La formation certibiocide vous apprend un réflexe qui change tout sur le terrain : ouvrir la fiche de données de sécurité (FDS) d’un produit avant de l’utiliser, et savoir exactement quoi y chercher. Ce document de seize rubriques accompagne chaque produit biocide, désinfectant de surface, insecticide, rodenticide ou traitement du bois. Il contient les informations qui vous protègent, vous, vos collègues et l’environnement. Encore faut-il le comprendre.
Combien de professionnels rangent la FDS dans un classeur sans jamais l’ouvrir ? Et combien savent que la rubrique 8, à elle seule, indique le type de gants et le masque à porter pour tel produit précis ? Cet article vous propose un tutoriel complet : nous passons en revue les seize rubriques réglementaires, une par une, puis nous montrons comment lire une FDS vite et bien dans votre quotidien à Bordeaux, Mérignac ou Pessac. Vous verrez ce que la formation certibiocide vous entraîne à en tirer pour désinfecter, doser, stocker et réagir en cas d’incident, sans jamais improviser.
1. La FDS, document central du professionnel du biocide
Avant de détailler chaque rubrique, il faut comprendre à quoi sert vraiment une fiche de données de sécurité et pourquoi elle occupe une place aussi importante dans la formation certibiocide.
1.1 Ce qu’est une fiche de données de sécurité
La fiche de données de sécurité, souvent abrégée FDS (ou SDS en anglais, pour Safety Data Sheet), est le document qui transmet à l’utilisateur toutes les informations nécessaires pour manipuler un produit chimique sans danger. Elle est rédigée par le fournisseur ou le fabricant, pas par vous. Son format est standardisé au niveau européen : seize rubriques numérotées, toujours dans le même ordre, quel que soit le produit ou la marque.
En France, la FDS doit être fournie gratuitement, sur papier ou sous forme électronique, et rédigée en français. C’est une obligation posée par la réglementation, pas un service commercial optionnel. Le distributeur d’un produit biocide est tenu de vous remettre la fiche correspondant à chaque référence achetée. Si un fournisseur vous livre un bidon de désinfectant sans FDS, vous êtes en droit de la réclamer avant toute utilisation.
L’Institut national de recherche et de sécurité rappelle que la FDS est la source de référence pour évaluer le risque chimique d’un produit et bâtir les mesures de prévention adaptées. Vous pouvez consulter les repères officiels sur la fiche de données de sécurité publiés par l’INRS, qui font autorité dans les entreprises de désinfection comme dans les collectivités.
1.2 Ce que le certibiocide vous apprend à en faire
Le certibiocide est le certificat obligatoire pour acheter, utiliser à titre professionnel ou distribuer des produits biocides classés dangereux. La formation certibiocide ne se limite pas à la réglementation : elle vous entraîne à lire les documents techniques du produit, à savoir l’étiquette, la fiche technique et la FDS. Ces trois documents se complètent et ne disent pas la même chose.
Concrètement, un professionnel formé sait ouvrir une FDS et répondre en quelques minutes à des questions simples mais vitales : ce produit est-il corrosif ? Quels gants dois-je porter ? Puis-je le stocker à côté de l’eau de Javel ? Que faire s’il touche un œil ? À quelle concentration l’utiliser pour la désinfection ? Cette capacité de lecture rapide fait partie des compétences que valide la certification. Pour comprendre l’ensemble du parcours, vous pouvez consulter le détail de la durée et le contenu d’une formation Certibiocide proposée à Bordeaux.
La formation certibiocide relie ainsi la théorie réglementaire et la pratique de chantier. Elle part du principe qu’un produit dangereux n’est jamais anodin, même quand il est courant. Un désinfectant utilisé tous les jours reste un produit chimique dont les effets, à court comme à long terme, dépendent des précautions prises. La lecture de la FDS est le point de départ de cette prévention : sans elle, vous appliquez des consignes générales au lieu de gestes adaptés au produit réellement en main.
1.3 Cadre réglementaire : REACH, CLP et règlement biocides
Trois textes européens structurent le contenu et la logique de la FDS. Le règlement REACH (règlement CE n° 1907/2006) impose la fiche de données de sécurité et fixe, dans son annexe II, le contenu obligatoire de chaque rubrique. Cette annexe a été révisée par le règlement (UE) 2020/878, applicable depuis le 1er janvier 2021 et obligatoire pour toutes les fiches depuis le 31 décembre 2022. Autrement dit, une FDS conforme aujourd’hui suit ce format actualisé.
