La formation hygiène et salubrité à Bordeaux ne se limite pas à un rappel de bonnes intentions : elle vous apprend à gérer concrètement deux points techniques que les contrôles sanitaires regardent en premier, le circuit des déchets DASRI et la stérilisation de votre matériel. Comment éliminer une aiguille usagée sans exposer personne ? Et comment prouver qu’un instrument réutilisable est réellement stérile au moment de l’acte ?
Ces deux questions reviennent dans chaque atelier que suivent les futurs tatoueurs, perceurs et maquilleurs permanents. Beaucoup arrivent en formation avec une pratique intuitive, sans connaître les normes d’emballage, le bordereau de suivi ou le cycle d’autoclave attendu. Cet article détaille ces protocoles opérationnels, étape par étape, pour vous donner une vision claire de ce que vous saurez faire après la formation. Vous y trouverez le vocabulaire exact utilisé par les autorités sanitaires, les gestes à automatiser et les documents à conserver.
1. Pourquoi DASRI et stérilisation sont au programme de la formation
Les actes de tatouage, de piercing et de maquillage permanent provoquent une effraction cutanée. Cette simple réalité fait basculer votre activité dans un cadre sanitaire strict, proche de celui des professions de santé. La formation hygiène et salubrité à Bordeaux part de ce constat pour construire des réflexes durables autour des déchets piquants et du matériel réutilisable.
1.1 L’effraction cutanée change tout
Dès qu’une aiguille traverse la peau, du sang et des fluides biologiques entrent en jeu. Les déchets produits sont alors classés comme déchets d’activités de soins à risques infectieux. L’Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine rappelle que les tatoueurs et perceurs sont explicitement concernés par la filière DASRI, au même titre que les médecins, infirmiers ou thanatopracteurs. Cette assimilation aux activités de soins n’est pas un détail administratif : elle conditionne la façon dont vous triez, stockez et faites enlever vos déchets.
1.2 Une responsabilité personnelle du professionnel
Le producteur du déchet reste responsable de son élimination jusqu’au traitement final. Autrement dit, le tatoueur ou le perceur garde la charge juridique de l’aiguille qu’il a utilisée, même après l’avoir remise à un prestataire. La formation insiste sur cette continuité de responsabilité, car elle explique pourquoi la traçabilité documentaire compte autant que le geste technique.
1.3 Ce que le contrôle sanitaire vérifie en priorité
Lors d’une visite, les agents observent rarement votre style artistique. Ils regardent le local de stockage des déchets, les contenants utilisés, les justificatifs d’enlèvement et, pour le matériel réutilisable, le suivi de stérilisation. Maîtriser ces deux volets vous met à l’abri d’un grand nombre de remarques. C’est aussi pour cela que ces sujets occupent une place centrale dans le contenu de la formation Hygiène et Salubrité à Bordeaux, aux côtés des notions sanitaires plus larges.
1.4 Une obligation reliée à la déclaration d’activité
La gestion des déchets et la stérilisation ne s’examinent jamais seules. Elles s’inscrivent dans un dispositif déclaratif plus large. Avant d’ouvrir, un professionnel du tatouage, du perçage ou du maquillage permanent déclare son activité auprès de l’agence régionale de santé. Cette déclaration s’accompagne d’une attestation de formation aux règles d’hygiène et de salubrité délivrée par un organisme habilité, comme le précise l’ARS Nouvelle-Aquitaine dans ses informations destinées aux professionnels du tatouage et du piercing. La maîtrise des DASRI et de la stérilisation découle directement de cette attestation : elle en est le contenu technique concret. Ces protocoles se travaillent aussi bien lors d’une session en salle que pendant la journée pratique d’une formation hygiène et salubrité en format hybride.
1.5 Des protocoles qui protègent aussi le professionnel
On présente souvent ces règles comme une protection du client. Elles protègent tout autant le praticien. Une piqûre avec une aiguille usagée expose le tatoueur à des risques infectieux réels. Un instrument mal stérilisé peut entraîner une contamination croisée d’un client à l’autre, avec une responsabilité directe du professionnel. Penser DASRI et stérilisation, c’est donc sécuriser à la fois la clientèle, soi-même et son activité sur le long terme.
2. Comprendre ce qu’est un DASRI dans votre activité
Avant d’apprendre à éliminer un déchet, encore faut-il savoir le reconnaître. La formation passe un temps précis sur la définition réglementaire et sur le tri à la source, car une erreur de classement à ce stade fausse tout le reste du circuit.
