La formation Certibiocide ne conduit plus à un certificat unique. Depuis le 1er janvier 2024, elle se décline en trois certificats distincts, chacun attaché à une famille de produits biocides précise. Un professionnel qui détruit des nids de frelons asiatiques et un responsable qui achète des désinfectants pour un établissement de soins ne relèvent pas de la même catégorie et ne passent pas le même nombre d’heures en salle.
Cette distinction pose un problème concret. Beaucoup d’entreprises s’inscrivent sans vérifier quelle catégorie correspond à leur activité réelle, et découvrent après coup que leur certificat ne les autorise pas à acheter les produits qu’elles emploient tous les jours. Le certificat reste valide, mais il ne couvre pas le bon périmètre.
TBC Formation délivre le certificat Certibiocide de la catégorie « désinfectants ». Cet article dit ce que cette catégorie recouvre, et tout aussi clairement ce qu’elle ne recouvre pas. La lutte contre les nuisibles, les rodenticides et les insecticides, donc les interventions sur les nids de frelons asiatiques, relèvent d’une autre catégorie que nous ne dispensons pas. Autant le savoir avant de réserver une place.
Vous trouverez ici le périmètre des trois certificats, les produits couverts, les professionnels concernés selon leur rôle, le cadre applicable au frelon asiatique depuis la loi de mars 2025 et une méthode pour identifier votre catégorie.
1. Un certificat devenu trois : ce que la réforme de 2024 a changé
1.1 D’un certibiocide unique à trois catégories
Jusqu’au 31 décembre 2023, un seul certificat couvrait l’ensemble des produits biocides visés par le dispositif. Une entreprise de dératisation, un distributeur de produits de protection du bois et un acheteur de désinfectants suivaient la même formation Certibiocide.
La mise à jour du 23 janvier 2023 a changé cette logique : elle a élargi le dispositif à l’ensemble des désinfectants et aux produits antisalissure, puis décliné le certificat selon les types de produits. Depuis le 1er janvier 2024, trois certibiocides coexistent : « désinfectants » pour les types de produits TP2, TP3 et TP4 ; « nuisibles » pour les TP14, TP18 et TP20 ; « autres produits » pour les TP8, TP15 et TP21.
Les certificats délivrés avant le 31 décembre 2023 restent valides jusqu’à leur échéance et valent équivalence pour les trois nouvelles catégories. Un professionnel certifié en 2022 conserve donc un périmètre large jusqu’à son renouvellement, moment où il devra choisir sa catégorie.
1.2 Les textes qui encadrent le dispositif
Le socle européen est le règlement (UE) n° 528/2012 sur la mise à disposition sur le marché et l’utilisation des produits biocides. Son annexe V définit les vingt-deux types de produits, répartis en quatre groupes, que la réglementation française reprend pour délimiter chaque catégorie de certificat.
Le socle national figure dans le code de l’environnement, aux articles L.522-1 et suivants pour la mise sur le marché et aux articles R.522-1 à R.522-25 pour les modalités d’application. L’article R.522-16-2 du code de l’environnement interdit ainsi la publicité commerciale auprès du grand public pour les produits des types 14 et 18.
Le texte qui organise directement le certificat est l’arrêté du 9 octobre 2013 relatif aux conditions d’exercice de l’activité d’utilisateur professionnel et de distributeur de certains types de produits biocides, modifié à plusieurs reprises depuis. Notre article dédié détaille ce que dit la réglementation Certibiocide pour les professionnels de la métropole bordelaise.
1.3 Un certificat délivré à une personne, jamais à une entreprise
Ce point revient dans presque toutes les sessions de formation Certibiocide. Quelle que soit la catégorie, le certificat est délivré à une personne physique : il n’existe ni certification ni agrément d’entreprise dans ce dispositif.
Une société de désinsectisation installée à Lormont ne peut donc pas « être certibiocide ». Elle emploie des personnes titulaires, tient à jour la liste de son personnel formé et se déclare auprès du ministère chargé de l’environnement. Le certificat suit la personne : le départ d’un salarié titulaire peut placer un établissement en situation irrégulière du jour au lendemain, si personne d’autre n’est certifié sur la bonne catégorie.
1.4 Un calendrier décalé jusqu’au 1er janvier 2026
Les types de produits intégrés au dispositif en 2024, les TP2, TP3, TP4 et TP21, ont bénéficié d’un délai de mise en conformité, prolongé depuis : l’arrêté du 5 septembre 2025 fixe au 1er janvier 2026 la date à laquelle l’obligation s’y applique pleinement.
