Formation professionnelle et création d’entreprise à Bordeaux : quelles aides ACRE et ARCE pour financer votre lancement ?

Formation professionnelle à Bordeaux - TBC Formation

Suivre une formation professionnelle à Bordeaux avant de créer son entreprise change la façon d’aborder la question du financement, car on cesse de regarder uniquement le coût de la formation pour s’intéresser au nerf de la guerre : l’argent qui permet de tenir les premiers mois d’activité. Vous avez un projet, une idée de marché, peut-être déjà un nom de société en tête, mais comment couvrir vos charges quand le chiffre d’affaires n’est pas encore au rendez-vous ? Et surtout, quels dispositifs publics permettent réellement d’alléger le démarrage sans s’endetter dès le premier mois ?

Deux aides reviennent systématiquement dès qu’on parle de lancement : l’ACRE, une exonération de cotisations sociales en début d’activité, et l’ARCE, le versement en capital d’une partie de vos droits au chômage par France Travail. Ces deux dispositifs ne financent pas la formation elle-même, ils financent le passage à l’acte entrepreneurial. Cet article détaille leur fonctionnement en 2026, leurs conditions, leurs montants, et la manière dont une formation professionnelle dédiée à la création d’entreprise vous prépare concrètement à les mobiliser au bon moment.

1. Pourquoi le financement du lancement se prépare en amont, dès la formation

Beaucoup de créateurs confondent deux questions distinctes : financer leur formation et financer le démarrage de leur activité. Les deux sujets sont liés, mais ils ne se règlent pas avec les mêmes outils ni au même moment.

1.1 Financer la formation et financer l’activité : deux logiques séparées

Le financement d’une formation professionnelle passe par des dispositifs comme le Compte Personnel de Formation (CPF), un OPCO, le plan de développement des compétences ou une aide individuelle de France Travail. Ces dispositifs couvrent les frais pédagogiques. Le financement du lancement d’activité, lui, répond à un autre besoin : payer ses charges sociales, constituer une trésorerie de départ, acheter du matériel, lancer un site internet ou une première campagne de communication. C’est là qu’interviennent l’ACRE et l’ARCE, qui n’ont rien à voir avec le paiement de la formation.

Un créateur installé à Talence ou à Mérignac qui finance sa formation via son CPF peut très bien, quelques semaines plus tard, mobiliser l’ARCE pour récupérer une partie de ses droits au chômage sous forme de capital. Les deux démarches se cumulent dans le temps, elles ne s’opposent pas.

1.2 Ce que la formation apporte à la mobilisation des aides

Une formation professionnelle orientée création d’entreprise n’est pas qu’un cours théorique sur le statut juridique. Elle vous oblige à construire un prévisionnel financier, à estimer votre seuil de rentabilité, à anticiper vos premières charges. Or, le choix entre l’ARCE et le maintien de l’allocation chômage dépend précisément de cette visibilité sur vos revenus des premiers mois. Sans chiffrage sérieux, vous décidez à l’aveugle.

C’est l’intérêt de se former avant de se lancer : vous arrivez devant votre conseiller France Travail avec un dossier construit, un business plan chiffré, une idée claire de votre besoin de trésorerie. Vous transformez une décision intuitive en arbitrage raisonné. Cette préparation aide aussi à écarter les erreurs fréquentes à éviter au lancement de son entreprise, celles qui fragilisent les projets dès les premières années.

1.3 Qualiopi : un repère pour le financement de la formation

Si vous mobilisez un financement public ou votre CPF pour votre formation, l’organisme doit être certifié Qualiopi. TBC Formation, basé quai de Paludate à Bordeaux, est certifié Qualiopi, ce qui rend ses formations éligibles aux principaux dispositifs de prise en charge. Cette certification atteste de la qualité du processus pédagogique, une exigence devenue incontournable pour tout financement public de la formation. Pour aller plus loin sur le périmètre du parcours, consultez notre formation Création d’Entreprise à Bordeaux, pensée pour structurer votre projet de A à Z.

2. L’ACRE : alléger vos cotisations sociales au démarrage

L’ACRE, Aide à la Création ou à la Reprise d’une Entreprise, est le premier réflexe de tout créateur. Elle ne verse pas d’argent : elle réduit ce que vous devez payer.

2.1 Le principe de l’exonération de cotisations

L’ACRE consiste en une exonération partielle des cotisations sociales pendant la première période d’activité. Concrètement, elle allège les cotisations d’assurance maladie, maternité, retraite de base, invalidité-décès et allocations familiales, selon les règles présentées par l’Urssaf sur l’exonération ACRE. Les autres prélèvements, comme la CSG-CRDS ou la cotisation retraite complémentaire, restent dus.

