La formation conseiller en insertion professionnelle repose sur trois blocs de compétences, et le deuxième, le CCP2, est celui qui définit le mieux le quotidien du métier : accompagner une personne, sur plusieurs semaines ou plusieurs mois, jusqu’à ce qu’elle trouve une place stable dans l’emploi ou la formation. Comment passe-t-on d’un premier entretien à un projet professionnel construit ? Et surtout, comment tient-on ce fil dans la durée, quand la vie du bénéficiaire évolue en cours de route ?
Ce bloc 2 est souvent celui que les personnes curieuses du métier comprennent le moins avant d’entrer en formation. On imagine le conseiller derrière un bureau, on voit moins le travail d’accompagnement continu, les points d’étape, les partenaires que l’on appelle, les ateliers que l’on anime. Cet article décortique le CCP2 de la formation conseiller en insertion professionnelle : ce qu’il recouvre, les méthodes mobilisées, les partenariats activés sur un territoire comme la métropole bordelaise, et des exemples concrets de situations d’accompagnement. Si vous voulez plutôt comprendre le premier entretien, l’article dédié à la façon d’accueillir la personne et poser un diagnostic partagé avec le CCP1 complète utilement cette lecture.
1. Le CCP2, deuxième bloc du Titre professionnel de conseiller en insertion professionnelle
Avant d’entrer dans les méthodes, il faut situer le CCP2 dans l’architecture officielle du titre. La formation conseiller en insertion professionnelle prépare à un titre professionnel reconnu par l’État, structuré en certificats de compétences professionnelles (CCP) que l’on peut valider ensemble ou séparément.
1.1 Où se situe le CCP2 dans le référentiel RNCP37274
Le Titre professionnel de conseiller en insertion professionnelle est enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles sous le code RNCP37274, consultable sur le site de France Compétences. Il s’agit d’une certification de niveau 5 (équivalent Bac+2), délivrée par le ministère du Travail, dont l’enregistrement court du 23 mars 2023 au 23 mars 2028.
Le CCP2 correspond au bloc de compétences RNCP37274BC02, intitulé « Accompagner les personnes dans leur parcours d’insertion sociale et professionnelle ». C’est le cœur opérationnel du métier. Là où le premier bloc pose les fondations de la relation, le deuxième organise et conduit l’accompagnement sur la durée. La formation conseiller en insertion professionnelle consacre donc une part importante de son programme à ce bloc, car c’est lui qui mobilise le plus de temps une fois en poste.
1.2 Ce que recouvre « accompagner un parcours d’insertion »
Accompagner un parcours d’insertion, ce n’est pas orienter en une fois puis passer au dossier suivant. C’est construire avec la personne une trajectoire, la formaliser dans un cadre écrit, puis la suivre en ajustant les étapes au fil des semaines. Le référentiel du CCP2 identifie plusieurs compétences précises : contractualiser et suivre l’accompagnement du parcours, aider la personne à élaborer son projet professionnel, l’accompagner dans la réalisation de ce projet, concevoir des ateliers thématiques favorisant l’insertion, préparer et animer ces ateliers, puis analyser sa propre pratique professionnelle.
La formation conseiller en insertion professionnelle traduit chacune de ces compétences en gestes concrets. On y apprend à rédiger un contrat d’engagement, à poser un plan d’action réaliste, à choisir le bon dispositif au bon moment, et à réajuster quand un imprévu bouscule le parcours. Un déménagement à Pessac, une garde d’enfant qui se libère à Cenon, une opportunité de contrat à Mérignac : chaque événement peut modifier la trajectoire, et le conseiller doit savoir l’intégrer sans perdre le cap.
1.3 CCP1, CCP2, CCP3 : la place du bloc 2 dans le métier
Le titre se compose de trois blocs qui suivent la logique d’un parcours réel. Le CCP1 concerne l’accueil et l’analyse de la demande, avec la construction d’un diagnostic partagé. Le CCP2 prend le relais pour accompagner la personne dans la durée. Le CCP3 se tourne vers les employeurs, avec la prospection et l’appui au recrutement. La formation conseiller en insertion professionnelle articule ces trois temps, mais le CCP2 est celui qui relie les deux autres : sans accompagnement structuré, le diagnostic reste lettre morte et la relation entreprise arrive trop tôt.
Pour bien saisir cette continuité, il est utile de connaître aussi la durée et le contenu détaillés d’une formation CIP, qui montre comment les trois blocs s’enchaînent sur l’ensemble du parcours de formation.
