Hygiène et Salubrité Bordeaux : comment déclarer son activité à l’ARS Nouvelle-Aquitaine après l’attestation ?

formation hygiène et salubrité Bordeaux à Bordeaux - TBC Formation

Vous venez de valider votre formation hygiène et salubrité Bordeaux, attestation en poche, et vous vous apprêtez à ouvrir votre activité de tatouage, de perçage ou de maquillage permanent. Une étape obligatoire vous attend avant de recevoir votre premier client : déclarer votre activité auprès de l’ARS Nouvelle-Aquitaine. Beaucoup de nouveaux installés découvrent cette obligation au mauvais moment, parfois lors d’un contrôle.

Sur quelle plateforme se fait la déclaration ? Quelles pièces joindre, dans quel délai, et quelle différence entre déclarer son activité et déclarer son local ? Que faire si vous déménagez votre studio quelques mois plus tard ? Ce guide pratique reprend la procédure réelle, étape par étape, avec une checklist pour ne rien oublier.

L’objectif est simple : que vous passiez de l’attestation à une activité parfaitement déclarée, sans angle mort administratif.

1. Pourquoi la déclaration à l’ARS est obligatoire après l’attestation

L’attestation de formation ne suffit pas à elle seule pour exercer en règle. Elle ouvre une porte, mais c’est la déclaration auprès de l’ARS qui rend votre activité officiellement conforme.

1.1 Une obligation prévue par le code de la santé publique

L’ouverture d’une activité de tatouage par effraction cutanée, de perçage corporel ou de maquillage permanent suppose une déclaration préalable auprès de l’Agence régionale de santé. Cette obligation découle du code de la santé publique et s’articule avec la formation prévue par l’arrêté du 5 mars 2024 et son arrêté modificatif d’octobre 2024.

Sur notre territoire, l’autorité compétente est l’ARS Nouvelle-Aquitaine, qui détaille la procédure pour les professionnels du tatouage, du perçage et du maquillage permanent. C’est la source officielle à consulter en complément de cet article, car les modalités pratiques peuvent être actualisées.

1.2 La place de la déclaration dans votre parcours d’installation

La logique se déroule dans un ordre précis : formation, validation de l’évaluation, attestation, puis déclaration d’activité, et seulement ensuite l’accueil des clients. La déclaration n’est pas une formalité que l’on traite « quand on a le temps » : elle conditionne la régularité de votre activité dès le premier jour. Pour replacer cette étape dans l’ensemble de vos obligations, notre article sur les obligations légales de la formation Hygiène et Salubrité à Bordeaux donne la vue d’ensemble.

1.3 La même règle à Bordeaux et dans toute la métropole

Que votre studio ouvre à Bordeaux centre, à Mérignac, à Pessac ou en rive droite à Cenon, la déclaration se fait auprès de l’ARS Nouvelle-Aquitaine. Le territoire de compétence est régional : la commune d’implantation ne change pas l’interlocuteur, mais elle figure évidemment dans votre dossier puisque l’adresse du local est une information demandée.

1.4 Ce que la déclaration n’est pas

Une confusion fréquente mérite d’être levée d’emblée. La déclaration auprès de l’ARS n’est ni une autorisation préalable que l’administration vous accorde après examen, ni une démarche fiscale ou commerciale. Elle ne remplace pas votre immatriculation comme professionnel, ni l’assurance responsabilité civile que tout praticien réalisant une effraction cutanée a tout intérêt à souscrire. C’est une déclaration au sens propre : vous signalez à l’autorité sanitaire que vous exercez une activité encadrée, en justifiant de votre formation. L’ARS prend acte et conserve la possibilité de contrôler. Comprendre cette nature exacte évite deux erreurs symétriques : attendre une « validation » qui ne viendra pas sous la forme d’un agrément, et croire à l’inverse qu’une simple immatriculation d’entreprise suffit à couvrir l’obligation sanitaire. Les deux démarches sont distinctes et toutes deux nécessaires.