Ce même arrêté a porté à six ans la validité des certificats « désinfectants » obtenus entre janvier et décembre 2024, la durée de droit commun restant de cinq ans, et étendu les exemptions à certains professionnels de santé humaine et animale. Autre changement entré en vigueur au 1er janvier 2024 : le certibiocide et le certiphyto sont dissociés, et un titulaire du certiphyto ne bénéficie plus d’un parcours réduit.
2. Le certibiocide « désinfectants » : le périmètre que couvre TBC Formation
2.1 TP2, TP3 et TP4, trois types de produits bien délimités
Le groupe 1 de l’annexe V du règlement européen rassemble les désinfectants. Trois de ses types de produits entrent dans le dispositif Certibiocide.
Le TP2 vise les désinfectants et produits algicides non destinés à l’application directe sur des êtres humains ou des animaux : surfaces, sols, sanitaires, air, piscines, systèmes de climatisation. Le TP3 couvre l’hygiène vétérinaire, donc la désinfection des locaux d’élevage, des équipements et des matériels de transport d’animaux. Le TP4 concerne les surfaces en contact avec les denrées alimentaires et les aliments pour animaux : plans de travail, convoyeurs, récipients en industrie agroalimentaire.
Deux types de produits du même groupe restent en dehors du dispositif, le TP1 pour l’hygiène humaine appliquée à la peau et au cuir chevelu, et le TP5 pour l’eau potable. Le détail figure dans notre article sur les différences entre les types de produits TP2, TP3 et TP4.
2.2 Décideur, acquéreur, distributeur : les trois rôles concernés
Pour cette catégorie, l’obligation ne pèse pas sur tout le monde de la même manière. Le décideur choisit les produits utilisés dans l’établissement, définit les protocoles, valide les propositions de prestation et donne la consigne des opérations de désinfection. Cette notion n’existe que pour la catégorie « désinfectants ».
L’acquéreur est la personne qui choisit le produit et ordonne son acquisition, à ne pas confondre avec le service achats : celui qui se borne à passer commande n’est pas tenu d’être titulaire. C’est le numéro de certibiocide de celui qui a choisi le produit qui figurera au registre de vente du distributeur.
Le distributeur, enfin, organise son activité de façon que le client soit en contact, à un moment du processus de vente, avec une personne capable de lui délivrer l’information nécessaire au bon usage du produit.
2.3 Le cas de l’utilisateur qui applique un protocole
Voici la subtilité qui surprend le plus les entreprises de propreté. Pour les désinfectants, les « utilisateurs » qui se contentent d’appliquer des produits qu’ils n’ont pas choisis, selon les protocoles définis par un décideur, n’ont pas besoin d’être titulaires du certibiocide.
Un agent de service qui suit un protocole écrit n’est donc pas concerné, à condition qu’un décideur de l’établissement employeur soit certifié. Un artisan indépendant qui sélectionne ses produits cumule à l’inverse les rôles d’acquéreur et de décideur. Un gardien d’immeuble à Bruges illustre la nuance, selon qu’il applique un protocole fourni ou qu’il choisit lui-même son produit en rayon professionnel.
2.4 Une journée de formation, un certificat valable cinq ans
Cette formation Certibiocide dure 7 heures, soit une journée, et porte sur les points nécessaires à une utilisation efficace et plus sûre des produits biocides en général et des désinfectants en particulier. Le certificat est valable 5 ans et se renouvelle dans les mêmes conditions que son obtention initiale.
La vérification des compétences prend la forme d’un test de trente questions en fin de session, avec vingt réponses exactes exigées. En dessous de ce score, une consolidation de 2 heures s’ajoute pour les catégories « désinfectants » et « autres produits ». La session se déroule dans un organisme habilité par le ministère chargé de l’environnement, en présentiel ou en visioconférence, et l’inscription passe par la création d’un compte sur l’application CERTIBIOCIDE du ministère de la Transition écologique.
3. Le certibiocide « nuisibles » : la catégorie que TBC Formation ne délivre pas
3.1 TP14, TP18 et TP20, le socle du métier 3D
La catégorie « nuisibles » couvre trois types de produits du groupe 3 de l’annexe V. Le TP14 regroupe les rodenticides, donc la lutte contre les rats et les souris. Le TP18 rassemble les insecticides, acaricides et produits utilisés contre les autres arthropodes, ce qui inclut les punaises de lit, les moustiques, les guêpes et les frelons. Le TP20 vise la lutte contre d’autres vertébrés.
