La formation hygiène et salubrité à Bordeaux ne se déroule pas du tout de la même manière selon les organismes, et la question revient sans cesse chez les tatoueurs, perceurs et dermographes : peut-on tout faire derrière son écran, ou faut-il forcément se déplacer ? Et si l’on vous propose deux jours à distance suivis d’une journée en présentiel, est-ce un raccourci commode ou une vraie logique pédagogique ?
Le format hybride, deux journées de théorie en visio puis une journée pratique en salle, n’a rien d’un arrangement de confort. Il colle à la structure même de la réglementation, qui sépare clairement les savoirs que l’on peut acquérir seul des gestes qui s’apprennent sous l’œil d’un formateur. Cet article décortique ce découpage : ce que vous travaillez pendant les deux jours à distance, ce qui se joue le jour en présentiel, et pourquoi ce mélange est aujourd’hui le meilleur compromis entre souplesse d’emploi du temps et qualité de l’apprentissage pour les professionnels du tatouage et du perçage en Gironde.
1. Comprendre le format hybride de la formation hygiène et salubrité
Avant de juger un découpage pédagogique, il faut savoir ce qu’il recouvre vraiment. Le format hybride n’est pas une formation au rabais : c’est une organisation pensée autour de deux temps d’apprentissage de natures différentes.
1.1 Ce que recouvre concrètement le terme “hybride”
Une formation hybride combine deux modalités. Les premières heures se font à distance, en classe virtuelle synchrone ou via une plateforme d’apprentissage en ligne, depuis chez vous ou votre studio. La dernière journée se déroule sur site, en présentiel, dans une salle équipée. Le terme exact employé dans le vocabulaire de la formation professionnelle est “formation multimodale” ou “mixte” : on parle aussi de blended learning. À Bordeaux, le découpage le plus courant chez les organismes sérieux suit le rythme deux jours plus un, soit environ 14 heures en distanciel et 7 heures en présentiel.
Ce ratio n’est pas tiré au hasard. Il correspond à la répartition que fixe la réglementation entre la partie théorique et la partie pratique, point sur lequel nous revenons plus bas.
1.2 Pourquoi ce découpage 2 + 1 et pas autre chose
Pourquoi pas trois jours en présentiel, comme dans le format historique ? Et pourquoi pas tout à distance, comme on le voit pour beaucoup d’autres formations courtes ? La réponse tient à la nature des compétences visées. Les deux premiers jours portent sur des connaissances : microbiologie, voies de transmission des agents infectieux, cadre légal, gestion des déchets. Ce sont des savoirs que l’on peut transmettre par la voix, le support écrit et l’échange à distance.
La troisième journée porte sur des gestes : préparer un poste de travail, monter un champ stérile, gérer un accident d’exposition au sang, appliquer un protocole de désinfection des surfaces. Ces gestes ne s’évaluent pas derrière un écran. Le découpage 2 + 1 isole donc ce qui doit se vivre en salle de ce qui peut s’apprendre à distance, sans diluer ni l’un ni l’autre.
1.3 À qui s’adresse ce format à Bordeaux et dans la métropole
Le format hybride parle d’abord aux professionnels déjà en activité. Un tatoueur installé à Bègles, une perceuse qui tient un salon à Mérignac ou une dermographe spécialisée en maquillage permanent à Pessac n’ont pas forcément la possibilité de bloquer trois journées pleines hors de leur studio. Pouvoir suivre la théorie le soir ou sur des créneaux choisis, puis ne se déplacer qu’une seule journée, change radicalement la faisabilité du parcours. Pour qui prépare une installation à Talence ou à Cenon, c’est aussi une façon d’avancer sur la partie réglementaire sans attendre une session présentielle complète.
1.4 D’où vient ce format et pourquoi il s’est généralisé
Pendant des années, la formation se faisait exclusivement en salle, sur trois journées consécutives. La diffusion des outils de classe virtuelle, accélérée à partir de 2020, a changé la donne pour beaucoup de formations courtes. Les organismes ont constaté que les contenus théoriques passaient aussi bien en visio, à condition d’un encadrement réel, et que séparer ces contenus de la pratique libérait du temps pour les deux. Le format hybride s’est installé comme une réponse pragmatique à une demande de souplesse, sans jamais toucher au volume horaire ni à la part pratique fixés par le texte. Ce qui a évolué, c’est la façon de découper les 21 heures, pas leur contenu ni leur exigence.
