Maquilleur permanent à Bordeaux : faut-il une formation Hygiène et Salubrité avant ou après l’apprentissage technique ?

formation hygiène et salubrité Bordeaux à Bordeaux - TBC Formation

La formation Hygiène et Salubrité à Bordeaux soulève une question d’ordre que beaucoup de futures maquilleuses permanentes se posent trop tard : faut-il la suivre avant l’apprentissage du dermographe, ou peut-on commencer par la technique et régulariser ensuite ? Et concrètement, dans quel ordre enchaîner toutes les étapes pour s’installer sans bloquer son projet ?

Cette question n’est pas un détail d’organisation. L’ordre dans lequel vous construisez votre parcours détermine si vous pourrez vous inscrire à certaines formations techniques, si votre installation sera fluide ou bloquée, et si vous perdrez ou non plusieurs semaines à attendre une session. Cet article ne revient pas sur le caractère obligatoire de l’hygiène, sujet traité ailleurs, mais répond à une seule chose : par quoi commencer, et dans quel ordre s’installer comme maquilleuse permanente à Bordeaux, Pessac ou Talence.

Vous y trouverez l’ordre type recommandé, les raisons concrètes qui le justifient, et les pièges de calendrier à éviter pour ne pas retarder votre lancement.

1. La question de l’ordre, pas celle de l’obligation

Avant d’entrer dans la chronologie, il faut clarifier le périmètre de cet article. Le caractère obligatoire de la formation est un acquis, ici on parle uniquement de séquence.

1.1 Ce que cet article ne traite pas

Savoir pourquoi la formation Hygiène et Salubrité est indispensable pour ouvrir une activité de maquillage permanent est un sujet déjà couvert en détail dans notre article dédié, pourquoi la formation Hygiène et Salubrité est indispensable pour ouvrir une activité de maquillage permanent à Bordeaux. Le panorama complet du métier figure de son côté dans notre guide complet pour les professionnels du maquillage permanent et du microblading. Cet article-ci se concentre sur une seule interrogation : l’ordre des étapes.

1.2 La vraie question des futures dermopigmentistes

Quand une candidate prépare son installation à Bordeaux, elle compare souvent des plannings de formations techniques attractifs, microblading sur trois jours, perfectionnement microshading, sans savoir où placer l’hygiène dans cette séquence. La réponse change tout, parce qu’une erreur d’ordre peut rendre une inscription technique impossible ou repousser une ouverture de plusieurs mois.

1.3 Une logique valable partout dans la métropole

L’ordre recommandé ne dépend pas de la commune. Que vous projetiez de vous installer à Bordeaux centre, à Mérignac ou à Bègles, la chronologie est la même, car elle découle de la réglementation nationale et non d’une pratique locale. Ce qui change d’une commune à l’autre, c’est le marché, le loyer ou la concurrence, jamais la séquence de formation. Une future praticienne qui ouvre près du campus de Talence et une autre qui s’installe en centre-ville de Bordeaux suivent exactement le même enchaînement d’étapes. Comprendre ce point évite de chercher des raccourcis locaux qui n’existent pas.

1.4 Pourquoi cette question se pose si souvent

Si l’ordre prête à confusion, c’est que l’offre de formation technique est très visible et très commerciale, tandis que l’étape hygiène est plus discrète dans la communication des écoles techniques. Une candidate découvre d’abord des stages de microblading mis en avant, réserve, puis apprend tardivement le prérequis sanitaire. Le problème n’est pas un manque de sérieux de sa part, c’est un effet d’exposition : la technique se vend, l’hygiène s’impose. Remettre l’ordre à l’endroit dès le départ neutralise ce biais.

