Formation hygiène et salubrité ou formation HACCP à Bordeaux : ne confondez plus les deux

formation hygiène et salubrité bordeaux à Bordeaux - TBC Formation

Tapez « formation hygiène et salubrité Bordeaux » dans un moteur de recherche et vous verrez remonter, à côté d’offres conformes, des pages qui proposent du HACCP à des tatoueurs. Le rapprochement paraît logique, puisque les deux dispositifs parlent d’hygiène, de contamination et de protocoles. Il est faux sur le plan réglementaire, et l’erreur coûte cher : une attestation HACCP présentée à l’Agence régionale de santé ne vaut rien pour ouvrir un salon de tatouage, et une certification hygiène et salubrité ne couvre pas une activité de restauration.

Ces deux formations relèvent de deux codes différents, visent deux publics différents, durent un nombre d’heures différent et sont contrôlées par deux administrations différentes. Elles n’ont en commun que le mot « hygiène » et une part de vocabulaire technique. Le reste diverge entièrement, depuis le texte fondateur jusqu’aux sanctions encourues.

Ce guide met les deux obligations côte à côte : textes applicables, professionnels visés, durées et modalités d’évaluation, autorité qui contrôle, pièces qu’elle demande à voir, sanctions en cas de manquement. Une section est consacrée aux situations mixtes qui se multiplient sur la métropole bordelaise : le salon de tatouage doté d’un coin café, l’institut qui vend des boissons, le camion de restauration tenu par un professionnel du bien-être.

La dernière partie est la plus utile si vous êtes sur le point de payer une inscription : cinq vérifications simples permettent de savoir si l’organisme que vous avez trouvé délivre bien la formation dont votre activité a besoin.

1. Deux obligations que rien ne relie, sauf un mot

1.1 Une obligation sanitaire d’un côté, alimentaire de l’autre

La formation hygiène et salubrité relève du code de la santé publique. Elle protège une personne qui va subir une effraction cutanée : une aiguille traverse la peau, une porte d’entrée s’ouvre vers le sang, et le risque à maîtriser est infectieux et viral. L’enjeu se mesure en hépatites, en staphylocoques et en accidents d’exposition au sang.

La formation dite HACCP relève du droit alimentaire européen et français. Elle protège un consommateur qui va ingérer un aliment, et le risque à maîtriser porte sur les dangers microbiologiques, chimiques, physiques et allergéniques présents dans une denrée. L’enjeu se mesure en toxi-infections alimentaires collectives et en ruptures de chaîne du froid.

Les deux logiques se ressemblent de loin parce qu’elles reposent sur l’analyse d’un risque et sur des procédures écrites. Elles ne se recouvrent nulle part dans le détail. Aucune séquence de la formation alimentaire ne traite de la stérilisation par autoclave, et aucune séquence de la formation sanitaire ne traite de la conservation d’une denrée entre deux services.

1.2 Les textes applicables, côté tatouage et perçage

Le champ d’application est posé par l’article R. 1311-1 du code de la santé publique, qui vise les techniques de tatouage par effraction cutanée, y compris le maquillage permanent, ainsi que le perçage corporel. Seul le perçage du pavillon de l’oreille et de l’aile du nez réalisé au pistolet perce-oreille en est exclu.

La formation elle-même découle de l’arrêté du 5 mars 2024 pris en application de l’article R. 1311-3 du code de la santé publique. Les bonnes pratiques à appliquer au quotidien, elles, figurent dans l’arrêté du 11 mars 2009 relatif aux bonnes pratiques d’hygiène et de salubrité, qui décrit notamment le protocole de stérilisation et le traitement des déchets assimilés aux déchets d’activités de soins à risques infectieux.

1.3 Les textes applicables, côté restauration

Le socle européen est le règlement (CE) n° 852/2004 relatif à l’hygiène des denrées alimentaires, complété par le règlement n° 853/2004 pour les produits d’origine animale. C’est de ce socle que découlent l’obligation de mettre en place des procédures fondées sur les principes HACCP et celle de former le personnel manipulant des denrées, comme le rappelle la fiche officielle sur les règles d’hygiène dans la restauration et les commerces alimentaires.

