Choisir entre une formation certibiocide et un Certiphyto est une décision qui se prend avant l’inscription, pas après. Beaucoup de professionnels installés à Bordeaux ou dans la métropole arrivent avec une demande simple : « je manipule des produits pour traiter, quelle attestation me faut-il ? » La réponse dépend d’un seul critère réglementaire, le type de produit que vous utilisez. Et c’est précisément là que la confusion s’installe : biocides et produits phytopharmaceutiques se ressemblent au quotidien, mais ils relèvent de deux cadres juridiques différents, donc de deux certificats différents.
Vous hésitez parce que les deux mots se croisent dans les discussions de chantier ? Vous craignez de payer une formation qui ne couvre pas votre activité réelle ? Ce guide de décision répond à ces deux questions. Il ne s’agit pas d’un cours de réglementation exhaustif, mais d’une méthode de tri : identifier votre produit, en déduire la certification obligatoire, puis vérifier que vous vous inscrivez au bon parcours. À la fin, vous saurez si votre situation appelle un certibiocide, un Certiphyto, ou les deux.
1. La confusion de départ : pourquoi biocides et phytos se ressemblent
Sur le terrain, un désinfectant, un anti-nuisibles et un produit de traitement des cultures font tous la même chose dans l’esprit du professionnel : ils détruisent ou repoussent un organisme indésirable. C’est cette proximité d’usage qui crée le malentendu. Pourtant, la frontière n’est pas définie par ce que fait le produit, mais par l’endroit et la cible sur lesquels il agit.
1.1 Une même intention, deux familles de produits
Un produit biocide vise des organismes nuisibles en milieu non agricole : bactéries sur une surface, rongeurs dans un local, insectes dans un entrepôt. Un produit phytopharmaceutique, lui, protège les végétaux et les cultures contre maladies, ravageurs et adventices. La cible « plante à protéger » bascule le produit dans le champ phyto. La cible « local, surface, nuisible hors culture » le bascule dans le champ biocide. Cette ligne de partage est posée au niveau européen et déclinée en droit français.
Le règlement européen qui encadre les produits biocides est le règlement (UE) n° 528/2012 sur les produits biocides présenté par le ministère de la Transition écologique. Il définit un biocide comme une substance ou un mélange destiné à détruire, repousser ou rendre inoffensifs les organismes nuisibles. Les produits phytopharmaceutiques relèvent, eux, d’un cadre distinct rattaché au Code rural et de la pêche maritime, et leur certificat de référence est le Certiphyto.
1.2 Le réflexe à adopter avant toute inscription
Avant de réserver une session, posez-vous une question unique : sur quoi mon produit agit-il ? Si la réponse est « une culture, un espace vert, un végétal », vous êtes côté Certiphyto. Si la réponse est « un local, une surface, un nuisible dans un bâtiment, une activité de désinfection ou de dératisation », vous êtes côté certibiocide. Ce tri préalable évite l’erreur la plus coûteuse, s’inscrire à la mauvaise formation et devoir tout recommencer.
1.3 Le rôle de l’étiquette et de la fiche de données de sécurité
La meilleure preuve de la catégorie d’un produit ne vient pas du vendeur, mais de l’emballage. Sur un produit biocide, vous trouverez la mention d’un type de produit, par exemple TP18 pour un insecticide ou TP14 pour un rodenticide, ainsi qu’un numéro d’autorisation de mise sur le marché délivré par l’ANSES. Sur un produit phytopharmaceutique, l’autorisation porte sur des usages agricoles précis, culture par culture. La fiche de données de sécurité accompagne ces informations et détaille les précautions d’emploi. Prendre dix minutes pour lire ces documents avant de vous inscrire vaut mieux que de réserver une formation sur une intuition.
1.4 Le cas des professionnels mixtes
Certaines entreprises interviennent des deux côtés de la ligne. Une société d’hygiène qui désinfecte des locaux agroalimentaires et traite aussi des espaces verts attenants peut relever des deux dispositifs. Dans ce cas, il ne s’agit pas de choisir, mais de cumuler. Nous y revenons plus bas, car ce cas mixte est fréquent dans le tissu économique de Mérignac et de Pessac, où cohabitent industrie, logistique et entretien de sites.