1.4 Niveau 5, code ROME K1801 et validité du titre
Le métier est rattaché au code ROME K1801 « Insertion professionnelle » dans la nomenclature de France Travail, ce qui aide à repérer les offres d’emploi et les fiches métier correspondantes. Le niveau 5 situe la certification au même rang qu’un BTS ou un DUT. La validité du titre jusqu’en mars 2028 signifie que les référentiels sur lesquels s’appuie la formation conseiller en insertion professionnelle sont stables, un point rassurant pour qui envisage de s’engager dans le parcours cette année.
2. Contractualiser et suivre le parcours d’insertion
La première compétence du CCP2 consiste à poser un cadre écrit et à le tenir dans le temps. C’est ce qui distingue un accompagnement professionnel d’une succession d’entretiens sans lien entre eux.
2.1 Le contrat d’accompagnement, base de la relation
Tout parcours accompagné commence par un engagement réciproque. Selon la structure, il prend la forme d’un contrat d’engagement, d’un contrat d’engagement réciproque ou d’un plan personnalisé. Ce document formalise les objectifs, les moyens mobilisés, le rythme des rendez-vous et les engagements de chacun. La formation conseiller en insertion professionnelle apprend à rédiger ce cadre de façon claire et réaliste, sans promettre l’impossible, mais sans non plus rester dans le flou.
Le contrat d’engagement a évolué avec la réforme portée par la loi pour le plein emploi. Les modalités actualisées sont présentées sur le portail du service public de l’emploi, et un conseiller à jour de ces évolutions saura expliquer à la personne ce que le document implique concrètement. Ce niveau de précision fait partie de ce que valorise la formation conseiller en insertion professionnelle.
2.2 Formaliser les étapes et le plan d’action
Un parcours se découpe en étapes. Le conseiller aide la personne à traduire un objectif large, par exemple « retrouver un emploi stable », en jalons atteignables : mettre à jour un CV, valider un projet par une immersion, entrer en formation, passer un permis, lever un frein de mobilité. Chaque jalon reçoit une échéance et un indicateur de réussite. Cette compétence de formalisation est centrale dans la formation conseiller en insertion professionnelle, car un plan d’action vague décourage, tandis qu’un plan découpé en petites victoires entretient la motivation.
Le plan d’action n’est pas figé. Il sert de repère partagé entre le conseiller et la personne, un document que l’on relit à chaque point d’étape pour mesurer le chemin parcouru et décider de la suite.
2.3 Le suivi : ajuster le cadre dans la durée
Suivre, c’est revoir régulièrement la personne, mesurer les avancées, identifier les blocages et réajuster. Un parcours d’insertion dure rarement quelques jours : il s’étale souvent sur plusieurs mois, avec des hauts et des bas. La formation conseiller en insertion professionnelle insiste sur cette temporalité longue, car elle change la posture. Le conseiller n’est pas là pour délivrer une réponse unique, mais pour tenir une relation qui s’adapte.
Concrètement, le suivi mobilise des outils : des grilles de suivi, un système d’information partagé, des comptes rendus d’entretien, parfois un contact avec un employeur ou un organisme de formation. La rigueur du suivi conditionne la qualité de l’accompagnement bien plus que l’entretien initial.
Le rythme des rendez-vous s’adapte à la situation. Une personne proche de l’emploi verra son conseiller de façon rapprochée pendant une phase active de candidature, puis plus espacée une fois en poste, le temps de sécuriser la prise de fonction. Une personne confrontée à des freins lourds bénéficiera d’un suivi plus soutenu et d’une coordination avec d’autres intervenants. Savoir moduler cette intensité fait partie des réflexes que la formation conseiller en insertion professionnelle installe progressivement, à travers des mises en situation et l’étude de parcours réels.
2.4 Le conseiller référent de parcours
Dans beaucoup de structures, la personne accompagnée a un référent unique : le conseiller référent de parcours. Ce rôle donne de la cohérence à l’ensemble. La personne sait à qui s’adresser, et le conseiller garde une vision d’ensemble de la trajectoire. La formation conseiller en insertion professionnelle prépare à endosser cette fonction de référent, qui suppose de coordonner plusieurs intervenants sans perdre le fil du projet.
Ce rôle de référent est particulièrement marqué dans les Missions Locales pour les jeunes, dans les structures d’insertion par l’activité économique, ou encore chez les opérateurs qui accompagnent les bénéficiaires du RSA sur la métropole bordelaise.
