Formation CIP : réussir son dossier professionnel et l’oral devant le jury du Titre

Formation CIP à Bordeaux - TBC Formation

Vous suivez une formation CIP et le moment de constituer votre dossier professionnel approche, avec en ligne de mire l’oral devant le jury. C’est souvent l’étape qui inquiète le plus les stagiaires, bien plus que les contenus pédagogiques eux-mêmes. Comment transformer des mois d’apprentissage et de stage en un document clair, qui parle vraiment de votre pratique ? Et comment tenir face à un jury sans réciter, sans se perdre, en restant vous-même ?

Ce guide se concentre sur deux livrables précis : le dossier professionnel (le fameux DP) et la soutenance orale. Pas sur l’examen dans sa globalité, mais sur la méthode pour écrire un DP qui tient debout et pour adopter la bonne posture le jour de la session de validation. À Bordeaux, à Pessac ou à Mérignac, les stagiaires que nous accompagnons chez TBC Formation passent tous par cette même porte. Voici comment l’aborder avec sérénité.

1. Comprendre la place du dossier professionnel dans le Titre CIP

Avant de rédiger une seule ligne, il faut savoir à quoi sert ce document et comment il s’articule avec le reste de la certification. Beaucoup de stagiaires écrivent leur DP sans avoir clairement en tête ce que le jury en attend, et c’est précisément ce qui fragilise leur dossier.

1.1 Ce qu’est réellement le dossier professionnel

Le dossier professionnel, ou DP, est un document obligatoire que vous rédigez vous-même et que vous remettez au jury avant la session de validation. Il décrit, pour chaque activité du titre visé, des exemples concrets de votre pratique. Le titre de Conseiller en Insertion Professionnelle est enregistré sous le code RNCP37274 au répertoire national des certifications professionnelles, classé au niveau 5 (équivalent Bac+2) et délivré par le ministère du Travail. Pour mesurer ce que représente ce classement sur le marché du travail, la valeur du Titre professionnel CIP de niveau 5 éclaire ce que le jury cherche à valider à travers votre dossier.

Le DP n’est donc pas un mémoire académique, ni une dissertation sur le métier. C’est la preuve écrite que vous avez exercé les activités du référentiel : accueillir et analyser une demande, accompagner un parcours d’insertion, mettre en oeuvre une offre de services auprès des employeurs. Le portail officiel des candidats détaille d’ailleurs précisément les étapes de la certification au titre professionnel, du DP jusqu’à la délibération du jury.

1.2 Comment le DP s’articule avec la session de validation

La session de validation pour le titre CIP dure environ 2 heures et 55 minutes. Elle ne repose pas uniquement sur le DP, mais celui-ci sert de socle à plusieurs échanges avec le jury. Vous présentez votre pratique d’accompagnement individuel et collectif, ainsi que la mise en oeuvre d’une offre de services aux employeurs, puis le jury vous interroge à partir de ces éléments. Le DP nourrit donc directement le questionnement oral.

Cette logique change tout dans votre façon d’écrire. Chaque situation que vous racontez dans le DP peut devenir une question du jury. Si vous décrivez un accompagnement de manière vague, attendez-vous à être repris sur les détails. Si vous le décrivez avec précision, vous orientez vous-même les échanges sur un terrain que vous maîtrisez.

1.3 La différence avec un simple rapport de stage

Un rapport de stage raconte ce que vous avez vu et fait pendant une période en structure d’accueil. Le DP, lui, démontre une compétence. La nuance paraît mince, elle est en réalité décisive. Sur le titre CIP, le DP doit montrer que vous savez poser un diagnostic partagé avec une personne, construire un plan d’action, mobiliser un réseau de partenaires et travailler avec des employeurs du territoire.

Pour approfondir l’organisation globale du parcours et savoir comment bien se préparer à la formation Conseiller en Insertion Professionnelle, il est utile de garder cette finalité en tête dès le premier jour de stage. Plus vous notez vos situations au fil de l’eau, plus la rédaction du DP sera simple à la fin du parcours.

2. Choisir les bonnes situations à raconter dans le DP

La qualité d’un dossier professionnel tient d’abord aux situations que vous décidez d’y mettre. Une situation bien choisie vaut mieux que dix anecdotes survolées. C’est le travail de tri qui fait la différence entre un DP qui convainc et un DP qui laisse le jury sur sa faim.