2. Ce qu’est le certibiocide et qui doit le passer
Le certibiocide est le certificat individuel obligatoire pour les professionnels qui utilisent, achètent ou distribuent certains produits biocides. C’est lui qui sécurise juridiquement votre activité dès lors que vos produits portent sur la désinfection, la lutte contre les nuisibles ou le traitement de surfaces hors agriculture.
2.1 Le périmètre réglementaire du certibiocide
Le certibiocide s’appuie sur le règlement (UE) n° 528/2012 et sur sa déclinaison française. L’utilisation professionnelle de produits biocides classés comme dangereux est conditionnée à la détention de ce certificat. Le ministère de la Transition écologique rappelle que le dispositif vise une utilisation durable et responsable de ces produits, en formant les professionnels à la lecture des étiquettes, à la gestion des risques et aux bonnes pratiques d’application.
Depuis le 1er janvier 2024, le certibiocide se structure en plusieurs catégories selon les produits manipulés. Cette réorganisation a remplacé l’ancienne logique unique et oblige chaque professionnel à se positionner sur sa catégorie réelle. Pour comprendre exactement ce que recouvre chaque journée de formation, consultez notre article détaillé sur la durée et le contenu d’une formation certibiocide.
2.2 Les types de produits biocides concernés
Les produits biocides sont classés en types de produits, abrégés en TP. Quelques repères utiles pour vous situer :
- TP2 : désinfectants et produits algicides non destinés à l’application directe sur l’homme ou les animaux.
- TP3 : produits d’hygiène vétérinaire.
- TP4 : produits utilisés sur les surfaces en contact avec les denrées alimentaires.
- TP8 : produits de protection du bois.
- TP14 : rodenticides, contre les rongeurs.
- TP18 : insecticides, contre les insectes nuisibles comme les punaises de lit ou les blattes.
Si vos contenants portent ces mentions, vous êtes dans le champ biocide, donc dans celui du certibiocide. Les studios de tatouage et de piercing, par exemple, relèvent du TP2 pour leurs désinfectants de surface, un cas que nous détaillons dans notre article sur le Certibiocide TP2 pour les tatoueurs et perceurs. Pour les professionnels qui hésitent aussi avec une autre certification du secteur sanitaire, notre comparatif entre le certibiocide et l’hygiène et salubrité éclaire un autre cas fréquent de confusion, distinct de celui traité ici.
2.3 Les métiers couverts par le certibiocide
Le certibiocide concerne des profils variés : entreprises de désinsectisation et de dératisation, sociétés de désinfection, responsables hygiène en agroalimentaire, agents de collectivités, professionnels de la maintenance en hôtellerie et copropriétés. Un même certificat peut viser un décideur, un opérateur ou un utilisateur selon le rôle dans l’entreprise. Pour vérifier si votre activité entre dans le périmètre, notre panorama des métiers concernés par le certibiocide en 2026 détaille les secteurs visés.
2.4 Les trois catégories depuis 2024
La réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2024 a réorganisé le certibiocide autour de plusieurs catégories de produits. Concrètement, un professionnel n’est plus titulaire d’un certificat « biocide » générique, mais d’un certificat rattaché à un ensemble de types de produits. Cette logique colle au plus près de l’activité : un dératiseur n’a pas les mêmes besoins qu’un agent de désinfection de surfaces alimentaires. Pour vous, cela signifie un point de vigilance supplémentaire avant l’inscription : il ne suffit plus de demander « le certibiocide », il faut préciser la catégorie correspondant à vos TP. Une inscription sur la mauvaise catégorie vous laisserait avec un certificat valide sur le papier mais inadapté à vos produits réels.
2.5 Stockage, étiquetage et bonnes pratiques attendues
Au-delà du droit d’acheter et d’utiliser les produits, le certibiocide atteste de compétences pratiques. La formation insiste sur la lecture des fiches de données de sécurité, le port des équipements de protection individuelle, le dosage et la dilution corrects, le stockage en local ventilé et fermé, ainsi que la gestion des déchets et des contenants vides. Ces gestes ne sont pas accessoires : un produit mal stocké ou mal dosé expose l’opérateur, les occupants des locaux et l’environnement. C’est l’une des raisons pour lesquelles le dispositif a été pensé comme une obligation et non comme une simple recommandation.
3. Ce qu’est le Certiphyto et qui doit le passer
Le Certiphyto est le pendant agricole et horticole du certibiocide. Il atteste qu’un professionnel maîtrise les bonnes pratiques d’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Si votre activité tourne autour des cultures, des jardins ou des espaces verts, c’est ce certificat qui vous concerne, et non le certibiocide.