3. Accompagner l’élaboration du projet professionnel
La deuxième grande compétence du CCP2 touche au projet professionnel. C’est un travail d’artisan : il faut partir de ce que la personne exprime, souvent flou, pour l’amener vers un projet vérifié et réaliste.
3.1 De l’idée floue au projet vérifié
Beaucoup de personnes arrivent avec une idée vague ou un projet irréaliste au regard de leur situation. Le rôle du conseiller n’est pas de juger, mais d’aider à confronter l’idée à la réalité du marché du travail local. La formation conseiller en insertion professionnelle apprend à mener ce travail sans casser la motivation : on explore les représentations du métier, on vérifie les prérequis, on regarde les débouchés réels sur le bassin d’emploi de Bordeaux, Mérignac ou Talence.
L’objectif est d’aboutir à un projet que la personne s’approprie, qu’elle a testé et validé, et non à un projet imposé de l’extérieur. Un projet choisi tient dans la durée ; un projet subi s’effondre au premier obstacle.
3.2 Explorer, confronter, valider
Pour vérifier un projet, le conseiller mobilise des méthodes précises. L’enquête métier consiste à faire rencontrer un professionnel du secteur visé. La période de mise en situation en milieu professionnel, présentée sur le site de France Travail, permet de tester un métier en conditions réelles pendant quelques jours. L’immersion vient confirmer ou infirmer une intuition. La formation conseiller en insertion professionnelle entraîne à choisir la bonne méthode selon la personne et le moment du parcours.
Ces outils partagent une même logique : confronter la représentation à la réalité, pour que la personne décide en connaissance de cause. C’est souvent lors d’une immersion qu’un projet se précise, ou qu’il bascule vers une piste plus adaptée.
3.3 Lever les freins périphériques
On ne construit pas un projet professionnel hors-sol. La mobilité, le logement, la santé, la garde d’enfants, l’accès aux droits, la maîtrise du français ou du numérique conditionnent la réussite. Le conseiller identifie ces freins périphériques et oriente vers les bons relais. La formation conseiller en insertion professionnelle apprend à traiter ces dimensions sans se substituer aux travailleurs sociaux : le conseiller coordonne, il n’assure pas seul l’accompagnement social.
Un exemple courant sur la rive droite, à Cenon ou Lormont : une personne motivée pour un poste en logistique à Bruges ne peut l’accepter faute de moyen de transport aux horaires décalés. Résoudre la question de la mobilité devient alors la première étape du parcours, avant même la candidature.
3.4 Un cas concret d’accompagnement
Prenons une situation typique travaillée en formation. Une personne de 34 ans, sans emploi depuis dix-huit mois, résidant à Bègles, souhaite « travailler dans le social ». Le projet est large et flou. Le conseiller pose d’abord un cadre écrit, puis découpe le travail. Première étape : explorer les métiers du social par des enquêtes métier et une immersion en structure. La personne découvre le métier d’accompagnant éducatif et social, qui correspond à ses attentes.
Deuxième étape : vérifier les prérequis et le financement d’une formation. Troisième étape : lever un frein de garde d’enfant identifié en cours de route, en mobilisant un relais local. Quatrième étape : entrée en formation, avec un suivi mensuel. Ce parcours illustre exactement ce que la formation conseiller en insertion professionnelle apprend à conduire dans le cadre du CCP2 : un accompagnement structuré, patient, qui combine projet, dispositifs et levée des freins.
4. Mobiliser les dispositifs et les partenaires
Un conseiller n’accompagne jamais seul. Le CCP2 suppose de connaître et d’activer un réseau de partenaires et de dispositifs. C’est un savoir-faire que la formation conseiller en insertion professionnelle travaille avec des cas issus du territoire.
4.1 Le réseau du service public de l’emploi
Le service public de l’emploi structure l’écosystème de l’insertion. France Travail accompagne l’ensemble des demandeurs d’emploi. Les Missions Locales suivent les jeunes de 16 à 25 ans. Cap Emploi accompagne les personnes en situation de handicap. Ces trois réseaux se coordonnent, et le conseiller doit savoir orienter vers le bon interlocuteur. Les missions respectives sont détaillées sur le portail du ministère du Travail. La formation conseiller en insertion professionnelle apprend à se repérer dans cet ensemble et à travailler en complémentarité plutôt qu’en concurrence.
Sur la métropole, un conseiller de Pessac orientera par exemple un jeune vers la Mission Locale compétente, tout en gardant le lien si la personne relève aussi d’un accompagnement RSA.