Le règlement CLP (règlement CE n° 1272/2008) régit la classification, l’étiquetage et l’emballage des produits chimiques : c’est lui qui définit les pictogrammes de danger, les mentions H (mentions de danger) et P (conseils de prudence) que vous retrouverez dans les rubriques 2, 3 et 15. Le règlement biocides (règlement UE n° 528/2012) encadre enfin l’autorisation de mise sur le marché des produits eux-mêmes. Le ministère de la Transition écologique détaille ce cadre sur sa page consacrée aux produits biocides et à leur réglementation. Pour approfondir ce volet, l’article dédié aux réglementations européennes qui encadrent les produits biocides complète utilement cette lecture.
2. Les 16 rubriques de la FDS, décryptées une par une
Le cœur de ce tutoriel : comprendre ce que contient chacune des seize rubriques réglementaires. Elles se présentent toujours dans cet ordre, ce qui vous permet de retrouver une information au même endroit, quel que soit le produit.
2.1 Rubriques 1 à 4 : identification, composition, dangers, premiers secours
Rubrique 1, identification. Elle donne le nom commercial du produit, ses usages recommandés (par exemple désinfectant de surface), les coordonnées du fournisseur et un numéro d’appel d’urgence. C’est aussi ici que figure le numéro de téléphone du centre antipoison à contacter en cas d’accident.
Rubrique 2, identification des dangers. Elle indique la classification CLP du produit, les pictogrammes de danger, la mention d’avertissement (« Danger » ou « Attention »), ainsi que les mentions H et P. Cette rubrique répond en un coup d’œil à la question : ce produit est-il corrosif, irritant, toxique, inflammable ou dangereux pour le milieu aquatique ?
Rubrique 3, composition et information sur les composants. Vous y trouvez les substances dangereuses présentes dans le mélange, avec leur numéro CAS et leur numéro CE, ainsi que leur concentration. Pour un biocide, la substance active est identifiée ici. C’est une donnée utile quand vous devez vérifier une compatibilité ou justifier un choix de produit auprès d’un client.
Rubrique 4, premiers secours. Elle décrit la conduite à tenir selon la voie d’exposition : contact cutané, projection oculaire, inhalation, ingestion. En cas d’incident, cette rubrique se lit en priorité. Elle précise par exemple la durée de rinçage d’un œil ou la nécessité d’un avis médical immédiat. Pour approfondir les gestes d’urgence par voie d’exposition, consultez notre guide sur les premiers secours en cas d’exposition aux produits biocides.
2.2 Rubriques 5 à 8 : incendie, déversement, stockage, protection
Rubrique 5, mesures de lutte contre l’incendie. Elle indique les moyens d’extinction adaptés et ceux à proscrire, ainsi que les produits de décomposition dangereux libérés en cas de feu. Certains biocides ne doivent jamais être éteints à l’eau.
Rubrique 6, mesures en cas de déversement accidentel. Elle explique comment contenir une fuite, protéger les personnes, éviter que le produit rejoigne un réseau d’eau ou un caniveau, et nettoyer la zone. Pour un professionnel de la désinfection, c’est la marche à suivre si un bidon se renverse dans un local ou un véhicule.
Rubrique 7, manipulation et stockage. Elle donne les précautions d’usage, les conditions de stockage (température, ventilation, contenants) et surtout les matières incompatibles. C’est ici que vous vérifiez si un produit peut être stocké près d’un autre. Mélanger involontairement un désinfectant chloré et un détartrant acide peut libérer un gaz toxique : la FDS vous en avertit.
Rubrique 8, contrôle de l’exposition et protection individuelle. C’est la rubrique pivot pour votre sécurité au quotidien. Elle précise les valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP) quand elles existent, les mesures de ventilation à prévoir, et surtout les équipements de protection individuelle (EPI) exigés : type de gants et matière (nitrile, néoprène), protection oculaire, masque et type de cartouche filtrante, vêtement de protection. La rubrique 8, pas l’étiquette seule, détermine l’EPI exact à porter pour un produit donné.
2.3 Rubriques 9 à 12 : propriétés, stabilité, toxicologie, écotoxicité
Rubrique 9, propriétés physiques et chimiques. Elle décrit l’aspect, l’odeur, le pH, le point d’éclair, la densité, la solubilité. Le pH d’un produit vous renseigne immédiatement sur son caractère acide ou basique et donc sur les précautions de manipulation.