Pour un créateur, l’effet est immédiat : moins de charges à payer alors que le chiffre d’affaires démarre tout juste. Cela libère de la trésorerie au moment où elle est la plus rare.

Il faut bien distinguer l’ACRE des dispositifs qui versent de l’argent. L’ACRE n’augmente pas vos recettes, elle diminue vos sorties. Sur le plan comptable, son effet se lit dans le montant des cotisations appelées par l’Urssaf, plus faible la première année. Pour un micro-entrepreneur, cela se traduit par un taux de cotisation réduit appliqué au chiffre d’affaires déclaré, ce qui simplifie le calcul mais réduit aussi la base de droits sociaux acquis pendant la période. Comprendre cette mécanique évite les mauvaises surprises au moment des déclarations trimestrielles.

2.2 Montant et durée de l’exonération en 2026

Le calcul dépend de votre statut. Pour un travailleur indépendant classique, l’exonération s’applique pendant douze mois. Pour un micro-entrepreneur, elle court jusqu’à la fin du troisième trimestre civil suivant le début d’activité, soit une durée variable selon votre date de démarrage.

Une évolution réglementaire importante est à connaître pour 2026. Le taux d’exonération a été réduit : selon la fiche officielle de Service-Public / Entreprendre sur l’ACRE, à compter du 1er juillet 2026, le taux minoré des cotisations passe de 50 % à 75 % des taux habituels, ce qui ramène l’exonération réelle de 50 % à 25 %. Le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) sert de référence : au-delà d’un certain niveau de revenu indexé sur ce plafond, l’avantage disparaît. Autrement dit, l’ACRE reste un coup de pouce réel, mais son ampleur a été revue à la baisse par rapport aux années précédentes. Mieux vaut intégrer ce paramètre dans votre prévisionnel plutôt que de tabler sur l’ancien taux.

2.3 Qui peut en bénéficier depuis 2026

Depuis le 1er janvier 2026, l’ACRE n’est plus accordée automatiquement à tous les créateurs. Elle est réservée à des profils définis : demandeurs d’emploi indemnisés ou non indemnisés inscrits à France Travail pendant au moins six mois sur les dix-huit derniers, bénéficiaires du RSA ou de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), jeunes de 18 à moins de 26 ans, personnes reconnues handicapées jusqu’à 30 ans, créateurs en quartier prioritaire, signataires d’un contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape), entre autres.

Un demandeur d’emploi de Pessac ou de Bègles qui crée son activité après une période d’inscription à France Travail entre donc typiquement dans le périmètre. Mais un salarié en poste qui lance une activité en parallèle sans remplir ces conditions n’y a plus droit automatiquement. Cette restriction est récente, elle mérite d’être vérifiée au cas par cas.

2.4 Comment demander l’ACRE

La démarche a changé. L’ACRE n’étant plus automatique, vous devez en faire la demande auprès de l’Urssaf dans les soixante jours suivant le début de votre activité, en joignant le justificatif de création et les pièces demandées. L’Urssaf dispose ensuite d’un délai pour répondre ; l’absence de réponse dans le délai imparti vaut acceptation. Rater ce délai de soixante jours, c’est perdre l’aide pour toute la période. Voilà précisément le genre de point qu’une formation professionnelle à la création d’entreprise vous apprend à ne pas manquer dans le calendrier administratif du lancement.

3. L’ARCE : transformer vos droits au chômage en capital de départ

Si l’ACRE allège vos charges, l’ARCE, elle, vous verse de l’argent. C’est l’aide phare des demandeurs d’emploi qui se lancent.

3.1 Le mécanisme du versement en capital

L’ARCE, Aide à la Reprise et à la Création d’Entreprise, permet de percevoir une partie de vos droits restants à l’allocation chômage (ARE) sous forme de capital, au lieu de les toucher mois après mois. D’après la fiche de France Travail sur l’ARCE, le montant correspond à 60 % du reliquat de vos droits ARE au moment du lancement, duquel est déduite une participation de 3 % destinée au financement des retraites complémentaires.

Ce capital n’est pas versé en une fois. Il est réglé en deux fractions égales : la première lorsque vous remplissez l’ensemble des conditions d’attribution, la seconde six mois après, à condition que votre entreprise existe toujours.

