Esthéticienne à Bordeaux : dans quels cas la formation hygiène et salubrité est-elle obligatoire ?

Formation hygiène et salubrité Bordeaux à Bordeaux - TBC Formation

La formation hygiène et salubrité à Bordeaux n’est pas obligatoire pour toutes les esthéticiennes, et c’est précisément cette nuance qui crée le plus de confusion sur le terrain. Une professionnelle qui propose uniquement des soins du visage et de l’épilation n’a pas les mêmes obligations qu’une consœur qui ajoute du microblading ou de la dermopigmentation à sa carte de prestations. La ligne de partage tient en deux mots : effraction cutanée. Vous exercez dans un institut de Bordeaux, vous envisagez d’élargir votre activité, et vous vous demandez si votre CAP esthétique suffit ou si vous devez passer cette attestation ? Et surtout, comment savoir, acte par acte, ce qui déclenche l’obligation et ce qui en reste exclu ?

Cet article isole la profession d’esthéticienne, là où la plupart des contenus raisonnent par métiers ou par activité en bloc. L’objectif est de clarifier : nous passons en revue les actes esthétiques courants, nous indiquons lesquels relèvent de l’arrêté du 5 mars 2024 et lesquels n’en relèvent pas, puis nous expliquons la procédure concrète à Bordeaux et dans la métropole. Vous y trouverez aussi les démarches auprès de l’ARS Nouvelle-Aquitaine, le contenu de la formation et les réponses aux questions que se posent le plus souvent les esthéticiennes de la région.

1. Pourquoi la formation hygiène et salubrité divise le métier d’esthéticienne

Le métier d’esthéticienne couvre un éventail large de prestations. Toutes ne mobilisent pas les mêmes risques sanitaires, et le législateur a choisi de cibler un critère technique précis plutôt que d’imposer une règle uniforme à toute la profession.

1.1 Une obligation qui dépend de l’acte, pas du diplôme

Beaucoup d’esthéticiennes pensent que la question se règle au niveau du diplôme. C’est une erreur fréquente. Le CAP esthétique cosmétique parfumerie reste le socle de la profession et il valide bien des compétences en hygiène et en sécurité, mais il ne couvre pas le geste d’injection de pigment dans le derme. L’obligation de formation hygiène et salubrité ne se déclenche donc pas parce que vous êtes esthéticienne, mais parce que vous pratiquez, ou non, un acte qui rompt la barrière cutanée. Une même personne peut très bien exercer dix ans sans y être soumise, puis y être assujettie le jour où elle ouvre une prestation de maquillage permanent.

1.2 Le critère unique : l’effraction cutanée

Le terme technique qui structure toute la réglementation est l’effraction cutanée. Il désigne tout acte qui traverse l’épiderme et atteint le derme, donc qui crée une porte d’entrée pour les agents infectieux. Le tatouage classique, le maquillage permanent, la dermopigmentation et le perçage corporel entrent dans cette définition. À l’inverse, un soin du visage, un gommage, un modelage ou une épilation à la cire ne franchissent pas cette barrière et restent hors du champ de l’obligation. Ce critère unique explique pourquoi deux esthéticiennes voisines, à Bordeaux comme à Mérignac, peuvent avoir des obligations radicalement différentes selon leur carte de soins.

1.3 Une logique de santé publique, pas une formalité administrative

Cette exigence n’a pas été créée pour alourdir le quotidien des instituts. Elle répond à un objectif de prévention des infections transmissibles par le sang, comme les hépatites B et C. Santé publique France documente régulièrement les risques liés aux actes invasifs cutanés et aux mauvaises pratiques d’asepsie. La formation transmet les protocoles de stérilisation, la gestion des déchets d’activités de soins à risques infectieux et la traçabilité du matériel. Pour la professionnelle, c’est aussi une protection juridique : en cas de contrôle ou de litige, l’attestation prouve qu’elle a été formée aux règles en vigueur.