Rubrique 10, stabilité et réactivité. Elle indique les conditions à éviter (chaleur, lumière, humidité) et les réactions dangereuses possibles. Elle complète la rubrique 7 sur les incompatibilités chimiques.
Rubrique 11, informations toxicologiques. Elle détaille les effets du produit sur la santé : toxicité aiguë, effets corrosifs ou irritants, sensibilisation, effets à long terme. Vous y croisez des données comme la DL50 (dose létale médiane), utile pour situer le niveau de dangerosité d’une substance.
Rubrique 12, informations écologiques. Elle traite de l’écotoxicité, de la persistance et de la dégradabilité du produit dans l’environnement, ainsi que de son potentiel de bioaccumulation. Pour les biocides, souvent dangereux pour les organismes aquatiques, cette rubrique justifie les précautions de rejet. L’Agence nationale de sécurité sanitaire évalue précisément ces effets avant l’autorisation d’un produit ; ses travaux sont consultables sur le portail de l’Anses consacré aux produits biocides.
2.4 Rubriques 13 à 16 : déchets, transport, réglementation, divers
Rubrique 13, considérations relatives à l’élimination. Elle indique comment traiter les déchets de produit et les emballages souillés, et rappelle qu’un biocide ne se jette pas à l’évier. Elle oriente vers les filières de collecte adaptées.
Rubrique 14, informations relatives au transport. Elle donne le classement ADR pour le transport routier de matières dangereuses, le numéro ONU et le groupe d’emballage. Utile si vous transportez des produits entre plusieurs chantiers, de Bordeaux vers Cenon ou Bègles par exemple.
Rubrique 15, informations réglementaires. Elle liste les réglementations applicables au produit, dont son statut au titre du règlement biocides et les éventuelles restrictions d’emploi. Avec les rubriques 2 et 3, elle forme le trio réglementaire de la FDS.
Rubrique 16, autres informations. Elle contient le texte complet des mentions H citées ailleurs dans la fiche, la date de révision, la version du document et parfois les sources utilisées. La date de révision vous permet de vérifier que votre FDS est à jour.
3. L’ordre de lecture efficace d’une FDS sur le terrain
Lire les seize rubriques de la première à la dernière prend du temps. Sur le terrain, un professionnel formé au certibiocide adopte un ordre de lecture qui va à l’essentiel selon le besoin du moment.
3.1 Commencer par les rubriques 1, 2 et 15
Le premier réflexe consiste à identifier le produit (rubrique 1), à repérer ses dangers principaux (rubrique 2) puis à vérifier son statut réglementaire (rubrique 15). En quelques secondes, vous savez à quoi vous avez affaire : un désinfectant corrosif, un insecticide dangereux pour l’environnement, un produit à usage restreint. Ce triage initial oriente toutes les précautions suivantes.
3.2 La rubrique 8, pivot opérationnel
Vient ensuite la rubrique 8, celle qui conditionne votre équipement. Avant de doser ou de pulvériser, vous y lisez les EPI requis et les valeurs limites d’exposition. Cette rubrique traduit le danger théorique en gestes concrets : mettre des gants nitrile, une protection oculaire, un masque avec cartouche adaptée, aérer le local. Un même pictogramme « corrosif » peut appeler des protections différentes selon la concentration : seule la rubrique 8 tranche.
3.3 Rubriques 3, 4 et 7 pour agir vite
La rubrique 3 précise la composition quand vous avez besoin de vérifier une substance active ou une incompatibilité. La rubrique 4 se consulte en urgence si une projection ou une inhalation survient : elle indique le bon geste avant l’arrivée des secours. La rubrique 7, enfin, sécurise le stockage et la manipulation courante. Cette lecture ciblée, rubrique par rubrique selon le besoin, est exactement ce que la formation certibiocide vous apprend à automatiser pour ne plus perdre de temps devant un document dense.
4. Décoder l’étiquette CLP : pictogrammes, mentions H et P
La FDS renvoie sans cesse à l’étiquetage CLP du produit. Savoir lire une fiche de données de sécurité suppose donc de maîtriser le langage visuel et codé imposé par le règlement CLP.