1.5 Le fondement réglementaire détaillé de l’obligation

Pour ceux qui veulent remonter à la source, l’encadrement de ces activités repose sur les articles R.1311-1 et suivants du code de la santé publique, qui définissent les techniques concernées et imposent à la fois la formation et la déclaration préalable. Les règles d’hygiène applicables au geste lui-même sont précisées par l’arrêté du 11 mars 2009 relatif aux bonnes pratiques d’hygiène et de salubrité pour la mise en œuvre du tatouage par effraction cutanée et du perçage corporel. Ce texte décrit le niveau d’asepsie attendu, les conditions de stérilisation et l’aménagement minimal des locaux. La déclaration à l’ARS n’est donc pas un acte isolé : elle s’inscrit dans un corpus réglementaire qui relie la formation suivie, le geste technique encadré et le lieu d’exercice contrôlable.

1.6 Un dispositif de prévention des infections, pas une simple paperasse

L’esprit du dispositif éclaire son utilité. Le tatouage et le perçage créent une effraction cutanée, donc une porte d’entrée potentielle pour des agents pathogènes responsables d’infections cutanées, mais aussi pour des virus transmissibles par le sang comme les hépatites B et C ou le VIH. La déclaration permet à l’autorité sanitaire de savoir qui pratique, où, avec quelle formation, afin d’agir vite en cas d’alerte sanitaire. Considérer la démarche sous cet angle, celui de la santé publique et de la sécurité du client, aide à la traiter avec le sérieux qu’elle mérite plutôt que comme une contrainte administrative de plus.

2. Sur quelle plateforme et comment se fait la déclaration

C’est la question la plus concrète, et celle où circulent le plus d’informations approximatives. Voici ce qu’il faut retenir.

2.1 La voie de déclaration en ligne

L’ARS Nouvelle-Aquitaine s’appuie sur une téléprocédure dédiée aux professionnels du tatouage, du perçage et du maquillage permanent. Cette téléprocédure est accessible via la plateforme de démarches en ligne de l’État. Selon la situation, la déclaration peut aussi être adressée directement aux coordonnées indiquées par l’ARS dans sa documentation officielle. Comme la plateforme et l’adresse exactes peuvent évoluer, le réflexe sûr est de partir de la page de l’ARS Nouvelle-Aquitaine dédiée aux professionnels du tatouage, du perçage et du maquillage permanent, qui renvoie vers le formulaire et les coordonnées à jour.

Pour mémoire, le portail national de démarches administratives (service-public.fr) recense également les obligations applicables aux activités de tatouage et de perçage, ce qui peut servir de point de repère complémentaire.

2.2 Déclaration d’activité permanente ou activité ponctuelle

Deux cas de figure existent. La déclaration d’activité permanente concerne l’ouverture d’un studio fixe, c’est le cas le plus courant pour un nouvel installé à Bordeaux. La déclaration d’activité ponctuelle concerne les prestations temporaires, par exemple lors d’un salon ou d’un événement, et fait l’objet d’une déclaration distincte. Ne confondez pas les deux : si vous tenez un studio et participez ponctuellement à une convention, ce sont deux démarches différentes.

2.3 Le délai à respecter avant l’ouverture

La déclaration d’activité doit intervenir avant le début de l’activité, en pratique au moins quinze jours avant. Ce délai n’est pas anecdotique : ouvrir avant d’avoir déclaré, c’est exercer en situation irrégulière dès le premier client. Anticipez donc cette démarche dans votre rétroplanning d’installation, au même titre que la signature de votre bail ou votre inscription auprès du centre de formalités des entreprises.