La formation spécifique de quatorze heures obéit pour sa part à l’arrêté du 12 février 2024 relatif au cahier des charges de la formation spécifique en matière d’hygiène alimentaire, qui a remplacé l’arrêté du 5 octobre 2011.

1.4 Le test en une question, avant de payer quoi que ce soit

Une seule question tranche presque toutes les situations : votre geste professionnel franchit-il la barrière cutanée, ou entre-t-il dans la bouche de quelqu’un ?

Aiguille, dermographe, bijou de perçage, pigment déposé dans le derme : vous êtes dans le champ sanitaire, donc dans celui de l’hygiène et salubrité. Denrée préparée, transformée, conservée puis remise à un consommateur : vous êtes dans le champ alimentaire, donc dans celui de la formation en hygiène alimentaire. Les deux gestes dans la même entreprise, et les deux obligations s’appliquent en parallèle, sans que l’une n’allège l’autre.

2. Formation hygiène et salubrité Bordeaux : ce que la réglementation impose

2.1 Les professionnels réellement visés

Le texte ne raisonne pas par métier mais par technique. Sont concernés les tatoueurs, les perceurs corporels, les praticiens du maquillage permanent, les dermographes, ainsi que les professionnels du microblading dès lors que le geste dépose un pigment sous l’épiderme par effraction. Une esthéticienne qui pratique le maquillage permanent entre dans le champ, alors que la même esthéticienne limitée aux soins de surface n’y entre pas.

La question se pose fréquemment pour les activités hybrides développées ces dernières années, du microshading au maquillage semi-permanent des lèvres. Notre article sur quels métiers doivent suivre la formation hygiène et salubrité détaille les situations qui reviennent le plus souvent en Gironde.

2.2 Vingt et une heures, sept heures de pratique, soixante-quinze pour cent

L’arrêté du 5 mars 2024 fixe une durée de vingt et une heures réparties sur trois jours, dont sept heures consacrées à la formation pratique. L’évaluation combine un écrit final, qui peut prendre la forme d’un questionnaire à choix multiples, et des mises en situation validant chacune des unités du programme. Le seuil de validation est fixé à soixante-quinze pour cent des critères d’évaluation.

Ce seuil surprend les stagiaires qui s’attendaient à une simple attestation de présence. Trois jours d’assiduité ne suffisent pas : une mise en situation manquée sur un protocole de stérilisation entraîne un échec sur l’unité concernée.

2.3 Le passage de l’attestation à la certification

Le dispositif issu de 2008 délivrait une attestation de formation sans limite de durée. Depuis 2024, le titre est devenu une certification enregistrée au répertoire spécifique de France Compétences sous la référence RS6939, enregistrée le 13 mars 2024, valable cinq ans et soumise à renouvellement.

Les professionnels déjà attestés ne sont pas laissés sans solution. L’ARS Nouvelle-Aquitaine précise le calendrier d’équivalence applicable aux tatoueurs et perceurs : les attestations délivrées avant le 31 décembre 2022 doivent donner lieu à une certification au plus tard le 13 mars 2027, et celles délivrées à compter du 1er janvier 2023 cinq ans après leur délivrance, sans dépasser le 31 décembre 2028. La page de la formation hygiène et salubrité pour tatoueurs et perceurs à Bordeaux reprend ces échéances.

2.4 Ce que couvrent réellement les vingt et une heures

Le programme se découpe en unités qui vont de l’anatomie et de la physiologie cutanée à la gestion des déchets. On y traite la chaîne de stérilisation et le fonctionnement de l’autoclave, la distinction entre matériel à usage unique et matériel réutilisable, l’antisepsie de la peau avant le geste, la conduite à tenir en cas d’accident d’exposition au sang, le tri et l’élimination des déchets assimilés aux DASRI, les règles applicables aux encres et leur traçabilité, ainsi que la détection des complications allergiques ou infectieuses et l’orientation vers un professionnel de santé.

Rien de tout cela ne figure dans un programme d’hygiène alimentaire. C’est la raison la plus simple pour laquelle les deux titres ne sont pas interchangeables devant un inspecteur.