1.4 Une confusion entretenue par le vocabulaire commercial

La difficulté tient en partie au langage utilisé dans le secteur de la beauté. Les termes « maquillage semi-permanent », « beauté du regard », « rehaussement » ou « pigmentation douce » désignent parfois des actes qui relèvent bel et bien de la réglementation, parfois non. Le marketing esthétique a tendance à adoucir le vocabulaire pour rendre les prestations rassurantes, ce qui complique la lecture réglementaire pour la professionnelle elle-même. La seule grille fiable consiste à se poser une question simple : l’acte introduit-il un pigment ou un corps étranger sous l’épiderme au moyen d’une aiguille ou d’une lame ? Si la réponse est oui, l’obligation s’applique, quel que soit le nom commercial de la prestation.

2. Les actes esthétiques qui rendent la formation obligatoire

Cette section liste les prestations qui, dès qu’elles figurent dans votre activité, déclenchent l’obligation de détenir l’attestation de formation hygiène et salubrité.

2.1 Le maquillage permanent et la dermopigmentation

Le maquillage permanent (lèvres, sourcils, eye-liner) et la dermopigmentation reposent sur l’introduction de pigments dans la peau au moyen d’aiguilles. L’arrêté du 5 mars 2024 les cite explicitement comme des techniques de tatouage par effraction cutanée. Une esthéticienne qui propose ce type de prestation, même de façon occasionnelle, doit donc être formée. C’est l’un des principaux cas où une professionnelle initialement non concernée bascule dans le champ de l’obligation. Pour aller plus loin sur ce volet précis, notre guide pour les professionnels du maquillage permanent et du microblading détaille les exigences propres à cette activité.

2.2 Le microblading et le microshading

Le microblading et le microshading visent à redessiner les sourcils. Ces techniques sont parfois présentées comme « semi-permanentes » ou « moins invasives » que le tatouage classique, ce qui entretient un flou. Sur le plan réglementaire, le raisonnement reste le même : l’outil dépose du pigment sous l’épiderme via une effraction cutanée. Le microblading relève donc bien de l’obligation de formation, au même titre que la dermopigmentation. La nuance commerciale entre « permanent » et « semi-permanent » n’a aucune incidence sur le cadre sanitaire.

2.3 Le perçage et la pose de bijoux par effraction

Une partie des instituts propose le perçage d’oreilles, du nez ou d’autres zones. Dès lors que l’acte perce la peau pour insérer un bijou, il relève du perçage corporel encadré par la réglementation. Une exception existe : le perçage du pavillon de l’oreille et de l’aile du nez réalisé au pistolet perce-oreille n’est pas soumis à l’obligation de formation. En revanche, le perçage à l’aiguille, lui, y est soumis. Cette distinction technique mérite d’être vérifiée prestation par prestation avant d’ouvrir ce service.

2.4 Le cadre légal qui réunit ces actes

Ces différents gestes sont rassemblés sous une même base juridique. L’arrêté du 5 mars 2024 publié sur Légifrance précise, en application de l’article R. 1311-3 du code de la santé publique, les règles de formation des personnes qui mettent en œuvre les techniques de tatouage par effraction cutanée, y compris le maquillage permanent, et de perçage corporel. Il prend le relais d’un cadre plus ancien, posé par le décret du 19 février 2008 sur les conditions d’hygiène et de salubrité de ces pratiques. Pour une vue d’ensemble par profession, la fiche quels métiers doivent obligatoirement suivre la formation Hygiène et Salubrité recense les activités concernées au-delà du seul cas de l’esthéticienne.

3. Les soins esthétiques qui ne sont pas concernés

Pour clarifier la zone grise, il faut aussi nommer ce qui reste hors du champ de l’obligation. Une esthéticienne dont l’activité se limite aux prestations suivantes n’a pas à détenir l’attestation de formation hygiène et salubrité réglementaire.