3.2 Conditions d’accès à l’ARCE

Trois conditions doivent être réunies. Vous devez avoir créé ou repris une entreprise en France après la fin de votre contrat de travail, bénéficier de l’ARE, et bénéficier de l’ACRE. L’ACRE est donc un préalable à l’ARCE : sans la première, pas de seconde. Cela explique pourquoi les deux aides sont presque toujours évoquées ensemble.

Un créateur de Lormont ou de Cenon qui ouvre ses droits au chômage après un licenciement, puis monte son entreprise, coche en général ces cases. Encore faut-il avoir validé l’ACRE en amont, ce qui ramène à l’importance du délai de soixante jours évoqué plus haut.

3.3 ARCE ou maintien de l’ARE : l’arbitrage clé

C’est la décision la plus structurante du financement de votre lancement. Vous ne pouvez pas cumuler l’ARCE avec le maintien de l’allocation : choisir le capital, c’est renoncer à percevoir l’ARE mensuelle en parallèle de vos revenus d’activité.

Deux logiques s’opposent. Le maintien de l’ARE convient si vous démarrez sans clientèle établie, avec des revenus incertains : l’allocation mensuelle, ajustée selon vos déclarations, vous offre un filet de sécurité dans la durée. L’ARCE convient si vous avez besoin de trésorerie immédiate (matériel, stock, local, communication) et une bonne visibilité sur vos premières recettes. La comparaison détaillée par Bpifrance Création entre l’ARE et l’ARCE insiste sur ce point : tout dépend de la prévisibilité de vos revenus. Sans prévisionnel sérieux, impossible de trancher correctement.

3.4 La fiscalité et les pièges à éviter

L’ARCE n’est pas un cadeau fiscal. Le capital perçu est soumis aux cotisations sociales et n’est pas exonéré d’impôt sur le revenu. Il faut donc l’anticiper dans votre plan de trésorerie et ne pas considérer la totalité du versement comme du pouvoir d’achat net.

Autre point de vigilance : si vous optez pour l’ARCE et que votre activité s’arrête, le reliquat de droits ARE peut être réétudié, mais selon des règles précises. Mieux vaut comprendre ces mécanismes avant de signer, plutôt que de les découvrir en cas de difficulté. C’est exactement ce que l’on travaille dans une formation professionnelle orientée création : la gestion du risque financier du démarrage.

4. Les autres dispositifs à connaître pour compléter votre financement

ACRE et ARCE sont les deux piliers, mais d’autres leviers existent pour sécuriser le lancement, surtout sur le territoire bordelais.

4.1 Le maintien de l’ARE et le cumul avec les revenus d’activité

Si vous écartez l’ARCE, le maintien de l’ARE reste possible. France Travail ajuste alors votre allocation mensuelle en fonction du revenu que vous déclarez issu de votre activité. Le mécanisme est précis : France Travail déduit 70 % de vos rémunérations déclarées du montant de votre allocation, le solde vous étant versé. Si vos revenus d’activité atteignent ou dépassent un certain seuil rapporté à votre ancien salaire, le versement de l’ARE est suspendu pour le mois concerné, sans que vos droits soient perdus.

Une règle récente mérite attention. Depuis le 1er avril 2025, le cumul ARE et revenus d’entreprise est plafonné à 60 % du capital de vos droits restants à la date de création. Une fois ce plafond consommé, le versement s’interrompt, même s’il vous resterait théoriquement des jours indemnisables. Les 40 % restants ne disparaissent pas : ils sont mis en réserve et redeviennent mobilisables si vous cessez votre activité non salariée. Cette réserve constitue un véritable filet de sécurité, point que rappelle economie.gouv.fr sur le droit à l’ARE de l’entrepreneur. Pour un créateur de Floirac ou de Bègles qui démarre une micro-entreprise sans clientèle assurée, ce mécanisme de cumul est souvent plus rassurant que le capital de l’ARCE.

4.2 Le prêt d’honneur, le microcrédit et l’accompagnement local

Au-delà des aides nationales, le tissu d’accompagnement de Bordeaux Métropole propose plusieurs leviers complémentaires. Le prêt d’honneur, accordé par les plateformes du réseau Initiative France ou par Réseau Entreprendre, est un prêt à taux zéro et sans garantie personnelle, versé directement au créateur pour renforcer ses fonds propres et faciliter l’obtention d’un prêt bancaire. L’obtention passe par la présentation d’un business plan et d’un prévisionnel financier devant un comité d’agrément, ce qui suppose un dossier sérieux.