2.1 La définition officielle d’un DASRI
Un DASRI est un déchet d’activité de soins à risques infectieux. Selon la définition reprise par les agences régionales de santé, il s’agit d’un déchet contenant des micro-organismes viables ou leurs toxines, susceptibles de provoquer une maladie chez l’homme ou d’autres organismes vivants. Dans un studio de tatouage, cela vise les aiguilles, les cartouches usagées, les compresses souillées de sang et tout consommable en contact avec une plaie.
2.2 Les deux familles de déchets à trier
La formation distingue clairement deux catégories. Les objets perforants, coupants et tranchants, comme les aiguilles et les lames, forment la catégorie la plus surveillée. Les déchets mous souillés, comme les gants, compresses et essuie-tout tachés de sang, constituent la seconde famille. Chacune a son contenant dédié. L’INRS rappelle que les DASRI doivent être triés et placés dès leur production dans des emballages spécifiques, sans mélange avec les ordures ménagères.
2.3 Le tri à la source, premier réflexe enseigné
Le tri ne se fait pas en fin de journée mais au moment même de l’acte. Une aiguille usagée part directement dans le collecteur rigide posté à portée de main, jamais sur le plan de travail ni dans une poubelle classique. Ce réflexe immédiat, répété en atelier pratique pendant la formation, réduit fortement le risque de piqûre accidentelle pour vous comme pour vos clients à Bordeaux, Mérignac ou Pessac.
2.4 Ne jamais confondre DASRI et déchets ménagers
L’erreur la plus fréquente consiste à mélanger un déchet souillé avec une poubelle ordinaire, par habitude ou par manque de contenant à portée. Cette confusion expose les agents de collecte municipaux et constitue un manquement réglementaire. Un essuie-tout taché de sang n’est pas un déchet de bureau : il rejoint le circuit DASRI. La formation entraîne les stagiaires à reconnaître instantanément ce qui bascule dans la filière de soins et ce qui reste un déchet banal, comme un emballage carton non souillé.
2.5 Le cas des encres, capsules et résidus
Les studios produisent aussi des déchets moins évidents : capsules d’encre vides, restes de pigments, films de protection. Ceux qui ont été en contact avec le sang ou les fluides du client suivent la filière DASRI. Les autres relèvent du tri classique. Cartographier précisément ces flux, poste par poste, fait partie des exercices concrets travaillés en session, car chaque studio a son propre catalogue de consommables.
3. Le circuit complet des DASRI, étape par étape
Le cœur opérationnel de cette partie de la formation tient en une suite logique : conditionner, entreposer, faire enlever, tracer. Chaque maillon répond à une norme précise. Voici le déroulé tel qu’il est travaillé en session.
3.1 Le conditionnement dans des emballages homologués
Les déchets ne se jettent pas dans n’importe quel contenant. Les emballages doivent être homologués pour le transport et porter le marquage UN. Pour les objets perforants, on utilise des boîtes rigides conformes à la norme NF X 30-500, à usage unique, résistantes et munies d’une fermeture définitive. Les déchets mous vont dans des sacs ou fûts dédiés répondant à d’autres normes de la même série. Ces contenants ne se remplissent jamais au-delà de la limite indiquée, et leur fermeture provisoire puis définitive fait partie des gestes appris.
3.2 L’entreposage : un local et des délais
Une fois fermés, les contenants sont entreposés dans un endroit propre, identifié et tenu à l’écart du public. La durée pendant laquelle vous pouvez conserver vos DASRI dépend de la quantité produite : plus vous générez de déchets, plus l’enlèvement doit être fréquent. La formation explique cette logique de seuils sans la transformer en chiffre figé, car les délais varient selon le volume. L’idée à retenir tient en une phrase : un faible producteur garde ses déchets plus longtemps qu’un studio à forte activité, mais jamais indéfiniment.
3.3 La collecte par une filière agréée
L’enlèvement est confié à un prestataire spécialisé, qui assure le transport vers une installation de traitement. La collecte peut se faire en porte-à-porte pour les professionnels ou par apport volontaire selon les solutions disponibles dans la métropole bordelaise. Le professionnel signe un contrat avec ce prestataire, document que les services de l’État peuvent demander lors d’un contrôle.