1.5 Les prérequis d’accès à la formation hygiène

Une bonne nouvelle pour le calendrier : la formation Hygiène et Salubrité n’exige aucun diplôme préalable. Pour y accéder, il suffit d’être majeure et de comprendre le français écrit et oral, puisque l’évaluation finale passe par un contrôle des connaissances. Aucun niveau d’études, aucune expérience esthétique préalable et aucune certification technique ne sont demandés en amont. Cette absence de prérequis académique explique pourquoi l’hygiène peut, et doit, se placer tout au début du parcours : rien ne vous empêche de la suivre avant même d’avoir touché un dermographe. À l’inverse, beaucoup de stages techniques posent l’attestation hygiène comme condition d’inscription, ce qui crée l’asymétrie de calendrier décrite plus haut. Vérifier ces conditions d’admission auprès de l’organisme habilité dès les premières recherches évite les mauvaises surprises au moment de réserver.

2. Pourquoi l’Hygiène et Salubrité doit précéder la technique

La raison de fond tient en une phrase : l’asepsie est la condition de la pratique, pas son décor. Apprendre à pigmenter une peau sans maîtriser au préalable l’environnement stérile, c’est apprendre un geste qu’on ne pourra pas exercer légalement.

2.1 L’effraction cutanée change la nature de l’acte

Le maquillage permanent, le microblading et la dermopigmentation provoquent une effraction cutanée : l’aiguille franchit la barrière de la peau. Ce franchissement transforme un geste esthétique en geste à risque infectieux. La formation Hygiène et Salubrité pour tatoueurs et perceurs à Bordeaux construit justement le cadre qui rend ce geste sûr. Apprendre la technique sans ce cadre, c’est mettre la charrue avant les bœufs.

2.2 Ce que dit le cadre réglementaire

Le maquillage permanent est explicitement inclus dans le champ de l’arrêté du 5 mars 2024, publié au Journal officiel le 13 mars 2024, qui encadre la formation des personnes mettant en œuvre les techniques de tatouage par effraction cutanée. Les bonnes pratiques d’hygiène applicables sont fixées par l’arrêté du 11 mars 2009, pris en application du décret de 2008. Ces textes posent l’hygiène comme socle, la technique vient s’exercer dessus, pas l’inverse.

2.3 Une exigence relayée par l’ARS

L’ARS Nouvelle-Aquitaine rappelle que l’exercice du maquillage permanent suppose une attestation de formation à l’hygiène et la salubrité, obtenue auprès d’un organisme habilité, et une déclaration préalable d’activité. La technique ne donne aucun droit d’exercer sans ce préalable sanitaire. C’est pourquoi l’hygiène se place en tête de parcours.

2.4 Un apprentissage technique plus solide après l’hygiène

Au-delà de la contrainte réglementaire, il existe une raison pédagogique d’enchaîner dans cet ordre. Une stagiaire qui aborde sa formation au dermographe en connaissant déjà la chaîne de stérilisation, le protocole d’antisepsie de la zone à pigmenter et la gestion des déchets piquants intègre le geste technique dans un environnement mental déjà structuré. Elle ne dissocie pas la beauté du résultat de la sécurité de l’acte, elle apprend les deux ensemble. À l’inverse, apprendre la technique d’abord installe des automatismes qu’il faudra ensuite reconfigurer pour les rendre compatibles avec les protocoles sanitaires. Reconfigurer un geste déjà acquis est plus long et plus risqué que l’apprendre directement dans le bon cadre. L’ordre hygiène puis technique n’est donc pas seulement légal, il est plus efficace pour la qualité finale de la pratique.

2.5 Le socle légal précis : articles R. 1311-1 à R. 1311-13

L’obligation ne sort pas d’une simple recommandation professionnelle, elle est inscrite dans le Code de la santé publique. Les articles R. 1311-1 à R. 1311-13, consultables sur Légifrance, encadrent les techniques de tatouage par effraction cutanée et de perçage corporel, dont le maquillage permanent fait partie. C’est l’article R. 1311-3 qui fonde l’obligation de formation à l’hygiène et la salubrité, et c’est en application de cet article qu’a été pris l’arrêté du 5 mars 2024. Connaître la base légale exacte n’est pas un détail de juriste : en cas de contrôle, c’est sur ces articles que s’appuie l’inspection sanitaire pour vérifier qu’une praticienne dispose bien de son attestation. Une maquilleuse qui place l’hygiène en tête de parcours se met d’emblée en conformité avec ce socle, là où celle qui repousse cette étape exerce sans la couverture réglementaire que ces articles imposent.

