Quand on parle de formation certibiocide, la plupart des professionnels pensent d’abord aux désinfectants du type TP2. Pourtant, la désinfection ne représente qu’une petite partie de l’univers des produits biocides. Que se passe-t-il quand vous traitez une charpente contre les insectes xylophages, quand vous posez des appâts contre les rongeurs dans une copropriété, ou quand vous pulvérisez un insecticide dans un local professionnel à Bordeaux ? Ces gestes relèvent de familles de biocides différentes, avec leurs propres règles et leurs propres certificats.
Cet article dresse un panorama clair des biocides hors désinfection : le TP8 pour la protection du bois, le TP14 pour les rodenticides et le TP18 pour les insecticides et acaricides. Vous verrez qui est concerné, quels produits sont visés, quelles obligations s’appliquent depuis l’arrêté du 9 octobre 2013 modifié, et quelle formation certibiocide correspond réellement à votre activité. L’objectif : vous permettre de savoir, avant même de manipuler un produit, dans quelle catégorie vous vous situez et ce que la réglementation attend de vous.
1. Le règlement biocides et la logique des types de produits (TP)
Avant d’entrer dans le détail du TP8, du TP14 et du TP18, il faut comprendre la mécanique générale. Un produit biocide n’est pas défini par son nom commercial, mais par sa fonction et par le type de produit auquel il est rattaché. C’est cette classification qui détermine ensuite vos obligations.
1.1 Le règlement (UE) n° 528/2012, socle européen
Toute la matière repose sur un texte unique : le règlement (UE) n° 528/2012, qui encadre la mise à disposition sur le marché et l’utilisation des produits biocides dans l’Union européenne. Ce règlement a remplacé l’ancienne directive 98/8/CE et pose un principe simple : un produit biocide sert à détruire, repousser ou rendre inoffensifs les organismes nuisibles, par une action autre que purement physique ou mécanique.
La logique du texte est celle de la maîtrise du risque. Un biocide contient des substances actives destinées à agir sur le vivant (bactéries, champignons, rongeurs, insectes). Ces substances ne sont donc jamais anodines. Le règlement européen impose que seules les substances actives évaluées et les produits autorisés puissent circuler. Le détail de ce cadre est expliqué sur la page officielle du ministère de la Transition écologique consacrée aux produits biocides, une lecture utile pour tout professionnel de Bordeaux ou de la métropole qui débute dans le secteur.
1.2 Les 4 grands groupes et 22 types de produits
Le règlement classe les biocides en 22 types de produits, regroupés en 4 grands groupes. Cette grille est la colonne vertébrale de toute la réglementation :
- Groupe 1 : les désinfectants (types TP1 à TP5). On y trouve l’hygiène humaine, la désinfection des surfaces, de l’eau, ou encore l’hygiène vétérinaire.
- Groupe 2 : les produits de protection (types TP6 à TP13). Ce groupe protège des matériaux et des ouvrages : produits de protection du bois, des films, des fibres, des liquides de refroidissement.
- Groupe 3 : la lutte antiparasitaire (types TP14 à TP20). C’est le domaine des rodenticides, des insecticides, des répulsifs et appâts contre les organismes nuisibles.
- Groupe 4 : les autres produits (types TP21 et TP22). On y range par exemple les produits antisalissure pour la coque des bateaux ou les fluides utilisés en taxidermie.
Dans cet ensemble, trois types sortent du champ de la désinfection et concernent directement les professionnels du bâtiment, du bois et de la lutte antiparasitaire : le TP8, le TP14 et le TP18. Ce sont eux qui structurent la suite de cet article.
1.3 De la substance active à l’AMM délivrée par l’ANSES
Un produit biocide ne peut pas être vendu ni utilisé simplement parce qu’il est efficace. En France, c’est l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) qui évalue les dossiers et délivre les autorisations de mise sur le marché (AMM). Chaque AMM fixe les usages autorisés, les doses, les précautions et le public visé. Les démarches et le registre des produits autorisés sont détaillés par l’ANSES sur son portail dédié aux produits biocides.