2.1 Sélectionner des situations représentatives du référentiel

Le titre CIP s’organise autour de trois grands blocs de compétences, appelés certificats de compétences professionnelles (CCP). Chaque situation que vous racontez doit pouvoir se rattacher à l’un de ces blocs. Avant de rédiger, reprenez le référentiel, listez les activités attendues, puis cherchez dans votre stage les moments où vous les avez vraiment mises en pratique.

Une bonne situation présente trois caractéristiques. Elle est réelle, donc vécue par vous et non observée chez un collègue. Elle est complète, c’est-à-dire qu’elle a un début, un déroulé et un résultat. Elle est représentative, ce qui veut dire qu’elle illustre une compétence du référentiel sans ambiguïté. Un accompagnement d’un demandeur d’emploi de Talence vers une remise à niveau, suivi jusqu’à l’entrée en formation, vaut mieux qu’une succession de premiers entretiens jamais aboutis.

2.2 Éviter les situations trop simples ou trop exceptionnelles

Deux pièges reviennent souvent. Le premier : choisir une situation tellement banale qu’elle ne montre aucune compétence particulière. Accueillir une personne et lui donner une plaquette ne démontre pas un savoir-faire de conseiller. Le second piège est inverse : raconter un cas exceptionnel, très lourd, que vous n’avez pas réellement géré seul. Le jury sent vite quand un stagiaire s’attribue le travail d’une équipe entière.

Visez le juste milieu : des situations où vous avez eu une marge de manoeuvre réelle, où vous avez pris des décisions, où vous pouvez expliquer pourquoi vous avez agi de telle façon plutôt qu’une autre. C’est là que se loge la compétence.

2.3 Documenter au fil du stage, pas à la fin

L’erreur la plus courante consiste à attendre la fin du stage pour reconstituer ses situations de mémoire. À ce stade, les détails s’effacent, les chiffres deviennent flous, les noms de partenaires se mélangent. Tenez plutôt un carnet de bord dès les premières semaines. Notez les profils accompagnés, les dispositifs mobilisés, les structures partenaires, les freins rencontrés, les solutions trouvées.

Ce travail de traçabilité allège énormément la rédaction. Les stagiaires de TBC Formation qui exercent leur stage à Bordeaux, à Bègles ou à Mérignac et qui prennent cette habitude arrivent à la phase d’écriture avec une matière déjà structurée. Ils gagnent du temps et, surtout, ils gagnent en précision.

3. Rédiger un DP clair, structuré et personnel

Une fois les situations choisies, reste à les écrire. La rédaction du dossier professionnel demande de la rigueur, mais aussi une vraie clarté. Le jury lit de nombreux dossiers : un document fluide et structuré joue en votre faveur avant même la soutenance.

3.1 Adopter une structure logique par situation

Pour chaque situation, une trame simple fonctionne bien. Décrivez d’abord le contexte : qui est la personne accompagnée, dans quelle structure, avec quelle demande de départ. Présentez ensuite votre analyse et votre diagnostic. Détaillez les actions que vous avez menées, étape par étape. Terminez par le résultat et par votre regard critique sur ce qui a fonctionné ou non.

Cette structure rassure le lecteur et vous évite de partir dans tous les sens. Elle prépare aussi votre oral, puisque vous pourrez dérouler la même logique à voix haute. Un DP bien construit est un DP que vous saurez raconter sans notes.

3.2 Écrire à la première personne et assumer ses choix

Le DP parle de vous. Utilisez le « je », décrivez vos décisions, expliquez vos hésitations quand elles ont du sens. Le jury ne cherche pas un professionnel parfait, il cherche un conseiller qui réfléchit à sa pratique. Dire « j’ai d’abord proposé une orientation vers un bilan de compétences, puis je suis revenu sur ce choix après un second entretien » montre une capacité d’analyse bien plus qu’une description lisse et sans aspérités.

Évitez le jargon administratif vide de sens et les formules toutes faites. Une phrase qui pourrait coller au DP de n’importe quel stagiaire est une phrase à réécrire. Votre dossier doit sentir le vécu, le territoire, les vraies personnes accompagnées.