2.6 Le maquillage permanent traité à l’identique du tatouage

Une confusion fréquente consiste à penser que la dermopigmentation, parce qu’elle relève de l’esthétique, échapperait aux règles du tatouage. Le cadre réglementaire ne fait pourtant aucune distinction de cette nature : dès qu’il y a effraction cutanée, le maquillage permanent relève du même régime que le tatouage classique. La réglementation européenne sur les substances contenues dans les encres, transposée dans le règlement REACH et rappelée par l’ANSES, s’applique de la même façon aux pigments de maquillage permanent qu’aux encres de tatouage. Conséquence pratique pour l’ordre des étapes : il n’existe pas de version allégée de la formation pour les seules maquilleuses permanentes, le programme hygiène est commun à tous les métiers de l’effraction cutanée. Cela simplifie la planification, une seule attestation couvre l’ensemble, mais cela ferme aussi la porte à tout espoir de raccourci réservé au maquillage.

3. L’ordre type recommandé pour s’installer

Voici la séquence concrète conseillée à une future maquilleuse permanente. Chaque étape prépare la suivante et évite un blocage en aval.

3.1 La séquence en cinq étapes, du socle sanitaire au perfectionnement

  • Étape 1 : la formation Hygiène et Salubrité. C’est le socle. Elle dure 21 heures dont 7 heures de pratique selon l’arrêté du 5 mars 2024, et son attestation est valable 5 ans. La placer en premier débloque l’accès aux formations techniques et conditionne toute la suite du projet.
  • Étape 2 : l’apprentissage technique du dermographe. Une fois le cadre sanitaire acquis, vous apprenez le geste : microblading, microshading, dermopigmentation des sourcils, des lèvres ou de la ligne des cils. Vous l’apprenez en sachant déjà comment travailler en environnement stérile, ce qui rend l’apprentissage technique plus solide et directement transposable en cabinet.
  • Étape 3 : la formation Certibiocide si vous utilisez des produits biocides. Selon les produits de désinfection de surfaces et de matériel que vous emploierez, une certification biocide peut s’imposer. Elle se place après l’hygiène, dont elle prolonge la logique de maîtrise du risque, et avant l’ouverture effective du cabinet.
  • Étape 4 : l’aménagement et la déclaration ARS. Vient ensuite la mise en conformité du local et la déclaration préalable d’activité auprès de l’ARS Nouvelle-Aquitaine. Cette étape suppose que les formations soient déjà acquises, car la déclaration porte sur une activité prête à exercer, pas sur un projet.
  • Étape 5 : le perfectionnement technique continu. Une fois installée, la montée en compétences se poursuit : nouvelles techniques de taping, de microneedling, perfectionnement des courbes. Ce perfectionnement s’appuie sur des bases sanitaires déjà solides, jamais l’inverse.

3.2 Pourquoi cet enchaînement plutôt qu’un parcours en parallèle

Cette séquence n’est pas une recommandation théorique, elle reflète la façon dont les blocages apparaissent réellement. À chaque étape, l’accès à la suivante est conditionné par la précédente : sans attestation hygiène, pas d’inscription technique fiable ; sans technique maîtrisée, pas de pratique commercialisable ; sans local conforme, pas de déclaration ARS recevable. Lire le calendrier dans cet ordre, c’est se donner une trajectoire où chaque porte s’ouvre au bon moment.

Une candidate pressée a parfois le réflexe de paralléliser ces étapes pour gagner du temps. C’est une fausse bonne idée : suivre une formation technique pendant qu’on attend une session hygiène fait courir le risque d’apprendre des gestes qu’on devra rejouer une fois le cadre sanitaire intégré, sans parler du refus d’inscription possible. Le séquencement strict coûte quelques semaines d’attente en amont, mais il évite des semaines de reprise en aval.