2.4 Le contenu type de la téléprocédure unique

La même téléprocédure de l’ARS Nouvelle-Aquitaine couvre en réalité trois situations regroupées dans un seul parcours en ligne : la déclaration d’une nouvelle activité, la déclaration d’un changement de local et la déclaration de cessation d’activité. Au moment de remplir le formulaire, vous sélectionnez le motif, puis vous renseignez vos coordonnées de déclarant, les techniques pratiquées (tatouage, perçage corporel, maquillage permanent), l’adresse exacte du local, et vous téléversez vos pièces justificatives au format numérique. Cette logique de portail unique simplifie le suivi : chaque évolution de votre situation se traite à partir du même point d’entrée, ce qui évite de multiplier les interlocuteurs.

2.5 Comment traiter une difficulté pendant la démarche

Si un blocage technique survient ou si un champ vous semble ambigu, l’ARS Nouvelle-Aquitaine met à disposition une adresse de contact et un numéro de standard, indiqués sur sa page officielle. Mieux vaut poser la question en amont que déposer un dossier approximatif. Pour une activité installée à Bordeaux, à Talence ou à Bègles, le bon réflexe consiste à téléphoner ou à écrire avant de valider, surtout en cas de situation particulière : double technique, local partagé entre plusieurs praticiens, ou reprise d’un studio existant. Un dossier propre déposé une seule fois fait toujours gagner du temps par rapport à un dossier renvoyé pour complément.

3. Les pièces à joindre à votre dossier

Un dossier incomplet retarde votre régularisation. Voici les éléments généralement attendus, à confirmer sur la page officielle de l’ARS au moment de votre démarche.

3.1 La liste des pièces attendues par l’ARS

  • Votre attestation de formation hygiène et salubrité en cours de validité, délivrée par un organisme habilité. C’est la pièce centrale : sans elle, pas de déclaration recevable. Veillez à ce qu’elle ne soit pas expirée au regard du calendrier de mise à niveau réglementaire.
  • Votre identité et vos coordonnées, pour permettre à l’ARS de vous joindre et d’identifier le déclarant.
  • L’adresse précise du local d’exercice, qui fait l’objet d’un volet spécifique de la déclaration (voir la distinction au point 4).
  • La ou les techniques pratiquées : tatouage par effraction cutanée, perçage corporel, maquillage permanent. La déclaration doit refléter votre activité réelle.
  • Une preuve d’enregistrement de votre activité (par exemple l’attestation d’enregistrement auprès du centre de formalités compétent) et une copie de votre pièce d’identité.

Tous les organismes habilités ne formulent pas l’attestation de la même manière. Si un doute existe sur la conformité de votre document, l’article sur les responsabilités juridiques en cas de manquement rappelle pourquoi une attestation irréprochable est aussi une protection pour vous.

3.2 Préparer ses pièces avant d’ouvrir la démarche en ligne

Un point pratique mérite d’être anticipé : préparez vos pièces en format numérique propre avant de commencer la démarche en ligne, plutôt que de scanner dans l’urgence au moment de remplir le formulaire. Un dossier dans lequel l’attestation est lisible, l’adresse exacte et la pièce d’identité valide se traite sans allers-retours. À l’inverse, une pièce floue ou une adresse incohérente avec votre justificatif d’occupation du local peut conduire à une demande de complément, donc à un retard sur votre date d’ouverture prévue. Si votre studio se situe à Mérignac ou à Pessac, veillez en particulier à ce que l’adresse déclarée corresponde très exactement à celle de votre bail et de votre enregistrement d’activité : la moindre divergence ralentit le traitement.

3.3 Le justificatif d’enregistrement : URSSAF ou centre de formalités

La pièce d’enregistrement de l’activité prête souvent à confusion chez les tout nouveaux indépendants. Concrètement, l’ARS attend une attestation d’enregistrement auprès de l’URSSAF ou du centre de formalités des entreprises, qui prouve que votre activité existe administrativement. Cette pièce n’est pas la même que l’attestation de formation : l’une justifie que vous êtes formé à l’hygiène et à la salubrité, l’autre que votre entreprise est déclarée. Les deux coexistent dans le même dossier. Pensez aussi à vérifier la cohérence du code d’activité retenu lors de votre immatriculation avec la réalité de votre studio, car une incohérence sur ce point peut compliquer un contrôle ultérieur.