3. La formation en hygiène alimentaire : ce que recouvre le sigle HACCP

3.1 Quatorze heures pour les établissements de restauration commerciale

L’obligation vise les établissements de restauration commerciale, qui doivent compter dans leur effectif au moins une personne ayant suivi la formation spécifique. Le ministère chargé de l’agriculture rappelle, sur sa page consacrée aux obligations de formation à l’hygiène des aliments en restauration, que le périmètre est défini par référence aux codes d’activité de la restauration.

L’arrêté du 12 février 2024 fixe la durée à quatorze heures et impose au moins deux heures en présence des stagiaires par séquence de sept heures, avec manipulation d’équipements. Le format entièrement distanciel sans mise en pratique n’est donc plus conforme.

3.2 Les sept principes et le plan de maîtrise sanitaire

HACCP désigne une méthode, pas un diplôme. Elle consiste à analyser les dangers, à identifier les points critiques pour leur maîtrise, à fixer des limites critiques, à établir une surveillance, à prévoir des actions correctives, à vérifier le système et à documenter l’ensemble. Sept principes, articulés autour d’une idée simple : mieux vaut maîtriser un procédé en continu que contrôler un produit fini.

Dans un établissement, cette méthode se matérialise par le plan de maîtrise sanitaire. Ce document rassemble les bonnes pratiques d’hygiène, la démarche fondée sur les principes HACCP et le système de traçabilité, avec la gestion des produits non conformes. Relevés de températures, contrôles à réception, plan de nettoyage et de désinfection, traçabilité des lots et gestion de la chaîne du froid en constituent la matière quotidienne.

3.3 Les dispenses liées au diplôme ou à l’expérience

Toutes les personnes ne sont pas tenues de suivre les quatorze heures. Sont dispensées celles qui justifient d’au moins trois années d’expérience professionnelle comme gestionnaire ou exploitant dans un établissement du secteur alimentaire, ainsi que les titulaires de certains diplômes ou titres délivrés depuis le 1er janvier 2006, dont la liste est fixée par arrêté.

La dispense s’apprécie personne par personne, pas établissement par établissement. Un restaurateur expérimenté qui ouvre un second point de vente reste couvert par sa propre situation, mais le second établissement doit compter dans son effectif une personne remplissant la condition.

3.4 Une précision de vocabulaire qui a son importance

Les organismes habilités sont tenus d’employer la dénomination officielle, celle de formation spécifique en matière d’hygiène alimentaire adaptée à l’activité des établissements de restauration commerciale. Le raccourci commercial « formation HACCP » reste très répandu, y compris chez des opérateurs sérieux, mais il n’est pas la désignation réglementaire.

Cette nuance explique une part du malentendu qui touche les professionnels de l’esthétique et du tatouage. Le sigle HACCP circule comme un synonyme général d’hygiène professionnelle, alors qu’il désigne une méthode d’analyse des dangers propre à la sécurité des aliments.

4. Deux autorités de contrôle, deux dossiers, deux calendriers

4.1 L’ARS et la déclaration d’activité de tatouage

L’article R. 1311-2 du code de la santé publique impose de déclarer l’activité auprès du directeur général de l’agence régionale de santé compétente pour le lieu d’exercice, et d’en déclarer également la cessation. En Nouvelle-Aquitaine, la démarche s’effectue en ligne et le dossier comprend l’identité et les coordonnées du déclarant, l’adresse du lieu d’exercice, la certification en cours de validité ou son équivalent, un justificatif d’immatriculation et une pièce d’identité.

Les activités temporaires obéissent à un régime propre, avec une durée limitée par lieu et par an et une information préalable de l’agence. Un tatoueur invité quelques jours dans un studio bordelais ou sur une convention à Bègles n’échappe donc pas à la formalité.

4.2 La DDPP et la déclaration des établissements alimentaires

Côté alimentaire, l’interlocuteur n’est jamais l’ARS. C’est la direction départementale de la protection des populations, parfois réunie avec les services de l’emploi et de la solidarité sous l’appellation DDETSPP selon les départements. La déclaration d’activité précède l’ouverture, et une manipulation de produits d’origine animale déclenche des obligations supplémentaires.