2. Le cadre réglementaire qui justifie le découpage
Le format hybride n’existe pas malgré la réglementation : il existe grâce à elle. C’est le texte de référence qui rend possible et même logique la séparation distance / présentiel.
2.1 Ce que dit l’arrêté du 5 mars 2024
La formation obligatoire des tatoueurs et perceurs est encadrée par l’arrêté du 5 mars 2024 publié au Journal officiel, pris en application de l’article R. 1311-3 du code de la santé publique. Ce texte fixe une durée minimale de vingt et une heures réparties sur trois jours, dont sept heures consacrées à la formation pratique. Il indique aussi que l’organisme doit disposer d’une équipe pédagogique associant un professionnel du tatouage et du perçage et au moins un formateur qualifié en hygiène hospitalière.
Deux éléments comptent ici. Le premier : la réglementation distingue explicitement la part pratique (7 heures) du reste du programme. Le second : elle parle de “trois jours”, ce qui laisse la porte ouverte à des modalités variées du moment que le volume et la part pratique sont respectés. Le découpage hybride découle directement de cette architecture.
2.2 Distanciel autorisé sur la théorie, présentiel imposé sur la pratique
Concrètement, rien n’oblige à enseigner les 14 heures théoriques dans une salle physique. Les notions de microbiologie ou la lecture du cadre légal se transmettent aussi bien en classe virtuelle. En revanche, les 7 heures pratiques supposent un plateau technique, du matériel à manipuler et un formateur qui corrige les gestes en direct. C’est cette ligne de partage qui rend le format hybride conforme : on numérise ce qui peut l’être, on garde en présentiel ce qui l’exige.
Il faut écarter une idée fausse répandue dans le métier : non, la formation hygiène et salubrité n’est pas une formation que l’on peut suivre intégralement en e-learning à son rythme. La part pratique reste incompressible et présentielle. Tout organisme qui promet un certificat 100 % en ligne sans aucune journée sur site fait fausse route au regard du texte.
2.3 Le rôle de l’ARS Nouvelle-Aquitaine
En Gironde, c’est l’Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine qui constitue l’autorité de référence. La formation doit être suivie dans un organisme agréé par le directeur général de l’ARS de la région où elle se déroule. À l’issue du parcours et après réussite de l’évaluation, vous obtenez une attestation que vous joignez à votre déclaration d’activité.
Cette déclaration préalable est elle-même obligatoire : selon le site officiel de l’administration française, l’ouverture d’une activité de tatouage, de perçage corporel ou de maquillage permanent doit être déclarée à l’ARS avant le démarrage. Le format hybride ne change rien à cette obligation : il modifie la façon dont vous suivez la formation, pas la valeur de l’attestation qui en découle.
3. Les deux jours à distance : ce que vous apprenez vraiment
La partie distancielle est souvent perçue comme la partie “secondaire”. C’est une erreur. C’est elle qui pose les fondations sur lesquelles repose toute la pratique. Voici ce que couvrent réellement ces deux journées.
3.1 Microbiologie et risques infectieux
Le point de départ, c’est de comprendre ce contre quoi on se protège. La première séquence traite des micro-organismes : bactéries, virus, champignons, et des principales infections transmissibles dans le contexte du tatouage et du perçage. On y aborde les voies de contamination, la notion de charge microbienne, les hépatites B et C ainsi que les autres agents transmissibles par le sang. Comprendre ces mécanismes change tout : un protocole appliqué machinalement n’a pas la même solidité qu’un geste fait par quelqu’un qui sait pourquoi il le fait.
3.2 Cadre légal, responsabilités et traçabilité
La deuxième séquence porte sur le droit applicable et vos obligations. On y voit le cadre fixé par le code de la santé publique, les exigences de l’arrêté du 5 mars 2024, les règles de salubrité des locaux et la traçabilité des dispositifs. C’est aussi le moment où l’on clarifie votre responsabilité en cas de manquement. Pour aller plus loin sur cet aspect, notre article sur les différences entre théorie et pratique sur le terrain détaille comment ces règles se traduisent au quotidien dans un studio.