Concrètement, un même insecticide peut être autorisé pour un usage professionnel mais interdit à la vente au grand public. Cette distinction, appelée catégorie d’emploi, joue un rôle central pour le TP8, le TP14 et le TP18, comme nous le verrons plus loin. Pour aller plus loin sur ce cadre européen, notre article dédié aux réglementations européennes qui encadrent les produits biocides complète utilement ce panorama.
2. Au-delà du TP2 : ce que recouvrent réellement les familles biocides
La confusion la plus fréquente consiste à croire que « biocide » veut dire « désinfectant ». Le TP2 est effectivement le type le plus connu, mais il ne dit rien des traitements du bois ni de la lutte contre les nuisibles. Voici ce que recouvrent précisément les familles utiles aux professionnels du terrain.
2.1 TP2, TP3, TP4 : le rappel désinfection
Le groupe des désinfectants reste le point de départ. Le TP2 vise la désinfection des surfaces, des matériaux et de l’air dans les lieux privés, publics et industriels. Le TP3 concerne l’hygiène vétérinaire et le TP4 les surfaces en contact avec les denrées alimentaires. Ces trois types forment le socle des métiers de l’hygiène et de la propreté.
Si votre activité tourne autour de la désinfection, c’est cette famille qui vous concerne en priorité. Nous avons détaillé ces distinctions dans un article dédié aux différences entre les produits biocides TP2, TP3 et TP4. Le reste de cet article se concentre sur ce qui vient après : les biocides que le TP2 ne couvre pas.
2.2 TP8 : la protection du bois
Le TP8 désigne les produits de protection du bois. Il s’agit des traitements qui protègent le bois d’œuvre et les charpentes contre les agents de dégradation biologique : champignons lignivores, insectes xylophages (capricornes, vrillettes) et termites. Ces produits interviennent aussi bien en préventif, sur un bois neuf, qu’en curatif, sur une charpente déjà attaquée.
Le TP8 concerne donc au premier plan les professionnels du bâtiment et du traitement des bois : charpentiers, entreprises de traitement de charpente, applicateurs spécialisés dans la lutte contre les termites. À Mérignac, à Pessac ou dans les communes plus anciennes de la rive droite comme Cenon, le bâti ancien et les charpentes traditionnelles justifient une activité régulière de traitement. Ces produits appartiennent au groupe des produits de protection, distinct des désinfectants : c’est une des raisons pour lesquelles la formation certibiocide adaptée n’est pas la même que pour la désinfection. Une formation certibiocide « autres produits » couvre précisément ce type d’usage.
2.3 TP14 : les rodenticides
Le TP14 regroupe les rodenticides, c’est-à-dire les produits destinés à lutter contre les rongeurs : souris, rats, mulots. On parle ici des appâts anticoagulants et des produits utilisés en dératisation professionnelle. Ce type de biocide fait partie des plus surveillés, car les substances anticoagulantes présentent des risques pour les animaux non cibles et pour l’environnement en cas de mauvais usage.
Les professionnels de la lutte antiparasitaire, souvent désignés par le sigle 3D (dératisation, désinsectisation, désinfection), utilisent quotidiennement des produits TP14. Une entreprise qui intervient dans un entrepôt à Bègles, un immeuble à Lormont ou un restaurant collectif à Bordeaux manipule ces rodenticides dans un cadre strictement encadré. La vente de ces produits en libre-service au grand public est d’ailleurs restreinte, ce qui renforce l’importance du statut professionnel certifié.
2.4 TP18 : les insecticides et acaricides
Le TP18 couvre les insecticides, acaricides et produits utilisés pour lutter contre d’autres arthropodes : cafards, punaises de lit, fourmis, guêpes, acariens. C’est probablement la famille la plus visible pour le grand public, car elle correspond aux interventions les plus demandées en milieu urbain, en particulier contre les punaises de lit dont les cas ont fortement augmenté ces dernières années.