3.4 Les délais d’instruction à anticiper côté ARS

Au-delà du délai de quinze jours que vous devez respecter avant l’ouverture, gardez en tête que le traitement administratif côté ARS prend lui aussi du temps. Selon les informations publiées sur la téléprocédure de déclaration d’activité de l’ARS Nouvelle-Aquitaine, l’instruction d’un dossier complet s’étale en général sur plusieurs semaines, et un dossier incomplet rallonge sensiblement ce délai. La leçon est claire : un dossier soigné dès le premier dépôt n’est pas un luxe, c’est ce qui vous évite de repousser votre ouverture. Pour un studio qui démarre à Bordeaux ou en périphérie, ces semaines d’instruction se planifient comme n’importe quelle autre étape du lancement.

3.5 La cohérence entre attestation, local et techniques déclarées

Un dossier solide repose sur la cohérence entre trois éléments : ce que dit votre attestation, ce que vous déclarez comme techniques, et ce que permet votre local. Si vous déclarez pratiquer le maquillage permanent, votre formation doit le couvrir et votre local doit disposer de l’aménagement adapté. Cette triple cohérence est exactement ce qu’un inspecteur vérifie. La construire dès la déclaration, plutôt que de la rattraper après coup, est le réflexe d’un professionnel qui s’installe pour durer.

4. Déclaration d’activité ou déclaration de local : la différence à comprendre

C’est le point qui génère le plus de confusion chez les nouveaux installés. Les deux notions sont liées mais ne recouvrent pas la même chose.

4.1 La déclaration d’activité

La déclaration d’activité porte sur vous en tant que professionnel et sur les techniques que vous pratiquez. Elle atteste que vous êtes formé, certifié, et que vous exercez une activité soumise à déclaration. C’est le socle : sans déclaration d’activité, vous n’existez pas administrativement aux yeux de l’ARS comme professionnel du secteur.

4.2 La déclaration du local d’exercice

La déclaration intègre aussi l’adresse du local où vous réalisez vos prestations. Le lieu d’exercice est une information à part entière du dossier, parce que les conditions sanitaires dépendent aussi des locaux : aménagement, point d’eau, zone propre et zone sale, gestion des déchets. Concrètement, votre déclaration relie un professionnel certifié à un lieu identifié. Si vous exercez sur plusieurs sites, une déclaration doit être déposée pour chaque site.

4.3 Pourquoi la distinction compte au quotidien

La conséquence pratique est simple : votre déclaration est valable pour la personne ET le lieu déclarés. Changer l’un ou l’autre suppose une mise à jour. Un tatoueur certifié qui déménage son studio n’est pas dispensé de redéclarer son nouveau local sous prétexte que son activité, elle, n’a pas changé. C’est précisément l’objet du point suivant.

4.4 Ce que le local déclaré doit permettre concrètement

Déclarer un local n’est pas qu’une formalité d’adresse : c’est aussi s’engager sur des conditions matérielles. L’arrêté sur les bonnes pratiques d’hygiène impose une logique de séparation des zones, avec une salle dédiée aux actes maintenue propre, un poste de lavage des mains avec point d’eau, une zone distincte réservée au nettoyage et à la stérilisation du matériel, et un espace de stockage pour les déchets et le linge souillé. La distinction entre zone propre et zone sale n’est pas un détail décoratif : c’est le cœur de la prévention des infections. Quand vous déclarez votre local, vous déclarez implicitement que ces conditions sont réunies, ce qu’un contrôle pourra vérifier sur place.