3.3 Gestion des déchets et hygiène des locaux
Troisième bloc : que faire des aiguilles usagées, des compresses souillées, des supports à usage unique. On y traite la filière des déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI), le tri, le stockage, l’enlèvement par un prestataire agréé. Pour creuser ce point, notre article détaille la gestion des DASRI et la stérilisation du matériel étape par étape. S’ajoute l’organisation spatiale du studio : séparer la zone propre de la zone sale, gérer les flux, entretenir les surfaces. Ces notions se mémorisent très bien à distance, à condition d’avoir des supports clairs et un formateur disponible pour les questions.
3.4 Les outils du distanciel et leurs limites
Un bon distanciel ne se résume pas à un PDF envoyé par mail. Les organismes sérieux à Bordeaux travaillent en classe virtuelle avec un formateur en direct, ou via une plateforme structurée proposant vidéos, quiz d’auto-évaluation et espaces de questions. L’enjeu, c’est l’interactivité : pouvoir poser une question en temps réel, vérifier sa compréhension par des QCM intermédiaires, ne pas rester seul face au contenu. La limite est connue : le distanciel ne remplace pas la manipulation. C’est précisément pourquoi la journée présentielle existe.
4. La journée en présentiel : pourquoi elle reste irremplaçable
Si l’on pouvait tout faire à distance, on le ferait. Si la journée en salle a été maintenue, c’est qu’elle apporte quelque chose que l’écran ne donnera jamais. Détaillons ce qui s’y joue.
4.1 Les gestes techniques qui ne s’apprennent qu’en salle
Préparer un poste de travail propre, organiser ses champs, ouvrir un emballage stérile sans le contaminer, enfiler des gants sans rompre l’asepsie : ces gestes demandent de la répétition et un retour immédiat. Le formateur voit la main qui tremble, l’enchaînement qui saute une étape, le réflexe à corriger. En présentiel, on touche le matériel, on refait, on ajuste. C’est cette boucle observation-correction-répétition qui ancre durablement le bon geste.
4.2 Mises en situation et simulation d’incidents
La journée pratique comprend des scénarios. Que fait-on en cas de piqûre accidentelle pendant une séance ? Comment réagir face à un client qui saigne plus que prévu ? Comment gérer une rupture de protocole en plein travail ? On simule ces situations pour que la réaction devienne un automatisme. À distance, on peut décrire la procédure ; en salle, on la joue, et c’est ce qui fait la différence le jour où l’incident survient pour de vrai dans votre studio à Bordeaux ou à Floirac.
4.3 L’évaluation pratique devant le formateur
La validation des compétences passe par une évaluation en deux temps : un questionnaire qui contrôle les connaissances théoriques, et une mise en situation pratique observée par le formateur. Cette seconde épreuve ne peut, par nature, se dérouler qu’en présentiel. Sur le seuil de réussite, notre article dédié explique à quoi servent les critères de réussite à 75 % et comment les atteindre. Retenez ici que la journée en salle est aussi le moment où vous prouvez votre maîtrise, pas seulement où vous apprenez.
4.4 L’apport du collectif et des échanges entre pairs
Un dernier bénéfice, moins visible mais réel : la dynamique de groupe. En salle, vous croisez d’autres professionnels, parfois venus de Lormont, de Bruges ou de Gradignan, avec leurs propres pratiques et leurs questions. Ces échanges informels valent souvent autant que le cours. On confronte des façons de faire, on partage des astuces d’organisation, on relativise ses propres doutes. Le distanciel isole un peu ; le présentiel recrée du collectif.
4.5 Le matériel manipulé pendant la journée pratique
La journée en salle s’appuie sur du matériel réel, fourni par l’organisme. On y manipule des dispositifs à usage unique, des emballages stériles, des solutions de désinfection, des contenants pour déchets piquants ou coupants. L’objectif n’est pas de tatouer ou de percer un client, mais de reproduire la chaîne complète d’un acte propre : préparation du poste, gestion de la barrière entre zone propre et zone sale, désinfection des surfaces avant et après, élimination des déchets dans la bonne filière. Cette manipulation concrète fixe des réflexes que la seule lecture ne donne pas. Voir un emballage stérile mal ouvert se contaminer sous ses yeux marque durablement bien plus qu’un paragraphe sur l’asepsie.
5. Les avantages concrets du format hybride pour les professionnels bordelais
Au-delà de la conformité réglementaire, le format hybride répond à des contraintes très concrètes du quotidien des tatoueurs et perceurs de la métropole. Voici les bénéfices les plus tangibles.