Un professionnel installé à Mérignac ou à Pessac qui aurait déclaré son restaurant à l’ARS n’aurait rien déclaré du tout. Le dossier n’arriverait tout simplement pas au bon service.

4.3 Ce que chaque contrôleur demande à voir

Un inspecteur de l’agence régionale de santé vient chercher la certification hygiène et salubrité de chaque praticien, la déclaration d’activité, la conformité des locaux et du poste de travail, le carnet de stérilisation ou les preuves de cycles d’autoclave, la traçabilité des encres et des bijoux, la filière d’élimination des déchets piquants et coupants, et la procédure écrite en cas d’accident d’exposition au sang.

Un agent de la protection des populations vient chercher l’attestation de formation en hygiène alimentaire, le plan de maîtrise sanitaire, les relevés de températures, les bons de livraison et la traçabilité des lots, le plan de nettoyage et les analyses microbiologiques éventuelles. Les deux listes n’ont aucun élément commun.

4.4 Ce que vous risquez de chaque côté

Les suites d’un contrôle sanitaire suivent une gradation comparable dans les deux régimes : observations, mise en demeure de se mettre en conformité, procès-verbal transmis au procureur, et fermeture administrative lorsque la situation met en danger la santé des personnes. La différence tient à l’autorité qui prononce la mesure et au texte sur lequel elle s’appuie.

Une conséquence est souvent sous-estimée : l’assurance responsabilité civile professionnelle peut refuser sa garantie lorsque l’activité s’exerçait sans le titre exigé par la réglementation. Un tatoueur non certifié qui déclare un sinistre infectieux s’expose à supporter seul l’indemnisation.

5. Les cas frontières, plus fréquents qu’on ne le croit

5.1 Le salon de tatouage doté d’un espace café

Le modèle s’est installé à Bordeaux comme ailleurs : un studio qui reçoit sur rendez-vous, avec un comptoir, une machine à café et parfois quelques pâtisseries pour les séances longues. Tant que les boissons sont offertes de manière accessoire à la clientèle reçue, la situation reste simple. Dès lors que des denrées sont vendues, préparées ou remises régulièrement à des consommateurs, une activité de remise directe apparaît, avec les obligations d’hygiène alimentaire correspondantes.

La frontière ne se lit pas au chiffre d’affaires mais à la nature de l’activité déclarée. Un studio du Bouscat qui ajoute un code d’activité de restauration à son immatriculation bascule dans les deux régimes. Le réflexe utile consiste à interroger la direction départementale de la protection des populations de la Gironde avant d’aménager le comptoir, pas après.

5.2 L’institut de beauté qui vend des boissons

Même raisonnement pour un institut qui pratique le maquillage permanent et propose des infusions, des jus ou des barres protéinées à la vente. Le maquillage permanent impose la certification hygiène et salubrité et la déclaration à l’agence régionale de santé. La vente de denrées, elle, relève du droit alimentaire.

La confusion vient de ce que le gérant perçoit une seule activité commerciale. L’administration en voit deux, et elles ne se compensent pas. Notre article détaillant à qui s’adresse la formation hygiène et salubrité selon votre activité reprend plusieurs de ces configurations mixtes.

5.3 Le camion de restauration tenu par un professionnel du bien-être

Le cas se rencontre chez des praticiens qui complètent une activité de soin par un camion sur les marchés de Talence ou de Cenon. Les deux activités sont juridiquement distinctes, même exercées par la même personne sous le même numéro d’immatriculation.

La certification hygiène et salubrité couvre le geste de perçage ou de maquillage permanent. Elle ne couvre pas la préparation de plats. La formation en hygiène alimentaire couvre le camion. Elle ne couvre pas l’aiguille. Chaque activité appelle son titre, sa déclaration et son autorité de contrôle.

5.4 La règle de raisonnement à retenir

Trois questions suffisent à qualifier une situation. Quel geste est réalisé sur ou pour le client ? Ce geste franchit-il la peau, ou aboutit-il à une denrée consommée ? Quelle administration est compétente pour ce type de risque ?

Ce raisonnement fonctionne aussi pour d’autres obligations voisines que les professionnels confondent, notamment lorsqu’il s’agit d’utiliser des produits désinfectants réglementés. Notre comparatif Certibiocide ou hygiène et salubrité, que choisir traite précisément de ce troisième cas de figure.