4.5 Le statut du local et la question de l’accueil du public

Un studio de tatouage ou de perçage qui reçoit de la clientèle constitue un établissement recevant du public, ce qui emporte des obligations propres en matière de sécurité et d’accessibilité, distinctes de l’obligation sanitaire ARS mais à ne pas oublier au moment de choisir et d’aménager son local. Pour un studio installé à Bordeaux, à Pessac ou à Cenon, intégrer cette dimension dès la recherche du local évite de découvrir trop tard une mise en conformité coûteuse. Ces obligations de sécurité incendie et d’accessibilité se cumulent avec la déclaration ARS, elles ne s’y substituent pas.

5. Le cas du déménagement de studio et les autres changements

Votre situation va évoluer au fil de votre carrière. Voici comment rester en règle quand votre installation bouge.

5.1 Déménager son studio dans la métropole

Si vous transférez votre activité, par exemple d’un local à Bègles vers un nouveau studio à Bordeaux centre, vous devez déclarer ce changement. En pratique, cela revient à déclarer la nouvelle activité à la nouvelle adresse et à signaler la fin d’exercice à l’ancienne. Ne partez pas du principe que la déclaration initiale « suit » automatiquement votre activité : c’est le lieu déclaré qui fait foi, et un nouveau lieu suppose une nouvelle déclaration.

5.2 Cesser ou suspendre son activité

Une cessation d’activité doit elle aussi être déclarée à l’ARS, là encore avec un délai d’anticipation, généralement au moins quinze jours avant la cessation. Ce point est souvent négligé parce qu’on pense à déclarer une ouverture mais rarement une fermeture. C’est pourtant ce qui permet à l’administration de tenir à jour la cartographie des établissements et d’éviter qu’un ancien local vous reste rattaché.

5.3 Changer de technique ou ajouter une prestation

Si vous ajoutez une technique à votre activité, par exemple en commençant le maquillage permanent alors que vous ne pratiquiez que le perçage, votre déclaration doit refléter cette évolution. La déclaration doit toujours correspondre à votre activité réelle. Maintenir cette cohérence dans la durée fait partie des bons réflexes décrits dans notre guide pour rester conforme après la formation Hygiène et Salubrité.

5.4 Le cas de l’activité ponctuelle et des conventions

Beaucoup de tatoueurs et perceurs participent à des conventions ou des événements éphémères. Un professionnel installé à Talence qui tient un stand lors d’un salon à Bordeaux ne réutilise pas sa déclaration d’activité permanente : une activité exercée ponctuellement, hors de votre local habituel, relève d’une déclaration distincte propre à l’événement. Ce point est régulièrement oublié parce qu’on raisonne « je suis déjà déclaré, donc je suis couvert partout ». Ce n’est pas le cas : la déclaration est attachée à un lieu et à un contexte d’exercice. Avant d’accepter une prestation ponctuelle, vérifiez sur la page officielle de l’ARS Nouvelle-Aquitaine le formulaire correspondant et anticipez le délai, là encore compté en jours avant la prestation.

5.5 Conserver une trace de chaque démarche

Un réflexe simple protège durablement votre activité : archiver une copie datée de chaque déclaration, accusé de réception et échange avec l’ARS. En cas de contrôle ou de litige, c’est cette traçabilité administrative qui démontre votre bonne foi et votre conformité dans la durée. Un classeur dédié, physique ou numérique, suffit. La même rigueur de traçabilité que vous appliquez à votre matériel en cabine vaut pour vos démarches réglementaires : elle fait partie intégrante d’une installation professionnelle bien tenue à Bordeaux comme ailleurs dans la métropole.