4.2 L’insertion par l’activité économique
L’insertion par l’activité économique (IAE) occupe une place importante dans le paysage. Elle regroupe les structures qui emploient des personnes éloignées de l’emploi pour les remettre en dynamique : ateliers et chantiers d’insertion, entreprises d’insertion, associations intermédiaires, entreprises de travail temporaire d’insertion. Le cadre de l’IAE est présenté sur service-public.fr. La formation conseiller en insertion professionnelle familiarise avec ces structures, car beaucoup de parcours passent par une étape en IAE avant l’accès à l’emploi durable.
Orienter vers une structure d’insertion par l’activité économique suppose de comprendre son fonctionnement, ses métiers et ses modalités d’entrée. C’est un partenariat concret que le conseiller entretient sur son territoire, à Bordeaux comme dans les communes voisines.
4.3 Financer la formation et sécuriser le parcours
Un projet passe souvent par une formation, et donc par un financement. Le conseiller connaît les leviers : le Compte personnel de formation, l’aide individuelle à la formation de France Travail, les contrats aidés, les dispositifs régionaux de la Nouvelle-Aquitaine, ou encore les contrats en alternance. La formation conseiller en insertion professionnelle apprend à monter un plan de financement adapté à chaque situation, sans promettre ce qui n’est pas mobilisable.
La certification Qualiopi joue ici un rôle. Un organisme certifié Qualiopi, comme TBC Formation, permet l’accès aux financements publics et mutualisés. Le conseiller doit vérifier ce point lorsqu’il oriente vers une formation, pour sécuriser le financement du parcours de la personne accompagnée.
4.4 Travailler en partenariat sur le bassin bordelais
Le partenariat n’est pas une case à cocher, c’est une pratique quotidienne. Le conseiller construit des relations avec les organismes de formation, les employeurs, les acteurs sociaux, les collectivités. Sur un territoire dense comme Bordeaux Métropole, ce maillage fait la différence entre un accompagnement théorique et un accompagnement qui débouche. La formation conseiller en insertion professionnelle valorise cette capacité à animer un réseau local, de Talence à Mérignac en passant par la rive droite.
Un conseiller bien inséré dans le tissu local sait qui appeler pour une immersion, quelle structure d’insertion a des places, ou quel employeur recrute sur un métier en tension. Ce capital relationnel se construit sur le terrain, pendant le stage puis en poste. C’est aussi ce réseau qui permet de réagir vite quand une opportunité se présente pour une personne accompagnée, sans repartir de zéro à chaque fois.
5. Concevoir et animer des ateliers d’insertion
Le CCP2 ne se limite pas à l’accompagnement individuel. Il comprend aussi l’accompagnement collectif, à travers des ateliers thématiques. Cette compétence surprend souvent les candidats à la formation conseiller en insertion professionnelle, car elle demande des qualités d’animation.
5.1 Pourquoi l’accompagnement collectif complète l’individuel
Certaines problématiques se traitent mieux en groupe. La rédaction d’un CV, la préparation d’un entretien d’embauche, la connaissance des métiers qui recrutent, l’usage des outils numériques de recherche d’emploi : ces sujets se prêtent à des ateliers. Le collectif crée aussi une dynamique et rompt l’isolement de la recherche d’emploi. La formation conseiller en insertion professionnelle montre comment articuler suivi individuel et ateliers collectifs pour gagner en efficacité.
Un atelier bien conçu permet d’accompagner plusieurs personnes en même temps sur un besoin commun, tout en libérant du temps pour le suivi individuel des situations les plus complexes.
5.2 Construire un atelier thématique
Concevoir un atelier suppose une méthode : définir un objectif pédagogique clair, choisir un public, préparer un déroulé, prévoir des supports et des mises en pratique. La formation conseiller en insertion professionnelle entraîne à cette ingénierie légère, adaptée aux publics accompagnés. Un atelier « préparer un entretien d’embauche » n’a pas le même déroulé selon qu’il s’adresse à des jeunes de Mission Locale ou à des cadres en reconversion.
Le conseiller apprend à formuler des objectifs atteignables, à rythmer la séance, et à laisser une place active aux participants plutôt que de dérouler un exposé descendant.
5.3 Animer et évaluer
Animer un atelier, c’est gérer un groupe, faire participer, gérer les temps faibles, s’adapter aux réactions. C’est aussi évaluer : l’atelier a-t-il atteint son objectif ? Qu’en retirent les participants ? La formation conseiller en insertion professionnelle travaille ces gestes d’animation et d’évaluation, car ils font partie intégrante du bloc 2 et sont évalués lors de la certification.