Un applicateur qui traite un logement infesté à Talence, un local commercial à Mérignac ou une chambre d’hôtel dans le centre de Bordeaux utilise des produits TP18. Comme pour les rodenticides, ces insecticides à usage professionnel sont soumis à des restrictions de publicité et de vente. Le TP14 et le TP18 forment le cœur de métier des entreprises de lutte antiparasitaire, et leur manipulation impose une certification spécifique.
2.5 Pourquoi la confusion entre les familles reste fréquente
Sur le terrain, un même professionnel utilise parfois des produits de plusieurs familles au cours d’une seule journée : un traitement du bois le matin, une intervention rodenticide l’après-midi. Il est alors tentant de penser qu’un seul certificat couvre tout. Or chaque famille répond à une logique de risque différente. Un rodenticide anticoagulant n’agit pas comme un fongicide de protection du bois, et les précautions d’emploi n’ont rien de comparable.
La classification par type de produit sert justement à éviter les usages hasardeux. Un produit conçu pour le TP8 n’a pas d’autorisation pour un usage TP18, même si les deux visent des insectes. C’est l’autorisation de mise sur le marché qui fixe l’usage exact, et non l’apparente proximité des cibles. Cette rigueur explique pourquoi la réglementation refuse le raccourci d’un certificat unique valable pour l’ensemble des biocides.
3. Qui est concerné par le TP8, le TP14 et le TP18 ?
Savoir à quel type de produit on a affaire ne suffit pas. La réglementation raisonne aussi en fonction de votre rôle dans la chaîne : celui qui décide, celui qui achète, celui qui applique et celui qui vend n’ont pas les mêmes obligations, mais tous peuvent être concernés.
3.1 Les professionnels du bâtiment et du bois
Le TP8 vise en premier lieu les métiers du bâtiment liés au bois. Une charpente en Gironde, exposée à l’humidité et aux insectes xylophages, réclame des traitements curatifs et préventifs réguliers. Sont concernés :
- les entreprises de traitement de charpente et de lutte contre les termites,
- les charpentiers et couvreurs qui appliquent des produits de préservation,
- les applicateurs intervenant sur du bois de construction ou de rénovation.
Dans une métropole où le bâti ancien est présent, de Bordeaux centre aux communes limitrophes comme Bègles ou Talence, ces interventions sont fréquentes. Le professionnel qui applique un produit TP8 dans un cadre commercial doit détenir la certification correspondante et respecter les consignes de l’AMM du produit employé.
3.2 La lutte antiparasitaire (3D)
Les entreprises de lutte antiparasitaire concentrent l’usage du TP14 et du TP18. Leur activité couvre la dératisation (rongeurs, TP14), la désinsectisation (cafards, punaises, TP18) et parfois la désinfection (TP2). Ces professionnels interviennent chez des particuliers, dans des copropriétés, des commerces, des sites industriels et des collectivités.
La demande est soutenue dans toute la Nouvelle-Aquitaine, portée notamment par la lutte contre les punaises de lit et par les obligations d’hygiène des établissements recevant du public. Un technicien 3D qui travaille à Pessac, Cenon ou Lormont doit être en règle sur chacune des familles de produits qu’il utilise. Pour identifier précisément votre situation, notre article sur les métiers concernés par le Certibiocide recense les activités visées par l’obligation.
3.3 Décideur, acheteur, applicateur, distributeur : quatre rôles à certifier
La réglementation distingue quatre fonctions dans l’entreprise, qui peuvent toutes être soumises à l’obligation de certification :
- Le décideur : la personne responsable des choix d’achat et d’utilisation des biocides (gérant, responsable technique).
- L’acheteur : celui qui sélectionne et commande les produits.
- L’applicateur ou utilisateur : le technicien qui manipule et applique le produit sur le terrain.