Trois types du même groupe restent hors dispositif : le TP16 pour les molluscicides et vermicides, le TP17 pour les piscicides, le TP19 pour les répulsifs et appâts. Le TP15, les avicides, bascule à la fois dans « nuisibles » et dans « autres produits ». Cette catégorie correspond au métier dit « 3D », pour désinfection, désinsectisation et dératisation, sur ses deux derniers volets.
3.2 Utilisateur, acquéreur et distributeur, sans exception de protocole
La répartition des rôles diffère nettement de celle des désinfectants. Pour la catégorie « nuisibles », l’obligation vise les utilisateurs, les acquéreurs et les distributeurs. La notion de décideur ne s’applique pas, et il n’existe pas d’échappatoire par le protocole.
Tout technicien qui applique un rodenticide ou un insecticide professionnel détient donc personnellement le certificat, même s’il suit à la lettre les consignes de son responsable. Un égoutier qui traite contre la prolifération des rats est concerné, tout comme un opérateur intervenant contre les moustiques, sauf s’il appartient aux personnels recrutés en renfort par les services chargés de la lutte antivectorielle.
Le donneur d’ordre, lui, n’est pas visé. Une copropriété de Villenave-d’Ornon qui commande une dératisation n’a pas à détenir de certificat : c’est le prestataire qui intervient qui doit être en règle.
3.3 Vingt-et-une heures de formation, trois jours en salle
Le certibiocide « nuisibles » s’obtient après 21 heures de formation, soit trois jours. C’est le parcours le plus long des trois, et cet écart tient à la nature des produits : toxicité pour les vertébrés non cibles, résorption cutanée, résistance des rongeurs, appâts sécurisés, protection des opérateurs.
Le seuil de réussite au test reste identique, vingt bonnes réponses sur trente. En revanche, la formation complémentaire de consolidation en cas d’échec dure 7 heures pour cette catégorie, contre 2 heures pour les deux autres. Le certificat est valable 5 ans et se renouvelle dans les mêmes conditions.
3.4 Ce que nous ne délivrons pas, et pourquoi le dire
TBC Formation dispense le certibiocide « désinfectants ». Nous ne délivrons pas le certibiocide « nuisibles ». Un professionnel qui s’inscrit à notre formation Certibiocide en pensant repartir avec le droit d’acheter et d’appliquer des rodenticides ou des insecticides professionnels se tromperait de porte, et nous préférons le dire avant l’inscription plutôt qu’après.
Cette précision compte pour les entreprises mixtes : une société de nettoyage qui ajoute la lutte contre les nuisibles a besoin des deux certificats, ou de deux personnes certifiées chacune sur son périmètre. La page consacrée à à qui s’adresse la formation Certibiocide et pourquoi elle est obligatoire reprend le détail des publics visés.
4. Le certibiocide « autres produits » : TP8, TP15 et TP21
4.1 Protection du bois, avicides, produits antisalissure
La troisième catégorie rassemble des produits qui n’ont pas grand-chose en commun sur le terrain. Le TP8 couvre les produits de protection du bois, employés contre les termites, les insectes à larves xylophages et les champignons lignivores. Le TP15 vise les avicides, le TP21 les produits antisalissure, utilisés notamment sur les coques de bateaux.
Cette formation Certibiocide dure 7 heures, comme celle de la catégorie « désinfectants », et le certificat reste valable 5 ans. Les rôles concernés sont les utilisateurs, les acquéreurs et les distributeurs : comme pour la catégorie « nuisibles », il n’existe ni notion de décideur ni exonération par le protocole.
4.2 Une passerelle depuis le certibiocide « nuisibles »
Un point de simplification évite des dépenses inutiles : les titulaires du certibiocide « nuisibles » n’ont pas besoin d’obtenir en plus le certibiocide « autres produits » pour acheter, utiliser ou vendre des produits TP8, TP15 et TP21 réservés à l’usage professionnel.