5.6 Le renouvellement de l’attestation et son effet sur la déclaration

Votre attestation n’a pas une durée de vie illimitée. La certification d’hygiène et de salubrité est valable cinq ans, au terme desquels une mise à niveau des connaissances et des compétences pratiques, d’une durée d’environ sept heures, est nécessaire pour rester en règle. Or l’ARS attend une attestation en cours de validité : si la vôtre arrive à échéance pendant que votre studio tourne, vous devez la renouveler pour que votre situation reste conforme. Anticipez cette échéance dans votre suivi administratif, au même titre que vous noteriez la date d’un renouvellement d’assurance. Une attestation périmée fragilise la solidité de votre déclaration le jour d’un contrôle, même si l’activité, elle, n’a pas changé.

5.7 La gestion des déchets, un sujet permanent au-delà de la déclaration

Une fois déclaré, le quotidien impose des obligations qui ne disparaissent jamais. La gestion des déchets d’activités de soins à risques infectieux, les DASRI, en fait partie : aiguilles, lames, matériel à usage unique souillé ne se jettent pas avec les ordures ménagères. Ils relèvent d’une filière spécifique, avec contenants adaptés, contrat d’enlèvement et bordereau de suivi. Ce point, abordé en formation, prolonge l’esprit de la déclaration : déclarer son activité, c’est s’engager à l’exercer dans des conditions sanitaires maîtrisées, du premier geste jusqu’à l’élimination des déchets. Un studio à Mérignac comme à Bordeaux centre doit pouvoir présenter cette traçabilité des déchets le jour d’une inspection.

6. Votre checklist post-attestation et le rôle de TBC Formation

Pour passer de l’attestation à une activité déclarée sans rien oublier, voici la marche à suivre, puis ce que peut apporter un organisme local.

6.1 La checklist de déclaration

  • Vérifier que votre attestation hygiène et salubrité est valide et bien libellée.
  • Identifier la téléprocédure ou les coordonnées à jour sur la page officielle de l’ARS Nouvelle-Aquitaine.
  • Choisir le bon type de déclaration : activité permanente pour un studio fixe, ponctuelle pour un événement.
  • Réunir les pièces : identité, adresse du local, techniques pratiquées, preuve d’enregistrement de l’activité.
  • Déposer la déclaration au moins quinze jours avant l’ouverture.
  • Conserver une copie datée de la déclaration et de l’accusé éventuel.
  • Anticiper les mises à jour : déménagement, cessation, ajout de technique.

6.2 Pourquoi se former chez un organisme qui maîtrise l’après

TBC Formation, implanté au 6 Quai de Paludate à Bordeaux et certifié Qualiopi, ne s’arrête pas à la délivrance de l’attestation. La formation prépare aussi à ce qui suit : comprendre la déclaration ARS, connaître ses obligations de conformité, savoir réagir à un contrôle. C’est ce qui distingue une formation pensée pour des professionnels qui s’installent réellement, comme le détaille la page dédiée à la formation Hygiène et Salubrité pour tatoueurs et perceurs à Bordeaux.

6.3 Un accompagnement jusqu’au contrôle sanitaire

Une fois déclaré, vous pouvez être contrôlé. Savoir présenter un dossier complet, attestation à jour et déclaration en règle, fait la différence le jour d’une inspection. Notre article pour gérer un contrôle sanitaire après certification prolonge ce guide en se concentrant sur cette étape, pour que la déclaration ne soit pas seulement faite, mais aussi défendable.

6.4 Ce que couvre le programme de la formation hygiène et salubrité

Pour bien déclarer, encore faut-il avoir suivi une formation qui couvre l’ensemble du périmètre attendu. La formation hygiène et salubrité se déroule sur trois jours, soit une durée minimale de vingt et une heures, avec un volet théorique d’environ quatorze heures et un volet pratique de sept heures. Le programme aborde les risques infectieux et leur prévention, les agents pathogènes, les modes de transmission, les hépatites B et C, le VIH, les notions d’asepsie, d’antisepsie et de désinfection, la stérilisation du matériel, la gestion des déchets DASRI, la vaccination, ainsi que les règles d’hygiène des locaux et de l’environnement de travail. Cette base est exactement ce que la déclaration à l’ARS vient officialiser : un professionnel formé à ces fondamentaux, prêt à les appliquer dans un local conforme.