3.1 Le périmètre réglementaire du Certiphyto
Le Certiphyto, ou certificat individuel pour les produits phytopharmaceutiques, est obligatoire pour utiliser, acheter à titre professionnel ou conseiller l’usage de ces produits. Le portail officiel de l’administration confirme que ce certificat individuel pour les produits phytopharmaceutiques relève des démarches du ministère de l’Agriculture. Le certificat est valable cinq ans et s’inscrit dans le plan Ecophyto, qui vise à réduire l’usage des produits phytosanitaires.
3.2 Les produits et les publics phytopharmaceutiques
Les produits phytopharmaceutiques protègent les végétaux : fongicides contre les maladies, insecticides agricoles contre les ravageurs des cultures, herbicides contre les adventices. Le public visé regroupe agriculteurs, salariés agricoles, jardiniers professionnels, agents d’espaces verts, conseillers et distributeurs de ces produits. Le Certiphyto se décline d’ailleurs selon l’activité, par exemple application en exploitation, conseil ou vente.
Cette déclinaison par métier a une conséquence pratique : deux salariés d’une même structure peuvent avoir besoin de certificats différents. Celui qui pulvérise sur la culture relève d’un Certiphyto d’application, tandis que celui qui recommande un traitement à un client relève d’un Certiphyto de conseil. Le distributeur qui vend les produits en jardinerie professionnelle est lui aussi concerné. Confondre ces sous-catégories revient à la même erreur que confondre biocide et phyto, à une échelle plus fine. Avant de financer plusieurs inscriptions, mieux vaut cartographier qui fait quoi dans l’entreprise, afin que chaque salarié obtienne le certificat correspondant à sa tâche réelle et non à l’intitulé générique de son poste.
3.3 Le plan Ecophyto et la réduction d’usage
Le Certiphyto s’inscrit dans une politique publique plus large, le plan Ecophyto, qui vise à réduire le recours aux produits phytosanitaires et à promouvoir des alternatives comme le biocontrôle. Cette dimension explique le contenu des formations phyto : au-delà des techniques d’application, elles abordent la réduction des doses, les méthodes alternatives et la protection des utilisateurs comme des riverains. Pour un professionnel des espaces verts à Talence ou à Gradignan, intégrer cette logique de réduction est devenu un argument commercial autant qu’une obligation, notamment face à des donneurs d’ordre publics attentifs à ces critères.
3.4 Pourquoi le Certiphyto ne couvre pas la désinfection
Un point souvent ignoré : détenir un Certiphyto ne vous autorise pas à exercer une activité de désinfection ou de dératisation avec des produits biocides. Les deux certificats ne sont pas interchangeables. Un paysagiste titulaire du Certiphyto qui décide d’ajouter une prestation de traitement anti-nuisibles en intérieur devra obtenir un certibiocide adapté. À l’inverse, une entreprise de désinfection certibiocide ne peut pas traiter des cultures sous couvert de son seul certificat biocide. Cette étanchéité est volontaire : elle garantit que chaque utilisateur a été formé aux risques propres à sa famille de produits.
4. Tableau de décision : certibiocide, Certiphyto ou les deux
Pour passer de la théorie au choix concret, voici la grille à appliquer. Lisez chaque ligne en pensant à votre activité réelle, pas à ce que vous comptez faire un jour.
4.1 Les sept critères qui tranchent
- Cible du produit : nuisible ou surface en milieu non agricole, c’est le certibiocide ; végétal ou culture, c’est le Certiphyto.
- Lieu d’intervention : bâtiments, locaux, voirie, sites industriels pour le certibiocide ; champs, vergers, serres, espaces verts pour le Certiphyto.
- Cadre juridique : règlement (UE) n° 528/2012 pour les biocides ; Code rural et de la pêche maritime pour les phytos.
- Mention sur l’étiquette : la présence d’un type de produit TP signe un biocide.
- Autorité d’évaluation : l’ANSES délivre les autorisations de mise sur le marché pour les deux familles, mais selon deux procédures distinctes.
- Validité : cinq ans pour les deux certificats, avec renouvellement.
- Activité déclarée : votre code d’activité et vos prestations facturées doivent correspondre au certificat détenu.
4.2 Les profils types et leur certification
Quelques situations concrètes pour vous reconnaître :
- Une entreprise de dératisation à Bordeaux qui pose des appâts rodenticides : certibiocide.