L’inverse n’est pas vrai. Le certibiocide « autres produits » n’ouvre aucun droit sur les TP14, TP18 et TP20. Une entreprise de traitement du bois qui souhaiterait ajouter la dératisation à son offre devrait donc former ses opérateurs sur la catégorie « nuisibles ». Aucune passerelle de ce type n’existe avec la catégorie « désinfectants », qui reste autonome dans les deux sens.
4.3 Les situations de terrain qui posent question
Le TP8 génère à lui seul une bonne part des interrogations, parce que la réponse dépend du contexte et non du produit. Les employés d’une scierie qui traitent le bois contre les termites dans leur processus de production ne sont pas soumis au certibiocide, au titre de la dérogation applicable aux systèmes de production industriels. Un professionnel du bâtiment qui applique le même produit sur un chantier neuf, lui, est concerné.
Le même raisonnement vaut pour les antisalissures TP21, dont les utilisateurs professionnels sont visés, y compris dans un cadre de recherche. Ce qui déclenche l’obligation, c’est l’exposition possible de populations non averties et l’application en prestation, pas la nature chimique du produit.
5. Frelon asiatique : quel certificat, pour quels intervenants
5.1 Une espèce exotique envahissante encadrée depuis 2016
Le frelon à pattes jaunes, Vespa velutina nigrithorax, figure depuis juillet 2016 sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union européenne. Il est aussi inscrit à l’arrêté ministériel du 14 février 2018 sur la prévention de l’introduction et de la propagation des espèces animales exotiques envahissantes en métropole, et classé danger sanitaire de deuxième catégorie pour l’abeille domestique.
L’article L.411-6 du code de l’environnement interdit l’introduction, la détention, le transport, l’utilisation, l’échange, la vente et l’achat de spécimens vivants des espèces listées. Le préfet de département peut procéder ou faire procéder à leur capture, prélèvement, garde ou destruction. Le ministère chargé de l’agriculture détaille la réglementation applicable au frelon asiatique.
5.2 Détruire un nid mobilise des produits TP18
Une intervention sur un nid de frelons asiatiques repose, dans la grande majorité des cas, sur l’emploi d’un insecticide professionnel. Ces produits relèvent du TP18, et le TP18 appartient à la catégorie « nuisibles ».
Le professionnel qui monte sur la nacelle, prépare le produit et l’injecte dans le nid est un utilisateur au sens de l’arrêté. Il doit donc être titulaire du certibiocide « nuisibles », obtenu après 21 heures de formation. Une formation Certibiocide de la catégorie « désinfectants » ne l’autorise ni à acheter ni à appliquer ces produits.
Le produit employé doit lui-même disposer d’une autorisation de mise sur le marché, ou figurer à l’inventaire national s’il relève du régime transitoire. L’Agence nationale de sécurité sanitaire gère ces démarches relatives aux produits biocides et l’inventaire BioCID, qui a remplacé le portail SIMMBAD en janvier 2023. La fiche de données de sécurité reste la référence pour les protections à porter.
5.3 Apiculteurs : piégeage, destruction et cadre nouveau depuis 2025
La situation des apiculteurs a changé avec la loi n° 2025-237 du 14 mars 2025 visant à endiguer la prolifération du frelon asiatique et à préserver la filière apicole. Ce texte structure la lutte à l’échelle nationale, crée un plan national décliné en plans départementaux et institue un dispositif d’indemnisation. Le décret n° 2025-1377 du 29 décembre 2025 en précise les modalités : les préfets élaborent un plan départemental qui évalue le niveau de danger, fixe le signalement des nids et organise leur destruction.
Cela ne change rien sur le volet chimique. Un apiculteur qui pose des pièges sélectifs ou procède à une destruction mécanique n’entre pas dans le champ du certibiocide. Dès qu’il utilise un insecticide professionnel TP18, il devient utilisateur au sens de l’arrêté et relève de la catégorie « nuisibles ». Beaucoup d’apiculteurs de la rive droite bordelaise passent par un prestataire certifié, ce qui reste le choix le plus raisonnable quand les interventions sont occasionnelles.
5.4 Communes, services techniques et donneurs d’ordre
Les services techniques municipaux se posent régulièrement la question, en particulier dans les communes qui prennent en charge tout ou partie de la destruction des nids. La réponse dépend de ce que font les agents.
Un agent municipal qui applique lui-même un insecticide professionnel sur un nid doit détenir le certibiocide « nuisibles ». Une collectivité qui se contente de commander l’intervention n’a pas cette obligation, le certibiocide ne s’imposant pas aux donneurs d’ordre. Une commune d’Eysines ou du Haillan qui externalise reste fondée à demander le numéro de certificat de l’intervenant avant de signer le bon de commande.