Pour les porteurs de projet exclus du crédit bancaire classique, le microcrédit professionnel proposé par l’Adie finance des besoins de démarrage plus modestes. D’autres dispositifs régionaux complètent ce panorama, la Région Nouvelle-Aquitaine et les chambres consulaires (CCI, chambre de métiers et de l’artisanat) accompagnant activement les créateurs sur le territoire, de Bordeaux à Bruges en passant par Villenave-d’Ornon. Le portail de référence reste Bpifrance Création, qui recense les aides mobilisables selon votre profil et votre territoire.

4.3 Le contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape)

Le Cape, contrat d’appui au projet d’entreprise, mérite d’être connu. Il permet à un porteur de projet d’être accompagné par une entreprise ou une association pendant qu’il prépare et teste son activité, avant l’immatriculation définitive. Signer un Cape ouvre par ailleurs l’accès à l’ACRE, ce qui en fait une porte d’entrée intéressante pour ceux qui ne remplissent pas les autres conditions d’éligibilité. C’est un dispositif souvent méconnu, alors qu’il sécurise la phase de test, justement celle où l’on commet le plus d’erreurs.

4.4 Le statut juridique et son impact sur les aides

Le choix de la forme juridique (micro-entreprise, EURL, SASU, SARL) influe directement sur l’application de l’ACRE et sur le calcul des cotisations. En micro-entreprise, l’exonération ACRE prend la forme d’un taux de cotisations réduit jusqu’à la fin du troisième trimestre civil suivant le début d’activité. En société, le calcul diffère et dépend de votre statut de dirigeant (assimilé salarié ou travailleur non salarié). Une formation professionnelle à la création d’entreprise consacre toujours un temps à cet arbitrage, car une décision prise à la légère sur le statut peut réduire l’effet réel des aides, voire en priver. C’est l’un des points que nous abordons dans le détail de ce que vous devez maîtriser avant de vous lancer en 2026.

5. Un exemple chiffré pour comprendre l’arbitrage ARCE / ARE

Rien ne vaut un cas concret pour saisir l’enjeu. Prenons une situation type, fréquente chez les créateurs accompagnés à Bordeaux.

5.1 La situation de départ

Imaginons une personne ayant ouvert des droits à l’ARE après un licenciement, avec un reliquat de droits encore important au moment où elle décide de créer son activité. Elle a obtenu l’ACRE dans les soixante jours, elle remplit donc les conditions pour demander l’ARCE. Deux chemins s’ouvrent à elle, et le choix engage ses ressources pour plus d’un an.

5.2 L’option ARCE

En optant pour l’ARCE, elle perçoit 60 % de son reliquat de droits sous forme de capital, diminué de la participation de 3 % pour la retraite complémentaire. Ce capital lui est versé en deux fois : la moitié au démarrage, l’autre moitié six mois plus tard si l’entreprise existe toujours. Cette somme lui permet d’investir immédiatement dans son matériel, son local ou sa communication. En contrepartie, elle renonce à percevoir l’allocation mensuelle. Si son chiffre d’affaires tarde, elle n’aura pas de filet mensuel, seulement la réserve de droits non consommés réactivable en cas d’arrêt.

5.3 L’option maintien de l’ARE

En conservant l’ARE, elle touche chaque mois une allocation ajustée selon ses revenus déclarés, dans la limite du plafond de 60 % de ses droits. Tant que son activité génère peu, l’allocation amortit le manque de recettes. Le jour où son activité décolle, le versement se réduit puis s’arrête, mais les droits restants sont préservés. Cette option privilégie la sécurité sur la durée plutôt que le capital immédiat.

5.4 La leçon de l’exemple

Le bon choix dépend entièrement de la nature du projet. Un artisan qui doit acheter un véhicule et de l’outillage dès le premier jour aura intérêt au capital de l’ARCE. Un consultant qui démarre sans investissement lourd, mais avec une montée en charge progressive de sa clientèle, sera souvent mieux protégé par le maintien de l’ARE. Cet arbitrage ne se devine pas, il se calcule, à partir d’un prévisionnel réaliste. C’est exactement le type d’exercice mené en formation professionnelle à la création d’entreprise.

6. Comment une formation professionnelle à la création d’entreprise prépare à mobiliser ces aides

Connaître l’existence de l’ACRE et de l’ARCE ne suffit pas. Encore faut-il savoir les articuler avec son projet, son statut et son calendrier.

