Certibiocide vs Hygiène et Salubrité : deux certifications complémentaires et obligatoires, ce qu’il faut comprendre

formation Certibiocide à Bordeaux - TBC Formation

La formation Certibiocide et la formation Hygiène et Salubrité reviennent souvent dans la même question chez les tatoueurs et perceurs : « laquelle choisir ? » C’est précisément là que se cache une idée reçue qui peut coûter cher. Pour un professionnel du tatouage, du perçage ou du maquillage permanent qui achète et utilise ses propres produits désinfectants professionnels, la vraie réponse n’est pas « l’une ou l’autre », mais « les deux ».

Pourquoi cette confusion est-elle si répandue ? Et surtout, comment savoir précisément ce que chaque certification couvre, pour ne pas se retrouver en défaut lors d’un contrôle ? Nous avions publié un premier comparatif, le comparatif Certibiocide vs Hygiène et Salubrité selon votre activité, pensé comme une aide au choix. Cet article-ci va plus loin et corrige un point essentiel : dans beaucoup de situations, il ne s’agit pas d’un choix.

À Bordeaux comme à Mérignac, Pessac ou Lormont, les studios qui nous contactent posent presque tous la même question mal cadrée. Voici ce qu’il faut réellement comprendre, avec un schéma comparatif clair.

1. D’où vient l’idée reçue du « choix »

Avant de corriger, il faut comprendre pourquoi tant de professionnels pensent devoir trancher entre deux formations.

1.1 Deux certifications, deux univers réglementaires

L’Hygiène et Salubrité relève du code de la santé publique : elle encadre les gestes professionnels du tatouage, du perçage et du maquillage permanent pour protéger la santé du client et du praticien. Le Certibiocide relève du code de l’environnement et du règlement européen sur les produits biocides : il encadre l’achat et l’usage des produits désinfectants professionnels. Comme les deux mondes réglementaires sont distincts, beaucoup en déduisent, à tort, qu’il faut « se positionner » sur l’un.

1.2 Le raccourci des moteurs de recherche

La plupart des contenus en ligne formulent la question sous l’angle « Certibiocide ou Hygiène et Salubrité, que choisir ? ». Ce cadrage entretient l’idée d’une alternative. Or l’alternative n’existe que pour les professionnels qui ne sont concernés que par un seul des deux dispositifs. Le tatoueur qui pose des aiguilles ET achète son désinfectant professionnel est, lui, concerné par les deux.

1.3 Le moment où la confusion devient un risque

Tant que tout va bien, personne ne vérifie. Le problème surgit lors d’un contrôle de l’ARS ou des services compétents : un studio en règle sur l’Hygiène et Salubrité mais qui utilise un désinfectant professionnel sans personnel certifié Certibiocide n’est pas conforme. L’inverse est vrai aussi. Croire qu’on a « fait le bon choix » alors qu’on devait faire les deux est une erreur silencieuse jusqu’au jour du contrôle.

1.4 Trois statuts distincts derrière le mot « concerné »

La réglementation biocide ne raisonne pas seulement en « formé / non formé », mais en fonction du rôle de chacun face au produit. La notice officielle distingue plusieurs statuts. L’acquéreur est la personne qui choisit d’acheter le produit biocide ou ordonne son achat selon l’usage prévu. Le décideur définit les protocoles de désinfection, valide les prestations et donne les consignes d’utilisation. L’utilisateur applique concrètement le désinfectant sur les surfaces et le matériel. Dans un studio de tatouage indépendant, une seule et même personne cumule souvent ces trois rôles, ce qui rend le Certibiocide d’autant plus directement applicable. Le détail de ces statuts figure dans la notice explicative Certibiocide du ministère.

2. La formation Hygiène et Salubrité : ce qu’elle couvre

Reprenons précisément le périmètre de chaque dispositif, en commençant par l’Hygiène et Salubrité.

2.1 Le cadre légal

La formation Hygiène et Salubrité des personnes mettant en œuvre les techniques de tatouage par effraction cutanée et de perçage corporel est encadrée par l’arrêté du 5 mars 2024, pris en application de l’article R. 1311-3 du code de la santé publique. Le texte est consultable sur Légifrance, arrêté du 5 mars 2024 relatif à la formation des tatoueurs et perceurs. L’autorité de contrôle régionale est l’ARS, dont la page dédiée aux professionnels est disponible sur l’ARS Nouvelle-Aquitaine, tatouage, piercing et maquillage permanent.