3.4 Le traitement final : incinération ou banalisation
Au bout de la chaîne, deux voies existent. Les déchets sont soit incinérés en tant que DASRI, soit prétraités par des appareils de désinfection. Cette seconde option, appelée banalisation des déchets, réduit le risque infectieux pour réorienter ensuite les déchets vers une filière classique. Le professionnel n’effectue pas ce traitement lui-même, mais comprendre la destination de ses déchets l’aide à choisir un prestataire fiable.
3.5 Le marquage UN et la logique du transport
Le sigle UN apposé sur les contenants n’est pas décoratif. Il signale un emballage homologué pour le transport de matières présentant un risque, condition pour qu’un prestataire accepte de prendre en charge vos déchets. La formation explique pourquoi un récipient de récupération improvisé, même solide, ne peut pas remplacer un collecteur homologué : sans ce marquage, le déchet n’est pas admis au transport réglementé et le professionnel se retrouve sans solution conforme.
3.6 Adapter le circuit à la taille de son studio
Un tatoueur indépendant qui reçoit quelques clients par semaine n’a pas les mêmes besoins qu’un salon collectif accueillant plusieurs praticiens à Pessac ou Mérignac. Le volume de déchets, la fréquence d’enlèvement et la taille du local de stockage s’ajustent à l’activité réelle. La formation aide chaque stagiaire à dimensionner sa solution plutôt qu’à appliquer une recette unique, ce qui évite à la fois le sous-équipement et la dépense inutile.
4. Le bordereau de suivi et la traçabilité des déchets
Gérer les déchets ne suffit pas : il faut pouvoir le prouver. Cette partie de la formation porte sur le document central du dispositif, le bordereau de suivi, et sur les justificatifs à archiver.
4.1 À quoi sert le bordereau de suivi
Le bordereau de suivi accompagne les DASRI depuis leur production jusqu’à leur élimination finale. Chaque intervenant le complète : le producteur, le collecteur, puis l’installation de traitement. L’ARS Nouvelle-Aquitaine précise que ce bordereau CERFA suit le déchet tout au long de son parcours et sert de preuve d’élimination conforme. Pour le tatoueur, ce papier est la garantie écrite que ses aiguilles ont bien été détruites dans les règles.
4.2 Les documents à conserver et combien de temps
La formation liste les pièces à archiver : contrats avec le prestataire, bordereaux signés et attestations de traitement. Conservés et classés, ces documents constituent votre dossier de conformité. En cas de visite des services de l’État ou de l’ARS, ce dossier répond seul à la plupart des questions sur la filière déchets.
4.3 Bonnes pratiques d’archivage au quotidien
Plutôt que d’empiler les papiers, les formateurs conseillent un classement simple et régulier, par exemple un classeur ou un dossier numérique mis à jour à chaque enlèvement. Cette rigueur administrative, parfois négligée par les artistes au profit du geste créatif, fait souvent la différence lors d’un contrôle à Talence, Bègles ou Le Bouscat. La traçabilité enseignée ici complète directement la logique de prévention des risques biologiques dans son activité, abordée comme un fil conducteur de la formation.
4.4 Qui peut demander vos justificatifs
Les services de l’État en charge de l’environnement et l’agence régionale de santé peuvent solliciter ces documents. Un assureur peut également s’y intéresser après un incident. La logique reste la même : sans preuve écrite, un professionnel ne peut pas démontrer qu’il a respecté la filière, même s’il l’a fait correctement. Le bordereau de suivi et les attestations transforment une pratique sérieuse en conformité démontrable. Cette exigence de preuve rejoint celle que documente l’INRS sur la responsabilité de chaque partenaire de la chaîne DASRI.
4.5 L’erreur de la traçabilité incomplète
Beaucoup de manquements ne viennent pas d’un mauvais geste mais d’un papier manquant. Un bordereau non signé par le collecteur, une attestation de traitement égarée, un contrat de prestation introuvable : autant de failles qui fragilisent le dossier. La formation insiste sur la complétude de la chaîne documentaire, car un maillon absent suffit à mettre en doute l’ensemble du circuit aux yeux d’un contrôleur.
5. La stérilisation : autoclave, cycles et contrôle
Le second pilier technique concerne le matériel réutilisable. Quand un instrument n’est pas jetable, il doit être stérilisé selon une procédure reproductible et vérifiable. La formation décortique le fonctionnement de l’autoclave et les contrôles associés.