  • Les soins du visage et du corps : nettoyages de peau, masques, gommages et modelages ne franchissent pas la barrière cutanée et restent dans le périmètre classique du CAP esthétique.
  • L’épilation : qu’elle soit à la cire, au fil ou à la pince, l’épilation ne crée pas d’effraction cutanée au sens réglementaire et n’entre pas dans le champ de l’arrêté.
  • Le maquillage traditionnel : application de produits cosmétiques en surface, sans introduction de pigment dans le derme.
  • La manucure et la beauté des mains et des pieds : tant qu’aucun acte invasif n’est pratiqué, ces prestations restent hors obligation.
  • Les soins de modelage et de relaxation : massages esthétiques de bien-être, sans rupture de la peau.

3.1 Le cas particulier des techniques invasives sans tatouage

Certaines prestations modernes brouillent les repères parce qu’elles touchent la peau en profondeur sans pour autant constituer du tatouage. Le micro-needling, le BB glow ou l’usage d’un hyaluropen provoquent une forme d’effraction cutanée, mais ne déposent pas de pigment de tatouage et ne relèvent donc pas de l’arrêté du 5 mars 2024 sur le tatouage. Attention toutefois : ces actes posent leurs propres questions de sécurité sanitaire et de responsabilité, et ils font régulièrement l’objet de mises en garde des autorités. Le fait de ne pas être visé par cet arrêté précis ne dispense jamais une professionnelle de respecter des règles d’asepsie strictes.

3.2 Quand une activité mixte fait basculer l’institut

Le piège le plus courant à Bordeaux concerne les instituts à activité mixte. Une esthéticienne qui propose 90 % de soins classiques et 10 % de microblading est soumise à l’obligation pour la totalité de la part concernée. Il n’existe pas de seuil de tolérance lié au volume : un seul acte d’effraction cutanée pratiqué à titre professionnel suffit à déclencher l’exigence. C’est un point que nous voyons souvent mal compris chez les professionnelles de Pessac et de Talence qui ajoutent une prestation de pigmentation à leur carte sans réaliser qu’elles changent de cadre réglementaire.

3.3 Un tableau de lecture acte par acte

Pour fixer les idées, voici comment se répartissent les prestations esthétiques les plus courantes au regard de l’obligation de formation :

  • Soumis à l’obligation : maquillage permanent des sourcils, des lèvres et de l’eye-liner, dermopigmentation réparatrice (aréole, cicatrice, cuir chevelu), microblading, microshading, perçage à l’aiguille, tatouage artistique.
  • Hors obligation : soins du visage, gommages et peelings superficiels cosmétiques, épilation sous toutes ses formes, modelages, manucure et beauté des pieds, pose de cils et d’extensions, maquillage classique, perçage du lobe et de l’aile du nez au pistolet perce-oreille.
  • Cas à vérifier individuellement : prestations vendues sous des appellations floues comme « rehaussement pigmentaire » ou « tatouage capillaire ». Dans le doute, le réflexe est de revenir au critère de l’effraction cutanée avec dépôt de pigment.

Ce classement n’est pas figé : une prestation peut basculer d’une colonne à l’autre selon la technique réellement employée. Une professionnelle qui sous-traite ou délègue une prestation invasive à une consœur ne se décharge pas pour autant de ses propres obligations dès lors qu’elle pratique elle-même un acte concerné.

3.4 Le rôle de la sous-traitance et de la location de fauteuil

La location de fauteuil et la sous-location d’espace se développent dans les instituts bordelais. Ce mode d’organisation ne modifie pas la règle : chaque professionnelle qui pratique un acte d’effraction cutanée doit détenir sa propre attestation et avoir déclaré son activité. Le fait de partager un local avec une titulaire formée ne couvre pas une praticienne qui ne l’est pas. De même, l’exploitant du local reste tenu de garantir des conditions matérielles conformes pour les techniques pratiquées sur place. Cette précision évite bien des malentendus dans les espaces partagés de Bordeaux centre et de Mérignac.

4. Que se passe-t-il à Bordeaux du côté de l’ARS Nouvelle-Aquitaine

L’obligation de formation s’accompagne d’une obligation de déclaration. Les deux démarches sont liées mais distinctes, et l’autorité compétente sur la métropole bordelaise est l’ARS Nouvelle-Aquitaine.