2.2 Durée et déroulé

La formation dure au minimum 21 heures réparties sur trois jours, avec une partie théorique et un module pratique. L’évaluation comporte une épreuve théorique sous forme de questionnaire et une évaluation pratique devant un jury. Cette dimension « gestes professionnels évalués » est ce qui caractérise l’Hygiène et Salubrité. La certification délivrée par l’ARS est valable cinq ans, avec une mise à jour des connaissances ensuite.

2.3 Ce qu’elle protège

L’Hygiène et Salubrité vise la maîtrise du risque infectieux lié à l’acte : asepsie, gestion du matériel à usage unique, traçabilité, protocoles de désinfection des surfaces et du poste de travail, conduite à tenir en cas d’accident d’exposition. Elle répond à la question « comment exercer mon geste sans mettre en danger la santé ». Pour le détail du parcours, voir notre page sur la formation Hygiène et Salubrité pour tatoueurs et perceurs à Bordeaux.

2.4 Les prérequis et le public concerné

L’accès à l’Hygiène et Salubrité ne demande pas de diplôme préalable : la formation s’adresse à toute personne qui réalise ou s’apprête à réaliser des actes de tatouage, de perçage ou de maquillage permanent par effraction cutanée. Un débutant qui ouvre son studio à Talence, un praticien déjà installé à Bègles ou un microbladeur en reconversion à Cenon relèvent tous du même cadre. La déclaration de l’activité auprès de l’ARS reste, elle, une démarche distincte de la formation, mais les deux sont liées : sans attestation de formation, la déclaration d’activité ne peut être complète. Comprendre cette articulation évite de croire qu’une simple inscription en ligne suffit à exercer en règle.

3. La formation Certibiocide : ce qu’elle couvre

Passons au second dispositif, souvent celui qu’on oublie quand on a déjà l’Hygiène et Salubrité.

3.1 Le cadre légal

Le Certibiocide est encadré par l’arrêté du 9 octobre 2013 modifié (notamment par l’arrêté du 23 janvier 2023), pris en application du règlement européen (UE) n° 528/2012 sur les produits biocides. Le cadre est rappelé par le ministère de la Transition écologique sur les produits biocides. Notre article sur ce que dit la réglementation Certibiocide approfondit ce volet.

3.2 Durée et examen

La formation Certibiocide dure deux à trois jours selon le module. L’évaluation se fait sous forme de questionnaire (QCM) : il n’y a pas, ici, d’évaluation de gestes professionnels devant jury comme en Hygiène et Salubrité. La logique est différente : on évalue la connaissance des produits, des dangers chimiques, du stockage et de la réglementation, pas l’exécution d’un geste de soin. Pour un studio de tatouage, suivre une formation Certibiocide ne remplace donc en rien le travail sur les gestes acquis en Hygiène et Salubrité, et l’inverse est tout aussi vrai.

3.3 Les types de produits visés

Le périmètre du Certibiocide s’organise autour de types de produits (TP). Un studio de tatouage est surtout concerné par les désinfectants relevant des biocides utilisés pour traiter surfaces, matériel et poste de travail. Comprendre quel type de produit l’on manipule conditionne le bon module de formation Certibiocide et la lecture correcte des fiches de données de sécurité. C’est précisément ce niveau de détail qu’une formation Certibiocide sérieuse apporte, et qu’aucune formation Hygiène et Salubrité ne couvre, car ce n’est pas son objet.

3.4 Ce qu’elle protège

Le Certibiocide vise la maîtrise du risque chimique et environnemental lié aux produits biocides : connaître les types de produits, lire les étiquettes et fiches de données de sécurité, doser, stocker, gérer les déchets, protéger l’utilisateur et l’environnement. Il répond à la question « comment acheter et utiliser un désinfectant professionnel sans danger et en conformité ». Pour le périmètre exact, voir notre page sur la durée et le contenu de la formation Certibiocide.