3.3 Soigner la forme et relire avant de remettre

La forme compte. Un dossier truffé de fautes ou mal mis en page envoie un mauvais signal sur votre rigueur, qualité attendue d’un conseiller qui rédige des comptes rendus et des synthèses. Relisez-vous, faites-vous relire par un proche ou par un formateur, vérifiez la cohérence des chiffres et des dates.

Respectez aussi les consignes formelles : nombre de situations demandées, longueur, présence des annexes éventuelles. Un DP remis dans les délais, complet et propre, met le jury dans de bonnes dispositions avant même l’entretien. Pour mesurer ce que cette certification ouvre ensuite, les bénéfices d’une formation CIP et ses perspectives professionnelles donnent une idée concrète de ce qui se joue derrière ce document.

4. Préparer l’oral devant le jury : méthode et organisation

Le DP rédigé et remis, l’attention se déplace vers la soutenance. C’est l’étape orale, celle où vous défendez votre pratique en direct. Une bonne préparation transforme cet exercice intimidant en une conversation maîtrisée.

4.1 Comprendre le déroulé de la soutenance

La session de validation comprend une présentation puis un temps de questionnement par le jury, composé de professionnels habilités. Selon les modalités d’obtention d’un titre professionnel décrites par le service public, l’entretien final constitue la dernière étape avant la délibération pour l’obtention du titre. Vous présentez votre dossier de projet portant sur vos pratiques d’accompagnement individuel et collectif, puis le jury vous pose des questions.

Concrètement, vous disposez d’un temps d’exposé, suivi d’un échange plus long. Savoir cela à l’avance change votre préparation : il ne s’agit pas de tout dire pendant l’exposé, mais de poser les bases pour que les questions tombent sur ce que vous maîtrisez. Le questionnement n’est pas un piège, c’est une occasion de montrer la profondeur de votre réflexion.

4.2 Construire un exposé qui va à l’essentiel

Votre présentation doit aller droit au but. Annoncez votre parcours, le contexte de votre stage, puis entrez vite dans le concret de vos situations. Choisissez deux ou trois exemples forts plutôt que de survoler tout votre dossier. Le jury a lu le DP : inutile de le réciter, mieux vaut l’éclairer.

Préparez un plan oral simple, que vous connaissez par coeur sans l’apprendre mot à mot. Une trame du type contexte, action, résultat, enseignement fonctionne très bien et vous évite les trous de mémoire. Entraînez-vous à voix haute, chronomètre en main, pour caler votre rythme sur le temps imparti.

4.3 Anticiper les questions du jury

La meilleure préparation à l’oral consiste à lister les questions probables et à y répondre à l’avance. Reprenez chaque situation de votre DP et demandez-vous : qu’est-ce qu’un professionnel expérimenté pourrait me demander ici ? Pourquoi avoir choisi ce dispositif ? Comment auriez-vous fait avec moins de moyens ? Qu’avez-vous appris de cet échec ?

Préparez des réponses sincères, appuyées sur des faits. Si une question vous surprend, prenez le temps de réfléchir avant de répondre, un court silence vaut mieux qu’une réponse confuse. Les stagiaires que nous préparons à Bordeaux travaillent ces simulations de jury en petits groupes, ce qui dédramatise l’exercice et révèle les points à consolider.

5. Tenir la bonne posture le jour J

Le contenu ne fait pas tout. Le jour de la soutenance, votre attitude, votre voix et votre gestion du stress pèsent autant que vos arguments. Le jury évalue aussi votre capacité à incarner un futur conseiller en insertion, métier de relation par excellence.

5.1 Soigner sa communication non verbale

Un conseiller en insertion reçoit des publics parfois fragiles, en perte de confiance. Le jury observe donc votre posture relationnelle. Tenez-vous droit sans raideur, regardez vos interlocuteurs, parlez d’une voix posée. Évitez les bras croisés, le regard fuyant, le débit trop rapide qui trahit la nervosité.

Ces signaux ne s’improvisent pas le jour J. Filmez-vous pendant vos répétitions ou demandez à un proche un retour honnête. À Pessac comme à Lormont, les candidats qui travaillent leur posture en amont se présentent plus sereins et donnent une image cohérente avec le métier visé.