- Moins de jours d’activité perdus. Un studio fermé, ce sont des rendez-vous reportés et du chiffre d’affaires en moins. En ramenant le présentiel à une seule journée, le format hybride réduit fortement l’interruption d’activité par rapport à trois jours pleins hors du salon.
- Une théorie suivie à son rythme. Les 14 heures à distance s’organisent plus souplement, ce qui aide ceux qui jonglent avec une clientèle dense ou des horaires décalés. On revient sur une notion mal comprise, on avance quand on est disponible.
- Moins de déplacements et de frais annexes. Pour un professionnel installé loin du centre, à Saint-Médard-en-Jalles ou à Villenave-d’Ornon, ne se déplacer qu’une journée allège la fatigue, le coût de transport et l’organisation logistique.
- Une meilleure assimilation de la théorie avant la pratique. Arriver en salle en ayant déjà digéré la microbiologie et le cadre légal permet de consacrer la journée présentielle à ce qui compte vraiment : les gestes. On ne découvre pas tout en même temps.
- Un parcours accessible aux débutants comme aux installés. Aucun prérequis de diplôme n’est exigé pour suivre la formation. Le format hybride convient aussi bien à celui qui prépare son installation qu’au professionnel qui régularise sa situation.
- Une trace écrite des contenus théoriques. Quand la théorie passe par une plateforme en ligne, vous conservez généralement l’accès aux supports : protocoles, fiches de synthèse, vidéos. C’est précieux pour réviser avant l’évaluation, et utile bien après la formation, quand un doute surgit sur un geste ou une règle dans le quotidien du studio.
Ces bénéfices ne valent évidemment que si le distanciel est encadré sérieusement. Un parcours hybride bâclé, où les deux jours à distance se résument à des diapositives sans formateur, perd tout intérêt. La qualité tient à l’interactivité de la partie en ligne et à la densité réelle de la journée présentielle. C’est sur ces deux points qu’il faut interroger l’organisme avant de s’inscrire, davantage que sur le simple argument du gain de temps.
6. Financement, prérequis et inscription à Bordeaux
Choisir un format ne suffit pas : encore faut-il savoir comment financer, qui peut s’inscrire et comment se lance la démarche. Cette section répond aux questions pratiques les plus fréquentes.
6.1 Prérequis et public concerné
La formation s’adresse à toute personne qui pratique ou souhaite pratiquer le tatouage par effraction cutanée, le perçage corporel ou le maquillage permanent. Aucun diplôme préalable n’est demandé. Il n’est pas davantage exigé d’exercer déjà : on peut suivre la formation en amont d’une installation. Le format hybride n’ajoute qu’un prérequis matériel léger pour la partie distancielle : une connexion internet correcte et un ordinateur ou une tablette pour suivre les sessions en visio.
6.2 Les dispositifs de financement mobilisables
Plusieurs leviers existent pour financer cette formation courte. Le Compte personnel de formation reste la voie la plus directe : vous pouvez consulter vos droits sur Mon Compte Formation. Un OPCO peut intervenir si vous relevez d’une branche professionnelle, et France Travail peut mobiliser une aide individuelle à la formation pour les demandeurs d’emploi en reconversion. La Région Nouvelle-Aquitaine propose par ailleurs des aides à la formation selon les situations. Pour qu’une formation soit finançable par ces dispositifs publics, l’organisme doit être certifié Qualiopi.
6.3 S’inscrire à la formation hygiène et salubrité chez TBC Formation
TBC Formation, organisme implanté à Bordeaux et certifié Qualiopi, accompagne les professionnels du tatouage, du perçage et du maquillage permanent sur l’ensemble du parcours. Pour comprendre l’architecture complète du programme, consultez notre page sur la formation Hygiène et Salubrité pour tatoueurs et perceurs à Bordeaux, ainsi que le détail de la durée et du contenu de la formation Hygiène et Salubrité à Bordeaux. L’inscription se fait après un échange permettant de vérifier votre éligibilité aux dispositifs de financement et de fixer les dates de la session.