6. Reconnaître la bonne formation avant de régler l’inscription

6.1 Les cinq vérifications à faire sur une offre

La durée affichée constitue le premier indice : vingt et une heures sur trois jours pour l’hygiène et salubrité, quatorze heures pour l’hygiène alimentaire. Une offre de deux jours vendue à des tatoueurs ne peut pas être conforme.

Le texte de référence cité vient ensuite. Une offre sérieuse mentionne l’arrêté du 5 mars 2024 ou l’arrêté du 12 février 2024, pas seulement un intitulé commercial. Le titre délivré constitue le troisième point : certification enregistrée au répertoire spécifique sous la référence RS6939 d’un côté, attestation de formation spécifique en hygiène alimentaire de l’autre.

L’autorité auprès de laquelle l’organisme est enregistré forme le quatrième critère, développé ci-dessous. Le contenu du programme clôt la liste : cherchez le mot autoclave, les accidents d’exposition au sang et les DASRI pour l’hygiène et salubrité, le plan de maîtrise sanitaire et la chaîne du froid pour l’hygiène alimentaire. Un programme qui mélange les deux vocabulaires n’est conforme à aucun des deux référentiels.

6.2 Les mentions qui doivent vous alerter

Une formation présentée comme « hygiène et salubrité conforme HACCP » à destination des tatoueurs constitue le signal le plus net. Les deux référentiels n’ont pas de dénominateur commun, et cette formulation traduit soit une méconnaissance, soit un argument commercial destiné à élargir artificiellement une cible.

Méfiez-vous également des offres entièrement à distance sans aucune mise en pratique, des durées inférieures aux minima réglementaires, des promesses d’obtention automatique du titre et de l’absence de mention du seuil d’évaluation. L’arrêté du 5 mars 2024 prévoit des mises en situation et un écrit final avec un seuil de validation à soixante-quinze pour cent, ce qu’une offre conforme annonce sans détour.

6.3 Formation hygiène et salubrité Bordeaux : vérifier l’enregistrement de l’organisme

Les deux dispositifs ne reposent pas sur le même circuit d’autorisation. L’organisme qui délivre la formation aux conditions d’hygiène et de salubrité doit être habilité pour cette activité, et l’agence régionale de santé est l’interlocuteur qui vérifie ce point lors du traitement des déclarations d’activité. L’organisme qui délivre la formation en hygiène alimentaire, lui, relève d’un enregistrement auprès des services régionaux de l’agriculture et de l’alimentation.

Une formation hygiène et salubrité Bordeaux conforme se reconnaît donc à trois éléments vérifiables avant paiement : la référence explicite à l’arrêté du 5 mars 2024, la délivrance d’une certification et non d’une simple attestation de présence, et la capacité de l’organisme à indiquer son habilitation. Un organisme qui reste évasif sur ces trois points mérite un appel de vérification à l’agence régionale de santé.

6.4 Financement : ce que chaque dispositif prend en charge

La certification étant enregistrée au répertoire spécifique, la formation hygiène et salubrité entre dans le champ des actions finançables par le compte personnel de formation. Un professionnel installé peut aussi mobiliser son opérateur de compétences, et un demandeur d’emploi engagé dans un projet d’installation peut solliciter France Travail. La certification Qualiopi de l’organisme conditionne l’accès à ces financements publics et mutualisés.

Côté hygiène alimentaire, les prises en charge passent le plus souvent par l’opérateur de compétences de la branche ou par le plan de développement des compétences de l’entreprise. Le montage financier diffère, et une demande déposée sur le mauvais dispositif revient avec plusieurs semaines de retard, ce qui décale d’autant une ouverture.

7. Se former sur la métropole bordelaise, en pratique

7.1 Formation hygiène et salubrité Bordeaux : organiser trois jours sans fermer

Trois jours d’absence représentent une contrainte réelle pour un praticien qui travaille seul. Les sessions programmées en début de semaine limitent la perte, puisque l’activité des studios se concentre souvent sur la fin de semaine. Anticiper la période creuse, généralement en janvier ou fin novembre, permet de placer la formation sans annuler de rendez-vous.