L’évaluation d’un atelier nourrit l’amélioration continue : on ajuste le déroulé, les supports et le rythme d’une session à l’autre, en fonction de ce qui a fonctionné avec le groupe.
6. Comment le CCP2 est évalué au Titre professionnel
Valider le CCP2 suppose de démontrer sa maîtrise devant un jury. La formation conseiller en insertion professionnelle prépare précisément à ces épreuves, dont les modalités sont fixées par le référentiel du titre.
6.1 Le dossier de projet et la présentation orale
L’évaluation du CCP2 s’appuie sur un projet réalisé avant la session, que le candidat présente au jury. La présentation orale dure environ vingt minutes : le candidat contextualise son projet et analyse ses pratiques d’accompagnement individuel et collectif. Ce format demande de la préparation, car il faut donner à voir des situations réelles vécues pendant le stage. La formation conseiller en insertion professionnelle aide à construire ce dossier et à sélectionner les situations les plus parlantes.
6.2 L’entretien technique avec le jury
Après la présentation, le jury interroge le candidat pendant une quarantaine de minutes. Les questions portent sur les situations exposées, les choix méthodologiques, les partenaires mobilisés, les ajustements réalisés. Le jury cherche à vérifier que le candidat maîtrise réellement l’accompagnement d’un parcours d’insertion. La formation conseiller en insertion professionnelle s’entraîne à cet exercice par des mises en situation et des jurys blancs, pour arriver serein le jour de l’examen.
6.3 Analyser sa pratique professionnelle
Une compétence spécifique du CCP2 consiste à analyser sa propre pratique. Le conseiller doit prendre du recul sur ses accompagnements : qu’est-ce qui a fonctionné, qu’aurait-il pu faire autrement, quels effets ses choix ont-ils produits ? Cette capacité réflexive est attendue par le jury et travaillée tout au long de la formation conseiller en insertion professionnelle. Elle distingue un professionnel qui progresse d’un praticien qui répète les mêmes gestes sans les interroger.
6.4 Le stage, terrain d’application du CCP2
Le titre exige une période de stage en structure d’accompagnement, condition d’accès à l’examen. C’est pendant ce stage que le candidat accompagne de vraies personnes, mobilise de vrais partenaires et collecte les situations qui nourriront son dossier. Chez TBC Formation, l’organisation pédagogique prévoit un stage d’environ 12 semaines, pensé comme le terrain d’application privilégié du CCP2. Cette durée relève du choix pédagogique de l’organisme et non d’une obligation réglementaire uniforme, le référentiel laissant une marge sur ce point.
Le stage se déroule dans des structures du bassin bordelais : Missions Locales, structures d’insertion par l’activité économique, organismes de formation, services emploi de collectivités. Il ancre la formation conseiller en insertion professionnelle dans la réalité du territoire de la Nouvelle-Aquitaine.
7. Se former au CIP et au CCP2 à Bordeaux avec TBC Formation
Choisir où suivre sa formation compte autant que le contenu. TBC Formation propose la formation conseiller en insertion professionnelle à Bordeaux, avec une approche ancrée dans le territoire et orientée vers la pratique.
7.1 Une pédagogie ancrée en Nouvelle-Aquitaine
Se former à Bordeaux offre un avantage concret pour le CCP2 : les mises en situation, les partenaires et les terrains de stage sont ceux de la métropole et de la Nouvelle-Aquitaine. Les cas travaillés en formation reflètent le tissu local, de Pessac à Cenon en passant par Mérignac. Cet ancrage rend la formation conseiller en insertion professionnelle plus directement transférable en poste, car le futur conseiller connaît déjà l’écosystème dans lequel il exercera.
Pour découvrir l’ensemble du cursus et ses débouchés, la page dédiée à la formation CIP à Bordeaux pour devenir conseiller en insertion professionnelle présente le parcours complet.
7.2 Alternance centre et stage d’environ 12 semaines
Le parcours alterne apprentissages en centre et immersion en structure. En centre, on travaille les méthodes, les référentiels et les mises en situation. En stage, d’une durée d’environ 12 semaines dans l’organisation pédagogique de TBC Formation, on applique ces méthodes auprès de personnes réelles. Cette alternance donne toute sa valeur au CCP2, qui ne se comprend vraiment qu’en accompagnant de vrais parcours. Les bénéfices d’une formation CIP et ses perspectives professionnelles montrent où mène concrètement ce parcours.