Les agents qui emploient des désinfectants professionnels relèvent de l’autre logique : le certificat est exigé du décideur et de l’acquéreur. Une même collectivité peut donc avoir besoin de deux certificats portés par deux personnes.
6. Les obligations qui pèsent sur l’entreprise, au-delà du certificat
6.1 La déclaration annuelle avant le 31 mars
Les entreprises qui utilisent, achètent ou vendent des produits biocides professionnels visés par l’arrêté se déclarent chaque année auprès du ministère chargé de l’environnement, sur l’application CERTIBIOCIDE.
Elle comprend le nom, la raison sociale et le numéro SIRET de l’entreprise, le nombre de personnes exerçant les activités concernées avec leurs numéros de certibiocide, et celles qui bénéficient de la dérogation dite « nouvel arrivant ». Ces informations sont déclarées au moins une fois par an avant le 31 mars. Point de contrôle simple à tenir, fréquemment oublié dans les petites structures.
6.2 Le registre des ventes du distributeur
Les distributeurs tiennent à jour un registre de vente. Il contient l’identification des produits par leur numéro d’autorisation de mise sur le marché ou, à défaut, par leur numéro d’inventaire BioCID, les quantités distribuées en kilogrammes, et le numéro de certibiocide de l’acheteur.
Lorsque l’acquéreur est exempté, le champ correspondant porte la mention « non applicable », et les distributeurs qui ne vendent qu’à des professionnels exemptés n’ont pas à tenir ce registre. C’est cet outil qui rend la traçabilité effective, et qui explique pourquoi un fournisseur refuse une commande de rodenticides à un client dont le certificat ne relève pas de la bonne catégorie.
6.3 Six mois pour former un nouvel arrivant
Les entreprises disposent de six mois à compter de l’entrée en vigueur du contrat de travail d’un salarié pour qu’il soit titulaire de son certibiocide. Pendant cette période, il est accompagné d’une personne détenant un certificat valide sur les activités concernées.
Cette tolérance est plafonnée : elle ne peut pas dépasser un dixième des effectifs à temps plein exerçant les activités concernées, avec un minimum d’une personne. Un établissement de quinze personnes couvre ainsi un salarié, un établissement de vingt-cinq en couvre deux.
Une entreprise de désinsectisation installée à Mérignac qui recrute trois techniciens le même mois ne peut donc pas les faire travailler tous les trois sous ce régime. Réserver tôt une session de formation Certibiocide devient une contrainte de planification à part entière.
6.4 Autorisation de mise sur le marché et fiche de données de sécurité
Un produit n’entre dans le champ du certibiocide que s’il est destiné exclusivement aux professionnels. Cette qualification se lit dans la catégorie d’utilisateurs de son autorisation de mise sur le marché, ou dans sa déclaration à l’inventaire BioCID sous régime transitoire.
Précision utile pour les acheteurs : lorsqu’un produit existe en version grand public et en version professionnelle de composition strictement identique, la seule différence tenant au conditionnement, le certibiocide n’est pas obligatoire. C’est la composition qui tranche, pas le volume du bidon.
La fiche de données de sécurité complète ce cadre : composition, phrases de danger, équipements de protection individuelle, conditions de stockage, conduite à tenir en cas d’exposition. Elle doit rester accessible aux opérateurs sur le lieu d’utilisation.
7. Identifier sa catégorie et se former à Bordeaux
7.1 Trois questions pour trancher
La première question porte sur les produits. Relevez les types mentionnés sur les étiquettes et les fiches de données de sécurité de ce que vous employez ou achetez. TP2, TP3 ou TP4 conduisent au certificat « désinfectants », TP14, TP18 ou TP20 au certificat « nuisibles », TP8, TP15 ou TP21 au certificat « autres produits », sauf si vous détenez déjà celui des nuisibles.
La deuxième question porte sur votre rôle. Choisissez-vous les produits ? Définissez-vous les protocoles ? Sélectionnez-vous les références à la commande ? Appliquez-vous les produits sur le terrain ? Vendez-vous ou conseillez-vous à la vente ? Selon la catégorie, le même rôle n’entraîne pas la même obligation.