Le déplacement compte aussi. Un praticien installé à Floirac, à Bruges ou à Villenave-d’Ornon perd moins de temps sur une session centrale accessible en transports. TBC Formation accueille les stagiaires 6 Quai de Paludate à Bordeaux, à proximité de la gare Saint-Jean.

7.2 Préparer son dossier de déclaration en parallèle

La certification n’ouvre pas l’activité à elle seule : c’est la déclaration auprès de l’agence régionale de santé qui rend l’exercice régulier. Réunir les pièces pendant les trois jours de formation fait gagner une à deux semaines, parce que le justificatif d’immatriculation et la pièce d’identité sont souvent les éléments qui traînent.

Les praticiens qui ouvrent un local traitent utilement en parallèle la conformité du poste de travail, puisque l’arrêté du 11 mars 2009 encadre l’aménagement, la séparation des zones et les surfaces lavables. Découvrir ces exigences après la signature d’un bail coûte plus cher que les anticiper.

7.3 Renouvellement et actualisation des compétences

La certification vaut cinq ans. Son renouvellement suppose une actualisation des connaissances et des compétences pratiques d’une durée minimale de sept heures, soit une journée. Le point mérite d’être noté dans un agenda dès l’obtention, parce qu’une certification expirée place l’activité en irrégularité du jour au lendemain, sans avertissement préalable.

Les professionnels détenteurs d’une ancienne attestation de 2008 ont intérêt à ne pas attendre les dernières semaines des échéances d’équivalence. Les sessions se remplissent, et une place obtenue en mars 2027 ne rattrape pas une déclaration devenue caduque.

7.4 Ce que TBC Formation propose en Nouvelle-Aquitaine

TBC Formation est un organisme certifié Qualiopi installé à Bordeaux, qui forme des professionnels de toute la métropole, de Bègles à Mérignac en passant par Talence, Pessac, Le Bouscat, Cenon et Floirac. Les sessions d’hygiène et salubrité respectent le format de vingt et une heures sur trois jours avec les sept heures de pratique prévues par l’arrêté du 5 mars 2024.

Les formateurs orientent également les stagiaires dont l’activité comporte une dimension alimentaire vers l’obligation qui les concerne, plutôt que de laisser partir un professionnel avec une seule des deux conformités qu’exige son projet. Un appel avant l’inscription permet de qualifier la situation en quelques minutes et d’éviter une dépense inutile.

Questions fréquentes sur le choix entre hygiène et salubrité et HACCP

La formation HACCP remplace-t-elle la formation hygiène et salubrité pour un tatoueur ?

Non, en aucun cas. Les deux dispositifs relèvent de codes différents et de référentiels sans recoupement. L’obligation applicable au tatouage et au perçage découle de l’arrêté du 5 mars 2024, pris en application de l’article R. 1311-3 du code de la santé publique. Une attestation d’hygiène alimentaire présentée à l’agence régionale de santé lors d’une déclaration d’activité sera refusée, et l’exercice restera irrégulier tant que la certification adaptée ne sera pas obtenue.

Un restaurateur doit-il suivre la formation hygiène et salubrité ?

Non, sauf s’il exerce en parallèle une activité de tatouage, de perçage ou de maquillage permanent. La formation hygiène et salubrité concerne les techniques qui franchissent la barrière cutanée. Un établissement de restauration commerciale doit compter dans son effectif au moins une personne ayant suivi la formation spécifique en hygiène alimentaire de quatorze heures, sauf dispense liée à trois années d’expérience comme gestionnaire ou exploitant, ou à la détention d’un diplôme figurant sur la liste fixée par arrêté.

Combien de temps durent respectivement les deux formations ?

La formation aux conditions d’hygiène et de salubrité dure vingt et une heures réparties sur trois jours, dont sept heures de pratique, avec un seuil de validation fixé à soixante-quinze pour cent des critères d’évaluation. La formation spécifique en hygiène alimentaire dure quatorze heures, avec au moins deux heures en présence des stagiaires par séquence de sept heures depuis l’arrêté du 12 février 2024. Une offre annoncée en dessous de ces minima n’est pas conforme.

Qui contrôle quoi, entre l’ARS et la DDPP ?