- Le distributeur : celui qui vend et conseille les produits à usage professionnel.
Dans une petite structure, une même personne cumule souvent plusieurs rôles. Un gérant-applicateur d’une entreprise de traitement du bois à Mérignac est à la fois décideur et applicateur : il doit donc être certifié. Cette approche par rôle explique pourquoi la formation certibiocide s’adresse aussi bien aux dirigeants qu’aux techniciens de terrain, chacun devant détenir le certificat correspondant à sa fonction.
4. Les obligations réglementaires attachées à ces produits
Une fois que vous savez quel type de produit vous manipulez et quel rôle vous occupez, restent les obligations concrètes. Elles se lisent d’abord dans l’arrêté du 9 octobre 2013, puis dans les règles de vente et de traçabilité.
4.1 Le Certibiocide obligatoire (arrêté du 9 octobre 2013 modifié)
L’obligation de certification découle de l’arrêté du 9 octobre 2013 relatif aux conditions d’exercice de l’activité d’utilisateur professionnel et de distributeur de certains types de produits biocides. Ce texte, plusieurs fois modifié, impose la détention d’un certificat individuel, communément appelé Certibiocide, à toute personne qui utilise ou distribue ces produits dans un cadre professionnel. Le texte de référence est consultable sur Légifrance, arrêté du 9 octobre 2013.
Depuis le 1er janvier 2024, le dispositif distingue trois certificats selon les familles de produits : un certificat pour les désinfectants (TP2, TP3, TP4), un certificat pour les nuisibles (TP14, TP18, TP20) et un certificat pour les autres produits (TP8, TP15, TP21). Autrement dit, le TP8, le TP14 et le TP18 relèvent bien de l’obligation de Certibiocide, mais pas du même certificat que la désinfection. C’est une nuance capitale : détenir un Certibiocide « désinfectants » ne vous autorise pas à appliquer un rodenticide TP14 ou un traitement du bois TP8.
4.2 La catégorie « emploi professionnel » et la vente encadrée
Beaucoup de biocides du TP14 et du TP18 sont classés en catégorie d’emploi « professionnel ». Ce classement, fixé par l’AMM du produit, réserve leur achat et leur usage aux professionnels certifiés et interdit leur vente en libre-service au grand public. La logique est de réserver les produits les plus concentrés et les plus à risque à des utilisateurs formés.
Cette exigence s’est renforcée avec le temps. Les distributeurs doivent vérifier la validité du Certibiocide de l’acheteur avant la vente de ces produits professionnels, et l’acheteur doit pouvoir prouver sa certification au moment de la commande. La publicité et les remises sur certains rodenticides et insecticides sont par ailleurs encadrées. Pour un professionnel de la lutte antiparasitaire à Bordeaux, cela signifie qu’un certificat à jour n’est pas seulement une obligation légale : c’est la condition d’accès aux produits eux-mêmes.
4.3 Déclarations, inventaire et traçabilité (BioCID, ex-Simmbad)
Au-delà de la certification des personnes, la réglementation impose des obligations déclaratives portant sur les produits. Les fabricants et responsables de la mise sur le marché déclarent leurs produits et les quantités mises sur le marché français via le site BioCID, qui a remplacé l’ancienne plateforme Simmbad depuis le 1er janvier 2023. S’y ajoute la notification des informations toxicologiques nécessaires à la gestion des urgences sanitaires.
Pour l’utilisateur de terrain, ces déclarations se traduisent par une exigence de traçabilité : savoir quel produit a été appliqué, à quelle dose, dans quel local et avec quelles précautions. Un applicateur de TP18 dans un immeuble à Cenon ou un traitement TP8 sur une charpente à Pessac doit être en mesure de justifier son intervention. Pour organiser cette traçabilité au quotidien, notre guide sur la tenue du registre et la traçabilité des produits biocides détaille les mentions obligatoires à consigner. Cette rigueur documentaire fait partie intégrante des bonnes pratiques enseignées en formation certibiocide.