6.5 Prérequis, public et certification reconnue

L’accès à la formation ne suppose pas de diplôme préalable, mais demande d’être majeur et de disposer d’une bonne compréhension du français, indispensable pour assimiler les contenus réglementaires et techniques. Le public concerné regroupe les tatoueurs, les perceurs et les dermographes, ces praticiens du maquillage permanent et du microblading. La formation débouche sur une certification enregistrée au Répertoire spécifique de France Compétences sous le numéro RS6939, ce qui en fait une qualification reconnue et traçable. Cette reconnaissance officielle compte au moment de la déclaration : l’ARS attend une attestation délivrée par un organisme habilité, et un parcours adossé au Répertoire spécifique offre cette lisibilité.

6.6 Financer sa formation avant de s’installer

Le budget formation se prépare au même titre que le reste de l’installation. Selon votre statut, plusieurs dispositifs peuvent être mobilisés : le compte personnel de formation via la plateforme Mon Compte Formation, des financements des opérateurs de compétences pour les salariés, des aides destinées aux artisans, ou un accompagnement de France Travail pour les demandeurs d’emploi en reconversion. Anticiper ce point évite de retarder la formation, donc l’attestation, donc la déclaration. Pour un futur tatoueur ou perceur de Bordeaux, Pessac ou Talence, sécuriser le financement en amont fait partie d’un rétroplanning d’installation bien construit.

Questions fréquentes sur la déclaration à l’ARS Nouvelle-Aquitaine

Sur quelle plateforme dois-je faire ma déclaration en Nouvelle-Aquitaine ?

L’ARS Nouvelle-Aquitaine met à disposition une téléprocédure dédiée, accessible via la plateforme de démarches en ligne de l’État, et accepte selon les cas une transmission aux coordonnées qu’elle indique. Comme l’outil exact peut évoluer, partez toujours de la page officielle de l’ARS Nouvelle-Aquitaine pour les professionnels du tatouage et du perçage : elle renvoie vers le formulaire et les coordonnées à jour. Évitez les liens trouvés sur des forums, souvent obsolètes.

Dans quel délai dois-je déclarer mon activité avant d’ouvrir ?

La déclaration doit être faite avant le début de l’activité, en pratique au moins quinze jours avant l’ouverture. Ce délai vous oblige à anticiper : intégrez la déclaration à votre rétroplanning d’installation, au même niveau de priorité que le bail ou l’enregistrement de votre activité. Ouvrir avant d’avoir déclaré place votre studio en situation irrégulière dès le premier client.

Quelle est la pièce indispensable de mon dossier ?

L’attestation de formation hygiène et salubrité en cours de validité, délivrée par un organisme habilité, est la pièce centrale. Sans elle, la déclaration n’est pas recevable. Vérifiez aussi qu’elle n’est pas expirée au regard du calendrier réglementaire de mise à niveau, car une attestation périmée équivaut à une absence de formation valide pour l’administration.

Quelle différence entre déclarer mon activité et déclarer mon local ?

La déclaration d’activité porte sur vous et les techniques pratiquées ; le volet local porte sur l’adresse précise où vous exercez. Votre déclaration relie un professionnel certifié à un lieu identifié. Conséquence concrète : changer de local impose une mise à jour, même si votre activité, elle, n’a pas changé. Si vous exercez sur plusieurs sites, chaque site fait l’objet d’une déclaration.

Je déménage mon studio de Pessac à Bordeaux : que dois-je faire ?

Un déménagement n’est pas couvert par votre déclaration initiale. Vous devez déclarer la nouvelle activité à la nouvelle adresse et signaler la fin d’exercice à l’ancien local. C’est le lieu déclaré qui fait foi : un nouveau studio suppose une nouvelle déclaration. Anticipez cette démarche avant le transfert pour ne pas exercer dans un local non déclaré.