- Un prestataire de désinfection de cuisines collectives à Cenon : certibiocide.
- Un paysagiste qui applique des herbicides sur un golf à Pessac : Certiphyto.
- Une exploitation maraîchère en périphérie de Mérignac : Certiphyto.
- Une société d’hygiène 3D, désinsectisation, dératisation, désinfection, qui traite aussi les abords végétalisés d’un site : les deux.
4.3 Vérifier que vous validez le bon certificat
L’erreur classique consiste à s’inscrire d’après l’intitulé d’une formation sans vérifier la catégorie. Le rôle d’évaluation et d’autorisation des produits revient à l’agence sanitaire, comme le précise l’ANSES sur les produits phytopharmaceutiques, biocides et fertilisants. Avant de confirmer une session, relisez vos fiches de données de sécurité, repérez le TP ou la mention phytopharmaceutique, puis choisissez. Pour ne pas vous tromper, prenez aussi connaissance des erreurs à éviter avant de suivre une formation certibiocide, qui listent les pièges administratifs les plus courants.
4.4 Ce que vous risquez en cas de mauvais choix ou d’absence de certificat
Se tromper de certification n’est pas un détail administratif sans conséquence. Exercer une activité réglementée sans le certificat valide, ou avec un certificat inadapté à vos produits, vous expose à des sanctions. Selon la nature de l’activité biocide, l’utilisation professionnelle sans certibiocide valide peut entraîner une interdiction d’achat et d’usage des produits concernés, une suspension de l’activité et des amendes. Pour les produits phytopharmaceutiques, exercer sans Certiphyto valide expose également à des poursuites. Au-delà de la sanction, un sinistre survenu avec un produit mal employé peut mettre en cause votre responsabilité civile professionnelle, et un assureur peut se retourner contre une entreprise non conforme. Le bon choix de certification, dès l’inscription, est donc aussi une protection juridique et financière.
5. Durée, examen et validité : comparer les deux parcours
Une fois la bonne certification identifiée, le second réflexe utile consiste à comparer l’organisation des deux parcours. Les durées et les modalités diffèrent, ce qui pèse sur votre planning professionnel.
5.1 La durée et le format des formations
Côté certibiocide, la durée varie selon la catégorie de produits et le profil. Une session orientée désinfectants peut tenir sur une journée, tandis qu’un parcours nuisibles plus complet s’étale sur plusieurs jours. Côté Certiphyto, la durée dépend du statut du candidat et de l’option choisie, formation seule, formation avec test ou test seul. Dans les deux cas, le format alterne apports réglementaires, identification des produits et mise en situation.
5.2 L’évaluation et l’obtention
Les deux certificats peuvent s’obtenir à l’issue d’une formation, parfois avec une vérification des connaissances. Pour le certibiocide, l’attestation conditionne l’achat et l’usage professionnel des produits concernés. Pour le Certiphyto, le certificat est délivré via une démarche administrative dématérialisée après la formation ou le test. Le contenu pédagogique se recoupe en partie : lecture des étiquettes, équipements de protection individuelle, fiches de données de sécurité, gestion des déchets et des risques pour la santé et l’environnement.
5.3 La validité et le renouvellement
Les deux certificats sont valables cinq ans, puis se renouvellent. Anticiper le renouvellement évite une rupture d’activité, car exercer sans certificat valide expose à des sanctions. La logique de renouvellement est proche d’un dispositif à l’autre, mais les démarches restent propres à chaque filière. Mieux vaut noter la date d’échéance dès l’obtention plutôt que de la découvrir au moment d’un contrôle.
5.4 L’impact sur votre planning professionnel
Au-delà du contenu, le choix entre les deux parcours a une conséquence très concrète sur votre organisation. Une formation orientée désinfectants tenant sur une journée se cale facilement entre deux chantiers, alors qu’un parcours nuisibles plus long suppose de bloquer plusieurs jours. Pour un artisan ou un gérant d’une petite structure, cette différence de durée pèse autant que le coût. C’est pourquoi il vaut mieux trancher la question de la catégorie avant de réserver : viser d’emblée la bonne formation, c’est aussi éviter de cumuler deux absences si une seule session bien choisie suffisait à couvrir votre activité. Un échange préalable avec l’organisme permet d’aligner durée, contenu et calendrier sur votre réalité de terrain.