La troisième question porte sur le contexte. Intervenez-vous en prestation chez des tiers, ou dans un processus de production, de transformation ou de distribution de denrées alimentaires ? Le second cas ouvre une dérogation, qui s’éteint dès que vous sortez de la zone de production, par exemple dans les bureaux du même site.
7.2 Les dérogations à vérifier avant de s’inscrire
Plusieurs exemptions s’appliquent aux trois certificats. Les produits employés dans un processus de production, de transformation ou de distribution de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux, ou dans un système de production industriel, sortent du champ. Les entreprises concernées le justifient auprès des distributeurs et des autorités de contrôle par leur numéro SIRET.
Les personnels des services d’incendie et de secours bénéficient d’une exemption en situation d’urgence ou de force majeure, sous réserve d’avoir suivi une formation sur les risques chimiques et les protections adaptées. La même condition vaut pour les militaires chargés de missions de sécurité civile et les personnels recrutés en renfort pour la lutte antivectorielle. Un restaurateur, un boulanger ou un boucher qui emploie des rodenticides ou des désinfectants dans son propre cycle de production entre aussi dans cette dérogation, qui tombe dès qu’il y a prestation pour un tiers.
7.3 Se former à Bordeaux : ce que nous proposons, ce qu’il faut chercher ailleurs
TBC Formation est un organisme certifié Qualiopi implanté 6 Quai de Paludate à Bordeaux, qui dispense la formation Certibiocide de la catégorie « désinfectants ». Nous accueillons les responsables d’établissements de soins, les gestionnaires de sites, les entreprises de propreté, les distributeurs de produits d’entretien et les artisans de la métropole, de Pessac à Bègles et de Lormont à Saint-Médard-en-Jalles. Le détail figure sur notre page consacrée à la durée et contenu de la formation Certibiocide.
Si votre activité porte sur la dératisation, la désinsectisation, la lutte contre les punaises de lit ou la destruction de nids de frelons, votre besoin est le certibiocide « nuisibles », et nous ne le dispensons pas. La liste des sessions proposées par les organismes habilités, en Nouvelle-Aquitaine comme ailleurs, est consultable sur l’application CERTIBIOCIDE du ministère. Vérifiez que l’intitulé mentionne bien la catégorie « nuisibles » et une durée de 21 heures.
Un conseil avant de réserver : listez les produits achetés sur une année complète, pas seulement ceux du mois où la question se pose. Les interventions saisonnières, sur les hyménoptères en fin d’été par exemple, révèlent un besoin que le reste de l’année masque.
7.4 Financement et prise en charge
Lorsqu’un salarié suit cette formation pour les besoins de son entreprise, l’ensemble des coûts est supporté par l’employeur. Cette règle découle des obligations générales de formation à la sécurité prévues par le code du travail, quelle que soit la catégorie visée.
Le compte personnel de formation ne peut être mobilisé qu’à la demande du salarié et dans le cadre prévu par la loi. Pour les indépendants et les artisans, la prise en charge relève du fonds d’assurance formation dont ils dépendent ; les entreprises passent par leur opérateur de compétences, au titre du plan de développement des compétences. La certification Qualiopi de TBC Formation ouvre l’accès à ces financements. Demandez un devis avant l’inscription : il conditionne la plupart des demandes, dont l’instruction prend parfois plusieurs semaines.
Questions fréquentes sur les catégories de certibiocide
Combien existe-t-il de certibiocides différents ?
Trois depuis le 1er janvier 2024. Le certibiocide « désinfectants » couvre les TP2, TP3 et TP4, le certibiocide « nuisibles » les TP14, TP18 et TP20, le certibiocide « autres produits » les TP8, TP15 et TP21. Avant cette date, un certificat unique couvrait tout le dispositif, et ceux délivrés avant le 31 décembre 2023 valent équivalence pour les trois nouvelles catégories jusqu’à leur échéance.
Quel certibiocide faut-il pour détruire un nid de frelon asiatique ?
Le certibiocide « nuisibles ». La destruction d’un nid repose sur des insecticides professionnels du type TP18, rattaché à cette catégorie, et le certificat « désinfectants » n’autorise ni leur achat ni leur application. La formation Certibiocide « nuisibles » dure 21 heures, contre 7 heures pour les deux autres catégories. Celui qui applique le produit est un utilisateur au sens de l’arrêté et détient personnellement le certificat.
TBC Formation délivre-t-elle le certibiocide « nuisibles » ?