3.5 Le détail du programme et le seuil de réussite

Le module Certibiocide désinfectants se structure autour de plusieurs blocs : le cadre réglementaire (règlement biocides, arrêtés français), la classification des produits par type, la lecture des fiches de données de sécurité et des pictogrammes de danger, les règles de stockage et de manipulation, la protection de l’utilisateur (équipements de protection individuelle), la gestion des déchets et la limitation de l’impact sur l’environnement. L’examen prend la forme d’un QCM dont la réussite suppose un nombre minimal de bonnes réponses : on n’obtient pas le certificat avec une simple présence. En cas d’échec, une session de rattrapage est généralement prévue. Cette structure de programme rejoint la logique « connaissance produit » plutôt que « geste évalué », ce qui distingue nettement le Certibiocide de l’Hygiène et Salubrité.

3.6 Les prérequis et l’admission

Aucun diplôme n’est exigé pour suivre la formation Certibiocide : il n’y a pas de condition de niveau bac ni de prérequis métier formel. La seule exigence réelle est une compréhension correcte du français écrit et oral, indispensable pour lire les fiches de données de sécurité, comprendre les pictogrammes et répondre au QCM. La formation s’adresse à tout professionnel qui acquiert ou utilise des produits biocides relevant des types concernés, quel que soit son statut (indépendant, salarié, gérant d’un studio). Pour un tatoueur ou un perceur de la métropole bordelaise, l’accès est donc direct, sans dossier de candidature complexe.

4. Le schéma comparatif clair

4.1 Le tableau de synthèse des deux dispositifs

Pour visualiser pourquoi ces deux certifications ne s’opposent pas mais se complètent, voici un tableau de synthèse.

Critère Hygiène et Salubrité Certibiocide
Cadre réglementaire Code de la santé publique, arrêté du 5 mars 2024 Code de l’environnement, arrêté du 9 octobre 2013, règlement UE 528/2012
Autorité de référence ARS (région) Ministère de la Transition écologique, DGPR / DREAL
Objet Gestes professionnels et risque infectieux Produits biocides et risque chimique
Durée 21 heures minimum, 3 jours 2 à 3 jours selon le module
Évaluation Épreuve théorique + pratique devant jury Questionnaire (QCM)
Question à laquelle elle répond Comment réaliser mon acte sans risque sanitaire ? Comment acheter et utiliser mes désinfectants pro sans risque ni infraction ?
Qui est concerné Tatoueur, perceur, maquilleur permanent réalisant les actes Toute personne qui achète et utilise des produits biocides professionnels

4.2 Ce que la lecture du tableau confirme

La lecture du tableau rend la chose évidente : ces deux dispositifs ne couvrent pas la même zone de risque. L’un ne remplace pas l’autre. Là où les périmètres se croisent, les deux s’additionnent.

4.3 Le détail des types de produits désinfectants

Pour aller plus loin que le tableau, il faut savoir que le Certibiocide désinfectants vise trois types de produits précis. Le TP2 couvre les désinfectants et produits algicides destinés aux surfaces, matériaux et équipements non en contact direct avec l’être humain ou l’animal, ce qui correspond largement à la désinfection des plans de travail et du poste de tatouage. Le TP3 concerne l’hygiène vétérinaire. Le TP4 vise les surfaces en contact avec les denrées alimentaires. Pour un studio de tatouage ou de perçage, c’est surtout le TP2 qui entre en jeu au quotidien. La classification officielle des 22 types de produits biocides est précisée dans le règlement européen rappelé par le ministère de la Transition écologique sur les produits biocides. Identifier le bon type de produit conditionne le bon module de formation et la conformité de l’achat.

5. Pourquoi un tatoueur qui achète ses désinfectants relève des deux

C’est le point central de cet article, celui qui corrige l’idée reçue.

5.1 L’acte relève de l’Hygiène et Salubrité

Dès que vous réalisez des tatouages, des perçages ou du maquillage permanent par effraction cutanée, l’Hygiène et Salubrité s’impose. Ce n’est pas négociable : c’est une obligation de formation rattachée à l’exercice même de l’activité, contrôlée par l’ARS. Aucun produit, aucune certification environnementale ne dispense de ce volet.