3.3 Ce que couvre concrètement le programme de l’étape 1

Pour bien placer l’étape hygiène dans son calendrier, il aide de savoir ce qu’elle contient réellement. Le programme imposé par l’arrêté du 5 mars 2024 s’organise en neuf unités de formation : la réglementation et la vigilance sur les produits, l’anatomie et la physiologie de la peau et des muqueuses avec les mécanismes de cicatrisation, l’hygiène et la flore microbienne, les contre-indications et le risque allergique ou infectieux, la stérilisation et la traçabilité des dispositifs, la protection du travailleur face aux accidents d’exposition au sang, la gestion du matériel et l’élimination des déchets, l’aménagement et la désinfection des locaux, et enfin l’asepsie avec la préparation antiseptique de la peau. La répartition est claire : 14 heures de théorie et 7 heures de pratique, réparties sur trois jours consécutifs. Une stagiaire qui sort de ces trois jours possède donc déjà tout le vocabulaire opérationnel, autoclave, antiseptique, DASRI, qu’elle réutilisera ensuite en apprentissage technique. C’est précisément cette densité qui justifie de ne pas la repousser : ce n’est pas une formalité, c’est le référentiel de sécurité de tout le métier.

3.4 La partie pratique, présentiel obligatoire

Un point de logistique influence le calendrier : si la partie théorique peut être suivie à distance, les 7 heures de pratique se déroulent obligatoirement en présentiel. Cette contrainte est posée par l’arrêté du 5 mars 2024 et vaut pour tous les organismes habilités. Pour une candidate bordelaise, cela signifie qu’au moins une journée doit être bloquée sur place, en salle, avec manipulation réelle du matériel, simulation de la chaîne de stérilisation et exercice de préparation antiseptique. Impossible donc de boucler entièrement l’étape hygiène depuis chez soi en quelques heures de visioconférence. Anticiper cette journée présentielle dans son agenda, surtout si l’on cumule avec une activité salariée pendant la reconversion, fait partie d’une planification réaliste. C’est aussi cette séance pratique qui ancre les gestes que la stagiaire transposera directement en cabinet.

3.5 Évaluation, attestation et organisme habilité

La formation se conclut par un contrôle des connaissances et des compétences. La validation suppose d’atteindre au moins 75 % des critères attendus, une stagiaire entre 50 et 74 % conserve les unités acquises mais repasse celles échouées, en dessous de 50 % la formation n’est pas validée. À la clé, une attestation délivrée par un organisme habilité par le directeur général de l’ARS, document sans lequel la déclaration d’activité n’est pas recevable. Vérifier que l’organisme choisi figure bien parmi les structures habilitées est donc une précaution de base, au même titre que la vérification de la certification Qualiopi quand un financement public est mobilisé. Cette attestation est nominative et conditionne toute la suite : c’est elle, et non le diplôme technique, qui ouvre le droit d’exercer.

4. Les techniques concernées par cette chronologie

L’ordre vaut pour l’ensemble des gestes d’effraction cutanée du maquillage permanent. Il est utile de les nommer pour comprendre pourquoi aucune n’échappe au préalable sanitaire.

4.1 Microblading et microshading

Le microblading dépose le pigment au moyen d’un stylet à micro-aiguilles qui crée de fines incisions imitant le poil. Le microshading travaille en pointillé pour un effet poudré. Les deux franchissent la peau et exigent donc le socle hygiène avant tout apprentissage du geste.

4.2 Dermopigmentation des zones sensibles

La dermopigmentation des lèvres, de la ligne des cils ou la pigmentation réparatrice après chirurgie touche des zones particulièrement sensibles. Le risque infectieux y est encore plus surveillé, ce qui renforce l’évidence : la maîtrise de l’asepsie se construit avant de toucher ces zones, jamais après.