5.2 Gérer le stress et les questions déstabilisantes

Le stress est normal, il devient un problème seulement quand il vous empêche de réfléchir. Quelques techniques simples aident : respirer lentement avant d’entrer, préparer une phrase d’accroche que vous connaissez parfaitement, accepter de boire une gorgée d’eau pour reprendre son souffle. Si le jury insiste sur un point, ce n’est pas forcément que vous avez tort, c’est souvent qu’il veut tester votre solidité.

Face à une question dont vous ignorez la réponse, l’honnêteté reste la meilleure stratégie. Reconnaître une limite tout en expliquant comment vous chercheriez la réponse montre une posture professionnelle mature. Un conseiller ne sait pas tout, mais il sait où trouver l’information et vers qui orienter.

5.3 Rester aligné avec le métier de conseiller

Tout au long de l’oral, gardez en tête l’identité du métier. Le jury cherche à savoir si vous pensez « insertion », si vous raisonnez en termes de parcours, de partenariats, de droit des personnes. Reliez vos réponses à cette logique. Quand vous évoquez une orientation, parlez de la relation avec les opérateurs du territoire, France Travail, missions locales, Cap Emploi, structures d’insertion par l’activité économique.

Cette cohérence donne du poids à votre candidature. Elle montre que vous ne récitez pas un dossier, mais que vous avez intégré une façon de travailler. C’est précisément ce qui sépare un stagiaire qui valide son titre d’un stagiaire qui peine à convaincre.

Un dernier point souvent sous-estimé : la gestion du vocabulaire métier. Employez les bons termes, diagnostic partagé, plan d’action, levée des freins périphériques, prescription d’une mesure, sans les empiler pour faire savant. Le jury repère immédiatement un candidat qui plaque des mots-clés appris par coeur et un candidat qui les utilise parce qu’ils décrivent vraiment sa pratique. Restez dans votre langage, ajustez le registre, et reliez chaque terme technique à un exemple concret tiré de votre stage.

6. Relier le DP aux autres productions écrites et orales

Le dossier professionnel ne vit pas isolé. Le jour de la session de validation, vous produisez aussi des écrits et des prises de parole qui prolongent votre dossier. Comprendre ces liens vous évite de cloisonner votre préparation et renforce la cohérence de l’ensemble.

6.1 La synthèse écrite après la mise en situation

Sur le titre CIP, vous réalisez une mise en situation professionnelle, par exemple un entretien avec une personne jouant le rôle d’un bénéficiaire, à partir d’un scénario tiré au sort. À l’issue de cet exercice, vous rédigez une courte synthèse de votre entretien que vous présentez ensuite au jury. Cet écrit rapide teste votre capacité à analyser votre propre pratique à chaud, compétence directement utile dans le métier.

La logique reste la même que pour le DP : décrire la situation, expliquer vos choix, prendre du recul. Si vous avez travaillé votre dossier en profondeur, cette synthèse devient plus facile, car vous avez déjà l’habitude de mettre des mots sur votre pratique. Les deux exercices se nourrissent l’un l’autre, et c’est pourquoi nous les préparons ensemble plutôt que séparément.

6.2 Articuler accompagnement individuel et offre de services employeurs

Le titre CIP couvre trois grands domaines : l’accueil et l’analyse de la demande pour établir un diagnostic partagé, l’accompagnement du parcours d’insertion sociale et professionnelle, et la mise en oeuvre d’une offre de services auprès des employeurs. Beaucoup de candidats soignent les deux premiers domaines et négligent le troisième, jugé moins concret.

C’est une erreur de stratégie. Le jury attend des situations où vous démarchez une entreprise, prospectez des offres, présentez un candidat, suivez une intégration en poste, autant d’actions qui relèvent du CCP3 et que détaille notre article sur maîtriser le CCP3 et la relation avec les employeurs. Pensez aux employeurs du tissu économique local, des PME de Mérignac aux structures du Bouscat, pour ancrer vos exemples dans le réel. Un DP qui équilibre les trois domaines protège votre validation, car un bloc faible peut suffire à fragiliser l’ensemble.

6.3 Garder une cohérence d’un livrable à l’autre

Le jury croise les informations. Si votre DP décrit un public de demandeurs d’emploi seniors et que votre oral parle soudain de jeunes en décrochage, le décalage interroge. Veillez à ce que votre dossier, votre exposé et vos réponses racontent une histoire cohérente de votre pratique et de votre territoire d’intervention.