5.2 L’achat de désinfectants professionnels relève du Certibiocide

À partir du moment où vous achetez et utilisez des produits désinfectants relevant des types de produits biocides réservés à un usage professionnel, suivre une formation Certibiocide devient nécessaire. L’obligation s’est d’ailleurs renforcée : depuis le 1er janvier 2026, la détention du certificat issu d’une formation Certibiocide s’est étendue à de nouveaux usages professionnels, dont certains désinfectants. Un studio qui s’approvisionne en désinfectant professionnel sans personnel certifié n’est pas conforme, même avec une Hygiène et Salubrité valide.

5.3 Le « ET » plutôt que le « OU »

La bonne grille de lecture n’est pas « lequel choisir » mais « lesquels me concernent ». Pour la majorité des tatoueurs et perceurs qui gèrent eux-mêmes leurs achats de désinfectants, la réponse est : les deux. L’Hygiène et Salubrité sécurise le geste, le Certibiocide sécurise le produit. Ce sont deux fonctions différentes d’un même objectif : exercer en conformité et sans danger. Penser « OU » revient à laisser une moitié du risque non couverte.

5.4 Le rôle du distributeur et le registre de vente

Un mécanisme passe souvent inaperçu : le vendeur de désinfectants professionnels est lui-même soumis à des obligations. Lors de la vente d’un produit biocide réservé aux professionnels, le distributeur (titulaire du Certibiocide) doit enregistrer le numéro de certificat de l’acheteur dans un registre de vente. Concrètement, un tatoueur qui se présente sans certificat valide peut se voir refuser l’achat ou se retrouver hors cadre. Ce contrôle à l’achat explique pourquoi la conformité ne dépend pas seulement du contrôle de l’ARS : elle se joue aussi au moment de l’approvisionnement, chez le fournisseur. C’est un point que beaucoup de studios découvrent trop tard, au moment de renouveler leur stock de désinfectant.

6. Les cas concrets pour se situer

Quelques situations réelles aident à appliquer la règle à votre propre activité.

6.1 Le tatoueur indépendant à Bordeaux qui gère tout

Une tatoueuse installée en studio à Bordeaux centre réalise les actes et achète elle-même son désinfectant professionnel. Elle relève des deux : Hygiène et Salubrité pour l’acte, Certibiocide pour le produit. C’est le cas le plus fréquent et celui où l’idée du « choix » fait le plus de dégâts.

6.2 Le perceur en salon partagé à Mérignac

Un perceur travaille dans un espace mutualisé à Mérignac. Il réalise les perçages : Hygiène et Salubrité obligatoire. Si la structure achète les produits biocides professionnels et qu’il les utilise, la question du Certibiocide se pose au niveau de l’organisation du salon : qui est certifié, qui déclare. Ne pas se poser la question collectivement laisse un trou de conformité.

6.3 Le maquilleur permanent à Pessac qui sous-traite l’entretien

Un professionnel du maquillage permanent à Pessac confie l’entretien et la désinfection des locaux à un prestataire extérieur certifié, et n’achète aucun produit biocide professionnel lui-même. Il reste pleinement soumis à l’Hygiène et Salubrité pour son acte. Le Certibiocide, lui, est porté par le prestataire. C’est l’un des rares cas où un seul des deux dispositifs concerne directement le professionnel, et c’est précisément ce qui explique pourquoi certains pensent qu’il s’agit d’un choix. En réalité, le périmètre dépend de qui achète et utilise les produits.

6.4 Le studio qui embauche un nouveau praticien

Un studio bien établi à Lormont recrute un tatoueur supplémentaire qui ne possède pas encore le Certibiocide. La réglementation prévoit une période d’adaptation pour les nouveaux entrants : un salarié nouvellement affecté à ces fonctions dispose d’un délai (de l’ordre de six mois) pour obtenir son certificat, à condition d’être accompagné par un titulaire pendant cette période. Cette tolérance encadrée ne dispense pas de l’Hygiène et Salubrité, qui reste exigée dès la réalisation des actes. Pour le studio, cela signifie planifier la formation Certibiocide du nouveau venu sans attendre, tout en s’assurant que l’Hygiène et Salubrité est acquise avant la première prestation par effraction cutanée.

7. Comment se mettre en règle pour les deux

Une fois la logique « ET » comprise, reste à organiser concrètement sa mise en conformité.