4.3 Taping et microneedling

Le taping et le microneedling, souvent appris en perfectionnement, restent des actes de stimulation ou d’effraction superficielle. Ils s’ajoutent à une palette technique seulement une fois les fondamentaux sanitaires posés. Les intégrer sans base hygiène stable reviendrait à empiler des compétences sur un socle absent.

4.4 Pourquoi aucune technique n’est dispensée du préalable

Le point commun de toutes ces techniques tient à un détail décisif : l’aiguille ou le stylet entre en contact avec le sang et les fluides. Dès qu’il y a effraction, même fine, le risque de transmission existe et le cadre sanitaire s’applique intégralement. Il n’y a pas de technique de maquillage permanent assez douce pour échapper au préalable hygiène. Cette uniformité est une bonne nouvelle pour planifier : une seule attestation hygiène couvre l’ensemble de votre future palette technique, ce qui rend la séquence simple à organiser dès lors qu’on la respecte.

4.5 Le matériel et la chaîne de stérilisation, fil rouge de toutes les techniques

Au-delà du geste, ces techniques partagent un même environnement matériel que l’étape hygiène apprend à maîtriser. Les aiguilles et cartouches à usage unique se jettent immédiatement après l’acte dans un collecteur d’objets piquants coupants tranchants, dédié aux déchets d’activités de soins à risques infectieux. Le matériel réutilisable, lui, passe par une chaîne de stérilisation : nettoyage, conditionnement, puis passage en autoclave à chaleur humide répondant aux normes en vigueur. Les surfaces et le mobilier sont désinfectés entre chaque cliente, et la zone à pigmenter fait l’objet d’une préparation antiseptique. Quelle que soit la technique apprise ensuite, microblading, lèvres ou cils, c’est ce même socle matériel qui s’applique. Le détail des familles d’antiseptiques et des protocoles de désinfection des locaux figure d’ailleurs dans notre guide complet pour les professionnels du maquillage permanent et du microblading, utile pour aménager son cabinet bordelais.

5. Les pièges de calendrier à éviter

Connaître l’ordre ne suffit pas, encore faut-il anticiper les contraintes de planning qui font dérailler de nombreux projets bordelais.

5.1 S’inscrire à la technique avant l’hygiène

De nombreux centres de formation technique refusent une inscription tant que l’attestation d’hygiène et de salubrité n’est pas obtenue. Réserver une formation microblading en pensant régulariser plus tard expose à une annulation et à la perte d’un acompte. La règle pratique : sécuriser d’abord sa session hygiène, puis poser sa formation technique.

5.2 Sous-estimer les délais de session

Les sessions Hygiène et Salubrité ne sont pas quotidiennes. Si vous visez une ouverture à une date précise, à Pessac à la rentrée par exemple, il faut remonter le calendrier à l’envers depuis cette date : déclaration ARS, aménagement, technique, puis hygiène tout en amont. Compresser cette chaîne dans les dernières semaines est la cause la plus fréquente de report d’ouverture.

5.3 Confondre attestation technique et droit d’exercer

Un certificat de formation technique atteste d’un savoir-faire, il n’autorise pas à lui seul l’exercice. Le droit d’exercer repose sur l’attestation d’hygiène et la déclaration ARS. Croire qu’un diplôme technique suffit conduit à ouvrir en situation irrégulière. Pour situer précisément votre cas, notre article sur les métiers qui doivent obligatoirement suivre la formation Hygiène et Salubrité clarifie qui est concerné, et celui qui détaille à qui s’adresse la formation selon votre activité aide à se positionner.