4.1 Les pictogrammes de danger SGH et CLP
Le système général harmonisé (SGH), traduit en Europe par le règlement CLP, définit neuf pictogrammes de danger : losanges rouges affichant un symbole noir sur fond blanc. Les plus fréquents sur les produits biocides sont le corrosif, le point d’exclamation (irritant, nocif), la tête de mort (toxicité aiguë), le danger pour la santé et l’environnement (poisson et arbre mort). Chaque pictogramme correspond à une ou plusieurs classes de danger. L’Agence européenne des produits chimiques met à disposition des ressources détaillées sur les fiches de données de sécurité et l’étiquetage CLP.
4.2 Mentions de danger (H) et conseils de prudence (P)
Les mentions H (« hazard ») décrivent la nature du danger par un code et une phrase : H314 signifie « provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves », H400 « très toxique pour les organismes aquatiques ». Les mentions P (« precautionary ») indiquent les conseils de prudence : P280 « porter des gants de protection », P305+P351+P338 pour le rinçage des yeux. Ces codes se retrouvent à la fois sur l’étiquette du bidon et dans les rubriques 2 et 16 de la FDS. Les apprendre à reconnaître fait gagner un temps précieux.
4.3 Cohérence entre étiquette, FDS et notice biocide
Un produit biocide autorisé possède aussi un numéro d’autorisation de mise sur le marché et une notice d’emploi propre, qui fixe les usages, doses et précautions validés lors de l’autorisation. En cas de doute, l’ordre des priorités est clair : la notice d’emploi et la FDS priment sur une lecture rapide de l’étiquette. La formation certibiocide insiste sur ce point car une erreur de dosage ou de champ d’application peut engager votre responsabilité.
5. Choisir ses EPI et gérer le stockage grâce à la FDS
Une FDS bien lue se transforme en décisions concrètes : quels équipements porter, comment stocker, comment surveiller l’exposition. Voici comment la formation certibiocide vous aide à passer du papier à la pratique.
5.1 Sélectionner gants, masque et protection avec la rubrique 8
La rubrique 8 ne dit pas seulement « porter des gants », elle précise la matière et parfois l’épaisseur adaptée au produit. Un gant en latex fin ne protège pas contre un solvant qui traverse la matière : la FDS vous oriente vers le nitrile ou le néoprène selon le cas. Pour les voies respiratoires, elle indique le type de filtre (par exemple un filtre A pour les vapeurs organiques, un filtre P pour les particules). Choisir un EPI au hasard, c’est croire être protégé sans l’être. Ce raisonnement fait partie des compétences validées, au même titre que la connaissance des différences entre les produits biocides TP2, TP3 et TP4, qui déterminent aussi le niveau de risque.
5.2 Stockage, incompatibilités et rétention
Les rubriques 7 et 10 vous disent comment stocker sans créer de danger : local ventilé, à l’abri de la chaleur et de la lumière, contenants d’origine fermés, bacs de rétention pour éviter qu’une fuite ne se propage. Elles listent aussi les matières incompatibles à tenir séparées. Un professionnel qui gère un stock de désinfectants à Talence ou à Mérignac s’appuie sur ces rubriques pour organiser son local et prévenir les mélanges accidentels, notamment entre produits chlorés et produits acides.
5.3 VLEP, ventilation et surveillance de l’exposition
Quand une valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP) existe pour une substance, la rubrique 8 la mentionne. Cette valeur fixe la concentration maximale admissible dans l’air respiré sur une durée donnée. Elle justifie les mesures de ventilation, l’aération des locaux et, dans certains cas, la surveillance de l’exposition. Pour un utilisateur intensif de biocides, comprendre cette notion évite les effets d’une exposition répétée et sous-estimée. Les repères sur les valeurs limites et l’évaluation du risque chimique sont documentés par les organismes de prévention officiels et abordés en formation certibiocide.
5.4 De la FDS à l’évaluation du risque chimique
La fiche de données de sécurité n’est pas une fin en soi : elle alimente l’évaluation du risque chimique que tout employeur doit tenir à jour. En croisant les dangers de la rubrique 2, la toxicité de la rubrique 11 et les conditions d’exposition réelles de votre activité, vous déterminez les mesures de prévention à appliquer. La formation certibiocide vous montre comment relier ces éléments : un produit peu dangereux mal utilisé peut présenter plus de risque qu’un produit très classé mais manipulé avec les bons EPI et une ventilation adaptée. Ce raisonnement, propre à chaque situation de travail, distingue le professionnel formé de l’utilisateur occasionnel qui se fie à la seule habitude.