7.1 Faire le point sur sa situation réelle

Posez-vous deux questions simples : est-ce que je réalise des actes par effraction cutanée (tatouage, perçage, maquillage permanent) ? Est-ce que j’achète et utilise des produits désinfectants professionnels relevant des biocides ? Une réponse « oui » à la première impose l’Hygiène et Salubrité. Une réponse « oui » à la seconde impose le Certibiocide. Deux « oui » signifient les deux certifications.

7.2 Planifier les deux parcours

La formation Hygiène et Salubrité et la formation Certibiocide ne se font pas en même temps et n’ont pas la même durée ni le même type d’examen. Mieux vaut les planifier de façon coordonnée pour ne pas interrompre trop longtemps l’activité. Un organisme qui propose les deux parcours simplifie l’organisation, notamment pour les studios de Talence, Bègles ou Cenon qui veulent limiter les déplacements.

7.3 Suivre les obligations dans le temps

Les deux certifications ont leur propre durée de validité et leurs propres obligations de suivi : renouvellement de l’Hygiène et Salubrité côté ARS, déclaration annuelle d’activité et association des certifiés côté Certibiocide. Tenir un calendrier unique des échéances évite de retomber dans l’angle mort. La conformité n’est pas un acte ponctuel mais un suivi continu.

7.4 La déclaration annuelle et la plateforme à connaître

Le volet Certibiocide comporte une obligation déclarative que l’Hygiène et Salubrité ne prévoit pas. Les professionnels qui acquièrent ou utilisent des produits biocides concernés doivent procéder à une déclaration annuelle, à transmettre chaque année avant le 31 mars, via une plateforme dédiée de l’administration. Cette déclaration mentionne notamment le numéro SIRET de la structure et les titulaires de certificat avec leur numéro. La gestion des déclarations relatives aux produits biocides est centralisée par l’ANSES, comme le détaille le portail biocides de l’ANSES. Inscrire cette échéance dans son agenda professionnel, au même titre que le renouvellement de l’Hygiène et Salubrité, évite la mauvaise surprise d’une obligation oubliée.

7.5 Anticiper le renouvellement des deux certificats

Hygiène et Salubrité comme Certibiocide se renouvellent au bout de cinq ans, mais selon des logiques propres. Pour le Certibiocide, la recommandation pratique est d’engager les démarches de renouvellement plusieurs mois avant l’échéance (souvent trois à six mois), afin d’éviter toute rupture de validité qui bloquerait l’achat de désinfectants. Le renouvellement passe par une nouvelle session de formation et une nouvelle évaluation, dans les mêmes conditions que l’obtention initiale. Construire un tableau de bord des échéances, avec la date d’obtention et la date limite de chaque certificat, transforme une contrainte administrative en simple routine de gestion pour le studio.

8. Les conséquences concrètes d’une couverture partielle

Comprendre la théorie ne suffit pas : il faut mesurer ce qu’implique, dans la vie d’un studio, le fait de n’avoir couvert qu’un seul des deux périmètres.

8.1 Le contrôle qui révèle l’angle mort

Un contrôle de l’ARS porte sur l’hygiène et la salubrité de l’activité : matériel, traçabilité, formation du praticien. Mais la conformité d’un studio ne se limite pas à ce que regarde l’ARS. Un professionnel parfaitement en règle sur l’Hygiène et Salubrité, mais qui utilise un désinfectant professionnel sans personnel certifié Certibiocide, reste exposé au titre du code de l’environnement. L’angle mort ne se voit pas tant qu’aucun contrôle ne le met en lumière, ce qui rend l’erreur d’autant plus piégeuse.

8.2 Le risque d’approvisionnement bloqué

Au-delà des sanctions, il existe une conséquence très pratique : depuis le renforcement réglementaire de 2026, un studio sans personnel certifié Certibiocide peut se retrouver dans l’incapacité de s’approvisionner légalement en désinfectants professionnels. Pour une activité où la désinfection est un geste quotidien, ne pas pouvoir acheter le bon produit n’est pas un détail administratif : c’est un blocage opérationnel direct.