4.1 La déclaration préalable d’activité

Avant de débuter une activité de tatouage, de maquillage permanent ou de perçage, la professionnelle doit déclarer son activité à l’agence régionale de santé. La déclaration mentionne le nom de l’exploitant, le ou les lieux d’exercice et les techniques pratiquées. Tout changement de local ou d’activité impose une nouvelle déclaration. Les modalités sont décrites par l’ARS Nouvelle-Aquitaine pour les départements de la région, dont la Gironde. Cette formalité n’est pas optionnelle : elle conditionne la régularité de l’exercice.

4.2 L’attestation de formation à présenter

La professionnelle doit pouvoir présenter une attestation de formation aux conditions d’hygiène et de salubrité, conformément à l’article R. 1311-3 du code de la santé publique. Cette attestation est délivrée à l’issue d’une formation dispensée par un organisme habilité. Le portail service-public.fr rappelle les obligations déclaratives qui pèsent sur les professionnels exerçant des activités réglementées. À Bordeaux comme à Bègles ou à Cenon, c’est ce document qui sera demandé en cas de contrôle sanitaire.

4.3 Les exigences sur le local et le matériel

Au-delà de la personne, c’est l’environnement de travail qui est encadré. Les locaux doivent comprendre une pièce exclusivement réservée à la réalisation de ces techniques. Le matériel en contact avec la peau ou les muqueuses doit être soit à usage unique stérile, soit stérilisé avant chaque usage. Les déchets piquants ou souillés relèvent de la filière des déchets d’activités de soins à risques infectieux, avec des protocoles d’élimination spécifiques. Les encres de tatouage doivent répondre à la réglementation européenne REACH, et les bijoux de perçage à des normes de composition. Ces exigences matérielles font partie intégrante de ce que la formation enseigne. La désinfection des surfaces et du matériel peut aussi mobiliser des produits biocides, dont l’emploi répond à un cadre spécifique : c’est l’objet du Certibiocide TP2 utile aux professionnels du tatouage et du perçage.

4.4 L’information de la cliente et le consentement

La réglementation impose aussi un devoir d’information envers la personne qui reçoit la prestation. Avant un acte de maquillage permanent ou de perçage, la professionnelle informe sa cliente des risques d’infection et d’allergie, des précautions à prendre et des délais de cicatrisation. Pour les mineurs, un consentement parental écrit est requis et doit être conservé. Ce volet relationnel fait partie des bonnes pratiques enseignées en formation : il protège la cliente et sécurise la professionnelle sur le plan juridique. Une fiche de consentement bien tenue est l’un des documents qu’un contrôle peut demander.

4.5 Une dimension locale forte sur la métropole bordelaise

L’écosystème esthétique bordelais est dense, du centre-ville aux communes de la rive droite comme Lormont et Floirac. Que vous installiez votre cabine à Bordeaux Saint-Jean, dans une galerie commerciale de Mérignac ou en local indépendant à Gradignan, l’exigence réglementaire est identique : elle dépend de vos actes, pas de votre adresse. Le maillage de l’ARS Nouvelle-Aquitaine couvre l’ensemble de la Gironde, et les contrôles peuvent intervenir partout dans le rayon de la métropole. Cette homogénéité régionale simplifie les choses pour les professionnelles qui exercent sur plusieurs communes ou en activité itinérante.

5. Le contenu de la formation hygiène et salubrité

Connaître ce que la formation recouvre aide à comprendre pourquoi elle est exigée précisément pour les actes invasifs. Le programme est cadré par l’arrêté du 5 mars 2024.

5.1 Durée et organisation

La formation dure au minimum 21 heures, réparties sur trois jours. Elle comprend 14 heures de contenu théorique, qui peuvent être suivies à distance, et 7 heures de pratique en présentiel. Ce format permet à une esthéticienne en activité de s’organiser sans fermer son institut une semaine entière. La partie pratique reste indispensable : c’est là que les gestes d’asepsie et de stérilisation sont vérifiés.