4.4 Ce que vous risquez en cas de non-conformité
Manipuler ou distribuer des produits biocides à usage professionnel sans certificat valide vous expose à des sanctions administratives et pénales. La période transitoire prévue par l’arrêté du 9 octobre 2013 a pris fin : depuis, l’absence de Certibiocide pour un usage professionnel n’est plus tolérée. Les contrôles peuvent être menés par les services de l’État compétents, et un manquement peut entraîner des amendes ainsi que l’arrêt de l’activité concernée.
Au-delà de la sanction, la non-conformité pèse sur la responsabilité de l’entreprise. En cas d’incident (intoxication d’un occupant, contamination d’un animal non cible, pollution), l’absence de certification et de traçabilité fragilise fortement votre position juridique et vis-à-vis de votre assurance. La certification n’est donc pas un simple papier : elle documente votre professionnalisme et protège votre activité autant que vos clients. Se mettre en règle en amont coûte toujours moins cher que gérer les conséquences d’un défaut de conformité.
5. Quelle formation Certibiocide selon la famille de biocides ?
C’est le point qui déroute le plus les professionnels : il n’existe pas un seul Certibiocide, mais bien plusieurs certificats selon les familles de produits. Choisir la bonne formation certibiocide dépend donc directement des types de produits que vous utilisez.
5.1 Trois certificats distincts : désinfectants, nuisibles, autres produits
Depuis 2024, trois certificats coexistent, chacun couvrant des types de produits précis :
- Certibiocide désinfectants : pour les produits TP2, TP3 et TP4 (hygiène, surfaces, alimentaire, vétérinaire).
- Certibiocide nuisibles : pour les produits TP14, TP18 et TP20, soit les rodenticides, les insecticides et acaricides et les produits de lutte contre certains autres vertébrés.
- Certibiocide autres produits : pour les produits TP8, TP15 et TP21, dont la protection du bois.
Un charpentier qui applique du TP8 relève du certificat « autres produits ». Une entreprise 3D qui pose des appâts TP14 et pulvérise des insecticides TP18 relève du certificat « nuisibles ». Une même entreprise qui fait à la fois du traitement du bois et de la lutte antiparasitaire peut avoir besoin de deux certificats distincts. Vérifier la correspondance entre vos produits et le bon certificat est la première étape avant toute inscription.
5.2 Durées : 7 heures ou 21 heures selon la catégorie
La durée de formation varie selon le certificat visé. Le Certibiocide nuisibles, qui couvre le TP14 et le TP18, demande une formation plus longue en raison de la dangerosité des produits et de la technicité des interventions : elle représente 21 heures, soit trois jours. Les certificats désinfectants et autres produits reposent quant à eux sur une formation plus courte, de l’ordre de 7 heures.
Cette différence de durée reflète le niveau de risque. Manipuler des rodenticides anticoagulants et des insecticides dans des logements occupés exige une maîtrise fine des dosages, des équipements de protection et de la gestion des personnes présentes. Pour connaître le format précis proposé localement, notre page sur la durée et le contenu d’une formation Certibiocide détaille l’organisation pédagogique.
5.3 Validité 5 ans et renouvellement
Quel que soit le certificat, le Certibiocide a une durée de validité de 5 ans. Passé ce délai, il faut suivre une formation de renouvellement pour continuer à exercer légalement. Anticiper cette échéance est essentiel : un certificat expiré vous coupe l’accès aux produits professionnels et vous expose à des sanctions.
La logique du renouvellement est de maintenir les compétences à jour, alors que la réglementation et les substances autorisées évoluent régulièrement. Un professionnel qui a passé son certificat nuisibles en 2024 devra le renouveler avant 2029. Nous avons détaillé cette mécanique dans notre article consacré à la durée de validité du certificat et anticiper son renouvellement, qui explique comment planifier son recyclage sans interrompre son activité.