8.3 La crédibilité professionnelle

Un studio qui maîtrise les deux volets envoie un signal clair à sa clientèle et à ses pairs : sécurité du geste et sécurité des produits sont traitées avec le même sérieux. À Bordeaux, Mérignac ou Lormont, où la concurrence entre studios est réelle, cette rigueur double devient un argument de confiance, pas seulement une obligation subie.

8.4 Le coût d’une remise en conformité dans l’urgence

Se mettre en règle après coup coûte toujours plus cher que d’anticiper. Un studio rattrapé par un contrôle ou par un refus de vente du fournisseur doit alors caser une formation Certibiocide en urgence, parfois en pleine saison, avec une interruption d’activité mal préparée. À l’inverse, le financement de la formation peut s’organiser sereinement quand il est anticipé : le Certibiocide désinfectants est, selon les organismes et les statuts, mobilisable via le compte personnel de formation lorsque la certification est inscrite au Répertoire Spécifique, via l’OPCO de branche pour un salarié, ou via les fonds d’assurance formation des indépendants (FIF-PL, AGEFICE ou FAFCEA selon l’activité). Les modalités exactes s’apprécient au cas par cas et peuvent être vérifiées sur le site officiel du compte personnel de formation. Anticiper, c’est donc aussi se donner le temps de financer correctement.

9. Pourquoi se former chez TBC Formation

9.1 Les deux parcours dans un même organisme Qualiopi

TBC Formation, organisme certifié Qualiopi basé à Bordeaux (6 Quai de Paludate), propose à la fois la formation Hygiène et Salubrité pour les professionnels du tatouage, du perçage et du maquillage permanent, et la formation Certibiocide pour la maîtrise des produits biocides. Cette offre couplée évite aux studios de jongler entre plusieurs organismes et facilite la planification des deux parcours.

9.2 Un cadrage préalable de votre situation avant inscription

Nos formateurs aident chaque professionnel à cadrer correctement sa situation avant même de s’inscrire : selon que vous achetez ou non vos désinfectants professionnels, le besoin n’est pas le même. Nous accompagnons les studios de Bordeaux, Mérignac, Pessac, Lormont et l’ensemble de la métropole, ainsi que les professionnels de Nouvelle-Aquitaine qui veulent une mise en conformité claire et durable, sans approximation.

9.3 Un accompagnement sur la validité, la déclaration et le renouvellement

Notre rôle ne s’arrête pas à la délivrance de l’attestation. Nous expliquons à chaque stagiaire comment lire la durée de validité de son certificat, à quel moment engager le renouvellement, et quelles obligations déclaratives suivre côté Certibiocide. Pour un studio qui gère à la fois l’Hygiène et Salubrité (renouvellement ARS) et le Certibiocide (déclaration annuelle), ce repérage des échéances fait gagner du temps et évite les angles morts. La qualité de cet accompagnement s’inscrit dans le cadre de la certification Qualiopi, dont le référentiel national est consultable sur le site du ministère du Travail sur Qualiopi.

Vous hésitez encore entre les deux formations ? Justement, il y a de fortes chances que vous ayez besoin des deux. Contactez-nous pour faire le point, et consultez notre fiche Google Business Profile pour lire les retours des professionnels que nous avons formés.

Questions fréquentes sur Certibiocide et Hygiène et Salubrité

Faut-il vraiment choisir entre Certibiocide et Hygiène et Salubrité ?

Pas dans la majorité des cas. Pour un tatoueur, perceur ou maquilleur permanent qui réalise les actes ET achète ses désinfectants professionnels, les deux certifications sont nécessaires : l’Hygiène et Salubrité pour le geste, le Certibiocide pour les produits. Le « choix » n’existe que pour les professionnels concernés par un seul des deux périmètres.

Quelle est la différence d’examen entre les deux ?

L’Hygiène et Salubrité comporte une épreuve théorique et une évaluation pratique devant un jury, car elle évalue des gestes professionnels. Le Certibiocide se valide par un questionnaire (QCM) centré sur la connaissance des produits, des dangers chimiques et de la réglementation. Deux logiques d’évaluation différentes pour deux objets différents.

Un tatoueur peut-il être en règle avec seulement l’Hygiène et Salubrité ?

Seulement s’il n’achète ni n’utilise lui-même de produits biocides professionnels (par exemple si l’entretien et la désinfection sont assurés par un prestataire certifié). Dès qu’il s’approvisionne en désinfectant professionnel, le Certibiocide devient nécessaire en plus de l’Hygiène et Salubrité.

