éliminer quand on est tatoueur ou perceur ?
Les DASRI sont les déchets d’activités de soins à risques infectieux : aiguilles, cartouches usagées, gants et compresses souillés. Les déchets perforants vont dans un collecteur rigide normé, hermétique et jamais trop rempli. En tant que producteur, vous êtes responsable de leur élimination : signez une convention avec un prestataire agréé qui collecte les contenants et fournit un bordereau de suivi. Le traitement se fait par incinération ou désinfection, selon la filière encadrée par le Code de la santé publique.
Comment organiser son poste de travail pour rester conforme entre deux clients ?
Séparez clairement une zone propre, qui accueille le matériel stérile non ouvert, et une zone souillée, qui reçoit le matériel usagé et le collecteur de déchets. Désinfectez les surfaces, posez les protections jetables, puis ouvrez le matériel stérile au dernier moment. Placez le collecteur DASRI à portée immédiate. Travailler toujours dans le même ordre fluidifie l’enchaînement des prestations et réduit le risque d’oubli ou de contamination croisée.
Faut-il acheter beaucoup de stock dès l’ouverture de son studio ?
Non. Mieux vaut calibrer ses stocks sur sa consommation réelle, observée sur deux ou trois mois, plutôt que de sur-stocker dès l’ouverture. Sur-stocker immobilise de la trésorerie et expose à la péremption du matériel stérile, qui a une date limite. Mettez en place un suivi simple par référence avec un seuil de réapprovisionnement, et appliquez la rotation premier entré, premier sorti. Vous éviterez à la fois la rupture en pleine journée et le gaspillage.
Combien coûte la gestion des consommables et des déchets par prestation ?
Le coût varie selon le type de prestation et le volume de consommables utilisés. Une séance longue de tatouage consomme davantage qu’un perçage rapide. Pour fixer un prix juste, additionnez le coût des consommables jetables et la quote-part de la collecte DASRI propre à chaque prestation. Cette analyse évite de rogner votre marge sur un poste souvent sous-estimé et garantit que la rentabilité ne se fasse jamais au détriment de l’hygiène.
Le matériel à usage unique stérile a-t-il une date de péremption ?
Oui. Les dispositifs stériles, comme les aiguilles et cartouches sous blister, portent une date limite au-delà de laquelle la stérilité n’est plus garantie. Passé ce délai, le produit ne doit plus être utilisé sur un client, même s’il semble intact. C’est pourquoi la rotation des stocks selon la règle du premier entré, premier sorti est essentielle, accompagnée d’un contrôle visuel régulier des dates. Calibrer ses commandes sur sa consommation réelle limite le gaspillage lié aux produits périmés.
Faut-il une formation pour ouvrir un studio de tatouage ou de perçage à Bordeaux ?
Oui. L’arrêté du 5 mars 2024 rend obligatoire une formation hygiène et salubrité de 21 heures, dont 7 heures de pratique, pour exercer le tatouage par effraction cutanée, le perçage corporel et le maquillage permanent. L’ouverture de l’activité suppose aussi une déclaration préalable auprès de l’ARS Nouvelle-Aquitaine. La formation aborde les protocoles de manipulation du matériel stérile et à usage unique que vous appliquerez ensuite sur votre poste, à Bordeaux comme dans le reste de la métropole.
Pour conclure
Après la formation hygiène et salubrité à Bordeaux, la réussite de votre activité se joue largement sur la logistique : un matériel à usage unique bien choisi, des fournisseurs fiables, des stocks suivis, un poste agencé en zones propre et souillée, et une filière DASRI maîtrisée. Ces décisions matérielles, prises dès les premières semaines, transforment les protocoles appris en gestes quotidiens fluides et sécurisés, à Bordeaux comme à Mérignac, Pessac ou Cenon.
Vous préparez l’ouverture de votre studio ou vous souhaitez fiabiliser l’organisation de votre poste de travail ? Contactez-nous pour échanger sur la formation hygiène et salubrité de TBC Formation et découvrir les avis de nos stagiaires sur notre fiche Google Business Profile.
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