5.4 Ce que couvre concrètement une formation aux biocides
Quelle que soit la famille de produits, une formation certibiocide vise un objectif commun : promouvoir un usage raisonné des biocides pour limiter les impacts sur la santé humaine, la santé animale et l’environnement. Le programme aborde la réglementation applicable, la lecture d’une étiquette et d’une fiche de données de sécurité, le choix du produit et de son dosage, ainsi que les équipements de protection individuelle adaptés à chaque intervention.
Les modules insistent aussi sur la gestion des risques concrets : protection des personnes présentes sur les lieux, conduite à tenir en cas d’exposition accidentelle, gestion des déchets et des emballages, et prévention des risques pour les animaux domestiques ou la faune non cible. Pour les biocides nuisibles, qui couvrent le TP14 et le TP18, la partie consacrée aux techniques d’application et aux précautions occupe une place plus importante, à la mesure du risque. C’est ce socle de bonnes pratiques qui différencie un applicateur certifié d’un simple utilisateur.
6. Se former au Certibiocide à Bordeaux avec TBC Formation
Comprendre la carte des biocides est une chose. Se mettre en conformité concrètement en est une autre. C’est là qu’un organisme de formation local et certifié prend tout son sens pour les professionnels de la métropole bordelaise.
6.1 Identifier la bonne catégorie pour votre activité
La première valeur d’un accompagnement sérieux est d’éviter l’erreur d’aiguillage. S’inscrire au mauvais certificat fait perdre du temps et de l’argent, sans mettre en conformité. Avant l’inscription, il est utile de lister les produits réellement utilisés, de repérer leur type (TP8, TP14, TP18 ou autres) et de vérifier la catégorie d’emploi indiquée sur l’AMM.
À partir de cet inventaire, on détermine le ou les certificats nécessaires. Un professionnel du bois n’a pas les mêmes besoins qu’un technicien 3D, et une entreprise polyvalente peut relever de plusieurs catégories. L’équipe de TBC Formation, implantée quai de Paludate à Bordeaux, aide chaque professionnel à cadrer sa situation avant de s’engager dans une formation certibiocide.
6.2 Un organisme certifié Qualiopi et un ancrage local
TBC Formation est un organisme certifié Qualiopi. Cette certification qualité est la condition pour mobiliser les financements publics et mutualisés (CPF, OPCO, France Travail), et constitue un repère de fiabilité pour l’entreprise qui inscrit ses salariés. Elle atteste que les processus de formation répondent à un référentiel national exigeant.
L’ancrage bordelais facilite aussi la logistique. Que vous exerciez à Bordeaux centre, à Mérignac près de l’aéroport, à Pessac ou dans une commune de la rive droite comme Cenon ou Lormont, la proximité du centre réduit les déplacements et permet d’organiser plus facilement la formation de plusieurs collaborateurs. Cet ancrage local répond aux mêmes exigences réglementaires nationales, tout en tenant compte du tissu économique de la Nouvelle-Aquitaine.
6.3 Financement et inscription
Une formation certibiocide peut mobiliser plusieurs dispositifs de financement selon votre statut : plan de développement des compétences pour les salariés, aides de France Travail pour les demandeurs d’emploi, ou prise en charge par un OPCO selon votre branche. La certification Qualiopi de l’organisme est justement ce qui rend ces financements accessibles.
Pour un artisan ou une petite entreprise de Gironde, ces dispositifs allègent sensiblement le coût de la mise en conformité. Le plus simple reste de faire un point sur votre activité, vos produits et votre calendrier, afin de choisir le certificat adapté et le mode de financement le mieux ajusté. L’inscription se cale ensuite sur les sessions disponibles.
Questions fréquentes sur la formation Certibiocide et les biocides TP8, TP14 et TP18
Le Certibiocide désinfectants suffit-il pour traiter le bois ou les nuisibles ?