5.2 Les thèmes abordés

Le programme couvre la connaissance des risques infectieux et allergiques, les règles d’hygiène des mains et de la peau, les protocoles de stérilisation et de désinfection, la gestion des déchets, la traçabilité du matériel et l’information à délivrer au client. Il aborde aussi la réglementation applicable et les responsabilités du professionnel. Concrètement, une esthéticienne y apprend à distinguer nettoyage, désinfection et stérilisation, à lire un cycle d’autoclave, à organiser un poste de travail en zones propre et sale, et à tenir un registre de traçabilité. Pour le détail complet du cursus, notre page de référence sur la formation Hygiène et Salubrité pour tatoueurs et perceurs à Bordeaux présente le déroulé module par module.

5.3 Les prérequis et conditions d’accès

La formation ne demande pas de diplôme préalable particulier pour être suivie : elle s’adresse à toute personne qui pratique ou souhaite pratiquer un acte d’effraction cutanée. Une esthéticienne titulaire d’un CAP, d’un BP esthétique ou d’un BTS métiers de l’esthétique peut donc s’inscrire directement. La formation ne remplace pas la qualification professionnelle au geste lui-même (apprendre la dermopigmentation ou le microblading relève d’un cursus technique distinct), elle valide uniquement la maîtrise des règles sanitaires. Les deux volets sont complémentaires : la compétence technique d’un côté, l’attestation d’hygiène et de salubrité de l’autre.

5.4 Validité et mise à niveau

L’attestation initiale a une durée de validité de cinq ans. Au terme de cette période, une mise à niveau d’au moins 7 heures est requise pour rester en conformité. Cette mise à jour peut se faire à distance, avec un dispositif anti-fraude. Elle permet d’actualiser ses connaissances au fil des évolutions réglementaires, sans avoir à reprendre l’intégralité du parcours de 21 heures. Anticiper cette échéance évite toute interruption de l’exercice.

5.5 La certification Qualiopi du centre

TBC Formation est un organisme certifié Qualiopi. Cette certification atteste de la qualité du processus de formation et conditionne l’éligibilité aux financements publics et mutualisés. Pour une esthéticienne qui souhaite mobiliser un dispositif de prise en charge, ce point est déterminant : sans Qualiopi, l’accès au financement public n’est pas ouvert.

6. Financer et organiser sa formation à Bordeaux

Une fois l’obligation identifiée, reste la question pratique du financement et du calendrier. Plusieurs dispositifs existent selon votre statut.

6.1 Les dispositifs de financement mobilisables

Selon votre situation, vous pouvez solliciter le compte personnel de formation, géré via Mon Compte Formation, un opérateur de compétences si vous êtes salariée d’un institut, ou une aide de France Travail si vous êtes en recherche d’emploi ou en reconversion. Les indépendantes peuvent se rapprocher de leur fonds d’assurance formation. La Nouvelle-Aquitaine propose également des dispositifs régionaux d’aide à la formation selon les profils. La certification Qualiopi du centre est la condition d’accès à ces financements publics et mutualisés.

6.2 Concilier formation et activité

Le format en trois jours, avec une partie théorique à distance, a été pensé pour les professionnelles qui ne peuvent pas suspendre leur activité. Une esthéticienne installée à Villenave-d’Ornon ou au Bouscat peut suivre la théorie en soirée ou sur des créneaux libres, puis bloquer les journées de pratique sur une période creuse. L’enjeu est d’obtenir l’attestation avant d’ouvrir la prestation concernée, et non après l’avoir déjà proposée.

6.3 Les conséquences d’un exercice sans attestation

Pratiquer un acte d’effraction cutanée sans détenir l’attestation, ou sans avoir déclaré son activité, expose à des sanctions et fragilise la couverture assurantielle. En cas de complication chez une cliente, l’assureur de responsabilité civile professionnelle peut opposer le défaut de conformité réglementaire. Un contrôle de l’ARS Nouvelle-Aquitaine peut également déboucher sur une mise en demeure, voire une interdiction d’exercer la prestation concernée. Le coût et le délai d’une formation de 21 heures sont sans commune mesure avec le risque encouru en cas de manquement. Pour une esthéticienne installée, c’est aussi une question de réputation locale, qui se construit lentement et se dégrade vite. Une fois l’attestation en poche, savoir la valoriser auprès de sa clientèle prolonge ce bénéfice : nous expliquons comment renforcer la confiance des clients grâce à l’attestation d’hygiène et salubrité dans un article dédié.