7.3 Financement et certification Qualiopi
TBC Formation est un organisme certifié Qualiopi. Cette certification conditionne l’accès aux financements publics et mutualisés, notamment le Compte personnel de formation, l’aide individuelle à la formation de France Travail, les dispositifs des OPCO ou les aides régionales de la Nouvelle-Aquitaine. Un conseiller en devenir peut ainsi financer sa formation conseiller en insertion professionnelle par plusieurs voies, selon sa situation. L’équipe accompagne chaque candidat dans le montage de son dossier de financement avant l’entrée en formation.
Questions fréquentes sur la formation conseiller en insertion professionnelle et le CCP2
Qu’est-ce que le CCP2 dans la formation conseiller en insertion professionnelle ?
Le CCP2 est le deuxième bloc de compétences du Titre professionnel, intitulé « Accompagner les personnes dans leur parcours d’insertion sociale et professionnelle » (bloc RNCP37274BC02). Il regroupe la contractualisation et le suivi du parcours, l’aide à l’élaboration et à la réalisation du projet professionnel, ainsi que la conception et l’animation d’ateliers. C’est le cœur du métier au quotidien.
Peut-on valider le CCP2 seul, sans passer les autres blocs ?
Oui. Le titre est composé de trois certificats de compétences professionnelles qui peuvent se valider ensemble ou séparément. Un candidat peut donc obtenir le CCP2 lors d’une session, puis les autres blocs plus tard, dans la limite de validité du titre. Cette souplesse convient bien aux personnes en emploi qui étalent leur parcours.
Quelle est la différence entre le CCP1 et le CCP2 ?
Le CCP1 concerne l’accueil de la personne et la construction d’un diagnostic partagé, c’est le point de départ de la relation. Le CCP2 prend le relais pour accompagner la personne dans la durée : contrat d’engagement, plan d’action, suivi, projet professionnel, mobilisation des partenaires et ateliers. Le premier ouvre la relation, le second la fait vivre sur plusieurs mois.
Quels partenaires un conseiller mobilise-t-il pendant l’accompagnement ?
Le conseiller travaille avec France Travail, les Missions Locales, Cap Emploi, les structures d’insertion par l’activité économique, les organismes de formation, les employeurs et les acteurs sociaux du territoire. Sur la métropole bordelaise, ce réseau local est un levier essentiel, et la formation conseiller en insertion professionnelle apprend à l’animer au quotidien.
Faut-il un diplôme particulier pour entrer en formation ?
Le Titre professionnel est de niveau 5 (Bac+2), mais l’accès à la formation dépend surtout du projet et des prérequis fixés par l’organisme, pas d’un diplôme unique imposé. Un entretien de positionnement permet d’évaluer la cohérence du projet. Les conditions précises sont présentées lors de l’inscription à la formation conseiller en insertion professionnelle.
Comment se déroule l’évaluation du CCP2 devant le jury ?
Le candidat présente un projet réalisé en amont, avec une présentation orale d’environ vingt minutes suivie d’un entretien technique d’une quarantaine de minutes avec le jury. L’oral porte sur des situations réelles d’accompagnement individuel et collectif vécues en stage, et sur l’analyse de sa propre pratique professionnelle.
Où suivre une formation conseiller en insertion professionnelle à Bordeaux ?
TBC Formation propose ce parcours à Bordeaux, au 6 Quai de Paludate. La formation combine apprentissages en centre et stage d’environ 12 semaines en structure, avec un ancrage sur le bassin bordelais et la Nouvelle-Aquitaine. L’organisme est certifié Qualiopi, ce qui ouvre l’accès aux principaux financements de la formation.
Pour conclure
Le CCP2 est le bloc qui donne au métier sa vraie couleur : accompagner une personne, semaine après semaine, jusqu’à une place stable dans l’emploi ou la formation. La formation conseiller en insertion professionnelle y consacre une part décisive de son programme, parce que c’est là que se joue l’essentiel une fois en poste : contractualiser un parcours, construire un projet vérifié, lever les freins, mobiliser les bons partenaires et animer des ateliers. À Bordeaux et dans les communes voisines comme Mérignac, Pessac ou Cenon, ce savoir-faire répond à un besoin réel des structures de l’insertion.
Si vous envisagez ce métier ou souhaitez comprendre en détail comment se prépare le CCP2, l’équipe de TBC Formation peut répondre à vos questions et vous aider à monter votre projet de financement. Contactez-nous pour échanger sur votre parcours et découvrir les avis laissés sur notre fiche Google Business Profile.
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