Non. Depuis le 1er janvier 2024, il existe trois certificats distincts. Le Certibiocide désinfectants ne couvre que les TP2, TP3 et TP4. Pour appliquer un produit de protection du bois (TP8), vous relevez du certificat « autres produits ». Pour les rodenticides (TP14) et les insecticides (TP18), vous relevez du certificat « nuisibles ». Chaque famille de produits exige le certificat correspondant.
Un charpentier doit-il vraiment détenir un Certibiocide ?
Oui, dès lors qu’il applique des produits de protection du bois classés TP8 dans un cadre professionnel. Le traitement curatif ou préventif d’une charpente contre les insectes xylophages et les champignons entre dans le champ de l’arrêté du 9 octobre 2013 modifié. Le certificat requis est celui des « autres produits », qui inclut le TP8.
Quelle est la différence de durée entre les formations selon les produits ?
La formation menant au Certibiocide nuisibles (TP14, TP18, TP20) représente 21 heures, soit trois jours, en raison du niveau de risque des rodenticides et insecticides. Les formations menant aux certificats désinfectants et autres produits sont plus courtes, de l’ordre de 7 heures. La durée dépend donc de la famille de biocides visée.
Pourquoi ne peut-on plus acheter certains produits sans certificat ?
Parce que de nombreux biocides TP14 et TP18 sont classés en catégorie d’emploi « professionnel » par leur autorisation de mise sur le marché. Ce classement réserve leur achat et leur usage aux professionnels certifiés et interdit la vente en libre-service. Le distributeur doit vérifier la validité de votre Certibiocide avant de vous vendre ces produits.
Combien de temps mon Certibiocide reste-t-il valable ?
Le certificat est valable 5 ans, quel que soit le type de produit couvert. Avant l’échéance, une formation de renouvellement est nécessaire pour continuer à exercer. Anticiper le recyclage évite toute interruption d’activité et tout risque de perte d’accès aux produits professionnels.
Une entreprise qui fait du bois et de la lutte antiparasitaire a-t-elle besoin de deux certificats ?
Oui, si elle utilise à la fois des produits de protection du bois (TP8) et des produits nuisibles (TP14, TP18). Le TP8 relève du certificat « autres produits » et les nuisibles du certificat « nuisibles ». Une structure polyvalente doit donc couvrir chaque famille de produits qu’elle manipule. En pratique, il est courant qu’un même technicien détienne deux certificats distincts pour rester conforme sur l’ensemble de ses interventions.
Où se renseigner sur la réglementation officielle des biocides ?
Les sources de référence sont la page produits biocides du ministère de la Transition écologique, le portail de l’ANSES pour les autorisations de mise sur le marché, et le texte de l’arrêté du 9 octobre 2013 sur Légifrance. Ces sources officielles priment sur toute information commerciale et permettent de vérifier les usages autorisés de chaque produit.
Pour conclure
Réduire les biocides à la désinfection revient à ignorer une large part des obligations qui s’imposent aux professionnels du bâtiment et de la lutte antiparasitaire. Le TP8 protège le bois, le TP14 vise les rongeurs, le TP18 cible les insectes et acariens : trois familles distinctes, avec chacune ses risques, sa catégorie d’emploi et son certificat Certibiocide propre. Depuis 2024, la règle est claire : à chaque famille de produits correspond le bon certificat, valable 5 ans, adossé au règlement européen 528/2012 et à l’arrêté du 9 octobre 2013 modifié.
Pour un artisan du bois, une entreprise 3D ou un gérant qui manipule ces produits à Bordeaux, Mérignac, Pessac ou sur la rive droite, la bonne démarche consiste à inventorier ses produits, identifier la catégorie exacte et se former en conséquence auprès d’un organisme certifié Qualiopi. Vous hésitez sur le certificat qui correspond à votre activité ou sur son financement ? Contactez-nous pour faire le point et caler votre formation certibiocide sur vos besoins réels.
TBC Formation
6 Quai de Paludate, 33800 Bordeaux
+33 05 56 08 52 55
tbcformation.com