Dois-je prévenir l’ARS si j’arrête mon activité ?

Oui. La cessation d’activité se déclare également à l’ARS, généralement au moins quinze jours avant l’arrêt. Cette étape est souvent oubliée, alors qu’elle permet à l’administration de tenir à jour le suivi des établissements et d’éviter qu’un ancien local vous reste rattaché. Déclarer une fermeture est aussi important que déclarer une ouverture.

Combien de temps mon attestation hygiène et salubrité reste-t-elle valable ?

La certification est valable cinq ans. À l’approche de cette échéance, une mise à niveau des connaissances et des gestes pratiques, d’environ sept heures, est nécessaire pour conserver une attestation à jour. Comme l’ARS exige une attestation en cours de validité, surveillez cette date : une attestation expirée fragilise votre conformité le jour d’un contrôle, même si votre studio fonctionne déjà.

Quels documents le local de mon studio doit-il permettre de prouver ?

Au-delà de l’adresse déclarée, votre local doit permettre de démontrer des conditions sanitaires réelles : salle dédiée aux actes, point d’eau pour le lavage des mains, zone distincte de nettoyage et de stérilisation, séparation entre zone propre et zone sale, et filière de gestion des déchets DASRI. Ces éléments découlent des bonnes pratiques d’hygiène et sont vérifiables lors d’une inspection. Les anticiper dès le choix du local évite des mises en conformité coûteuses après l’ouverture.

La formation hygiène et salubrité est-elle finançable et reconnue ?

Oui. La formation débouche sur une certification enregistrée au Répertoire spécifique de France Compétences (RS6939), ce qui en fait une qualification traçable. Selon votre statut, elle peut être financée via le compte personnel de formation, des aides aux artisans, des financements d’opérateurs de compétences pour les salariés, ou un accompagnement de France Travail pour les demandeurs d’emploi. Sécuriser ce financement en amont évite de retarder votre attestation, donc votre déclaration.

Faut-il une déclaration spéciale pour participer à une convention de tatouage ?

Oui. Une activité exercée ponctuellement, hors de votre local déclaré, relève d’une déclaration distincte propre à l’événement. Votre déclaration d’activité permanente ne vous couvre pas automatiquement pour un stand sur un salon. Avant d’accepter une prestation ponctuelle à Bordeaux ou ailleurs, vérifiez le formulaire correspondant sur la page de l’ARS Nouvelle-Aquitaine et respectez le délai d’anticipation indiqué.

Pour conclure

Passer de l’attestation à une activité déclarée n’a rien de compliqué dès lors qu’on procède dans le bon ordre et avec les bonnes informations. Le principe tient en quelques points : la déclaration auprès de l’ARS Nouvelle-Aquitaine est obligatoire et préalable, elle relie un professionnel certifié à un local précis, l’attestation valide en est la pièce maîtresse, et tout changement, déménagement, cessation ou nouvelle technique, suppose une mise à jour.

Le réflexe à retenir : ne traitez jamais la déclaration « après coup ». Intégrez-la à votre rétroplanning d’installation, partez toujours de la page officielle de l’ARS Nouvelle-Aquitaine pour récupérer la téléprocédure et les coordonnées à jour, et conservez une copie datée de votre dossier. Les professionnels de Bordeaux, Pessac, Mérignac ou de la rive droite qui anticipent cette étape ouvrent leur studio sereinement, sans angle mort administratif.

Vous venez d’obtenir votre attestation et vous voulez sécuriser votre installation de A à Z ? Contactez-nous : l’équipe de TBC Formation à Bordeaux vous accompagne au-delà de la formation, jusqu’à la conformité réelle de votre activité. Et pour découvrir les retours des professionnels que nous avons formés, consultez notre fiche Google Business Profile.

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6 Quai de Paludate, 33800 Bordeaux
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