5.4 Oublier la déclaration préalable et son dossier

Beaucoup de candidates pensent à la formation et à l’aménagement du local, mais découvrent tard l’étape déclarative. La déclaration préalable d’activité s’effectue en ligne, via la plateforme demarches.numerique.gouv.fr, avant tout premier acte. Le dossier réclame plusieurs pièces : l’identité et les coordonnées, l’adresse du local d’exercice, la liste des techniques pratiquées, l’attestation de formation à l’hygiène et la salubrité, l’attestation d’enregistrement auprès de l’URSSAF ou du centre de formalités, et une copie de pièce d’identité. Si l’attestation hygiène manque le jour où l’on monte ce dossier, la déclaration est tout simplement bloquée. C’est une raison de plus, très concrète, de placer l’hygiène en amont : ce document n’est pas seulement utile pour l’inscription technique, il est exigé noir sur blanc dans le dossier de déclaration ARS.

5.5 Ignorer l’échéance des 5 ans

L’attestation n’est pas acquise à vie. Sa validité court sur 5 ans, après quoi une mise à jour des connaissances et des compétences pratiques est obligatoire pour continuer d’exercer. Cette remise à niveau dure au minimum 7 heures et se conclut par une nouvelle évaluation. Une praticienne installée a donc tout intérêt à noter sa date d’échéance dès l’obtention de l’attestation, pour ne pas se retrouver hors délai en pleine activité. Anticiper ce renouvellement quelques mois avant le terme, comme on anticipait la première session, évite une interruption d’exercice qui serait, elle aussi, un piège de calendrier, simplement décalé de cinq ans.

6. Cas concret : deux parcours, deux résultats

Comparer deux trajectoires rend la logique de l’ordre tangible. Les situations ci-dessous sont des illustrations de parcours type, pas des témoignages clients.

6.1 Le parcours qui bloque

Une candidate s’inscrit d’abord à une formation microblading intensive à Bordeaux, séduite par un planning rapide. Au moment de finaliser son inscription, le centre technique exige l’attestation d’hygiène, qu’elle n’a pas. Elle doit attendre la prochaine session hygiène, décaler sa formation technique, et son ouverture prévue à l’automne glisse à l’hiver. Le projet est viable, mais il a perdu un trimestre par simple erreur d’ordre.

6.2 Le parcours qui avance

Une autre candidate verrouille d’abord sa session Hygiène et Salubrité, obtient son attestation valable 5 ans, puis enchaîne sereinement la formation technique du dermographe, la certification biocide adaptée à ses produits, l’aménagement de son local à Talence et la déclaration ARS. Chaque étape s’ouvre parce que la précédente est validée. L’ouverture tombe à la date prévue.

6.3 Ce que ces deux cas démontrent

La différence entre les deux n’est ni le talent ni le budget, c’est l’ordre. Placer l’hygiène en tête n’est pas une formalité administrative, c’est ce qui rend tout le reste du calendrier exécutable sans à-coups. Une candidate compétente qui inverse les étapes obtient un moins bon résultat de planning qu’une candidate équivalente qui respecte la séquence. Le savoir-faire technique ne compense jamais une erreur de chronologie, parce que le blocage ne porte pas sur la compétence, il porte sur l’autorisation d’exercer et sur l’accès aux inscriptions.

6.4 Reconstruire son calendrier à l’envers

La méthode la plus fiable consiste à partir de la date d’ouverture souhaitée et à remonter le temps. Vous visez une ouverture à Bordeaux en septembre : positionnez la déclaration ARS et l’aménagement en été, la formation technique au printemps, et la session Hygiène et Salubrité encore en amont, dès que possible. Raisonner ainsi transforme une liste d’étapes en planning daté, et c’est ce planning daté qui révèle immédiatement si une session hygiène trop tardive met en péril toute la chaîne. Sans cette lecture inversée, beaucoup de projets découvrent trop tard que la première brique manque encore.

6.5 Le financement, à caler dès l’étape hygiène

Un paramètre que les deux parcours précédents passent sous silence mérite d’être anticipé : le financement. Depuis le 1er janvier 2022, la formation hygiène et salubrité obligatoire n’est plus éligible au Compte personnel de formation, point souvent ignoré au moment de boucler le budget. D’autres leviers restent ouverts selon votre statut : un opérateur de compétences (OPCO) pour les salariées, le FAFCEA pour les artisanes inscrites au répertoire des métiers, ou un financement France Travail dans le cadre d’une reconversion. Caler la question du financement dès la réservation de la session hygiène, et non au dernier moment, évite un blocage administratif qui décalerait l’ensemble de la chaîne. Comme pour les sessions, certaines prises en charge demandent un délai d’instruction : les intégrer tôt dans le calendrier inversé est la suite logique de la méthode décrite plus haut.