L’agence régionale de santé reçoit la déclaration d’activité des tatoueurs, perceurs et praticiens du maquillage permanent, et contrôle la certification, les locaux, la stérilisation, la traçabilité des encres et la gestion des déchets. La direction départementale de la protection des populations, parfois nommée DDETSPP, reçoit la déclaration des établissements alimentaires et contrôle le plan de maîtrise sanitaire, les températures et la traçabilité des lots. Les deux dossiers ne sont jamais interchangeables.

La formation hygiène et salubrité Bordeaux est-elle valable partout en France ?

Oui. La certification est enregistrée au répertoire spécifique de France Compétences sous la référence RS6939 et s’applique sur tout le territoire national. Ce qui reste régional, c’est la déclaration d’activité : elle se dépose auprès de l’agence régionale de santé compétente pour le lieu d’exercice. Un praticien formé à Bordeaux qui s’installe ensuite dans une autre région conserve sa certification mais doit déclarer sa nouvelle adresse d’exercice à l’agence compétente.

J’ai une attestation obtenue en 2015, dois-je repasser la formation ?

Vous devez obtenir une équivalence dans le calendrier fixé par la réglementation. Les attestations délivrées avant le 31 décembre 2022 doivent donner lieu à une certification au plus tard le 13 mars 2027. Celles délivrées à compter du 1er janvier 2023 restent valables cinq ans après leur délivrance, sans dépasser le 31 décembre 2028. L’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine publie ces échéances sur sa page destinée aux professionnels du tatouage et du perçage.

Mon salon de tatouage sert du café, suis-je concerné par l’hygiène alimentaire ?

Cela dépend de la nature de l’activité. Une boisson offerte de manière accessoire à la clientèle reçue ne crée pas une activité de restauration. La vente régulière de denrées, en revanche, fait entrer l’établissement dans le champ alimentaire, avec déclaration auprès de la direction départementale de la protection des populations et obligation de formation si l’activité relève de la restauration commerciale. La bonne démarche consiste à interroger ce service avant d’aménager un comptoir.

Les deux formations sont-elles finançables par le compte personnel de formation ?

La formation hygiène et salubrité est enregistrée au répertoire spécifique, ce qui la rend finançable par le compte personnel de formation lorsqu’elle est dispensée par un organisme certifié Qualiopi. Pour l’hygiène alimentaire, le financement passe plus souvent par l’opérateur de compétences de la branche ou par le plan de développement des compétences de l’entreprise. Vérifiez le dispositif applicable avant de déposer un dossier, car une demande mal orientée revient avec plusieurs semaines de retard.

Pour conclure

Deux textes, deux publics, deux durées, deux administrations. La formation aux conditions d’hygiène et de salubrité protège une personne dont la peau va être traversée par une aiguille. La formation spécifique en hygiène alimentaire protège une personne qui va manger. Aucune des deux ne dispense de l’autre, et aucune ne se substitue à l’autre devant un contrôle.

La confusion se nourrit d’un vocabulaire partagé et d’offres commerciales qui entretiennent l’ambiguïté. Elle se dissipe en vérifiant cinq éléments avant de payer : la durée annoncée, le texte de référence cité, le titre délivré, l’autorité d’enregistrement de l’organisme et le contenu réel du programme. Vingt et une heures et l’arrêté du 5 mars 2024 d’un côté, quatorze heures et l’arrêté du 12 février 2024 de l’autre.

Les situations mixtes méritent un examen à part. Un studio avec comptoir, un institut qui vend des boissons ou un camion de restauration tenu par un praticien du bien-être cumulent deux régimes, et il est plus économique de le constater avant l’ouverture qu’au moment d’une visite d’inspection.

Vous préparez une installation à Bordeaux, à Bègles ou ailleurs en Gironde et vous hésitez encore sur la formation qui vous concerne ? Contactez-nous pour qualifier votre situation avant de vous inscrire. Notre fiche Google Business Profile rassemble les avis des professionnels que TBC Formation a accompagnés en Nouvelle-Aquitaine.

TBC Formation
6 Quai de Paludate, 33800 Bordeaux
+33 05 56 08 52 55
tbcformation.com

 

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