Cette cohérence se travaille en relisant l’ensemble de vos productions comme un tout. Posez-vous une question simple : un membre du jury qui lit mon DP, m’écoute et me questionne aura-t-il une image claire et unifiée du conseiller que je suis en train de devenir ? Si la réponse hésite, c’est qu’il reste un travail d’harmonisation à mener avant le jour J.

7. S’appuyer sur l’accompagnement de TBC Formation à Bordeaux

Préparer son DP et son oral seul est possible, mais l’accompagnement fait gagner du temps et de la confiance. Un parcours bien encadré sécurise chaque étape, de la première situation notée jusqu’à la soutenance finale.

6.1 Un suivi méthodologique sur le DP

Chez TBC Formation, organisme certifié Qualiopi installé au 6 Quai de Paludate à Bordeaux, la rédaction du dossier professionnel fait l’objet d’un accompagnement dédié. Les formateurs relisent les situations, signalent celles qui manquent de profondeur, aident à rattacher chaque exemple au bon bloc de compétences. Ce regard extérieur évite de remettre un DP déséquilibré, où certaines activités du référentiel seraient à peine couvertes.

Le parcours intègre un stage en structure d’accueil d’environ douze semaines, durée pensée pour vous donner assez de matière à raconter dans votre dossier. C’est pendant cette période que se construisent les situations les plus solides, à condition de les documenter au fil de l’eau.

6.2 Des simulations de jury pour l’oral

L’entraînement à l’oral se fait en conditions proches du réel. Les stagiaires passent devant un jury blanc, présentent leurs situations, encaissent les questions, reçoivent un retour précis sur le fond et la forme. Cette répétition lève une grande partie de l’appréhension. Le jour de la vraie session de validation, l’exercice n’est plus une découverte.

Cet accompagnement local profite à des candidats venus de toute la métropole, de Bordeaux centre à Mérignac, en passant par Talence ou Cenon. La proximité permet des séances en présentiel, plus efficaces qu’un suivi entièrement à distance pour travailler la posture orale.

6.3 Un cadre reconnu et finançable

Parce que TBC Formation est certifié Qualiopi, la formation CIP peut être mobilisée via différents dispositifs de financement public : le compte personnel de formation, une aide de France Travail pour les demandeurs d’emploi, ou un plan de développement des compétences pour les salariés. Cette reconnaissance compte, car elle conditionne l’accès aux financements et garantit un cadre pédagogique conforme aux exigences.

Pour situer cette préparation dans l’ensemble du cursus, la page dédiée à la formation CIP à Bordeaux pour devenir Conseiller en Insertion Professionnelle certifié présente le programme complet, les objectifs et les modalités d’inscription.

8. Les erreurs fréquentes à éviter sur le DP et l’oral

Connaître les pièges les plus courants permet de les contourner. Voici les écueils que nous voyons revenir le plus souvent chez les candidats au titre CIP, et la façon de les corriger.

8.1 Côté dossier professionnel

  • Décrire des situations trop générales, sans personne identifiable ni résultat concret. Le jury attend du vécu, pas des principes.
  • Confondre observation et action : raconter ce qu’un collègue a fait au lieu de votre propre intervention.
  • Négliger un bloc de compétences entier, souvent celui de l’offre de services aux employeurs, moins intuitif que l’accompagnement individuel.
  • Remettre un document mal relu, avec des incohérences de dates ou de chiffres qui jettent le doute sur l’ensemble.

8.2 Côté soutenance orale

  • Réciter le DP mot à mot au lieu de l’éclairer et de l’incarner.
  • Dépasser le temps de l’exposé et se faire couper, ou au contraire bâcler en deux minutes.
  • Se braquer face à une question, prendre le questionnement pour une attaque personnelle.
  • Oublier de relier sa pratique au métier de conseiller et au territoire, donc paraître hors-sol.

Anticiper ces erreurs vaut mieux que les corriger après coup. Un candidat conscient de ces pièges arrive avec une longueur d’avance, parce qu’il a déjà sécurisé ce qui fait trébucher la majorité.

Questions fréquentes sur le dossier professionnel et l’oral du Titre CIP

Combien de situations faut-il décrire dans le dossier professionnel CIP ?