Les deux formations peuvent-elles se faire dans le même organisme ?

Oui, lorsqu’un organisme propose les deux parcours. TBC Formation, à Bordeaux, dispense la formation Hygiène et Salubrité et la formation Certibiocide, ce qui simplifie la planification et évite de multiplier les interlocuteurs pour une mise en conformité complète.

Quelle certification passer en premier ?

Il n’y a pas d’ordre imposé par la réglementation. En pratique, beaucoup de professionnels passent d’abord l’Hygiène et Salubrité, directement liée à l’autorisation d’exercer leur acte, puis le Certibiocide. L’essentiel est de planifier les deux sans laisser de période non couverte si vous êtes concerné par les deux.

Les obligations changent-elles avec l’évolution de 2026 ?

Oui, du côté Certibiocide. Depuis le 1er janvier 2026, l’obligation de détenir le Certibiocide s’est étendue à de nouveaux usages professionnels, dont certains désinfectants. Cela renforce le fait qu’un studio achetant ses désinfectants professionnels doit disposer de personnel certifié, en plus de l’Hygiène et Salubrité.

Quels types de produits biocides sont visés par le Certibiocide désinfectants ?

Trois types principalement : le TP2 (désinfectants pour surfaces, matériaux et équipements non destinés à un contact direct avec l’humain ou l’animal), le TP3 (hygiène vétérinaire) et le TP4 (surfaces en contact avec les denrées alimentaires). Pour un studio de tatouage ou de perçage, c’est surtout le TP2, qui couvre la désinfection du poste de travail et du matériel, qui s’applique au quotidien.

Y a-t-il des prérequis pour suivre la formation Certibiocide ?

Aucun diplôme n’est exigé et il n’y a pas de condition de niveau bac. La seule vraie exigence est de comprendre le français écrit et oral, indispensable pour lire les fiches de données de sécurité, interpréter les pictogrammes de danger et répondre au QCM final. La formation est ouverte aux indépendants comme aux salariés concernés par l’achat ou l’usage des produits.

Combien de temps le Certibiocide reste-t-il valable et comment le renouveler ?

Le certificat est valable cinq ans. Le renouvellement passe par une nouvelle session de formation et une nouvelle évaluation, dans les mêmes conditions que la première obtention. Il est conseillé d’anticiper de plusieurs mois (souvent trois à six) pour éviter toute rupture de validité qui empêcherait d’acheter des désinfectants professionnels entre deux certificats.

Existe-t-il une obligation de déclaration une fois certifié ?

Oui, côté Certibiocide. Les structures concernées doivent réaliser une déclaration annuelle, à transmettre avant le 31 mars chaque année, via une plateforme de l’administration, en indiquant notamment le SIRET et les titulaires de certificat. La gestion des données sur les produits biocides relève de l’ANSES. L’Hygiène et Salubrité, elle, n’impose pas cette déclaration annuelle mais un renouvellement de formation à échéance.

Pour conclure

La vraie information à retenir tient en un mot : « ET ». Certibiocide et Hygiène et Salubrité ne sont pas deux options concurrentes entre lesquelles arbitrer, mais deux dispositifs qui couvrent des risques différents. L’un sécurise le geste professionnel et la santé, l’autre l’achat et l’usage des produits désinfectants. Pour la plupart des tatoueurs, perceurs et maquilleurs permanents qui gèrent eux-mêmes leurs produits, les deux sont obligatoires.

L’idée reçue du « choix » est confortable mais dangereuse : elle laisse une moitié du risque non couverte jusqu’au jour d’un contrôle. La bonne démarche consiste à analyser sa situation réelle, identifier les périmètres qui s’appliquent et planifier les parcours nécessaires sans en sacrifier un.

Vous voulez savoir précisément ce qui vous concerne et organiser votre mise en conformité à Bordeaux ou en Nouvelle-Aquitaine ? Contactez TBC Formation : nous faisons le point avec vous, sans vous pousser vers un « choix » qui n’a pas lieu d’être.

TBC Formation
6 Quai de Paludate, 33800 Bordeaux
+33 05 56 08 52 55
tbcformation.com

 

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