6.1 Construire un prévisionnel qui éclaire l’arbitrage

Le cœur du sujet reste le prévisionnel financier. Estimer son chiffre d’affaires des premiers mois, calculer ses charges, projeter sa trésorerie : ce travail détermine s’il vaut mieux le capital de l’ARCE ou la sécurité de l’ARE. Une formation vous donne la méthode pour construire ce document, le défendre devant un conseiller et l’utiliser comme outil de décision plutôt que comme simple formalité.

6.2 Maîtriser le calendrier administratif du lancement

Le délai de soixante jours pour l’ACRE, l’enchaînement ACRE puis ARCE, les justificatifs à fournir, les déclarations à l’Urssaf : le lancement est une course contre la montre administrative. Apprendre à séquencer ces démarches évite de perdre une aide par simple oubli de calendrier. Sur ce point, le programme général de notre formation professionnelle à Bordeaux pour évoluer ou vous reconvertir replace la création d’entreprise dans une trajectoire plus large de reconversion.

6.3 Choisir le bon statut et anticiper la fiscalité

Statut juridique, régime social, fiscalité du capital ARCE : ces choix se tiennent. Une formation vous aide à les penser ensemble, pour que l’aide perçue ne soit pas rognée par une décision fiscale mal calibrée. C’est la différence entre un créateur qui subit l’administratif et un créateur qui le pilote.

6.4 Articuler les financements dans le temps

Une formation aide aussi à séquencer correctement les financements. La logique est chronologique : on finance d’abord la montée en compétences (CPF, OPCO, aide individuelle de France Travail), puis on déclenche l’ACRE à la création, puis l’ARCE ou le maintien de l’ARE selon l’arbitrage retenu, et enfin on complète éventuellement par un prêt d’honneur ou un microcrédit pour renforcer les fonds propres. Présenté ainsi, le parcours devient lisible. Sans cette vision d’ensemble, beaucoup de créateurs activent les bons dispositifs au mauvais moment, ou oublient purement et simplement d’en demander un.

6.5 S’appuyer sur un accompagnement de proximité

Se former près de chez soi, à Bordeaux, présente un avantage concret : l’accompagnement reste accessible après la formation, et le formateur connaît l’écosystème local des aides à la création. Que vous exerciez à Bordeaux centre, à Gradignan ou à Eysines, vous bénéficiez d’un réseau régional cohérent, ancré en Nouvelle-Aquitaine. Les opérateurs conventionnés du territoire, plateformes Initiative, chambres consulaires et structures d’accompagnement, gravitent dans le même bassin économique, ce qui facilite les mises en relation après la formation.

7. Pourquoi se former à la création d’entreprise chez TBC Formation à Bordeaux

Le financement du lancement n’est qu’une partie de l’équation. Réussir sa création suppose aussi de maîtriser la stratégie commerciale, la gestion et le pilotage de son activité.

7.1 Une formation professionnelle ancrée dans le contexte local

TBC Formation est implanté quai de Paludate, au centre de Bordeaux, et accueille des porteurs de projet de toute la métropole, de Bègles à Mérignac. Cette proximité permet un suivi réel et un ancrage dans le réseau d’accompagnement de Bordeaux Métropole, plutôt qu’une approche théorique déconnectée du terrain. Une formation professionnelle utile est une formation qui parle du territoire où vous allez réellement exercer.

7.2 Un organisme certifié Qualiopi

La certification Qualiopi de TBC Formation rend ses formations éligibles aux principaux dispositifs de financement de la formation, dont le CPF. Vous financez votre montée en compétences avec des dispositifs dédiés, puis vous mobilisez l’ACRE et l’ARCE pour le lancement : chaque outil à sa place, sans confusion.

7.3 Une approche tournée vers l’action

L’objectif d’une formation professionnelle n’est pas d’accumuler des notions, mais de sortir avec un projet structuré, un prévisionnel chiffré et un calendrier de démarches clair. Vous repartez en sachant quelle aide demander, quand et comment, ce qui fait gagner un temps précieux et évite les erreurs coûteuses des premiers mois.

Questions fréquentes sur les aides à la création d’entreprise

Peut-on cumuler l’ACRE et l’ARCE ?

Oui, et c’est même l’enchaînement classique. L’ACRE est une exonération de cotisations sociales, l’ARCE un versement en capital de vos droits au chômage. Bénéficier de l’ACRE est d’ailleurs une condition pour obtenir l’ARCE. Les deux aides répondent à des besoins différents et se complètent : l’une allège vos charges, l’autre vous apporte de la trésorerie.

L’ACRE finance-t-elle ma formation professionnelle à la création d’entreprise ?