5.1 Le principe de l’autoclave à vapeur
La stérilisation de référence pour le matériel résistant à la chaleur passe par un autoclave à vapeur d’eau saturée sous pression. Le cycle expose les instruments à une température élevée pendant une durée déterminée, ce qui détruit les micro-organismes, y compris les formes les plus résistantes. Cette méthode, utilisée dans les établissements de santé pour les dispositifs thermorésistants, est celle que la formation présente comme la voie fiable pour les tubes et instruments réutilisables.
5.2 Les étapes avant la mise sous autoclave
Un instrument ne se stérilise pas sale. La séquence enseignée commence par le pré-désinfection et le nettoyage, qui retirent les souillures visibles, puis le rinçage et le séchage. Vient ensuite le conditionnement en sachet adapté, qui protège l’instrument après le cycle. Sauter une de ces étapes compromet toute la stérilisation, car la matière organique résiduelle protège les micro-organismes de la vapeur.
5.3 Le contrôle du cycle et les indicateurs
Lancer un cycle ne garantit pas à lui seul la stérilité. La formation présente les indicateurs de passage et de contrôle qui attestent que les paramètres de température et de durée ont bien été atteints. Les sachets portent généralement un témoin qui change de couleur, et des tests réguliers vérifient l’efficacité de l’appareil. Ces vérifications transforment une simple manipulation en procédure tracée.
5.4 Vérifier l’intégrité du conditionnement
Avant chaque acte, le professionnel contrôle que le sachet stérile est intact, fermé et non périmé. Un emballage ouvert, humide ou abîmé annule la stérilité, même si le cycle d’autoclave s’est bien déroulé. Ce dernier coup d’œil, simple mais décisif, fait partie des automatismes que la formation cherche à ancrer.
5.5 L’entretien et la maintenance de l’appareil
Un autoclave n’est fiable que s’il est entretenu. La formation aborde la nécessité d’un suivi régulier de l’appareil : vérification de la qualité de l’eau, contrôle des paramètres, maintenance périodique. Un autoclave négligé peut afficher un cycle terminé sans avoir réellement atteint les conditions de stérilisation. Comprendre ce point évite la fausse sécurité, qui est l’un des risques les plus sournois en stérilisation.
5.6 Les erreurs de cycle les plus fréquentes
Surcharger la cuve, empiler les sachets de façon à empêcher la vapeur de circuler, lancer un cycle sur des instruments encore humides : ces erreurs reviennent souvent chez les débutants. Elles donnent l’illusion d’une stérilisation alors que certains points n’ont jamais été atteints par la vapeur. En atelier, les stagiaires apprennent à charger correctement l’appareil et à respecter l’espacement nécessaire entre les éléments.
5.7 Distinguer désinfection, nettoyage et stérilisation
Trois mots circulent souvent comme s’ils étaient interchangeables, alors qu’ils désignent des niveaux différents. Le nettoyage retire les souillures visibles. La désinfection réduit la quantité de micro-organismes sur une surface. La stérilisation, le niveau le plus élevé, élimine toute forme microbienne, y compris les spores. La formation pose ce vocabulaire précis, car un professionnel qui confond désinfection et stérilisation peut croire son matériel sûr alors qu’il ne l’est pas pour un acte invasif.
6. L’usage unique et la traçabilité de la stérilisation
Tout ne se stérilise pas, et tout ne se réutilise pas. Cette partie clarifie l’arbitrage entre usage unique et matériel réutilisable, puis détaille la traçabilité spécifique à la stérilisation.
6.1 Quand l’usage unique remplace l’autoclave
Beaucoup de studios fonctionnent aujourd’hui avec du matériel stérile à usage unique : aiguilles, cartouches, manchons et parfois embouts. Lorsque l’ensemble du matériel en contact avec la peau est jetable et fourni stérile dans un emballage portant une date de péremption, l’autoclave n’est pas nécessaire. Pour organiser ses achats et ses fournisseurs, notre guide sur le choix du matériel à usage unique détaille la logistique poste par poste. La formation aide chaque stagiaire à cartographier son propre matériel pour savoir ce qui relève de l’usage unique et ce qui exige une stérilisation.
6.2 La traçabilité propre à la stérilisation
Comme pour les déchets, la stérilisation se prouve. Quand un autoclave est utilisé, un suivi écrit accompagne chaque journée de stérilisation : fiche de suivi de l’appareil, tickets de contrôle et conservation des indicateurs. Cette documentation montre, instrument par instrument et cycle par cycle, que le matériel réutilisé était bien stérile. La rigueur attendue rejoint celle de la filière DASRI : le geste seul ne suffit jamais, la preuve l’accompagne.