6.4 Vérifier sa situation avant de se lancer

Avant toute inscription, il est utile de faire le point sur sa carte de prestations actuelle et future. Si vous hésitez sur le périmètre de l’obligation au regard de votre activité réelle, notre article qui détaille à qui s’adresse la formation Hygiène et Salubrité selon votre activité aide à cadrer le diagnostic. Une professionnelle qui prévoit d’ajouter du microblading dans l’année a tout intérêt à anticiper la formation plutôt que d’attendre l’ouverture du service.

7. Pourquoi se former chez TBC Formation à Bordeaux

Le choix de l’organisme n’est pas neutre. La validité de votre attestation et la qualité des gestes appris en dépendent directement.

7.1 Un centre ancré dans la métropole bordelaise

TBC Formation est implanté quai de Paludate, en plein centre de Bordeaux, à proximité immédiate de la gare Saint-Jean. Cette localisation facilite l’accès depuis l’ensemble de la métropole, que vous veniez d’Eysines, de Bruges ou de la rive droite. La proximité compte pour la partie pratique en présentiel, qui ne peut pas se faire à distance.

7.2 Une formation conforme et certifiée

La formation dispensée respecte le cadre de l’arrêté du 5 mars 2024 et le programme attendu par l’ARS Nouvelle-Aquitaine. La certification Qualiopi du centre garantit un processus de formation contrôlé et ouvre la voie aux financements. L’attestation délivrée est celle qui vous sera demandée lors d’une déclaration d’activité ou d’un contrôle.

7.3 Un accompagnement adapté aux esthéticiennes

L’enjeu, pour une esthéticienne, n’est pas seulement de cocher une case réglementaire. Il s’agit d’intégrer durablement des réflexes d’asepsie dans une pratique quotidienne déjà installée. L’accompagnement vise à faire le lien entre les protocoles théoriques et les conditions réelles d’un institut, pour que les gestes appris tiennent face à la cadence d’une journée de rendez-vous.

7.4 Une réponse aux profils variés de l’esthétique bordelaise

Les professionnelles qui poussent la porte d’un organisme de formation à Bordeaux n’ont pas toutes le même parcours. Certaines sont des esthéticiennes installées depuis longtemps qui élargissent leur offre vers la dermopigmentation. D’autres sont en reconversion et démarrent une activité de microblading en parallèle d’une première carrière. D’autres encore sont des dermographes confirmés qui doivent renouveler leur attestation au terme des cinq ans. La formation s’adapte à ces situations en partant du niveau réel des participantes, sans présupposer une expérience préalable du geste invasif. C’est cette souplesse qui permet à une débutante d’Eysines comme à une praticienne aguerrie d’Artigues-près-Bordeaux de tirer profit du même cursus.

Questions fréquentes sur la formation hygiène et salubrité des esthéticiennes

Une esthéticienne qui ne fait que des soins et de l’épilation doit-elle suivre la formation ?

Non. Tant que l’activité se limite à des soins du visage et du corps, des modelages, du maquillage traditionnel ou de l’épilation, aucun acte d’effraction cutanée n’est pratiqué. L’obligation de formation hygiène et salubrité ne s’applique pas dans ce cas. Le CAP esthétique et le respect des règles d’hygiène courantes suffisent à exercer ces prestations à Bordeaux.

Le microblading est-il vraiment soumis à l’obligation s’il est « semi-permanent » ?

Oui. La distinction commerciale entre permanent et semi-permanent n’a pas de portée réglementaire. Le microblading dépose du pigment sous l’épiderme par effraction cutanée, ce qui le place dans le champ de l’arrêté du 5 mars 2024. Une esthéticienne qui propose du microblading doit détenir l’attestation de formation, indépendamment de la tenue dans le temps du résultat.