Non. L’ACRE ne finance pas la formation : elle réduit vos cotisations sociales une fois l’entreprise créée. Pour financer la formation elle-même, vous mobilisez le CPF, un OPCO, le plan de développement des compétences ou une aide individuelle de France Travail. La formation se finance avant le lancement, l’ACRE intervient après la création.

Faut-il être demandeur d’emploi pour toucher l’ARCE ?

Oui. L’ARCE s’adresse aux personnes qui bénéficient de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) et qui créent ou reprennent une entreprise après la fin de leur contrat de travail. Sans droits ouverts au chômage, il n’y a pas d’ARCE possible, puisque l’aide consiste à convertir une partie de ces droits en capital.

ARCE ou maintien de l’ARE : comment choisir ?

Tout dépend de votre visibilité sur vos revenus des premiers mois. L’ARCE apporte un capital immédiat, utile si vous avez des besoins d’investissement et des recettes prévisibles. Le maintien de l’ARE offre une sécurité mensuelle dans la durée, adapté si vous démarrez sans clientèle établie. Un prévisionnel financier solide est indispensable pour trancher, et c’est l’un des points travaillés en formation professionnelle à la création d’entreprise.

L’ARCE est-elle imposable ?

Oui. Le capital versé au titre de l’ARCE est soumis aux cotisations sociales et n’est pas exonéré d’impôt sur le revenu. Il faut donc l’intégrer dans votre plan de trésorerie en tenant compte de ces prélèvements, et ne pas considérer le montant brut comme une ressource entièrement disponible.

Les conditions de l’ACRE ont-elles changé en 2026 ?

Oui, sur deux points. L’ACRE n’est plus automatique depuis le 1er janvier 2026 : il faut en faire la demande à l’Urssaf dans les soixante jours suivant le début d’activité, et elle est réservée à certains profils (demandeurs d’emploi, RSA, ASS, jeunes, etc.). À partir du 1er juillet 2026, le taux d’exonération est par ailleurs réduit, l’avantage passant de 50 % à 25 % des cotisations concernées. Vérifiez toujours votre éligibilité au moment de votre projet.

Quelles autres aides existent au-delà de l’ACRE et de l’ARCE ?

Plusieurs leviers complètent ces deux dispositifs. Le prêt d’honneur des réseaux Initiative France et Réseau Entreprendre, à taux zéro et sans garantie, renforce les fonds propres. Le microcrédit professionnel de l’Adie finance les besoins modestes. Le contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape) sécurise la phase de test et ouvre l’accès à l’ACRE. La Région Nouvelle-Aquitaine et les chambres consulaires proposent aussi des dispositifs d’accompagnement et de financement pour les créateurs de Bordeaux Métropole.

Une micro-entreprise peut-elle bénéficier de l’ACRE et de l’ARCE ?

Oui. Un micro-entrepreneur peut demander l’ACRE, qui prend alors la forme d’un taux de cotisations réduit jusqu’à la fin du troisième trimestre civil suivant le début d’activité, sous réserve de remplir les conditions d’éligibilité. S’il est par ailleurs demandeur d’emploi indemnisé, il peut aussi opter pour l’ARCE, ou choisir le maintien de l’ARE en cumul avec ses revenus déclarés. Le régime de la micro-entreprise n’exclut donc aucun de ces dispositifs.

Pour conclure

Financer le lancement de votre entreprise et financer votre formation sont deux démarches distinctes qu’il faut savoir articuler. La formation se finance en amont via les dispositifs dédiés (CPF, OPCO, France Travail), tandis que l’ACRE et l’ARCE allègent et soutiennent le démarrage de l’activité une fois l’entreprise créée. L’ACRE réduit vos cotisations sociales, l’ARCE transforme une partie de vos droits au chômage en capital, et le choix entre ARCE et maintien de l’ARE constitue l’arbitrage central de votre plan de financement.

Ces dispositifs évoluent vite, comme le montrent les changements de 2026 sur l’ACRE. C’est précisément pourquoi se former avant de se lancer fait gagner du temps et évite des erreurs coûteuses. Vous voulez construire un projet de création solide, avec un prévisionnel chiffré et un calendrier d’aides maîtrisé, à Bordeaux ou dans une commune voisine comme Talence ou Mérignac ? Contactez-nous pour échanger sur votre projet et découvrir comment notre formation professionnelle à la création d’entreprise vous prépare à mobiliser ces aides au bon moment.

TBC Formation
6 Quai de Paludate, 33800 Bordeaux
+33 05 56 08 52 55
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