6.4 Comment se déroule concrètement une session hybride
Pour vous projeter, voici l’enchaînement type d’une session hybride. Les deux premières journées de théorie se tiennent en classe virtuelle, sur des créneaux annoncés à l’avance, avec un formateur en direct et des temps d’échange. Vous y traitez l’ensemble des connaissances et vous validez votre compréhension par des questionnaires intermédiaires. Quelques jours plus tard intervient la journée présentielle, dans la salle de l’organisme à Bordeaux. La matinée est consacrée aux gestes et aux mises en situation, l’après-midi à l’évaluation : un questionnaire de connaissances puis une épreuve pratique observée. À la fin de cette journée, si vous remplissez les critères de réussite, l’attestation vous est délivrée. Vous repartez avec le document à joindre à votre déclaration d’activité auprès de l’ARS Nouvelle-Aquitaine.
6.5 Ce qu’il faut préparer avant de démarrer
Côté logistique, anticipez deux points. Pour la partie distancielle, testez votre connexion et votre matériel avant la première séance, et réservez un endroit calme où vous pourrez suivre les sessions sans interruption. Pour la journée présentielle, prévoyez une tenue adaptée à la manipulation et organisez la fermeture de votre studio sur cette seule journée. Si vous comptez mobiliser un financement, lancez la démarche tôt : un dossier CPF ou une demande d’aide France Travail demandent un délai de traitement qu’il vaut mieux ne pas sous-estimer. Plus le dossier est déposé en amont, plus vous avez de choix dans les dates de session.
7. Hybride, tout présentiel ou tout distanciel : comment choisir
Le format hybride n’est pas la seule formule du marché, et il ne convient pas à 100 % des profils. Comparer honnêtement les options aide à faire le bon choix.
7.1 Le tout présentiel, pour qui apprend mieux en salle
Le format historique de trois jours en salle garde des partisans. Il convient à ceux qui retiennent mieux en présence d’un formateur, qui apprécient le rythme imposé d’une session continue, ou qui n’ont pas de conditions matérielles confortables pour suivre du distanciel chez eux. L’inconvénient reste le nombre de jours d’absence du studio.
7.2 Pourquoi le tout distanciel n’est pas conforme
Une formation hygiène et salubrité intégralement à distance ne respecte pas l’exigence de pratique en présentiel. Les 7 heures pratiques et l’évaluation des gestes supposent une salle équipée et un formateur sur place. Méfiez-vous des offres qui laissent croire le contraire : une attestation issue d’un parcours sans présentiel risque d’être contestée lors de votre déclaration d’activité à l’ARS. Pour mieux cerner ce que recouvrent réellement les heures de programme, lisez notre article détaillant ce que couvrent exactement les 21 heures de programme.
7.3 Pourquoi l’hybride s’impose pour la plupart des profils
Pour la majorité des professionnels de Bordeaux Métropole, l’hybride offre le meilleur équilibre. Il respecte la lettre et l’esprit de la réglementation, il limite l’interruption d’activité, il laisse de la souplesse sur la théorie et il conserve l’essentiel en présentiel : la pratique et l’évaluation. C’est rarement un compromis bancal, plutôt une optimisation du temps de chacun sans rogner sur la qualité de la formation.
8. Pourquoi choisir TBC Formation pour votre format hybride à Bordeaux
Au moment de choisir un organisme, la modalité pédagogique ne fait pas tout : l’agrément, la qualité de l’encadrement et l’ancrage local pèsent autant.
8.1 Un organisme agréé et certifié Qualiopi
TBC Formation est implanté au 6 Quai de Paludate, en plein cœur de Bordeaux, et certifié Qualiopi. Cette certification est la condition pour mobiliser les financements publics comme le CPF ou les aides France Travail. Elle atteste aussi d’un processus qualité contrôlé, du contenu de la formation jusqu’au suivi des stagiaires.
8.2 Un encadrement conforme aux exigences de l’arrêté
L’équipe pédagogique associe les compétences exigées par l’arrêté du 5 mars 2024 : connaissance du métier et expertise en hygiène. C’est cette double compétence qui garantit que la journée présentielle ne se limite pas à une démonstration de surface, mais corrige réellement vos gestes et vous prépare à l’évaluation.
8.3 Une connaissance fine du tissu local
Travailler avec un organisme bordelais, c’est aussi bénéficier d’une bonne connaissance des interlocuteurs régionaux, à commencer par l’ARS Nouvelle-Aquitaine et ses modalités de déclaration. Que votre studio soit à Bordeaux centre, à Mérignac, à Talence ou sur la rive droite à Cenon, vous avez en face un référent qui connaît votre territoire et ses exigences.