Non. TBC Formation dispense la formation Certibiocide de la catégorie « désinfectants », qui couvre les TP2, TP3 et TP4. Les professionnels de la dératisation, de la désinsectisation et de la destruction de nids de frelons se tournent vers un organisme habilité sur la catégorie « nuisibles ». La liste des sessions est publiée sur l’application CERTIBIOCIDE du ministère.
Un apiculteur doit-il passer le certibiocide ?
Cela dépend de ce qu’il fait. Le piégeage sélectif et la destruction mécanique d’un nid restent hors du champ. L’utilisation d’un insecticide professionnel de type TP18 y entre et relève du certibiocide « nuisibles ». Beaucoup d’apiculteurs font appel à un prestataire certifié pour les interventions occasionnelles, les 21 heures de formation se justifiant surtout pour une activité régulière.
Un agent de propreté doit-il détenir le certibiocide désinfectants ?
Pas nécessairement. Pour les désinfectants, l’obligation vise le décideur, l’acquéreur et le distributeur. Un agent qui applique des produits qu’il n’a pas choisis, selon un protocole établi par un décideur titulaire du certificat, n’est pas personnellement concerné. Un artisan indépendant qui sélectionne ses produits cumule en revanche acquéreur et décideur, et doit se former.
Combien de temps le certibiocide reste-t-il valable ?
Cinq ans pour les trois catégories, avec un renouvellement dans les mêmes conditions que l’obtention initiale. Une exception : les certificats « désinfectants » obtenus entre janvier et décembre 2024 valent six ans, durée fixée par l’arrêté du 5 septembre 2025. Engagez le renouvellement plusieurs mois avant l’échéance, les sessions n’étant pas proposées en continu par les organismes habilités.
Une entreprise peut-elle être titulaire du certibiocide ?
Non. Le certificat est toujours délivré à une personne physique, jamais à une personne morale : l’arrêté ne prévoit ni certification ni agrément d’entreprise. En contrepartie, l’entreprise a deux obligations propres, se déclarer chaque année avant le 31 mars sur l’application CERTIBIOCIDE et tenir à jour la liste de son personnel formé. Les distributeurs y ajoutent un registre des ventes.
Que se passe-t-il si un nouveau salarié n’a pas encore son certificat ?
L’entreprise dispose de six mois à compter de l’entrée en vigueur du contrat pour qu’il soit titulaire, période pendant laquelle il est accompagné par une personne détenant un certificat valide. Cette tolérance est plafonnée à un dixième des effectifs à temps plein exerçant les activités concernées, avec un minimum d’une personne par établissement. Les salariés sous exemption sortent de ce calcul.
Pour conclure
Le certibiocide n’est plus un certificat, mais trois. Cette décomposition en catégories « désinfectants », « nuisibles » et « autres produits » a une conséquence directe : le bon réflexe n’est plus de chercher une formation Certibiocide, mais de déterminer d’abord quelle catégorie correspond aux produits achetés et appliqués. Les types inscrits sur les étiquettes et les fiches de données de sécurité donnent la réponse en quelques minutes.
Pour le frelon asiatique, les rongeurs et l’ensemble de la lutte contre les nuisibles, la réponse est le certibiocide « nuisibles », obtenu après 21 heures dans un organisme habilité sur cette catégorie. TBC Formation ne le délivre pas, et il vaut mieux l’entendre avant de réserver une place qu’après. Le cadre applicable à cette espèce s’est d’ailleurs renforcé avec la loi du 14 mars 2025 et son décret d’application.
Pour la désinfection des surfaces, des locaux d’élevage et des équipements en contact avec les denrées alimentaires, la réponse est le certibiocide « désinfectants », que nous dispensons à Bordeaux. L’obligation vise le décideur, l’acquéreur et le distributeur, et l’échéance du 1er janvier 2026 rend ce certificat nécessaire à l’achat de ces produits.
Vous hésitez encore sur la catégorie qui correspond à votre activité, à Bordeaux, à Mérignac, à Pessac ou ailleurs en Gironde ? Contactez-nous avec la liste des produits que vous utilisez : nous vous dirons franchement si votre besoin relève de notre formation Certibiocide désinfectants ou d’un autre organisme. Notre fiche Google Business Profile rassemble les retours des professionnels formés par TBC Formation.
TBC Formation
6 Quai de Paludate, 33800 Bordeaux
+33 05 56 08 52 55
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