7. Construire son parcours avec TBC Formation

Une fois la logique d’ordre comprise, reste à la mettre en œuvre avec un organisme qui sait articuler ces étapes pour les professionnels de la métropole bordelaise.

7.1 La bonne étape, au bon moment

TBC Formation, organisme certifié Qualiopi installé au 6 Quai de Paludate à Bordeaux, positionne la formation Hygiène et Salubrité comme première brique du parcours d’une future maquilleuse permanente. L’objectif est clair : vous permettre d’obtenir l’attestation qui débloque ensuite vos formations techniques et votre déclaration d’activité, sans rupture de calendrier.

7.2 Une lecture locale des contraintes

Parce que l’équipe connaît les réalités d’installation à Bordeaux, Mérignac, Pessac ou Cenon, l’accompagnement aide à caler la chronologie sur une date d’ouverture cible et à éviter les pièges de planning décrits plus haut. C’est ce travail de séquence qui distingue un parcours fluide d’un projet qui s’enlise.

7.3 Un point de départ, pas une fin

La formation Hygiène et Salubrité n’est pas une case à cocher, c’est le premier jalon d’un parcours qui se poursuit avec la technique, la certification biocide et le perfectionnement continu. La placer correctement dès le début, c’est s’offrir un calendrier d’installation tenable.

7.4 La certification Qualiopi, pourquoi elle compte ici

La mention Qualiopi n’est pas un simple label décoratif. Cette certification, encadrée par France Compétences, atteste qu’un organisme respecte le référentiel national qualité des prestations de formation. Pour une future maquilleuse permanente, son intérêt est double. D’une part, elle conditionne l’accès à la plupart des financements publics et mutualisés évoqués plus haut : un OPCO ou France Travail ne prend généralement en charge qu’une action portée par un organisme certifié. D’autre part, elle apporte une garantie de sérieux sur la qualité pédagogique de la session hygiène, celle-là même qui devra tenir face à un contrôle de l’ARS. Choisir dès l’étape une structure certifiée évite donc d’avoir à refaire un module ailleurs pour des raisons de financement ou de conformité, un risque de plus à neutraliser dans la planification d’installation à Bordeaux.

Questions fréquentes

Peut-on commencer par la formation technique de microblading puis faire l’hygiène ensuite ?

Ce n’est pas recommandé et c’est souvent impossible en pratique. De nombreux centres de formation technique exigent l’attestation d’hygiène et de salubrité avant d’accepter une inscription. Commencer par la technique expose à un blocage d’inscription et à un report d’ouverture. La séquence logique place l’hygiène en première étape du parcours.

Combien de temps dure la formation Hygiène et Salubrité avant la technique ?

Selon l’arrêté du 5 mars 2024, la formation dure 21 heures, dont 7 heures de pratique. L’attestation obtenue est valable 5 ans. Cette durée est à intégrer en amont du planning, car les sessions ne sont pas quotidiennes : il faut anticiper plusieurs semaines avant la date d’ouverture visée.

Le maquillage permanent est-il vraiment soumis aux mêmes règles que le tatouage ?

Oui. Le maquillage permanent est explicitement inclus dans le champ de l’arrêté du 5 mars 2024 sur les techniques de tatouage par effraction cutanée. Microblading, microshading et dermopigmentation provoquent une effraction de la peau et relèvent donc du même cadre d’hygiène que le tatouage classique.

Faut-il aussi une formation Certibiocide pour ouvrir un cabinet de maquillage permanent ?