Le nombre exact dépend du référentiel en vigueur et des consignes transmises par votre centre d’examen. La règle d’or reste de couvrir chacun des trois blocs de compétences du titre avec des situations vécues et abouties. Mieux vaut quelques situations détaillées et complètes qu’une longue liste d’exemples survolés. Vérifiez toujours les consignes officielles de votre session de validation.

Le dossier professionnel suffit-il à valider le Titre CIP ?

Non. Le DP est un socle essentiel, mais la validation repose aussi sur une mise en situation professionnelle et un entretien avec le jury. Le titre de Conseiller en Insertion Professionnelle s’obtient à l’issue d’une session d’environ 2 heures et 55 minutes qui combine ces différentes épreuves. Le DP nourrit le questionnement oral, sans s’y substituer.

Comment se passe l’entretien final avec le jury ?

Le jury, composé de professionnels habilités, vous écoute présenter votre pratique puis vous pose des questions à partir de votre dossier et de votre exposé. Selon le service public, l’entretien final est la dernière étape avant la délibération. Il ne s’agit pas d’un interrogatoire, mais d’un échange destiné à vérifier que vous maîtrisez bien les compétences du référentiel et que vous raisonnez en conseiller en insertion.

Que faire si le jury pose une question dont je n’ai pas la réponse ?

Restez honnête. Reconnaître une limite tout en expliquant comment vous chercheriez l’information ou vers quel partenaire vous orienteriez la personne accompagnée montre une posture professionnelle solide. Un conseiller en insertion ne détient pas toutes les réponses, mais il sait mobiliser un réseau et des ressources. Une réponse sincère vaut mieux qu’une improvisation qui sonne faux.

Combien de temps faut-il pour préparer son DP et son oral ?

La rédaction du DP se construit idéalement tout au long du stage, qui dure environ douze semaines dans le parcours CIP de TBC Formation. Documenter ses situations au fil de l’eau évite la rédaction en urgence à la fin. Pour l’oral, comptez plusieurs séances d’entraînement, notamment des simulations de jury, dans les semaines qui précèdent la session de validation.

Peut-on rédiger son dossier professionnel sur ordinateur et l’illustrer d’annexes ?

Oui, le DP se rédige le plus souvent sur traitement de texte, ce qui facilite les relectures et les corrections. Vous pouvez joindre des annexes quand elles éclairent une situation : un support d’atelier collectif que vous avez animé, un compte rendu d’entretien anonymisé, un document de suivi de parcours. Veillez à anonymiser toute donnée personnelle des personnes accompagnées, par respect de la confidentialité et du droit des bénéficiaires. Des annexes bien choisies renforcent la crédibilité de votre dossier sans l’alourdir.

Le Titre Professionnel CIP est-il reconnu partout en France ?

Oui. Le titre de Conseiller en Insertion Professionnelle est enregistré au répertoire national des certifications professionnelles sous le code RNCP37274, au niveau 5, et délivré par le ministère du Travail. Cette reconnaissance nationale vaut aussi bien à Bordeaux, à Pessac ou à Bègles que dans le reste du territoire. Le titre ouvre vers les structures d’insertion, France Travail, les missions locales ou Cap Emploi.

Pour conclure

Réussir son dossier professionnel et son oral dans le cadre d’une formation CIP repose sur deux qualités complémentaires : la rigueur dans l’écriture et la sincérité dans la prise de parole. Un DP solide raconte des situations vécues, rattachées au référentiel, documentées au fil du stage. Une bonne soutenance ne récite pas ce dossier, elle l’incarne, en reliant chaque exemple au métier de conseiller en insertion. Ces deux livrables se préparent ensemble, pas l’un après l’autre.

Le jury n’attend pas un candidat parfait, il attend un futur professionnel qui réfléchit à sa pratique, assume ses choix et raisonne en termes de parcours et de partenariats. Avec un accompagnement méthodologique, des simulations de jury et un cadre reconnu, cette étape devient une étape maîtrisée plutôt qu’une source d’angoisse. Vous préparez votre Titre CIP à Bordeaux ou dans la métropole et vous voulez sécuriser votre DP et votre oral ? Contactez-nous pour échanger sur votre parcours, et n’hésitez pas à consulter notre fiche Google Business Profile et les avis de nos anciens stagiaires.

TBC Formation
6 Quai de Paludate, 33800 Bordeaux
+33 05 56 08 52 55
tbcformation.com

 

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