6. La FDS, un réflexe quotidien pour les pros de la désinfection à Bordeaux
Lire une FDS ne sert à rien si l’exercice reste ponctuel. La vraie valeur du certibiocide se joue dans l’habitude : intégrer la fiche de données de sécurité dans votre routine professionnelle.
6.1 Constituer et archiver son classeur FDS
Un professionnel organisé conserve une FDS à jour pour chaque produit utilisé, dans un classeur papier ou un dossier numérique accessible à toute l’équipe. Cette base sert à évaluer le risque chimique, à informer les salariés et à répondre à un contrôle. Vérifiez régulièrement la date de révision en rubrique 16 : un fournisseur doit diffuser gratuitement toute mise à jour importante à ses clients dans un délai de douze mois. Une fiche périmée peut ne plus refléter le classement réel du produit.
6.2 Cas concrets : désinfection TP2, TP3, TP4
Prenons un désinfectant de surface de type TP2 utilisé dans des locaux professionnels. La FDS vous indique la dilution, les EPI, la ventilation et la conduite en cas de projection. Pour un produit d’hygiène vétérinaire (TP3) ou un désinfectant des surfaces en contact avec les denrées alimentaires (TP4), la lecture des rubriques 1, 8 et 15 confirme le champ d’usage autorisé et les précautions propres à chaque type. Un professionnel intervenant en restauration collective à Pessac ou dans un cabinet à Bègles ne traite pas ces produits de la même façon : la FDS l’y aide, cas par cas.
6.3 Ce que TBC Formation intègre dans son certibiocide
La formation certibiocide dispensée par TBC Formation à Bordeaux consacre un temps réel à la lecture des documents techniques. Les stagiaires manipulent des exemples de fiches de données de sécurité, repèrent les rubriques clés et s’entraînent à choisir les EPI adaptés. L’objectif n’est pas de retenir seize titres par cœur, mais d’acquérir un automatisme de lecture directement utile sur le terrain, que vous exerciez à Bordeaux, en Nouvelle-Aquitaine ou plus largement.
Cette approche pratique répond à un constat simple : la réglementation est vite oubliée si elle reste abstraite. En reliant chaque rubrique à une décision concrète (quel gant, quelle dilution, quel stockage), la formation certibiocide ancre les bons réflexes dans des gestes que le professionnel reproduira chaque jour. Un stagiaire qui repart avec la capacité de décrypter une FDS en autonomie tire un bénéfice durable de sa certification, bien au-delà du seul examen.
7. Pourquoi se former au certibiocide chez TBC Formation à Bordeaux
Comprendre une FDS s’apprend mieux avec un formateur et des cas concrets qu’en autodidacte. Voici ce que TBC Formation apporte aux professionnels des biocides du bassin bordelais.
TBC Formation est un organisme certifié Qualiopi, implanté au 6 Quai de Paludate à Bordeaux. Cette certification qualité conditionne l’accès aux financements publics et mutualisés : la formation certibiocide peut ainsi être prise en charge via le plan de développement des compétences de votre entreprise, un OPCO selon votre branche, ou une aide de France Travail pour les demandeurs d’emploi. Les modalités précises sont détaillées lors de votre inscription.
La formation certibiocide couvre l’ensemble du cadre attendu par la certification : réglementation applicable, distinction des types de produits (TP2, TP3, TP4 et au-delà), lecture des documents techniques dont la FDS, choix des EPI, stockage et gestion des incidents. Que vous interveniez à Bordeaux centre, à Mérignac près de l’aéroport, sur la rive droite à Cenon ou dans une commune du sud comme Villenave-d’Ornon, les exigences réglementaires sont les mêmes et la préparation vous rend opérationnel dès la sortie de formation.
Au-delà du certificat, la maîtrise de la FDS crédibilise votre pratique auprès de vos clients et vous protège juridiquement. Un professionnel qui sait justifier ses choix de produits, ses dosages et ses protections inspire confiance et limite les risques d’accident comme de contentieux.
Questions fréquentes sur la FDS et le certibiocide
Qui doit fournir la fiche de données de sécurité d’un produit biocide ?