6.3 La date de péremption, un repère à ne pas négliger
Un matériel stérile à usage unique n’est stérile que jusqu’à une date donnée. Passé ce délai, l’emballage ne garantit plus rien, même intact en apparence. Les cartouches, aiguilles et manchons portent cette date sur leur conditionnement. La formation apprend à organiser ses stocks pour utiliser en priorité les références les plus anciennes et à écarter tout produit périmé, geste de gestion simple mais déterminant pour la sécurité de l’acte.
6.4 Articuler usage unique, stérilisation et gestion des déchets
Les trois sujets forment un même système. Un consommable à usage unique devient un DASRI dès qu’il a servi. Un instrument réutilisable suit le circuit nettoyage puis autoclave puis contrôle. La formation relie ces flux pour que le professionnel pense son poste de travail comme une chaîne cohérente, du déballage stérile à l’élimination tracée. Cette vision d’ensemble est l’un des apports concrets que détaille aussi le panorama de ce que couvrent les 21 heures du programme.
6.5 Organiser son poste de travail en zones
Un poste bien pensé sépare visuellement le propre du sale. D’un côté, le matériel stérile prêt à l’emploi et le champ de travail désinfecté. De l’autre, le collecteur d’aiguilles et la zone d’évacuation des déchets. Cette séparation des flux, parfois appelée marche en avant, limite les croisements entre ce qui est propre et ce qui est souillé. Les stagiaires apprennent à agencer leur espace, même réduit, selon cette logique, ce qui sécurise chaque acte sans ralentir le travail.
7. Appliquer ces protocoles dans une journée de travail
La théorie prend tout son sens quand on la replace dans le déroulé d’une journée réelle. Cette partie reconstitue les gestes liés aux déchets et à la stérilisation, du début à la fin d’une séance, pour montrer comment ils s’intègrent sans alourdir le travail.
7.1 Avant l’arrivée du client
La séance commence par la préparation du poste. Le professionnel désinfecte les surfaces, met en place un collecteur d’aiguilles vide ou non saturé à portée de main, et sort le matériel stérile dont il aura besoin. Il vérifie pour chaque emballage l’intégrité du conditionnement et la date de péremption. Si un instrument réutilisable est prévu, il s’assure que son cycle de stérilisation a été tracé. Cette routine d’ouverture, répétée en formation, conditionne la sécurité de tout l’acte qui suit.
7.2 Pendant l’acte
Au moment du tatouage ou du perçage, les gestes de tri se font en continu. Chaque aiguille usagée rejoint immédiatement le collecteur rigide. Les gants sont changés à chaque étape à risque, et les compresses souillées vont dans le contenant DASRI dédié. Rien de souillé ne reste sur le plan de travail. La séparation entre la zone propre et la zone d’évacuation, préparée en amont, évite tout croisement pendant que le praticien se concentre sur son geste.
7.3 Après le départ du client
La fin de séance enclenche le nettoyage et la décontamination du poste. Les déchets sont rassemblés dans leurs contenants respectifs, qui sont fermés provisoirement puis définitivement une fois pleins. Le matériel réutilisable part vers le circuit de pré-désinfection, nettoyage et stérilisation. Les surfaces sont à nouveau désinfectées. Cette clôture méthodique remet le poste à zéro pour le client suivant et nourrit, au passage, la traçabilité quotidienne.
7.4 En fin de semaine et en fin de mois
Certaines tâches ne sont pas quotidiennes. La fermeture définitive des contenants pleins, l’organisation de l’enlèvement par le prestataire, la mise à jour du classeur de suivi et la vérification des stocks de consommables stériles rythment la semaine ou le mois. La formation aide à construire cette cadence pour qu’aucune obligation, comme un enlèvement de DASRI dans les délais ou un contrôle d’autoclave, ne passe à la trappe faute d’organisation.
8. Pourquoi suivre cette formation chez TBC Formation à Bordeaux
Maîtriser les déchets et la stérilisation demande de la pratique guidée, pas seulement de la théorie. TBC Formation aborde ces protocoles avec une approche opérationnelle, adaptée aux professionnels de la métropole bordelaise.
8.1 Une approche concrète et locale
Les sessions se déroulent à Bordeaux, au plus près des professionnels installés à Mérignac, Pessac, Cenon ou Villenave-d’Ornon. Les exercices pratiques portent sur les gestes réels : fermer un collecteur d’aiguilles, conditionner un instrument, vérifier un sachet stérile. Cette proximité permet d’ancrer des réflexes immédiatement réutilisables dans votre studio.