6. Financer sa formation et s’inscrire chez TBC Formation
Une fois le bon certificat identifié, reste la question pratique du financement et de l’inscription. TBC Formation, organisme installé à Bordeaux, accompagne les professionnels de la métropole sur ce tri en amont, pour que chacun s’inscrive au parcours réellement adapté à son activité.
6.1 Les dispositifs de financement mobilisables
Plusieurs leviers existent pour financer une formation professionnelle. Le Compte personnel de formation via Mon Compte Formation, le plan de développement des compétences de l’entreprise, l’aide individuelle à la formation de France Travail, ou encore les fonds d’un OPCO selon votre branche. Les aides régionales de Nouvelle-Aquitaine peuvent aussi entrer en jeu. La certification Qualiopi de l’organisme conditionne l’accès à la plupart de ces financements publics. TBC Formation est certifié Qualiopi, ce qui ouvre l’éligibilité des parcours aux dispositifs de financement public.
6.2 L’ancrage local et l’accompagnement
Au 6 Quai de Paludate, en plein centre de Bordeaux, le centre reçoit des professionnels de toute la métropole, de Bègles à Talence en passant par Le Bouscat. Cette proximité compte pour des artisans et gérants qui ne peuvent pas s’absenter plusieurs jours loin de leur activité. L’accompagnement commence par un échange sur votre activité réelle, afin de confirmer s’il vous faut un certibiocide, un Certiphyto ou un cumul des deux.
6.3 Sécuriser votre conformité dans la durée
Choisir la bonne certification n’est que la première étape. Garder une activité conforme suppose de suivre les évolutions réglementaires, de renouveler à temps et de tenir à jour vos pratiques de stockage et d’application. Un professionnel bien orienté dès l’inscription gagne du temps et limite le risque de contrôle défavorable. C’est l’intérêt d’un tri rigoureux en amont plutôt que d’un rattrapage coûteux après coup.
6.4 Préparer son dossier avant l’inscription
Pour que l’inscription se déroule sans accroc, rassemblez quelques éléments en amont : la liste de vos produits avec leur type de produit ou leur usage agricole, vos fiches de données de sécurité, votre numéro d’activité et, si vous passez par un financeur, les coordonnées de votre OPCO ou de votre conseiller France Travail. Ce dossier permet de confirmer la catégorie de certificat, de monter une demande de financement et de réserver une session adaptée à votre calendrier. Les professionnels qui arrivent avec ces informations gagnent souvent plusieurs jours sur le processus, là où une demande incomplète repousse l’entrée en formation. Les pièges administratifs les plus courants, et la façon de les anticiper, sont d’ailleurs détaillés dans nos conseils sur les démarches préalables.
7. Pourquoi se faire accompagner par TBC Formation
Le vrai service rendu n’est pas seulement de dispenser une formation, mais de vous éviter de la suivre pour rien. Un organisme local qui connaît les deux dispositifs vous oriente avant l’inscription, ce qui change la nature même de la décision.
TBC Formation s’appuie sur une expertise des certifications professionnelles obligatoires et sur sa certification Qualiopi pour proposer des parcours éligibles aux financements. L’organisme reçoit des publics variés, des indépendants de la désinfection aux responsables hygiène d’entreprises agroalimentaires de la rive droite, à Lormont ou à Floirac. Cette diversité de profils a affûté une habitude utile : commencer par qualifier le besoin réel, puis seulement proposer le bon parcours. Plutôt que de vendre une session standard, l’échange initial porte sur vos produits, votre code d’activité et vos prestations facturées, trois éléments qui doivent rester cohérents avec le certificat visé. Cette méthode évite les inscriptions à perte et limite le risque qu’un professionnel découvre, après coup, que son attestation ne couvre pas son activité réelle.
Questions fréquentes sur le choix entre certibiocide et Certiphyto
Quelle est la différence concrète entre certibiocide et Certiphyto ?
Le certibiocide concerne les produits biocides utilisés pour désinfecter ou lutter contre les nuisibles en milieu non agricole, comme les locaux, les surfaces ou les entrepôts. Le Certiphyto concerne les produits phytopharmaceutiques destinés à protéger les végétaux et les cultures. La cible du produit, plante ou nuisible hors culture, détermine le certificat à passer. Les deux relèvent de cadres juridiques distincts et ne sont pas interchangeables.