Cela dépend des produits de désinfection que vous utilisez. Si vous employez des produits biocides dont l’usage professionnel le requiert, une certification peut s’imposer. Elle se place après l’hygiène et avant l’ouverture du cabinet, dans la continuité de la maîtrise du risque sanitaire.

Dans quel ordre faire ses démarches pour s’installer à Bordeaux ?

L’ordre type est le suivant : formation Hygiène et Salubrité, puis apprentissage technique du dermographe, puis certification biocide si nécessaire, puis aménagement du local et déclaration préalable à l’ARS Nouvelle-Aquitaine, et enfin perfectionnement technique continu une fois installée. Chaque étape conditionne la suivante.

Une attestation technique suffit-elle pour exercer légalement ?

Non. Un certificat de formation technique atteste d’un savoir-faire mais n’autorise pas à lui seul l’exercice. Le droit d’exercer repose sur l’attestation d’hygiène et de salubrité et la déclaration préalable auprès de l’ARS. Sans ces deux éléments, l’activité serait exercée en situation irrégulière.

Faut-il un diplôme pour s’inscrire à la formation Hygiène et Salubrité ?

Non. Aucun diplôme ni niveau d’études n’est exigé. Les seules conditions sont d’être majeure et de comprendre le français, à l’écrit comme à l’oral, puisque la formation se conclut par un contrôle des connaissances. Cette absence de prérequis académique permet justement de suivre l’hygiène avant toute formation technique, ce qui en fait la première étape naturelle du parcours.

Que contient le programme de la formation Hygiène et Salubrité ?

Le programme défini par l’arrêté du 5 mars 2024 couvre neuf unités : réglementation et vigilance produits, anatomie et physiologie de la peau et des muqueuses, hygiène et flore microbienne, contre-indications et risques infectieux, stérilisation et traçabilité du matériel, protection du travailleur et accidents d’exposition au sang, gestion du matériel et des déchets, aménagement et désinfection des locaux, asepsie et préparation antiseptique. La répartition est de 14 heures de théorie et 7 heures de pratique sur trois jours.

La formation Hygiène et Salubrité est-elle éligible au CPF ?

Non, plus depuis le 1er janvier 2022 pour la formation obligatoire. D’autres financements restent mobilisables selon votre situation : un OPCO pour les salariées, le FAFCEA pour les artisanes inscrites au répertoire des métiers, ou France Travail dans le cadre d’une reconversion. Il est utile de vérifier sa prise en charge dès la réservation de la session, car certaines demandes nécessitent un délai d’instruction.

Combien de temps l’attestation reste-t-elle valable et comment la renouveler ?

L’attestation est valable 5 ans à compter de sa délivrance. Au terme de cette période, une mise à jour des connaissances et des compétences pratiques d’au moins 7 heures est obligatoire pour continuer d’exercer, suivie d’une nouvelle évaluation. Noter sa date d’échéance dès l’obtention de l’attestation évite une interruption d’activité au moment du renouvellement.

Pour conclure

La réponse à la question de départ est nette : la formation Hygiène et Salubrité se place avant l’apprentissage technique, jamais après. L’asepsie n’est pas un complément au geste, c’est la condition même qui rend ce geste exerçable légalement à Bordeaux comme partout en France.

L’ordre type à retenir tient en cinq jalons : hygiène d’abord, puis technique du dermographe, puis certification biocide selon vos produits, puis aménagement et déclaration ARS, et enfin perfectionnement continu. Inverser ces étapes ne fait pas gagner du temps, cela en fait perdre, comme le montrent les deux parcours comparés plus haut.

Construire ce calendrier dans le bon sens, c’est s’assurer une installation sans report ni inscription bloquée. Vous préparez votre activité de maquilleuse permanente à Bordeaux, Pessac ou Talence et vous voulez caler vos étapes sur une date d’ouverture précise ? Contactez-nous, et consultez notre fiche Google Business Profile pour découvrir les retours des professionnelles déjà passées par le centre.

TBC Formation
6 Quai de Paludate, 33800 Bordeaux
+33 05 56 08 52 55
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