8.2 Un organisme certifié Qualiopi
TBC Formation est un organisme certifié Qualiopi. Cette certification atteste de la qualité du processus de formation et conditionne l’accès aux financements publics et mutualisés, comme le CPF ou les dispositifs des OPCO. Pour un professionnel qui finance sa montée en compétences, ce point compte autant que le contenu pédagogique.
8.3 Un cadrage conforme aux attentes des autorités
Le contenu s’appuie sur les exigences relayées par l’ARS Nouvelle-Aquitaine et sur les obligations sanitaires applicables aux activités d’effraction cutanée. Les stagiaires repartent avec une compréhension claire de ce qu’un contrôle attend, ce qui sécurise leur installation comme leur exercice quotidien. Pour situer cette formation dans une vision plus large du métier, le centre propose aussi un repère sur la formation Hygiène et Salubrité pour tatoueurs et perceurs à Bordeaux.
Questions fréquentes sur les DASRI et la stérilisation
Un tatoueur doit-il vraiment suivre la filière DASRI ?
Oui. L’activité de tatouage par effraction cutanée est assimilée à une activité de soins, ce qui range ses déchets dans la catégorie des déchets d’activités de soins à risques infectieux. Le professionnel ne peut pas jeter aiguilles et compresses souillées avec les ordures ménagères : il doit utiliser des contenants homologués et un prestataire agréé, comme le rappelle l’ARS Nouvelle-Aquitaine.
Faut-il forcément un autoclave dans un studio de tatouage ?
Pas systématiquement. Si tout le matériel en contact avec la peau est à usage unique et fourni stérile, l’autoclave n’est pas nécessaire. Il devient indispensable dès que vous réutilisez un instrument thermorésistant, comme certains tubes. La formation aide chaque stagiaire à déterminer son besoin selon son matériel.
Combien de temps peut-on conserver ses DASRI avant l’enlèvement ?
La durée d’entreposage dépend de la quantité de déchets produite. Un faible producteur peut conserver ses contenants plus longtemps qu’un studio générant un fort volume, mais l’enlèvement reste obligatoire dans des délais définis selon ces seuils. La formation explique cette logique pour que chacun adapte la fréquence d’enlèvement à son activité.
Qu’est-ce que le bordereau de suivi des DASRI ?
C’est le document, de type CERFA, qui accompagne les déchets de leur production à leur élimination. Producteur, collecteur et installation de traitement le complètent tour à tour. Conservé par le professionnel, il prouve que les déchets ont suivi une filière conforme. C’est l’une des premières pièces demandées lors d’un contrôle.
Comment prouver qu’un instrument réutilisable est stérile ?
Par la traçabilité de la stérilisation. Chaque journée d’utilisation de l’autoclave fait l’objet d’un suivi écrit : fiche de l’appareil, indicateurs de contrôle et tickets conservés. Les sachets portent un témoin de passage et une date. Ces éléments réunis attestent que l’instrument utilisé était bien stérile au moment de l’acte.
Cette formation concerne-t-elle aussi les maquilleurs permanents ?
Oui. Le maquillage permanent et le microblading impliquent eux aussi une effraction cutanée. Les mêmes règles de gestion des déchets et de stérilisation s’appliquent. La formation hygiène et salubrité à Bordeaux accueille tatoueurs, perceurs et professionnels du maquillage permanent dans une même logique de protocole.
Pour conclure
La gestion des DASRI et les protocoles de stérilisation ne sont pas des contraintes annexes : ce sont les deux compétences techniques que tout professionnel de l’effraction cutanée doit maîtriser pour exercer sereinement. Trier à la source, conditionner dans des contenants homologués, faire enlever par une filière agréée et conserver le bordereau de suivi d’un côté ; nettoyer, stériliser à l’autoclave, contrôler et tracer de l’autre. Une fois ces réflexes acquis, un contrôle sanitaire devient une simple formalité.
La formation hygiène et salubrité à Bordeaux de TBC Formation vous fait pratiquer ces gestes dans des conditions réelles, avec un cadrage conforme aux attentes de l’ARS Nouvelle-Aquitaine et la garantie d’un organisme certifié Qualiopi. Que vous exerciez à Bordeaux, Mérignac ou Lormont, vous repartirez avec des procédures applicables dès votre retour en studio. Contactez-nous pour connaître les prochaines sessions et préparer votre inscription.
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