Mon CAP esthétique me dispense-t-il de la formation hygiène et salubrité ?

Non. Le CAP esthétique valide des compétences générales d’hygiène et de soins, mais il ne couvre pas le geste d’injection de pigment ni les protocoles spécifiques aux actes invasifs. Pour le maquillage permanent, la dermopigmentation ou le perçage à l’aiguille, l’attestation de formation hygiène et salubrité reste exigée en plus du diplôme.

Faut-il déclarer son activité à l’ARS Nouvelle-Aquitaine avant de commencer ?

Oui, pour les activités concernées. Avant de débuter une prestation de tatouage, de maquillage permanent ou de perçage, la professionnelle déclare son activité à l’ARS Nouvelle-Aquitaine. La déclaration précise l’exploitant, le lieu d’exercice et les techniques. C’est une démarche distincte de la formation, mais l’attestation de formation est l’un des éléments à pouvoir présenter.

Combien de temps l’attestation reste-t-elle valable ?

L’attestation initiale est valable cinq ans. À l’issue de cette période, une mise à niveau d’au moins 7 heures est nécessaire pour rester conforme. Cette mise à jour peut se suivre à distance et évite de refaire l’intégralité des 21 heures. Anticiper l’échéance permet de ne pas se retrouver en situation irrégulière en cas de contrôle.

Le micro-needling ou le BB glow sont-ils concernés par cette formation ?

Ces techniques provoquent une effraction cutanée mais ne déposent pas de pigment de tatouage, elles ne relèvent donc pas de l’arrêté du 5 mars 2024 sur le tatouage par effraction cutanée. Pour autant, elles imposent leurs propres exigences d’asepsie et de prudence. Ne pas être visé par cet arrêté précis ne dispense jamais d’une pratique rigoureuse et sécurisée.

Faut-il une attestation distincte pour chaque technique pratiquée ?

Non. L’attestation de formation hygiène et salubrité couvre l’ensemble des techniques d’effraction cutanée encadrées : que vous pratiquiez le maquillage permanent, la dermopigmentation, le microblading ou le perçage, une seule formation conforme suffit. En revanche, la déclaration d’activité à l’ARS doit mentionner les techniques réellement proposées, et toute évolution de votre offre suppose de mettre à jour cette déclaration.

Une esthéticienne en reconversion vers la dermopigmentation peut-elle se former avant d’ouvrir son activité ?

Oui, et c’est même recommandé. Rien n’oblige à exercer déjà pour suivre la formation hygiène et salubrité. Une professionnelle qui prépare son installation à Bordeaux ou dans la métropole a tout intérêt à obtenir l’attestation en amont, en parallèle de son apprentissage technique du geste, afin d’être en conformité dès le premier rendez-vous client.

Pour conclure

L’obligation de formation hygiène et salubrité ne se juge pas au métier d’esthéticienne dans son ensemble, mais acte par acte. Le critère décisif est l’effraction cutanée : dès que vous introduisez du pigment dans la peau (maquillage permanent, dermopigmentation, microblading) ou que vous percez à l’aiguille, l’attestation devient obligatoire et la déclaration à l’ARS Nouvelle-Aquitaine s’impose. À l’inverse, soins du visage, épilation, modelages et maquillage traditionnel restent en dehors de ce cadre. Cette grille de lecture vous permet de situer précisément votre situation et d’anticiper la formation avant d’ouvrir une nouvelle prestation, plutôt qu’après.

Vous exercez à Bordeaux ou dans la métropole et vous voulez vérifier si votre activité déclenche l’obligation, ou préparer votre attestation conforme à l’arrêté du 5 mars 2024 ? Contactez-nous pour faire le point sur votre projet avec l’équipe de TBC Formation et trouver la session adaptée à votre calendrier.

TBC Formation
6 Quai de Paludate, 33800 Bordeaux
+33 05 56 08 52 55
tbcformation.com

 

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