8.4 Un accompagnement qui ne s’arrête pas à l’attestation
La formation n’est pas une fin en soi : elle ouvre sur des obligations qui durent dans le temps. La déclaration d’activité à l’ARS, la salubrité des locaux, la gestion des déchets ou le renouvellement à échéance restent à votre charge une fois le certificat en poche. Un bon organisme reste joignable après la session pour répondre à une question ponctuelle, vous orienter sur une démarche administrative ou vous rappeler les évolutions réglementaires. Cet accompagnement de proximité fait une vraie différence pour un professionnel qui débute son activité à Bordeaux et qui découvre l’ensemble de ses obligations sanitaires.
Questions fréquentes sur le format hybride de la formation hygiène et salubrité à Bordeaux
La formation hygiène et salubrité peut-elle se faire entièrement à distance ?
Non. La réglementation impose une part de formation pratique qui ne peut se dérouler qu’en présentiel, avec du matériel à manipuler et un formateur qui observe et corrige les gestes. Sur les 21 heures, 7 heures de pratique restent obligatoirement en salle. Une formation présentée comme 100 % en ligne ne serait pas conforme et l’attestation pourrait être refusée lors de votre déclaration à l’ARS.
Combien de jours dois-je me déplacer avec le format hybride ?
Une seule journée. Le format hybride courant à Bordeaux répartit les 21 heures en deux jours de théorie à distance (environ 14 heures) et une journée de pratique en présentiel (environ 7 heures). Vous ne quittez votre studio qu’une fois, pour la journée en salle qui inclut les mises en situation et l’évaluation pratique.
Le certificat obtenu en format hybride a-t-il la même valeur ?
Oui, à condition que l’organisme soit agréé par l’ARS et que la part présentielle ait bien été suivie. La modalité pédagogique ne change pas la valeur de l’attestation : ce qui compte, c’est le respect des 21 heures dont 7 de pratique, et la réussite de l’évaluation. L’attestation délivrée sert ensuite à votre déclaration d’activité auprès de l’ARS Nouvelle-Aquitaine.
Faut-il déjà exercer pour suivre cette formation ?
Non, aucune obligation d’exercer ni de diplôme préalable. La formation s’adresse autant aux professionnels installés qu’aux personnes en projet d’installation. Beaucoup la suivent avant d’ouvrir leur activité, justement pour pouvoir déclarer celle-ci à l’ARS dans les règles dès le départ.
Comment financer la formation hybride à Bordeaux ?
Plusieurs dispositifs sont mobilisables : le CPF via Mon Compte Formation, un OPCO selon votre branche, ou une aide France Travail pour les demandeurs d’emploi. La Région Nouvelle-Aquitaine propose aussi des aides selon les situations. Pour mobiliser un financement public, l’organisme doit être certifié Qualiopi, ce qui est le cas de TBC Formation.
Quel matériel faut-il pour suivre les deux jours à distance ?
Un ordinateur ou une tablette avec une connexion internet stable suffit. Les sessions se déroulent en classe virtuelle ou sur une plateforme d’apprentissage en ligne. Aucun matériel professionnel n’est requis pour la partie distancielle : le matériel de tatouage et de perçage n’intervient que pendant la journée présentielle, où il est fourni par l’organisme.
Pour conclure
Le format hybride de la formation hygiène et salubrité à Bordeaux n’est ni un raccourci ni une mode : c’est la traduction pédagogique d’une réglementation qui distingue clairement les savoirs théoriques, transmissibles à distance, des gestes pratiques, qui exigent une salle et un formateur. Deux jours à distance pour comprendre le risque infectieux, le cadre légal et la gestion des déchets ; une journée en présentiel pour manipuler, s’entraîner et valider ses compétences. Pour un tatoueur, un perceur ou un dermographe de Bordeaux Métropole, cette formule réduit l’interruption d’activité tout en respectant l’exigence de pratique fixée par l’arrêté du 5 mars 2024.
Si vous préparez votre installation ou que vous régularisez votre situation auprès de l’ARS Nouvelle-Aquitaine, le bon réflexe est de vérifier l’agrément de l’organisme et sa certification Qualiopi avant de vous engager. Une question sur les dates, le financement ou le déroulé de la session hybride ? Contactez-nous : l’équipe de TBC Formation vous oriente vers la session la plus adaptée à votre activité, et vous pouvez consulter nos avis sur notre fiche Google Business Profile.
TBC Formation
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