Peut-on avoir besoin des deux certifications ?
Oui. Une entreprise qui désinfecte des locaux et traite aussi des espaces verts ou des cultures relève des deux dispositifs. C’est le cas de certaines sociétés d’hygiène ou de services techniques de collectivités. Dans cette situation, il faut détenir un certibiocide pour les produits biocides et un Certiphyto pour les produits phytopharmaceutiques. Le cumul est légal et même nécessaire pour rester conforme sur l’ensemble de l’activité.
Mon Certiphyto m’autorise-t-il à faire de la désinfection ?
Non. Le Certiphyto couvre uniquement les produits phytopharmaceutiques. Une activité de désinfection ou de dératisation avec des produits biocides exige un certibiocide adapté à la catégorie de produits utilisés. Détenir l’un ne dispense jamais de l’autre. Si vous élargissez votre offre vers la lutte anti-nuisibles en intérieur, prévoyez la certification biocide correspondante avant de facturer ces prestations.
Comment savoir si mon produit est un biocide ou un produit phytopharmaceutique ?
Lisez l’étiquette et la fiche de données de sécurité. La mention d’un type de produit, comme TP2, TP4 ou TP18, signale un produit biocide. Une autorisation de mise sur le marché phytopharmaceutique, souvent liée à un usage sur culture, signale un produit phyto. En cas de doute, l’autorité d’évaluation est l’ANSES, qui délivre les autorisations pour les deux familles selon des procédures distinctes.
Combien de temps les certificats restent-ils valables ?
Les deux certificats sont valables cinq ans, puis doivent être renouvelés. Il est prudent de noter la date d’échéance dès l’obtention pour anticiper le renouvellement, car exercer avec un certificat expiré vous expose à des sanctions et à une interdiction d’achat des produits concernés. Le renouvellement passe par une formation ou une démarche propre à chaque filière.
Faut-il déjà exercer pour s’inscrire à une formation certibiocide ?
Non, il n’est pas obligatoire d’exercer déjà pour s’inscrire. Une formation certibiocide s’adresse aussi bien à des professionnels en poste qu’à des personnes qui se lancent dans la désinfection ou la lutte anti-nuisibles. L’important est de viser la catégorie de produits correspondant à votre projet d’activité, afin d’obtenir un certificat directement exploitable une fois votre activité déclarée.
Comment financer une formation certibiocide ou un Certiphyto ?
Plusieurs dispositifs sont mobilisables : le Compte personnel de formation via Mon Compte Formation, le plan de développement des compétences de l’entreprise, l’aide individuelle à la formation de France Travail, les fonds d’un OPCO selon votre branche, ou des aides régionales de Nouvelle-Aquitaine. L’éligibilité à la plupart des financements publics suppose que l’organisme soit certifié Qualiopi. TBC Formation l’étant, ses parcours peuvent ouvrir droit à ces aides selon votre situation.
La réforme de 2024 change-t-elle ma certification certibiocide existante ?
La réorganisation entrée en vigueur le 1er janvier 2024 a structuré le certibiocide en catégories de produits. Si vous détenez déjà un certificat, vérifiez qu’il correspond bien aux types de produits que vous manipulez aujourd’hui et anticipez son renouvellement à l’échéance. En cas de doute sur la catégorie qui vous concerne désormais, mieux vaut faire qualifier votre activité avant le prochain cycle de formation pour éviter de vous retrouver avec un certificat partiellement inadapté.
Pour conclure
Le choix entre une formation certibiocide et un Certiphyto ne tient pas à une préférence, mais à un fait : la nature de vos produits. Biocide pour la désinfection et la lutte contre les nuisibles hors agriculture, phytopharmaceutique pour la protection des végétaux. Identifiez votre produit, lisez l’étiquette, repérez le type de produit ou l’usage agricole, et la bonne certification devient évidente. Si votre activité touche aux deux mondes, le cumul n’est pas une option de confort, c’est une obligation de conformité.
Plutôt que de vous inscrire au hasard d’un intitulé, faites valider votre situation par un organisme qui maîtrise les deux dispositifs. À Bordeaux et dans toute la métropole, TBC Formation, certifié Qualiopi, vous aide à trancher avant l’inscription et à mobiliser le bon financement. Pour faire le point sur votre activité et choisir le parcours adapté, Contactez-nous et consultez les avis de nos stagiaires sur notre fiche Google Business Profile.
TBC Formation
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