C’est le fournisseur ou le distributeur du produit qui doit vous remettre la FDS, gratuitement et en français, sur papier ou par voie électronique. Cette obligation découle du règlement REACH. Si vous achetez un produit biocide classé dangereux sans recevoir sa fiche, réclamez-la : elle conditionne votre capacité à évaluer le risque et à travailler en sécurité.
La FDS suffit-elle pour utiliser un produit biocide en toute légalité ?
Non. La FDS informe sur les dangers et les précautions, mais elle se combine avec la notice d’emploi du produit autorisé (qui fixe les usages et doses validés) et avec l’étiquette CLP. Pour utiliser des produits biocides dangereux à titre professionnel, vous devez de plus détenir le certibiocide. La formation vous apprend justement à articuler ces documents entre eux.
Quelle est la rubrique la plus importante de la FDS au quotidien ?
La rubrique 8, contrôle de l’exposition et protection individuelle, est la plus utile au jour le jour, car elle indique les EPI exacts à porter et les valeurs limites d’exposition. Elle traduit les dangers en gestes concrets. Cela dit, en cas d’accident, la rubrique 4 (premiers secours) devient prioritaire, et la rubrique 7 guide le stockage.
Comment savoir si ma fiche de données de sécurité est à jour ?
Regardez la date de révision et le numéro de version, indiqués en rubrique 16. Une FDS conforme suit le format de l’annexe II de REACH révisée en 2020, obligatoire pour toutes les fiches depuis fin 2022. Le fournisseur doit diffuser toute mise à jour importante à ses clients dans un délai de douze mois. Une fiche ancienne peut ne plus refléter la classification actuelle du produit.
Que signifient les mentions H et P sur un produit biocide ?
Les mentions H (mentions de danger) décrivent la nature du risque par un code et une phrase, par exemple H314 pour un produit corrosif. Les mentions P (conseils de prudence) indiquent les précautions à prendre, comme P280 « porter des gants de protection ». Ces codes figurent sur l’étiquette et dans la FDS. Les reconnaître fait partie des bases enseignées en formation certibiocide.
La formation certibiocide apprend-elle vraiment à lire une FDS ?
Oui. Au-delà de la réglementation, la formation certibiocide entraîne les stagiaires à lire les documents techniques du produit, dont la fiche de données de sécurité, à repérer les rubriques utiles et à en tirer des décisions pratiques : EPI, dosage, stockage, conduite en cas d’incident. C’est une compétence opérationnelle attendue des professionnels des biocides.
Faut-il conserver les anciennes FDS après une mise à jour ?
Il est recommandé de garder une trace des fiches successives dans votre dossier d’évaluation du risque chimique, tout en utilisant toujours la version la plus récente pour vos gestes quotidiens. La traçabilité des documents aide en cas de contrôle et permet de suivre l’évolution du classement d’un produit dans le temps.
La lecture de la FDS concerne-t-elle tous les produits biocides ?
Oui, chaque produit biocide dangereux est accompagné d’une fiche de données de sécurité, qu’il s’agisse d’un désinfectant de surface, d’un insecticide, d’un rodenticide ou d’un traitement du bois. La logique de lecture reste la même d’un produit à l’autre puisque le format des seize rubriques est standardisé. La formation certibiocide vous entraîne sur plusieurs types de fiches afin que vous soyez à l’aise avec n’importe quel produit rencontré sur le terrain, quel que soit son fournisseur ou son domaine d’application.
Pour conclure
Savoir lire une fiche de données de sécurité n’est pas un exercice théorique réservé aux experts : c’est un geste de sécurité que tout utilisateur de produits biocides devrait maîtriser. Les seize rubriques suivent toujours le même ordre, et quelques-unes suffisent, la 1, la 2, la 8 et la 15, pour prendre les bonnes décisions avant chaque usage. La formation certibiocide vous donne cet automatisme de lecture, du décodage des pictogrammes CLP au choix précis de vos EPI, en passant par le stockage et la conduite à tenir en cas d’incident.
À Bordeaux comme à Mérignac, Pessac ou Cenon, les professionnels de la désinfection qui intègrent la FDS dans leur routine travaillent plus sereinement et protègent mieux leurs équipes. Si vous souhaitez vous former au certibiocide et acquérir ces réflexes avec un organisme certifié Qualiopi, Contactez-nous : l’équipe de TBC Formation vous accompagne, à Bordeaux et dans toute la Nouvelle-Aquitaine.
TBC Formation
6 Quai de Paludate, 33800 Bordeaux
+33 05 56 08 52 55
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